Guide immobilier — Paris
Investir à Paris en 2026 : le rendement réel, pas le rendement rêvé
Paris reste un marché profond, très cher et fortement réglementé. Cette analyse rapproche les prix signés, les loyers observés et les règles applicables pour répondre à une question simple : le projet tient-il encore après les frais, les charges, les travaux et les contraintes locatives ?
Périmètre clair
Analyse indépendante de Paris
Cette page analyse Paris. Elle ne prétend pas que Hagnéré Investissement y réalise des opérations.
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Décision
Le verdict en 60 secondes
Paris est d'abord un marché patrimonial ; le rendement doit être démontré bien par bien.
Avec un prix standardisé de 9 530 €/m² en avril 2026 et un loyer moyen observé de 26,3 €/m² hors charges au 1er janvier 2025, le rapprochement de ces deux moyennes produit environ 3,31 % brut avant frais. Ce n'est ni une prévision ni le rendement d'un appartement précis : l'adresse, le plafond légal de loyer, la copropriété, le DPE et les travaux peuvent renverser le résultat.
- un horizon long et une priorité donnée à la qualité patrimoniale du bien
- un apport capable d'absorber un rendement courant modéré et des travaux imprévus
- une stratégie fondée sur une décote documentée, pas sur une hausse future supposée
- un investisseur prêt à analyser la copropriété autant que le logement
- un objectif immédiat de cash-flow élevé
- un montage dépendant d’un complément de loyer incertain
- un projet qui ne résiste pas à une hausse des travaux ou à un mois de vacance
- une stratégie Airbnb utilisée comme hypothèse centrale de rentabilité
Faits observés
Paris en 6 données datées
Chaque chiffre affiche sa période et son interprétation. Une donnée de marché n’est jamais transformée en promesse individuelle.
Prix des appartements anciens
9 530 €/m²
Avril 2026
+0,4 % sur un an ; les Notaires décrivent une reprise lente et fragile.
Loyer privé observé
26,3 €/m² HC
1er janvier 2025
Moyenne du parc privé non meublé observé, et non plafond applicable à une adresse donnée.
Rendement brut indicatif
3,31 %
Calcul sur deux moyennes
Avant frais, charges, vacance, travaux, financement et fiscalité ; ce n’est pas une performance attendue.
Parc de logements
1 402 024
Recensement 2023
80,2 % de résidences principales et 9,9 % de logements recensés vacants.
Bâti ancien
48,8 %
Résidences principales 2023
Part construite avant 1946 : la trajectoire de travaux de la copropriété est déterminante.
Micromarchés
Écarts de prix : la moyenne parisienne masque plus du simple au double
Prix standardisés à fin décembre 2025, sauf Paris avril 2026 indiqué séparément
Quartier de la Goutte-d'Or (18e)
- Prix standardisé
- 6 640 €/m²
- Lecture utile
- Point d'entrée bas ; analyse de rue, du bâti et de la copropriété indispensable.
Quartier de La Chapelle (18e)
- Prix standardisé
- 6 930 €/m²
- Lecture utile
- Prix plus accessible, mais aucun rendement ne se déduit du seul code postal.
Quartier du Pont-de-Flandre (19e)
- Prix standardisé
- 6 980 €/m²
- Lecture utile
- Décote relative à confronter au loyer légal réellement applicable.
19e arrondissement
- Prix standardisé
- 7 560 €/m²
- Lecture utile
- Parmi les arrondissements les moins chers à cette date.
20e arrondissement
- Prix standardisé
- 8 300 €/m²
- Lecture utile
- Budget intermédiaire ; qualité de l’emplacement et du plan à comparer.
13e arrondissement
- Prix standardisé
- 8 510 €/m²
- Lecture utile
- Écart important entre secteurs : ne pas raisonner à la seule moyenne.
18e arrondissement
- Prix standardisé
- 8 530 €/m²
- Lecture utile
- La dispersion entre quartiers y est particulièrement visible.
15e arrondissement
- Prix standardisé
- 8 860 €/m²
- Lecture utile
- Ticket d’entrée supérieur ; arbitrage surface, étage et transports.
6e arrondissement
- Prix standardisé
- 13 400 €/m²
- Lecture utile
- Logique principalement patrimoniale au regard du coût d’acquisition.
Quartier Notre-Dame (4e)
- Prix standardisé
- 15 970 €/m²
- Lecture utile
- Extrême haut du marché observé ; rendement courant mécaniquement comprimé.
| Secteur | Prix standardisé | Lecture utile |
|---|---|---|
| Quartier de la Goutte-d'Or (18e) | 6 640 €/m² | Point d'entrée bas ; analyse de rue, du bâti et de la copropriété indispensable. |
| Quartier de La Chapelle (18e) | 6 930 €/m² | Prix plus accessible, mais aucun rendement ne se déduit du seul code postal. |
| Quartier du Pont-de-Flandre (19e) | 6 980 €/m² | Décote relative à confronter au loyer légal réellement applicable. |
| 19e arrondissement | 7 560 €/m² | Parmi les arrondissements les moins chers à cette date. |
| 20e arrondissement | 8 300 €/m² | Budget intermédiaire ; qualité de l’emplacement et du plan à comparer. |
| 13e arrondissement | 8 510 €/m² | Écart important entre secteurs : ne pas raisonner à la seule moyenne. |
| 18e arrondissement | 8 530 €/m² | La dispersion entre quartiers y est particulièrement visible. |
| 15e arrondissement | 8 860 €/m² | Ticket d’entrée supérieur ; arbitrage surface, étage et transports. |
| 6e arrondissement | 13 400 €/m² | Logique principalement patrimoniale au regard du coût d’acquisition. |
| Quartier Notre-Dame (4e) | 15 970 €/m² | Extrême haut du marché observé ; rendement courant mécaniquement comprimé. |
Source : ADSN-BIEN — Notaires du Grand Paris. Ces références ne décrivent ni l’état du logement ni celui de sa copropriété.
Analyse
Ce que le marché parisien dit réellement en 2026
Le prix standardisé des appartements anciens atteignait 9 530 €/m² en avril 2026, soit seulement 0,4 % de plus qu’un an auparavant. Sur la période février-avril, les volumes de ventes reculaient de 5 % sur un an. Cette photographie décrit un marché liquide au sens statistique, mais elle ne permet pas de promettre la revente rapide d’un logement particulier.
La population municipale comptait 2 103 778 habitants en 2023 et diminuait de 0,6 % par an en moyenne depuis 2017. En parallèle, Paris concentrait environ 1,81 million d’emplois. Ces deux faits doivent être lus ensemble : le bassin d’activité soutient des besoins de logement, mais la démographie ne justifie pas un récit de croissance automatique.
Les 9,9 % de logements recensés vacants par l’Insee ne constituent pas un taux de vacance locative immédiatement exploitable. Cette catégorie statistique inclut des situations diverses. Inversement, aucune donnée sérieuse ne permet d’écrire qu’un appartement parisien correctement présenté aura toujours zéro vacance.
- Observation : prix et volumes sont datés et mesurés à une échelle donnée.
- Hypothèse : le loyer futur doit être documenté pour le bien visé.
- Décision : l’offre d’achat doit intégrer les charges et travaux prévisibles.
Analyse
Le bon loyer n’est pas le loyer affiché : c’est le loyer légal et soutenable
À Paris, le loyer de base d’un bail soumis à la loi du 6 juillet 1989 ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré applicable. Le montant dépend du quartier, du caractère vide ou meublé, du nombre de pièces et de l’époque de construction. Il n’existe donc pas un plafond moyen unique pour toute la ville.
L’arrêté 2026 s’applique, à la date de cette mise à jour, du 1er juillet au 24 novembre 2026. La page est volontairement programmée pour une nouvelle revue avant cette échéance. Avant toute offre, il faut calculer le plafond avec l’adresse et les caractéristiques exactes, puis retenir le plus faible entre le loyer de marché documenté et le loyer juridiquement défendable.
Un complément de loyer est une exception à justifier, pas une ligne de revenu par défaut. Un scénario qui ne fonctionne qu’avec ce complément doit être considéré comme fragile. Le cas chiffré de cette page n’atteste pas la conformité d’un loyer : il montre seulement les conséquences de l’hypothèse posée.
- Vérifier le loyer de référence et le loyer de référence majoré à l’adresse.
- Comparer avec des locations réellement comparables, pas seulement des annonces.
- Conserver la preuve du calcul et la justification de tout complément éventuel.
- Tester le projet sans complément de loyer avant de prendre une décision.
Analyse
Quel arrondissement choisir ? Une méthode plutôt qu’un classement artificiel
Les 18e, 19e et 20e présentent certains des prix d’entrée les plus bas, tandis que le centre et le 6e relèvent davantage d’une stratégie patrimoniale. Mais une moyenne d’arrondissement ne connaît ni l’étage, ni le plan, ni les nuisances, ni les travaux votés, ni le plafond de loyer du logement.
L’unité de décision utile est le couple bien–copropriété. Deux studios de même surface dans la même rue peuvent avoir des résultats opposés si l’un se situe dans une copropriété saine avec un DPE actualisé et l’autre dans un immeuble exposé à une rénovation lourde.
La comparaison doit donc se faire à coût complet : prix signé, frais d’acquisition, travaux privatifs, quote-part de travaux collectifs, mobilier éventuel, frais de financement et marge de sécurité. Le prix au mètre carré n’est que la première ligne du calcul.
- Visiter à plusieurs heures et documenter les nuisances réelles.
- Comparer le prix signé à des références notariales ou DVF pertinentes.
- Lire les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale avant l’offre définitive.
- Stress-tester les travaux à +15 % et la valeur de revente à –10 %.
Analyse
DPE et copropriété : le risque qui peut effacer plusieurs années de loyers
Un logement classé G ne peut plus être loué depuis 2025 ; le seuil concernera les logements F en 2028 puis E en 2034. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé dans le DPE est passé de 2,3 à 1,9. Pour certains logements électriques, une attestation actualisée peut donc modifier la lecture d’un ancien diagnostic.
À Paris, 48,8 % des résidences principales ont été construites avant 1946. Le diagnostic du seul appartement ne suffit pas : chauffage collectif, toiture, façade, cour, réseaux, ascenseur et plan pluriannuel de travaux peuvent modifier fortement le coût total.
L’Apur a observé une baisse moyenne de consommation de 24 % dans vingt copropriétés ayant réalisé un bouquet de travaux. Ce résultat porte surtout sur de grandes copropriétés énergivores construites entre 1940 et 1980 ; il prouve l’intérêt potentiel d’une rénovation cohérente, pas une économie garantie pour chaque immeuble.
- Demander le DPE individuel et, lorsqu’ils existent, le DPE collectif et le PPT.
- Identifier les travaux votés, non votés et simplement évoqués dans les procès-verbaux.
- Contrôler les impayés, le fonds travaux et les procédures en cours.
- Faire chiffrer les travaux avant d’intégrer une décote au rendement.
Analyse
Location nue ou LMNP : la fiscalité 2026 change vraiment le résultat
Le choix entre location nue et meublée ne se réduit pas à une différence de loyer. En location nue, les loyers relèvent des revenus fonciers : micro-foncier avec abattement de 30 % lorsque ses conditions sont remplies, ou régime réel avec déduction des charges admises. En meublé longue durée, les recettes relèvent des BIC : micro-BIC avec abattement de 50 % ou réel avec comptabilité, charges et amortissements.
En 2026, les prélèvements sociaux applicables au revenu net ne sont plus identiques dans le cas général d’un résident français non affilié socialement au titre de cette activité : 17,2 % pour la location nue et 18,6 % pour le LMNP. Le résultat reste aussi soumis au barème de l’impôt sur le revenu. La situation d’un non-résident ou d’un loueur relevant de cotisations sociales nécessite un autre calcul.
Au réel LMNP, le terrain ne s’amortit jamais et l’immeuble ne doit pas être amorti en un seul bloc arbitraire. Chaque composant significatif reçoit une base et une durée cohérentes avec son utilisation. L’article 39 C plafonne l’amortissement aux loyers diminués des charges afférentes aux biens ; le BOFiP exclut notamment les frais de comptabilité de ce calcul. Le plafond peut donc différer du résultat BIC avant amortissement : le reliquat non admis est suivi séparément et les charges d’activité doivent être qualifiées ligne par ligne.
La CFE s’ajoute au budget du meublé, sauf exonération applicable. Son montant dépend de la situation et de la commune ; l’activité nouvelle est exonérée l’année de création et la déclaration initiale reste à déposer. Enfin, pour les cessions concernées depuis le 15 février 2025, les amortissements immobiliers admis en déduction minorent en principe le prix d’acquisition utilisé pour la plus-value LMNP, avec des exceptions et règles anti-double compte précises.
La location touristique ne doit pas servir de raccourci dans un business plan parisien. Pour une résidence principale, la Ville fixe une limite de 90 jours par an. Pour un autre logement, les règles de changement d’usage, de compensation, de destination et d’enregistrement sont strictes et doivent être validées avant toute exploitation.
- Comparer nu et meublé avec le même prix, le même financement et le même horizon.
- Distinguer résultat fiscal, cash-flow et capital remboursé à la banque.
- Documenter terrain, composants, durées, factures et date de mise en service.
- Intégrer comptabilité, CFE, prélèvements sociaux et fiscalité de sortie.
- Faire valider la situation personnelle et les choix comptables par les professionnels compétents.
- Ne jamais acheter sur la seule hypothèse d’une location touristique.
Étude de cas fiscale
Location nue ou LMNP réel à Paris : le calcul complet sur un 35 m²
Un même appartement de 35 m² est testé en location nue et en location meublée longue durée. La location meublée non professionnelle (LMNP) relève ici des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Les loyers, coûts, taux et durées ci-dessous sont des hypothèses pédagogiques explicites, pas les caractéristiques d’un bien réellement proposé à Paris.
Droit et taux vérifiés au . L’estimation d’impôt applique une tranche marginale d’imposition (TMI) de 30,0 % au résultat : elle ne reconstitue ni le barème complet du foyer, ni la contribution sociale généralisée (CSG) déductible, ni une éventuelle contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) ou contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Validation par un expert-comptable et, pour la revente, par le notaire.
Prix retenu
Hypothèse333 550,00 €
9 530,00 €/m²
Frais d’acquisition
Hypothèse25 016,25 €
7,5 % du prix, immobilisés
Coût du projet nu
Calcul358 566,25 €
Prix, frais et travaux immobilisés
Mobilier
Hypothèse8 000,00 €
Amorti ici sur 7 ans
Coût du projet meublé
Calcul366 566,25 €
Avant financement et honoraires éventuels
Loyer nu hors charges
Hypothèse920,50 €/mois
Hypothèse à confronter au plafond légal de l’adresse
Loyer meublé hors charges
Hypothèse980,00 €/mois
Hypothèse sans complément de loyer supposé
Ce que cette étude démontre
Le régime réel n’est pas une promesse
L’avantage dépend des charges, du financement, du plan comptable et du résultat disponible avant amortissement.
La CFE se vérifie
Elle peut être nulle sous une exonération — notamment à 5 000 € de recettes ou moins — puis dépend de la situation et de l’avis ; aucun forfait national ne la remplace.
La sortie se calcule dès l’achat
Depuis le 15 février 2025, les amortissements concernés augmentent la plus-value LMNP par minoration du prix d’acquisition.
Une année stabilisée : quatre régimes, quatre bases imposables
Le calcul porte sur le résultat fiscal annuel, pas sur le cash-flow : le remboursement du capital de l’emprunt n’est pas une charge fiscale et n’apparaît donc pas ici.
- Location nue — micro-foncier
abattement forfaitaire de 30 % ; TMI 30,0 % + prélèvements sociaux (PS) 17,2 %
Loyers annuels11 046,00 €Charges ou abattement− 3 313,80 €Résultat avant amortissement7 732,20 €Base imposable estimée7 732,20 €Impôt sur le revenu (IR) + prélèvements sociaux estimés
3 649,60 €
- Location nue — régime réel
charges réelles ; TMI 30,0 % + PS 17,2 %
Loyers annuels11 046,00 €Charges ou abattement− 8 523,22 €Résultat avant amortissement2 522,78 €Base imposable estimée2 522,78 €Impôt sur le revenu (IR) + prélèvements sociaux estimés
1 190,75 €
- LMNP — micro-BIC
abattement forfaitaire de 50 % ; TMI 30,0 % + PS 18,6 %
Loyers annuels11 760,00 €Charges ou abattement− 5 880,00 €Résultat avant amortissement5 880,00 €Base imposable estimée5 880,00 €Impôt sur le revenu (IR) + prélèvements sociaux estimés
2 857,68 €
- LMNP — régime réel
charges + amortissement plafonné ; TMI 30,0 % + PS 18,6 %
Loyers annuels11 760,00 €Charges hors amortissement− 9 223,20 €Résultat avant amortissement2 536,80 €Dotation théorique10 543,27 €Plafond article 39 C3 186,80 €Comptabilité hors plafond 39 C ; CFE hors plafond par convention du modèle650,00 €Amortissement admis cette année− 3 186,80 €Amortissement reporté7 356,47 €Résultat BIC après amortissement-650,00 €Impôt sur le revenu (IR) + prélèvements sociaux estimés
0,00 €
Charges réelles communes retenues : taxe foncière nette de taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et des parts récupérables 1 200 €, copropriété non récupérable 1 400 €, assurance propriétaire non occupant (PNO) 150 €, entretien 500 €, intérêts et assurance emprunteur 4 500 €, gestion 7,0 %. La branche meublée ajoute 500 € de comptabilité et retient 150 € de cotisation foncière des entreprises (CFE). Cette valeur est une hypothèse à justifier par une exonération ou par l’avis réel. La situation, les exonérations applicables et l’avis réel de CFE priment sur cette hypothèse.
Nuance article 39 C : le résultat BIC soustrait toutes les charges, mais le plafond d’amortissement ne soustrait que les charges afférentes aux biens. Le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP) place les frais de comptabilité hors de ce plafond. Le modèle traite également la CFE hors plafond par convention comptable à valider ; il n’attribue pas expressément ce traitement au paragraphe 70 du BOFiP. La limite calculée ressort à 3 186,80 €. Le déficit de 650,00 € qui en découle n’est pas imputable sur le revenu global d’un LMNP ; il suit les règles de report des déficits LMNP. La qualification de chaque poste doit être validée sur le dossier réel.
Les frais d’acquisition sont immobilisés dans cet exemple. La quote-part terrain de 35,0 % est une hypothèse de travail, jamais un forfait opposable. Les travaux immobilisés et le mobilier sont ventilés séparément. Les durées doivent refléter l’état, les factures et l’utilisation attendue de chaque composant.
Tableau détaillé : faites glisser horizontalement pour voir toutes les colonnes.
| Composant | Base | Durée | Dotation/an | Ce que couvre l’hypothèse |
|---|---|---|---|---|
| Terrain (non amortissable) | 125 498,19 € | — | 0,00 € | Quote-part foncière à documenter pour le bien réel |
| Structure / gros œuvre | 104 880,63 € | 50 ans | 2 097,61 € | Fondations, murs porteurs, planchers et structure ; durée résiduelle à justifier. |
| Toiture / couverture | 18 645,45 € | 25 ans | 745,82 € | Quote-part de couverture et zinguerie ; tantièmes et état réel à documenter. |
| Façade / menuiseries extérieures | 27 968,17 € | 25 ans | 1 118,73 € | Façade, fenêtres et protections extérieures selon l’état de la copropriété. |
| Installations techniques | 34 960,21 € | 20 ans | 1 748,01 € | Électricité, plomberie, chauffage, ventilation et équipements incorporés. |
| Étanchéité / isolation | 11 653,40 € | 15 ans | 776,89 € | Éléments distincts seulement s’ils sont significatifs et identifiables. |
| Agencements intérieurs | 34 960,21 € | 12 ans | 2 913,35 € | Cuisine, salle d’eau, cloisons et revêtements incorporés au logement. |
| Mobilier et équipements | 8 000,00 € | 7 ans | 1 142,86 € | Inventaire séparé ; durée à adapter équipement par équipement |
| Dotation théorique totale | 10 543,27 € | 3 186,80 € admis dans l’année, dans la limite calculée à partir des loyers et des charges afférentes aux biens ; 7 356,47 € reste suivi séparément. | ||
Pourquoi la valeur du terrain change tout
À ventilation et durées identiques, augmenter la part non amortissable réduit mécaniquement la dotation. Cette sensibilité n’autorise pas à choisir le taux le plus favorable : comparables fonciers, tantièmes, valeur du bâti et documentation comptable doivent l’étayer.
Terrain 30,0 %
11 266,38 €/an
Terrain 35,0 %
10 543,27 €/an
Scénario centralTerrain 40,0 %
9 820,16 €/an
Terrain 50,0 %
8 373,94 €/an
Revente après 10 ans : l’amortissement n’a pas disparu
Le scénario suppose une vente à 400 000,00 € et 16 000,00 € de frais de cession, soit 384 000,00 € nets.
Pour la plus-value, les frais d’acquisition sont retenus au forfait de 7,5 %, soit 25 016,25 €. Les 7,5 % du coût d’entrée ne seraient utilisables qu’avec les justificatifs admis.
Après plus de cinq ans, l’article 150 VB permet, sous conditions, une majoration forfaitaire pour travaux de 15,0 % du prix d’acquisition lorsqu’ils ne sont pas justifiés. Elle représente ici 50 032,50 €.
Dans la branche « LMNP réel », le scénario minore ensuite ce prix de 30 000,00 € d’amortissements immobiliers supposés admis. Ce cumul concerne ici le bâti acquis ; le mobilier en est exclu.
Les dépenses réelles de travaux justifiées et le forfait de 15,0 % sont deux méthodes exclusives : elles ne se cumulent jamais. Le notaire doit confirmer la méthode disponible et l’absence de double compte.
Sans majoration forfaitaire pour travaux
Lecture volontairement défavorable si aucune dépense réelle n’est ajoutée au prix d’acquisition.
Location nue
- IR
- 3 382,69 €
- PS
- 4 013,70 €
- Total
- 7 396,39 €
LMNP réel
- IR
- 7 372,69 €
- PS
- 8 748,00 €
- Total
- 16 120,69 €
Avec forfait travaux de 15,0 %
CentralScénario central du tableau ci-dessous ; éligibilité et non-double-compte à confirmer par le notaire.
Location nue
- IR
- 0,00 €
- PS
- 0,00 €
- Total
- 0,00 €
LMNP réel
- IR
- 718,37 €
- PS
- 852,37 €
- Total
- 1 570,74 €
Comparaison détaillée : faites glisser horizontalement pour voir les deux régimes.
| Étape | Location nue | LMNP réel |
|---|---|---|
| Prix d’acquisition + frais forfaitaires de 7,5 % | 358 566,25 € | 358 566,25 € |
| Forfait travaux de 15,0 % | 50 032,50 € | 50 032,50 € |
| Amortissements immobiliers admis (bâti) | 0,00 € | − 30 000,00 € |
| Plus-value brute estimée | 0,00 € | 5 401,25 € |
| Base d’impôt sur le revenu (IR) après abattement de 30,0 % | 0,00 € | 3 780,87 € |
| Base de prélèvements sociaux (PS) après abattement de 8,25 % | 0,00 € | 4 955,65 € |
| Impôt sur le revenu (IR) à 19 % | 0,00 € | 718,37 € |
| Prélèvements sociaux (PS) à 17,2 % | 0,00 € | 852,37 € |
| Total IR + prélèvements sociaux | 0,00 € | 1 570,74 € |
Avec le forfait travaux retenu dans le scénario central, la charge fiscale estimée de sortie augmente de 1 570,74 € en LMNP réel. Sans cette majoration, l’écart ressortirait à 8 724,30 €. Ce n’est pas un “remboursement” euro pour euro de l’avantage annuel : travaux réellement admis, règles anti-double compte, abattements de durée, exceptions légales et nature exacte des amortissements modifient le calcul notarial.
Analyse
La règle de décision : cinq seuils à écrire avant de visiter
Une offre rationnelle part de seuils écrits : budget total maximum, loyer hors charges légalement défendable, rendement minimal après les coûts saisis, enveloppe de travaux avec marge et effort de trésorerie mensuel acceptable. Sans ces seuils, l’analyse se déforme facilement pour justifier un bien séduisant.
Le scénario central doit être accompagné d’un scénario dégradé : travaux +15 %, un mois de vacance, absence de hausse du loyer, financement plus cher et valeur de revente –10 %. Le but n’est pas de prédire ces événements, mais de vérifier que le projet reste supportable s’ils surviennent.
Enfin, comparez Paris et une autre zone avec les mêmes conventions de calcul. Opposer un studio parisien chargé à un immeuble provincial présenté avant travaux et avant risque ne produit aucune décision utile.
- Coût total du projet, et non prix affiché.
- Loyer légal documenté, et non meilleure annonce trouvée.
- Charges non récupérables et entretien annualisé.
- Service annuel de la dette et effort de trésorerie.
- Fiscalité de détention et de sortie revue avec votre conseil.
Analyse
Ce que Hagnéré Investissement peut réellement faire pour un investisseur parisien
Cette page est un guide d’aide à la décision, pas l’annonce d’une équipe opérationnelle Hagnéré à Paris. Notre zone d’intervention actuelle pour la recherche, le pilotage des travaux et la mise en location est le Nord Franche-Comté et le Sud Alsace.
Si vous vivez à Paris, nous pouvons vous aider à comparer votre projet parisien avec un projet réalisable dans notre zone d’intervention, en utilisant les mêmes hypothèses de coût, de financement, de loyer, de vacance et de revente. Nous ne promettons ni rendement, ni fiscalité, ni résultat de revente.
- Présenter votre budget, votre apport, votre horizon et votre effort mensuel maximal.
- Comparer plusieurs scénarios sur une base homogène.
- Consulter des opérations documentées avant de décider.
Comparer votre scénario avec des hypothèses homogènes
Présentez votre budget et votre objectif. Nous vous dirons clairement si le projet entre dans notre périmètre et quelles hypothèses doivent encore être vérifiées.
Avant de signer
Checklist Paris avant de faire une offre
- 1
Adresse, étage, exposition, plan, surface Carrez et éventuelles surfaces annexes
- 2
Prix signé comparé à des références notariales ou DVF réellement comparables
- 3
Loyer de référence, loyer majoré et loyer de marché documenté
- 4
DPE individuel 2026 ou attestation actualisée si le chauffage est électrique
- 5
DPE collectif, PPPT/PPT et audit global de la copropriété lorsqu’ils existent
- 6
Trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale
- 7
Charges récupérables et non récupérables, taxe foncière ventilée dont TEOM, et assurance PNO
- 8
Impayés, procédures, fonds travaux et emprunts collectifs de la copropriété
- 9
Devis des travaux privatifs avec marge de sécurité de 15 %
- 10
Règlement de copropriété et compatibilité du mode de location envisagé
- 11
Simulation de financement et effort de trésorerie en scénario dégradé
- 12
Fiscalité de détention et de sortie validée selon votre situation
Transparence
Méthodologie et limites
- Les prix sont des prix standardisés d’appartements anciens publiés par les Notaires du Grand Paris ; ils ne remplacent pas une expertise du bien.
- Le loyer de 26,3 €/m² est une moyenne OLAP du parc privé non meublé au 1er janvier 2025, pas un loyer de marché ni un plafond légal pour votre adresse.
- Le rendement de référence rapproche deux moyennes de périodes différentes. Il illustre une formule et non une performance attendue.
- Chaque donnée affiche sa période. La réglementation des loyers sera réexaminée avant le 24 novembre 2026.
- L’étude fiscale utilise une TMI de 30 % et des hypothèses visibles. Elle estime l’impôt marginal sans recalculer le quotient familial, les déficits antérieurs, la CSG déductible ni les contributions sur hauts revenus.
- Le plan d’amortissement est un exemple par composants, pas un barème. La part de terrain, la valeur de chaque composant, sa durée résiduelle et la date de mise en service doivent être documentées pour le bien réel.
- Le plafond de l’article 39 C ne se confond pas avec le résultat BIC avant amortissement : les frais de comptabilité réduisent le résultat, mais sont exclus du calcul du plafond par le BOFiP. Le reliquat d’amortissement affiché reste suivi séparément.
- La simulation de revente est une estimation hors surtaxe et cas d’exonération. Elle compare l’absence de majoration travaux au forfait de 15 % après plus de cinq ans, distingue les amortissements immobiliers admis du mobilier et doit être reprise par le notaire à la date de cession.
- Les observations, hypothèses et calculs sont distingués ; aucun chiffre n’est une recommandation personnalisée.
Prochaine revue réglementaire prévue avant le .
Réponses directes
Questions fréquentes
Est-il encore rentable d’investir à Paris en 2026 ?
Cela dépend du prix signé, du loyer légal, des charges, des travaux et du financement. Le rapprochement des moyennes utilisées ici donne environ 3,31 % brut avant frais ; un bien précis peut être au-dessus ou au-dessous. Paris convient généralement mieux à une logique patrimoniale qu’à un objectif de cash-flow élevé.
Quel arrondissement parisien offre le meilleur rendement ?
Aucun arrondissement ne peut être déclaré meilleur sans examiner le bien. Les 18e, 19e et 20e affichent certains des prix d’entrée les plus bas, mais le plafond de loyer, le DPE, la copropriété, l’étage et les nuisances peuvent inverser le résultat rue par rue.
Comment calculer le loyer maximum autorisé à Paris ?
Il faut utiliser l’outil officiel avec l’adresse, le type de location, le nombre de pièces et l’époque de construction. Le loyer de base ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré applicable. Un complément éventuel doit répondre à des conditions précises et ne doit pas être supposé acquis.
Peut-on louer un logement classé G, F ou E ?
Un logement classé G ne peut plus être loué depuis 2025. Le seuil concernera les logements F en 2028 puis E en 2034. Pour un logement électrique, vérifiez si le DPE ou son attestation doit être actualisé avec le coefficient applicable depuis janvier 2026.
Peut-on baser le projet sur Airbnb à Paris ?
Ce n’est pas une hypothèse prudente. La résidence principale est limitée à 90 jours par an et les autres logements sont soumis à des règles strictes de changement d’usage, de compensation, de destination et d’enregistrement. La conformité doit être vérifiée avant l’achat.
À Paris, le LMNP réel permet-il encore de ne payer aucun impôt sur les loyers ?
C’est possible dans certains scénarios, mais ce n’est jamais automatique. Les charges et l’amortissement admis peuvent produire un résultat BIC nul ou déficitaire. Le plafond de l’article 39 C soustrait les charges afférentes aux biens mais pas, notamment, les frais de comptabilité ; la CFE et la fiscalité de revente doivent également être intégrées. Le résultat dépend donc des justificatifs et de la situation réelle.
Comment calculer l’amortissement d’un appartement parisien ?
Il faut d’abord isoler une valeur de terrain documentée, puis répartir le bâti entre composants significatifs selon leur valeur et leur durée réelle d’utilisation. Mobilier et travaux font l’objet d’un traitement distinct. Un pourcentage automatique de terrain ou une durée unique de 25 ou 30 ans ne constitue pas une méthode suffisamment étayée.
La CFE est-elle due pour un LMNP à Paris ?
La location meublée est en principe soumise à la CFE, sous réserve des exonérations applicables, notamment lorsque les recettes relevant de la cotisation minimum ne dépassent pas 5 000 €. L’année de création est exonérée, mais la déclaration initiale doit être déposée. Le montant des années suivantes dépend de la base et des décisions locales : utilisez l’avis réel ou une hypothèse clairement signalée.
Que deviennent les amortissements LMNP lors de la revente ?
Pour les cessions concernées depuis le 15 février 2025, les amortissements immobiliers admis en déduction au régime réel minorent en principe le prix d’acquisition servant au calcul de la plus-value, ce qui augmente la plus-value brute. Des exceptions légales et des règles contre le double compte existent ; le mobilier ne doit pas être ajouté indistinctement. Le notaire établit le calcul définitif.
Hagnéré Investissement réalise-t-il des opérations à Paris ?
Non. Cette page est une analyse de marché. La zone opérationnelle actuelle de Hagnéré Investissement est le Nord Franche-Comté et le Sud Alsace. Un investisseur vivant à Paris peut demander une comparaison chiffrée avec un projet situé dans cette zone.
Le rendement du cas chiffré est-il garanti ?
Non. Le calcul applique des formules aux hypothèses posées. Il ne prévoit ni le loyer futur, ni la vacance, ni les travaux, ni le financement, ni la fiscalité, ni le prix de revente.
Traçabilité
Sources contrôlées
Les liens ci-dessous permettent de vérifier le chiffre, sa période et son périmètre. Les moyennes ne remplacent pas les données du bien étudié.
- 01Population de référence 2023 — ParisInsee — Publié le 29 décembre 2025
- 02Dossier complet de la commune de ParisInsee — Données 2023, diffusion 2026
- 03Conjoncture immobilière francilienne de février à avril 2026Notaires du Grand Paris — ADSN-BIEN — Juin 2026
- 04Prix standardisés par arrondissement et quartierNotaires du Grand Paris — ADSN-BIEN — Fin décembre 2025
- 05Évolution en 2024 des loyers du secteur locatif privéObservatoire des loyers de l’agglomération parisienne — Loyers au 1er janvier 2025
- 06Encadrement des loyers : dispositif et arrêté 2026Ville de Paris — Mise à jour du 17 juin 2026
- 07Diagnostic de performance énergétique et calendrier de locationService-Public.fr — Règles en vigueur en 2026
- 08Évolution du calcul du DPE au 1er janvier 2026Ministère de la Transition écologique — 1er janvier 2026
- 09Consommations réelles et rénovation des logements privés parisiensApur et Agence Parisienne du Climat — Données 2023, étude 2025
- 10Règles applicables aux meublés touristiquesVille de Paris — Mise à jour du 25 mars 2026
- 11Composition des frais d’acquisition immobilièreNotaires de France — Consulté en juillet 2026
- 12Calcul de la plus-value lors de la vente d’un logement meubléDirection générale des Finances publiques — Règles applicables depuis le 15 février 2025
- 13Location vide : micro-foncier, régime réel et chargesDirection générale des Finances publiques — Mise à jour du 7 avril 2026
- 14Location meublée longue durée : revenus et régimesMinistère de l’Économie — Mise à jour du 29 mai 2026
- 15Prélèvements sociaux sur les revenus locatifs en 2026Direction générale des Finances publiques — Mise à jour du 17 juillet 2026
- 16Amortissement des immeubles et méthode par composantsBOFiP-Impôts — Doctrine officielle consultée en juillet 2026
- 17Plafond de déduction de l’amortissement des biens louésBOFiP-Impôts — Article 39 C — doctrine consultée en juillet 2026
- 18CFE et location meublée : principe et exonérationsDirection générale des Finances publiques — Mise à jour du 8 juillet 2026
- 19Article 150 VB du CGI : minoration du prix par les amortissementsLégifrance — Version en vigueur en juillet 2026
- 20Tableau pédagogique d’amortissement par composantsLMNP.ai — Mis à jour le 23 avril 2026 ; méthode à confronter aux pièces du bien