Travaux dans un logement occupé : quinze jours ouvrés, pas vingt et un
Le locataire doit laisser faire les travaux, mais pas indéfiniment : passé vingt et un jours, il obtient une réduction proportionnelle au temps et à la partie du logement dont il a été privé.
DEUX CALENDRIERS QUI S'IGNORENT
L'artisan compte en jours d'intervention, le droit en jours de calendrier
Toute la difficulté du sujet tient dans cet écart, et il se referme au devis avec une seule question : non pas combien de jours de travail, mais quelle date de fin, samedis exclus.
- Pourquoi vingt et un jours n'en laissent que quinze
- La falaise du vingt-deuxième jour, à 22 fois la journée
- La double proportion : le temps et la partie privée
- Pourquoi provoquer le départ coûte 6,5 fois la réduction
SEUIL LÉGAL
21 jours
JOURS OUVRÉS RÉELS
15
LE 22e JOUR COÛTE
167 €
LA JOURNÉE VAUT
8 €
RAPPORT
22 ×
PROVOQUER LE DÉPART
2 229 €
Écrit par
Fondateur de Hagnéré Investissement
Guide général et national — aucune recommandation personnalisée
La réponse en trente secondes. Le locataire ne peut pas refuser les travaux. Il doit souffrir les réparations urgentes qui ne peuvent être différées, quelque incommodité qu’elles lui causent1, et laisser exécuter l’entretien, l’amélioration énergétique et la mise en conformité2.
Mais il obtient une réduction au-delà de vingt et un jours, proportionnelle au temps et à la partie du logement dont il est privé1. En dessous, rien ; au-dessus, elle porte sur toute la période.
Et il peut faire résilier le bail si les travaux rendent inhabitable ce qui est nécessaire à son logement1. Sur le cas décrit, ce départ coûte 6,5 fois la réduction qu’on cherchait à éviter.
Ce guide ne traite pas de l’autorisation des travaux, que notre guide des autorisations en copropriété chiffre du vote à la purge. Il traite de ce qui vient après : le chantier se déroule dans un logement occupé, et cette occupation a un prix, un calendrier et des conditions.
Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Léa, cas construit et non un dossier réel : elle fait rénover la cuisine et la salle de bains d’un appartement loué 571 € hors charges, dont le locataire reste sur place. La part du logement dont il est privé — 40 % — ainsi que les durées de chantier sont des hypothèses déclarées ; le seuil, les conditions de notification et les recours sont ceux des textes. Tout se recalcule sur le vôtre.
Que le locataire doit-il accepter ?
Beaucoup. Et cela surprend souvent les deux parties.
Le code civil pose la règle depuis 1804 dans des termes qui n’ont pas vieilli : si, durant le bail, la chose louée a besoin de réparations urgentes qui ne peuvent être différées jusqu'à sa fin, le preneur doit les souffrir, quelque incommodité qu’elles lui causent, et quand bien même il serait privé d’une partie de la chose pendant qu’elles se font1.
La loi de 1989 élargit cette obligation bien au-delà de l’urgence. Le locataire doit laisser exécuter les travaux d’amélioration des parties communes ou privatives du même immeuble, ceux nécessaires au maintien en état et à l’entretien normal des locaux loués, ceux d’amélioration de la performance énergétique, et ceux qui permettent au logement de satisfaire aux obligations de décence2.
Autrement dit, presque tout ce qu’un bailleur peut vouloir entreprendre entre dans le champ. La question n’est donc jamais de savoir si le locataire peut refuser — il ne peut pas — mais à quelles conditions le chantier se déroule et ce qu’il coûte.
Comment la notification doit-elle être faite ?
Par écrit, avant, et avec trois informations. Les manquer expose à un arrêt du chantier.
Le bailleur doit notifier au locataire, par remise en main propre ou par lettre recommandée avec accusé de réception, un avis préalable indiquant la nature des travaux et leurs modalités d’exécution2. La fiche officielle précise le contenu attendu : la nature des travaux, la date de début, la durée prévue et la nécessité d’accéder au logement3.
Une restriction s’ajoute, et elle commande tout le calendrier : aucun travail ne peut être effectué les samedis, dimanches et jours fériés sans l’accord exprès du locataire2.
Le juge peut enfin interdire ou interrompre les travaux dans trois cas2 : s’ils présentent un caractère abusif ou vexatoire, si les conditions de leur réalisation ne respectent pas la notification préalable, ou si leur exécution rend le logement inutilisable ou dangereux. Un chantier suspendu trente jours coûte 647 € de portage sur ce dossier, et il reprend au début du calendrier, notification comprise — la forme n’est donc pas une politesse administrative, c’est ce qui protège la continuité du chantier.
Vingt et un jours, mais lesquels ?
Calendaires. Ce qui en laisse quinze pour travailler.
Le seuil de vingt et un jours du code civil ne distingue pas les jours ouvrés des autres : il compte des jours de calendrier. Or l’interdiction du samedi, du dimanche et des jours fériés retire six jours de toute fenêtre de trois semaines. Un chantier dispose donc de quinze jours ouvrés avant de franchir le seuil, pas de vingt et un.
La conséquence est directe et elle piège les plannings établis en jours d’intervention. L’artisan de Léa annonce dix-huit jours de travail, durée banale pour une cuisine et une salle de bains, et il dépasse le seuil avant même d’avoir commencé, puisque ces dix-huit jours ouvrés s'étalent sur près de quatre semaines calendaires.
Deux corollaires méritent d'être posés. Le premier est qu’un jour férié tombant dans la période resserre encore la fenêtre, et qu’un chantier de mai ou de novembre n’a pas le même calendrier utile qu’un chantier de mars. Le second est que l’accord exprès du locataire pour travailler un samedi rend deux jours par semaine — il se demande, il se négocie, et il change le calcul.
Ce que coûte le vingt-deuxième jour
Cent soixante-sept euros. Pour une journée qui en vaut huit.
Le mécanisme mérite d'être lu lentement, parce qu’il n’est pas celui qu’on suppose. Le texte ne dit pas que la réduction porte sur les jours excédant vingt et un : il dit que si les réparations durent plus de vingt et un jours, le prix du bail sera diminué à proportion du temps et de la partie de la chose louée dont le preneur aura été privé1. La période de privation, c’est le chantier entier.
Ce que la durée fait à la réduction
| Durée de privation | Réduction de loyer |
|---|---|
| 15 jours | 0 € |
| 21 jours | 0 € |
| 22 jours | 167 € |
| 30 jours | 228 € |
| 45 jours | 343 € |
| 90 jours | 685 € |
Le passage de vingt et un à vingt-deux jours coûte donc 167 € d’un seul coup, quand la journée supplémentaire vaut en elle-même 8 € — un rapport de vingt-deux fois. C’est le seul endroit de tout le parcours locatif où une journée de retard se paie autant.
Deux conduites en découlent, et elles sont opposées selon l’endroit où l’on se situe. En dessous du seuil, chaque jour gagné vaut son pesant : un chantier prévu à dix-neuf jours calendaires mérite qu’on y mette les moyens pour ne pas glisser. Au-dessus, en revanche, la falaise est franchie et le raisonnement s’inverse — un chantier déjà à vingt-cinq jours n’a plus rien à gagner à courir, et mieux vaut le faire bien qu’un jour plus tôt.
De quoi le locataire est-il privé, exactement ?
La réduction est double : proportionnelle au temps, et à la partie du logement.
C’est la seconde moitié du texte, et elle est aussi souvent oubliée que la première est mal lue. Un locataire privé de sa cuisine et de sa salle de bains pendant quarante-cinq jours ne perd pas l’usage de son logement entier : la réduction se calcule sur la part dont il est effectivement privé.
Quarante-cinq jours de chantier, selon l’ampleur de la privation
| Part du logement inutilisable | Réduction |
|---|---|
| 20 % | 171 € |
| 40 % — le cas de Léa | 343 € |
| 60 % | 514 € |
| 100 % | 857 € |
Cette proportion se discute, et c’est là que la documentation du chantier prend sa valeur. Un état des lieux photographique daté avant le début des travaux, un planning écrit indiquant quelles pièces sont neutralisées et quand, et un constat de remise en service à mesure que les pièces reviennent : trois pièces qui transforment une négociation d’impression en calcul. Sans elles, la part invoquée par le locataire est aussi défendable que celle du bailleur.
Un point pratique s’y ajoute, souvent décisif dans les rénovations de salle d’eau : une pièce reste utilisable ou ne l’est pas, il n’y a pas de demi-mesure crédible. Prévoir une douche provisoire ou libérer la pièce le soir change réellement la part invoquée, et cela coûte beaucoup moins que la réduction correspondante.
Quand le locataire peut-il partir ?
Quand les travaux rendent inhabitable ce qui lui est nécessaire. Et c’est l’issue la plus coûteuse de toutes.
Le dernier alinéa du texte est bref et sans condition de durée : si les réparations sont de nature à rendre inhabitable ce qui est nécessaire au logement du preneur et de sa famille, celui-ci peut faire résilier le bail1. Il n’est pas question ici de réduction mais de départ.
Le calcul de Léa change alors complètement d'échelle. Une rotation coûte 1 258 € — honoraires de mise en location et un mois de vacance, comme le chiffre notre comparatif des trois types de baux — à quoi s’ajoute la vacance du temps des travaux, 971 € sur une durée d’un mois et demi. Soit 2 229 €, contre 343 € pour la réduction qu’on cherchait à éviter : faire partir le locataire coûte 6,5 fois plus cher que de lui accorder ce que la loi lui donne.
C’est l’enseignement le plus contre-intuitif de ce guide, et il vaut d'être formulé sans détour. Le réflexe du bailleur pressé — comprimer le chantier, refuser la réduction, laisser le locataire se débrouiller — produit très exactement le résultat qu’il voulait éviter. Accorder la réduction, aménager le logement pour qu’il reste habitable et tenir le locataire informé coûte quelques centaines d’euros ; le pousser dehors en coûte plusieurs milliers, et laisse un logement vide au milieu d’un chantier.
Un cas particulier mérite d'être traité, parce qu’il concerne une part croissante des chantiers en site occupé : la rénovation énergétique imposée par le calendrier des passoires thermiques. Elle relève pleinement du point e), le locataire ne peut donc pas s’y opposer — mais elle est aussi, par nature, la plus longue et la plus intrusive : isolation par l’intérieur, remplacement de menuiseries, reprise de la ventilation. Franchir le seuil y est la règle plutôt que l’exception, et le budget de l’opération doit intégrer la réduction dès le départ, au même titre que les devis. Notre guide des passoires thermiques chiffre le calendrier réglementaire qui rend ces chantiers difficiles à reporter.
Une remarque de méthode s’impose ici. Un chantier en site occupé se pilote comme une réception de travaux, avec des dates écrites et des constats à chaque étape — la discipline que détaille notre guide de la réception de chantier vaut ici dès le premier jour, et non seulement à la fin. La différence est qu’un chantier sur logement vide ne coûte que du portage quand il glisse, là où un chantier occupé fait glisser un seuil légal et déclenche une réduction rétroactive.
Qui tient le calendrier, et qui le fait déraper
Un chantier occupé n'échoue presque jamais sur la technique. Il échoue sur la coordination.
L'artisan raisonne en jours d’intervention et non en jours calendaires : c’est la source première de l'écart. Lui demander un planning en dates, week-ends exclus, plutôt qu’en durée, révèle immédiatement si le seuil sera franchi — et cette question se pose au devis, pas au démarrage.
Le gestionnaire locatif, quand il y en a un, porte la notification préalable et le suivi. C’est aussi lui qui recueillera l’accord exprès pour un samedi travaillé, négociation qui se mène bien mieux avant le chantier qu’au milieu — et notre comparatif de la gestion en agence ou en direct range précisément ce type de délai parmi ce qu’un mandat achète réellement.
Le syndic apparaît dès que les parties communes sont touchées, avec son propre calendrier d’assemblée, sans commune mesure avec les vingt et un jours. Et un commissaire de justice intervient si la part de privation est contestée : son constat, dressé avant le chantier, vaut infiniment mieux qu’une série de photographies non datées.
Reste le locataire lui-même, qui n’est pas un obstacle mais la variable la plus utile du calendrier. Un locataire informé, à qui l’on a proposé un aménagement et demandé un accord pour les samedis, raccourcit un chantier plus sûrement que n’importe quelle pression sur l’artisan.
Ce qui coûte cher aux bailleurs
Quatre erreurs reviennent, et chacune se chiffre.
Planifier en jours ouvrés, 167 €. Un chantier de dix-huit jours d’intervention s'étale sur près de quatre semaines calendaires et franchit le seuil sans que personne l’ait vu venir. La conversion se fait au devis : quinze jours ouvrés, pas vingt et un.
Notifier tardivement ou incomplètement, 647 €. Le juge peut interrompre les travaux si les conditions de réalisation ne respectent pas la notification préalable. Un chantier suspendu trente jours coûte le portage correspondant, et il reprend au début du calendrier.
Ne pas documenter la part de privation, 514 €. Sans planning écrit ni constat, la part invoquée par le locataire vaut celle du bailleur. L'écart entre 40 % et 60 % de privation représente 171 € sur quarante-cinq jours, et il se joue sur des pièces qui coûtent quelques dizaines d’euros à constituer.
Provoquer le départ pour éviter la réduction, 2 229 €. C’est l’erreur la plus chère du guide et la plus fréquente, parce qu’elle procède d’un raisonnement qui semble économe. Elle coûte 6,5 fois ce qu’elle prétend éviter.
Ce qu’il faut faire, et dans quel ordre
Le calendrier se décide au devis, pas au démarrage.
Un dernier point, qui résume l’esprit de la démarche. Un chantier dans un logement occupé met en présence deux calendriers qui s’ignorent : celui de l’artisan, compté en jours d’intervention, et celui du droit, compté en jours de calendrier. Toute la difficulté du sujet tient dans cet écart, et il se referme au moment du devis avec une seule question — non pas « combien de jours de travail », mais « quelle date de fin, samedis exclus ». Poser cette question coûte trente secondes et fait basculer, ou non, du bon côté d’une falaise à cent soixante-sept euros.
Quinze jours ouvrés. Pas vingt et un.
Pas au démarrage du chantier
Un planning en dates plutôt qu'en durée, l'accord exprès pour les samedis, la part de privation documentée avant le premier coup de marteau.
- Votre planning converti en jours calendaires
- Votre notification préalable dans les formes qui tiennent
- Votre part de privation documentée, donc défendable
Questions fréquentes
Douze réponses directes sur ce que le locataire doit accepter, la notification préalable, le seuil de vingt et un jours et le calcul de la réduction.
Vous préparez un chantier en site occupé ?
Apportez le devis, le planning de l'artisan et le bail. L'échange ne remplace pas une consultation juridique.
Faire le point sur votre dossier01 · L'obligation
01Un locataire peut-il refuser des travaux ?
Non, sauf le week-end. Il doit souffrir les réparations urgentes qui ne peuvent être différées, quelque incommodité qu'elles lui causent, et laisser exécuter les travaux d'amélioration des parties communes ou privatives, ceux nécessaires au maintien en état, ceux d'amélioration de la performance énergétique et ceux de mise en conformité aux critères de décence. En revanche, aucun travail ne peut être effectué les samedis, dimanches et jours fériés sans son accord exprès.02Que doit contenir la notification préalable ?
La nature des travaux et leurs modalités d'exécution, notifiées par remise en main propre ou par lettre recommandée avec accusé de réception avant le début du chantier. La fiche officielle précise le contenu attendu : nature des travaux, date de début, durée prévue et nécessité d'accéder au logement. Une notification tardive ou incomplète expose à une interruption ordonnée par le juge.03À partir de quand le loyer est-il réduit ?
Au-delà de vingt et un jours. Le texte dit que si les réparations durent plus de vingt et un jours, le prix du bail sera diminué à proportion du temps et de la partie de la chose louée dont le locataire aura été privé. En dessous du seuil, aucune réduction n'est due ; au-dessus, elle porte sur toute la période de privation, et non sur les seuls jours excédentaires.
02 · Le calendrier
04Les vingt et un jours sont-ils des jours ouvrés ?
Non, des jours calendaires — et c'est le piège principal du sujet. Comme la loi interdit de travailler les samedis, dimanches et jours fériés sans accord exprès, une fenêtre de vingt et un jours calendaires ne contient que quinze jours ouvrés. Un chantier annoncé à dix-huit jours d'intervention franchit donc le seuil avant d'avoir commencé.05Combien coûte le franchissement du seuil ?
Sur le cas décrit, 167 € d'un seul coup, alors que la journée supplémentaire vaut en elle-même 8 € — un rapport de vingt-deux fois. C'est une falaise et non une pente : à vingt et un jours la réduction est nulle, à vingt-deux elle porte sur l'ensemble de la période de privation.06La réduction porte-t-elle sur tout le loyer ?
Non, elle est doublement proportionnelle : au temps de privation et à la partie du logement dont le locataire est privé. Sur quarante-cinq jours de chantier, une privation de 20 % du logement donne 171 €, de 40 % donne 343 €, de 60 % donne 514 €, et de 100 % donne 857 €.
03 · La réduction
07Comment défendre la part de privation retenue ?
Par trois pièces constituées avant le premier coup de marteau : un état des lieux photographique daté, un planning écrit indiquant quelles pièces sont neutralisées et à quelles dates, et un constat de remise en service à mesure que les pièces reviennent. Sans elles, la part invoquée par le locataire vaut exactement celle du bailleur.08Le locataire peut-il faire résilier le bail ?
Oui, si les travaux sont de telle nature qu'ils rendent inhabitable ce qui est nécessaire à son logement et à celui de sa famille. Aucune condition de durée n'est posée : c'est l'inhabitabilité qui ouvre le droit, pas le nombre de jours.09Vaut-il mieux éviter la réduction en pressant le chantier ?
Rarement, et c'est le résultat le plus contre-intuitif du sujet. Provoquer le départ du locataire coûte 2 229 € sur le cas décrit — rotation et vacance du chantier — contre 343 € pour la réduction de quarante-cinq jours, soit 6,5 fois plus. Le réflexe du bailleur pressé produit exactement le résultat qu'il voulait éviter.
04 · En pratique
10Comment gagner des jours sur le calendrier ?
En demandant l'accord exprès du locataire pour travailler le samedi : deux jours par semaine se gagnent là, et pratiquement nulle part ailleurs. Cette négociation se mène avant le chantier, pas au milieu, et elle se prépare en même temps que la notification préalable.11Que peut ordonner le juge en cours de chantier ?
Interdire ou interrompre les travaux dans trois cas : s'ils présentent un caractère abusif ou vexatoire, si leurs conditions de réalisation ne respectent pas la notification préalable, ou si leur exécution rend le logement inutilisable ou dangereux. Une suspension de trente jours coûte 647 € de portage sur le cas décrit, et le chantier reprend au début du calendrier.12Que faire si le seuil est déjà franchi ?
Accorder la réduction sans attendre la demande, et cesser de courir. Une fois la falaise passée, le raisonnement s'inverse : le chantier n'a plus rien à gagner à être précipité, et mieux vaut le faire correctement qu'un jour plus tôt. Refuser une réduction due est par ailleurs le moyen le plus sûr de transformer un chantier en litige.
Quinze jours ouvrés. Pas vingt et un.
Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant le pilotage de travaux, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne le calendrier, les conditions de notification et le calcul de la réduction, ce qui permet de mener seul un chantier en site occupé.
Sources et date de contrôle
- Source 01
Article 1724 du code civil — réparations urgentes en cours de bail — Légifrance. Si, durant le bail, la chose louée a besoin de réparations urgentes qui ne puissent être différées jusqu'à sa fin, le preneur doit les souffrir, quelque incommodité qu'elles lui causent, et quoiqu'il soit privé, pendant qu'elles se font, d'une partie de la chose louée. Si ces réparations durent plus de vingt et un jours, le prix du bail sera diminué à proportion du temps et de la partie de la chose louée dont il aura été privé. Si les réparations sont de telle nature qu'elles rendent inhabitable ce qui est nécessaire au logement du preneur et de sa famille, celui-ci pourra faire résilier le bail. Consulté le 2026-08-24.
- Source 02
Article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 — obligations du locataire, point e) — Légifrance. Le locataire est obligé de laisser exécuter les travaux d'amélioration des parties communes ou des parties privatives du même immeuble, les travaux nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal des locaux loués, les travaux d'amélioration de la performance énergétique et ceux permettant de remplir les obligations de l'article 6. Le bailleur notifie au préalable, par remise en main propre ou par lettre recommandée avec accusé de réception, un avis indiquant la nature des travaux et leurs modalités d'exécution. Aucun travail ne peut être effectué les samedis, dimanches et jours fériés sans l'accord exprès du locataire. Les deux derniers alinéas de l'article 1724 du code civil sont applicables à ces travaux. Le juge peut interdire ou interrompre les travaux entrepris s'ils présentent un caractère abusif ou vexatoire, si leurs conditions de réalisation ne respectent pas la notification préalable, ou si leur exécution rend le logement inutilisable ou dangereux. Consulté le 2026-08-24.
- Source 03
Bail d'habitation : travaux à la charge du propriétaire — service-public.gouv.fr. Fiche vérifiée le 28 mai 2025. Sont à la charge du bailleur les travaux autres que les réparations locatives : amélioration des parties communes ou privatives, maintien en état et entretien normal, amélioration de la performance énergétique, mise en conformité aux critères de décence. Avant le début des travaux, le bailleur notifie au locataire par lettre recommandée avec accusé de réception la nature des travaux, la date de début, la durée et la nécessité d'accéder au logement. Le locataire doit laisser l'accès mais peut le refuser les samedis, dimanches et jours fériés. Des travaux excédant vingt et un jours ouvrent droit à une réduction de loyer proportionnelle. Les conditions abusives se contestent devant le juge des contentieux de la protection. Consulté le 2026-08-24.
Avertissement
Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.
<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant le pilotage de travaux, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne le calendrier, les conditions de notification et le calcul de la réduction, ce qui permet de mener seul un chantier en site occupé. Les montants cités valent pour le cas construit décrit — part de privation, durées et coûts de rotation y sont des hypothèses déclarées, seuls le seuil, les conditions et les recours sont des règles de droit — et se recalculent sur le vôtre. Ce guide n’est pas une consultation juridique.</p