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Guide de décisionVérifié le 31 août 20266 sourcesMéthode en cinq passes

Le diagnostiqueur immobilier : ce que le code exige de celui qui signe vos diagnostics

« Elle ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance. » Le code n’exige pas seulement un diagnostic : il exige une personne certifiée, assurée et indépendante — de celui qui paie comme de celui qui réparera.

SIX ARTICLES DU CODE DE LA CONSTRUCTION, LUS LE 31 AOÛT 2026

Une compétence certifiée, une assurance obligatoire. Et une indépendance que personne ne vérifie jamais.

Le code impose au diagnostiqueur trois choses que l’acquéreur ne contrôle presque jamais : une certification délivrée par un organisme accrédité, une garantie d’au moins 300 000 € par sinistre, et l’absence de tout lien avec l’entreprise qui réalisera les travaux.

  • Les deux planchers d’assurance, et ce qu’ils couvrent réellement
  • L’attestation à réclamer avant la prestation, pas après
  • L’annuaire public créé par la loi du 30 juin 2025

TEXTES LUS SUR LÉGIFRANCE

6

GARANTIE MINIMALE PAR SINISTRE

300 000 €

GARANTIE MINIMALE PAR ANNÉE

500 000 €

VALIDITÉ LA PLUS COURTE

6 mois

VALIDITÉ LA PLUS LONGUE

36 mois

MONTANT D’AMENDE PUBLIÉ

0

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. La compétence est certifiée par un tiers. Il est recouru « soit à une personne physique dont les compétences ont été certifiées par un organisme accrédité dans le domaine de la construction, soit à une personne morale employant des salariés […] qui disposent des compétences certifiées dans les mêmes conditions »2.

L’assurance a deux planchers. Sa garantie « ne peut être inférieur à 300 000 euros par sinistre et 500 000 euros par année d’assurance »3.

L’impartialité est double. Le diagnostiqueur « ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à elle, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux »1.

Le corpus traite le contenu des diagnostics — le dossier technique, le DPE opposable, la mérule. Ce guide-ci porte sur celui qui les établit.

Qui peut établir un diagnostic ?

Une personne certifiée par un organisme accrédité. Ni un artisan, ni un expert autoproclamé, ni le propriétaire.

Le principe est posé à l’article de tête : les documents « sont établis par une personne présentant des garanties de compétence et disposant d’une organisation et de moyens appropriés »1.

La partie réglementaire dit ce que cette formule recouvre, et elle est plus exigeante qu’elle n’en a l’air. « Pour l’application de l’article L. 271-6, il est recouru soit à une personne physique dont les compétences ont été certifiées par un organisme accrédité dans le domaine de la construction, soit à une personne morale employant des salariés ou constituée de personnes physiques qui disposent des compétences certifiées dans les mêmes conditions »2.

Relevez la double chaîne de contrôle. La personne est certifiée par un organisme ; cet organisme est lui-même accrédité. La compétence ne s’auto-déclare donc à aucun niveau.

Notez aussi que la personne morale n’est pas certifiée en tant que telle : elle doit employer ou réunir des personnes physiques certifiées. Un cabinet ne transmet pas sa qualification à ses intervenants.

Une exception figure dans l’article de tête, et elle est étroite. Le diagnostic de performance énergétique affiché à l’intention du public « peut être réalisé par un agent de la collectivité publique ou de la personne morale occupant le bâtiment »1 — un cas qui ne concerne pas une vente ordinaire.

Comptez les documents que cette exigence couvre, car le périmètre n’est pas évident à la lecture. L’article vise les documents prévus aux « 1° à 4°, 6° et 7° du I de l’article L. 271-4 ainsi qu’à l’article L. 126-26 »1 : 6 rangs énumérés dans un article, plus un article distinct, soit 7 renvois. Le 5° est le seul rang manquant que cette énumération démontre, parce qu’il est encadré par le 4° et le 6° ; ce que contient l’article L271-4 au-delà du 7°, nous ne l’avons pas lu.

Cette énumération a une conséquence pratique pour un dossier de 6 diagnostics comme celui d’Ombline. Toutes les pièces d’un dossier de vente ne relèvent pas nécessairement du même régime de certification : la règle s’attache aux rangs énumérés, pas à l’idée générale de diagnostic.

Quel montant l’assurance du diagnostiqueur doit-elle couvrir ?

300 000 € par sinistre, 500 000 € par année. La différence entre les deux décide de ce qui reste quand plusieurs dossiers se présentent.

L’obligation figure d’abord dans la loi : « Cette personne est tenue de souscrire une assurance permettant de couvrir les conséquences d’un engagement de sa responsabilité en raison de ses interventions »1.

Le montant est fixé par le règlement : les personnes concernées « souscrivent une assurance dont le montant de la garantie ne peut être inférieur à 300 000 euros par sinistre et 500 000 euros par année d’assurance »3.

Faites l’arithmétique, car elle est instructive. Le plafond annuel vaut 1,67 fois le plafond par sinistre : une seule affaire au maximum de la garantie l’épuise aux deux tiers, et deux sinistres pleins la même année dépassent le plafond annuel de 100 000 €.

Ce que cela signifie pour un acquéreur mérite d’être dit sans dramatiser. Ces montants sont des planchers, non des plafonds : un diagnostiqueur peut être mieux assuré. Mais rien ne l’y oblige, et rien n’informe l’acquéreur du niveau réel de la garantie.

Ce que ce guide ne dit pas doit être posé ici. Il n’indique ni ce que couvre exactement le contrat d’assurance, ni comment se répartit la garantie entre plusieurs victimes d’un même exercice : ces questions relèvent du contrat et du droit des assurances, que nous n’avons pas lus.

Un ordre de grandeur aide à situer ces montants, et il est frappant. Le dossier d’Ombline a coûté 780 €, soit 130 € par pièce : le plancher par sinistre vaut 385 fois le prix du dossier entier, et 2 308 fois celui d’un diagnostic isolé.

Datons enfin ces deux chiffres, parce qu’ils sont anciens. La version lue de l’article est en vigueur depuis le 22 décembre 20083 : les 300 000 € et les 500 000 € n’ont pas été réévalués depuis, alors que l’article de tête, lui, a été réécrit en 2025.

Une indépendance imposée dans deux directions

Ni lien avec celui qui paie, ni lien avec celui qui réparera. La seconde branche est la moins connue.

Le texte les pose ensemble : le diagnostiqueur « ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à elle, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux sur les ouvrages, installations ou équipements pour lesquels il lui est demandé d’établir l’un des documents mentionnés au premier alinéa »1.

La première branche est intuitive : celui qui commande et paie ne doit pas pouvoir influer sur le résultat. Le mandataire est visé au même titre, ce qui inclut l’agent immobilier qui organise la vente.

La seconde l’est moins, et c’est elle qui protège l’acquéreur d’un conflit d’intérêts inverse. Le diagnostiqueur ne doit avoir aucun lien avec « une entreprise pouvant réaliser des travaux »1 sur ce qu’il examine : celui qui constate un défaut ne peut pas être lié à celui qui le réparera.

Relevez la formulation, qui est large. Le texte ne parle pas d’entreprise ayant réalisé des travaux, mais d’entreprise « pouvant » en réaliser : le lien est prohibé même si aucun chantier n’a encore été envisagé.

Une pièce permet de vérifier tout cela avant la prestation, et l’acquéreur peut la demander. Le professionnel remet préalablement à son client « un document par lequel elle atteste sur l’honneur qu’elle est en situation régulière […] et qu’elle dispose des moyens en matériel et en personnel nécessaires à sa prestation »4.

Ce que la loi de 2025 a ajouté

Un annuaire public des diagnostiqueurs en activité. C’est la nouveauté du texte, et elle est récente.

Le dernier alinéa de l’article est bref : « Un annuaire rendu public recense les personnes en activité mentionnées au premier alinéa du présent article. Les modalités d’application du présent alinéa sont précisées par arrêté du ministre chargé de la construction »1.

Datons cette disposition, car elle change ce qu’un acquéreur peut vérifier. L’article est en vigueur depuis le 2 juillet 2025, dans une rédaction issue de la loi n° 2025-594 du 30 juin 20251 : un guide écrit avant cette date ne pouvait pas mentionner cet annuaire.

Ce que ce guide ne dit pas doit être posé nettement. Il n’indique pas où consulter cet annuaire ni ce qu’il contient : l’arrêté qui en fixe les modalités n’a pas été lu, et l’article se borne à en prévoir l’existence.

Retenez malgré tout ce que cette disposition ajoute au dispositif. Avant elle, l’acquéreur disposait d’une attestation sur l’honneur remise par le professionnel lui-même ; l’annuaire introduit une vérification qui ne dépend plus de la personne contrôlée.

Notez le mot « en activité »1, qui restreint le recensement. L’annuaire ne recense pas les professionnels ayant exercé, mais ceux qui exercent : un document établi 3 ans plus tôt par une personne depuis sortie d’activité ne se vérifiera pas de cette façon.

Mesurez l’écart de dates entre les deux étages du dispositif, il éclaire la lecture. L’article de tête date du 2 juillet 2025 ; les 4 articles réglementaires lus datent de 2008, 2010, 2012 et 20192356. Entre le plus ancien de ces décrets et l’article de tête, 17 ans séparent les deux étages du dispositif ; entre le plus ancien et le plus récent des décrets eux-mêmes, l’écart n’est que de 11 ans.

Que risque un diagnostiqueur qui manque à ces règles ?

Une contravention de cinquième classe. Le texte la prévoit sans en donner le montant.

La disposition est rédigée en énumération : « Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait : a) D’établir ou d’accepter d’établir un document sans respecter les conditions de compétences, d’organisation, d’assurance ou d’impartialité requises »5.

Quatre manquements sont visés dans la même phrase, et ils correspondent exactement aux quatre exigences des sections précédentes : compétence, organisation, assurance, impartialité.

Notez la formule « ou d’accepter d’établir »5. Elle vise celui qui accepte la mission en sachant qu’il n’y satisfait pas, et non seulement celui qui remet le document.

Ce guide ne publie pas le montant de cette amende. L’article renvoie au tarif des contraventions de cinquième classe, fixé ailleurs, et nous n’avons pas lu ce texte.

Une précision de portée s’impose enfin, et elle porte sur ce que les textes lus contiennent. Aucun des 6 articles ne prévoit d’indemnisation pour l’acquéreur : ils énoncent des obligations et punissent leur manquement. La réparation d’un préjudice relève d’une autre logique, que ces articles n’organisent pas et que ce guide ne traite pas.

Combien de temps un diagnostic reste-t-il valable ?

De six mois à trois ans selon la pièce. Une seule peut expirer entre la promesse et l’acte.

Les durées sont rapportées à la date de la promesse ou de l’acte de vente. Le texte fixe moins d’un an pour le constat de risque d’exposition au plomb, moins de six mois pour l’état relatif aux termites, et moins de trois ans pour l’état de l’installation intérieure de gaz comme pour celui de l’électricité6.

Une précaution de lecture s’impose ici, et elle vaut d’être dite. Ces quatre durées sont rapportées, non citées entre guillemets : la page n’a pas pu être restituée en verbatim intégral, et le locator de ce guide le signale.

Faites le rapprochement avec le calendrier d’une acquisition. Sur quatre mois entre promesse et acte, hypothèse posée, une seule de ces pièces peut expirer : l’état relatif aux termites, dont la validité de 6 mois ne laisse que 2 mois de marge au jour de l’acte.

C’est donc la pièce à dater en premier dans un dossier. Les 3 autres, dont la borne est de 12 ou 36 mois, résistent au calendrier ordinaire d’une vente.

Le rapport entre les durées mérite d’être posé, car il est de 1 à 6. Ces bornes sont des maxima, le texte disant « moins de » et non « de » : le plus court est de 6 mois, le plus long de 36, soit entre les deux un facteur 6, et une borne moyenne de 22,5 mois sur les 4 documents relevés.

Une précision de calendrier évite l’erreur la plus courante. Ces durées se comptent à la date de la promesse ou de l’acte de vente6, pas à la date de la mise en vente : un bien resté 8 mois sur le marché voit son état termites expirer avant même qu’une offre soit reçue.

Ce que le recours d’Ombline vaut en chiffres

Exemple construit, chiffres cohérents entre eux, aucun dossier réel derrière. Ombline a payé 780 € pour un dossier de 6 diagnostics, et découvre après l’acte un préjudice posé à 24 000 €.

Le rapport entre les deux frappe : le préjudice représente 30,8 fois le coût du dossier. C’est la raison pour laquelle le législateur n’a pas laissé l’assurance au libre choix du professionnel.

Un préjudice posé à 24 000 €, rapporté aux deux planchers

Ce que le recours d’Ombline vaut en chiffres — tableau 1
Préjudice posé24 000 €
Plancher par sinistre300 000 €12
Plancher par année d’assurance500 000 €20

Les deux dernières lignes se vérifient par division : 300 000 divisés par 24 000 font 12, et 500 000 divisés par 24 000 font 20. L’écart entre les deux comptes est de 8 dossiers, et il tient à la différence entre les deux planchers.

Un point de vigilance sort de cette arithmétique. Le plancher par sinistre couvre douze dossiers de cette taille, mais le plancher annuel n’en couvre que vingt : le vingt et unième acquéreur d’une même année ne trouve plus de garantie, quelle que soit la valeur de son dossier.

Ce que ce tableau ne dit pas mérite d’être posé. Il raisonne sur les planchers légaux, pas sur la garantie réelle du professionnel, qui peut être supérieure. Et il ne dit rien de la répartition entre victimes, question que les textes lus n’abordent pas.

Poussez le calcul dans l’autre sens, il est plus parlant encore. Deux sinistres au maximum de la garantie par sinistre représentent 600 000 € pour un plafond annuel de 500 000 € : 100 000 € restent alors sans couverture, soit plus de 4 fois le préjudice posé d’Ombline.

Ce que cela change pour la décision d’Ombline tient en une ligne. Son préjudice de 24 000 € reste 276 000 € en dessous du plancher par sinistre : c’est le cas ordinaire, où la garantie légale suffit largement, et c’est heureusement le plus fréquent.

Quatre dossiers qui dérapent, et ce que chacun coûte

Quatre erreurs de lecture, sur des acquisitions menées avec soin. Les montants sont ceux du dossier d’Ombline.

L’attestation jamais demandée. L’acquéreur reçoit les diagnostics et ne demande rien d’autre. Le professionnel doit pourtant remettre préalablement à son client une attestation sur l’honneur : sur un préjudice posé à 24 000 €, la première question sera celle de la régularité de celui qui a signé.

Le diagnostiqueur recommandé par l’entreprise de travaux. Le vendeur fait appel à un professionnel présenté par l’artisan qui doit intervenir. Le texte prohibe tout lien avec « une entreprise pouvant réaliser des travaux » : le diagnostic de 130 € est établi dans une situation que le code interdit.

La garantie crue illimitée. L’acquéreur suppose que l’assurance couvrira tout. Les planchers sont de 300 000 € par sinistre et 500 000 € par année : au-delà de 20 dossiers de 24 000 € dans le même exercice, la garantie annuelle est épuisée.

L’état termites périmé le jour de l’acte. La promesse est signée avec un document de cinq mois, l’acte intervient quatre mois plus tard. La validité est de moins de six mois : la pièce est périmée, et c’est la seule des quatre dont la durée le permet. Les 130 € de ce document sont perdus, et le dossier de 780 € est incomplet le jour de la signature.

Le point commun des quatre tient en une ligne. Dans chacun, l’acquéreur a regardé le contenu du diagnostic sans regarder qui l’avait établi.

Six vérifications sur un dossier de diagnostics

Trois sur la personne. Trois sur les documents.

  1. Demandez l’attestation sur l’honneur. Elle doit être remise préalablement au client, et elle porte sur la situation régulière du professionnel et sur ses moyens.
  2. Vérifiez l’organisme certificateur. Les compétences sont certifiées par un organisme accrédité, et une personne morale ne transmet pas sa qualification à ses intervenants.
  3. Cherchez le lien avec une entreprise de travaux. Le texte prohibe tout lien avec une entreprise pouvant intervenir, même sans chantier envisagé.
  4. Datez chaque pièce, pas le dossier. Les validités vont de six mois à trois ans, et une seule expire dans le calendrier ordinaire d’une vente.
  5. Ne comptez pas sur une garantie illimitée. Les montants du code sont des planchers, et l’un d’eux est annuel, donc partagé entre les dossiers de l’exercice.
  6. Distinguez la sanction de la réparation. La contravention punit le professionnel ; elle ne répare pas votre préjudice, qui relève d’une autre action.

Un mot sur les professionnels que ce sujet mobilise, et sur leur ordre. Le diagnostiqueur est ici l’objet du guide, non son auteur : c’est sa certification, son assurance et son indépendance qu’il s’agit de vérifier. Le notaire rassemble le dossier et connaît les durées de validité, mais il n’a pas à contrôler la certification de celui qui l’a établi. L’agent immobilier est expressément visé par la règle d’impartialité, en tant que mandataire du propriétaire. L’avocat intervient si le préjudice se chiffre et qu’une action s’engage. L’artisan qui doit réaliser les travaux est la personne avec laquelle aucun lien n’est admis. Et le chasseur immobilier a intérêt à demander l’attestation avant l’offre, plutôt qu’après l’acte.

Une remarque pour finir sur ce que ce guide ne traite pas. Il ne porte pas sur le contenu des diagnostics, exposé dans notre guide sur le dossier technique et dans ceux qui traitent chaque pièce. Il ne publie pas le montant de l’amende de cinquième classe, que l’article lu ne donne pas. Il ne dit pas où consulter l’annuaire public, l’arrêté n’ayant pas été lu. Il ne traite ni la garantie des vices cachés, ni les travaux non déclarés découverts après l’achat.

UN DOSSIER DE SIX DIAGNOSTICS POSÉ À 780 €

24 000 € de préjudice, 276 000 € de marge sous le plancher.

Sur l’exemple construit de ce guide, le préjudice reste très en dessous de la garantie minimale. C’est le cas ordinaire — mais le plafond annuel, lui, est partagé entre tous les dossiers de l’exercice.

  • 300 000 € par sinistre, 500 000 € par année d’assurance
  • 12 dossiers de cette taille par sinistre, 20 par année
  • Des montants inchangés depuis le 22 décembre 2008
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Les questions les plus utiles avant de signer, avec des réponses directes et leurs limites.

Une question sur votre projet ?

Présentez votre situation lors d’un premier échange.

Poser ma question

01 · La personne

  • 01Qui a le droit d’établir un diagnostic immobilier ?
    Une personne dont les compétences ont été certifiées par un organisme lui-même accrédité dans le domaine de la construction. Le code prévoit qu’il soit recouru « soit à une personne physique dont les compétences ont été certifiées par un organisme accrédité dans le domaine de la construction, soit à une personne morale employant des salariés ou constituée de personnes physiques qui disposent des compétences certifiées dans les mêmes conditions ». La chaîne de contrôle a donc deux étages, et une société ne transmet pas sa qualification à ses intervenants : ce sont les personnes physiques qui doivent être certifiées.
  • 02Quel est le montant minimal de l’assurance d’un diagnostiqueur ?
    Deux planchers, et ils ne disent pas la même chose. Le texte impose une assurance « dont le montant de la garantie ne peut être inférieur à 300 000 euros par sinistre et 500 000 euros par année d’assurance ». Le premier chiffre borne une affaire, le second borne l’exercice entier : deux sinistres au maximum de la garantie la même année représentent 600 000 €, soit 100 000 € au-delà du plafond annuel. Ce sont des planchers, non des plafonds — un professionnel peut être mieux assuré, mais rien ne l’y oblige.

02 · L’indépendance

  • 03Le diagnostiqueur peut-il être recommandé par l’entreprise qui fera les travaux ?
    Non, et c’est la branche la moins connue de la règle. Le diagnostiqueur « ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à elle, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux sur les ouvrages, installations ou équipements pour lesquels il lui est demandé d’établir l’un des documents mentionnés au premier alinéa ». Notez le mot « pouvant » : le lien est prohibé même si aucun chantier n’a encore été envisagé.
  • 04Puis-je demander une preuve avant de commander un diagnostic ?
    Oui, et le texte en fait une obligation du professionnel. Celui-ci remet préalablement à son client « un document par lequel elle atteste sur l’honneur qu’elle est en situation régulière […] et qu’elle dispose des moyens en matériel et en personnel nécessaires à sa prestation ». C’est donc une pièce à réclamer avant la prestation, pas après. Depuis la loi du 30 juin 2025, l’article prévoit en outre un recensement : « Un annuaire rendu public recense les personnes en activité » : une vérification qui ne dépend plus de la personne contrôlée.

03 · La sanction

  • 05Que risque un diagnostiqueur qui ne respecte pas ces règles ?
    Une contravention de cinquième classe. Le texte punit « le fait : a) D’établir ou d’accepter d’établir un document » sans satisfaire aux conditions requises — quatre manquements sont visés ensemble : compétence, organisation, assurance, impartialité. Ce guide ne publie pas le montant de l’amende, que l’article lu ne donne pas. Retenez surtout que cette sanction punit : elle ne répare pas le préjudice d’un acquéreur, qui relève d’une autre action.

04 · Les documents

  • 06Combien de temps un diagnostic reste-t-il valable ?
    De 6 à 36 mois selon la pièce, comptés à la date de la promesse ou de l’acte de vente. Les durées relevées sont de moins d’un an pour le constat de risque d’exposition au plomb, moins de six mois pour l’état relatif aux termites, et moins de trois ans pour les installations intérieures de gaz et d’électricité. Sur un délai de 4 mois entre promesse et acte, un seul de ces documents peut expirer : l’état termites, dont les 6 mois ne laissent que 2 mois de marge le jour de la signature. Ces durées sont rapportées et non citées : la page n’a pas pu être restituée en verbatim intégral.
  • 07Un diagnostic faux ouvre-t-il un recours contre le diagnostiqueur ?
    Les articles lus n’organisent pas ce recours : ils posent les obligations dont le manquement peut le fonder. Ce qu’ils garantissent, c’est qu’une assurance existe et qu’elle couvre au minimum 300 000 € par sinistre. Sur le dossier construit d’Ombline — 780 € de diagnostics, un préjudice posé à 24 000 € —, le montant reste 276 000 € en dessous de ce plancher. Engager l’action relève de la responsabilité civile, que ce guide ne traite pas, et l’interlocuteur est alors un avocat.

Ce guide ne publie aucun montant d’amende. L’article lu renvoie à un tarif qu’il ne fixe pas.

Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics. Sur un diagnostic contesté, l’interlocuteur est un avocat : les textes lus posent les obligations, ils n’organisent pas le recours.

6 articles lus sur Légifrance2 sources en verbatim partiel, déclarées0 montant d’amende publié

Sources et date de contrôle

Compétence certifiée, assurance obligatoire, indépendance imposée : les trois exigences que le code fait peser sur le professionnel, et ce qu’elles ouvrent à l’acquéreur d’un diagnostic faux.

  • Source 01

    Article L271-6 du code de la construction et de l’habitation — compétence, assurance, impartialité et annuaire — Légifrance. Les documents prévus aux 1° à 4°, 6° et 7° du I de l’article L. 271-4 ainsi qu’à l’article L. 126-26 sont établis par une personne présentant des garanties de compétence et disposant d’une organisation et de moyens appropriés. Cette personne est tenue de souscrire une assurance permettant de couvrir les conséquences d’un engagement de sa responsabilité en raison de ses interventions. Elle ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à elle, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux sur les ouvrages, installations ou équipements pour lesquels il lui est demandé d’établir l’un des documents mentionnés au premier alinéa. Le diagnostic de performance énergétique mentionné à l’article L. 126-30 affiché à l’intention du public peut être réalisé par un agent de la collectivité publique ou de la personne morale occupant le bâtiment, dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article. Un décret définit les conditions et modalités d’application du présent article. Un annuaire rendu public recense les personnes en activité mentionnées au premier alinéa du présent article. Les modalités d’application du présent alinéa sont précisées par arrêté du ministre chargé de la construction. Version en vigueur depuis le 2 juillet 2025, modifiée par la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025, article 25. Aucune version postérieure annoncée. Page lue le 31 août 2026.

  • Source 02

    Article R271-1 du code de la construction et de l’habitation — la certification des compétences — Légifrance. Pour l’application de l’article L. 271-6, il est recouru soit à une personne physique dont les compétences ont été certifiées par un organisme accrédité dans le domaine de la construction, soit à une personne morale employant des salariés ou constituée de personnes physiques qui disposent des compétences certifiées dans les mêmes conditions. Version en vigueur depuis le 14 octobre 2010. Page lue le 31 août 2026.

  • Source 03

    Article R271-2 du code de la construction et de l’habitation — le montant minimal de l’assurance — Légifrance. Les personnes mentionnées à l’article L. 271-6 souscrivent une assurance dont le montant de la garantie ne peut être inférieur à 300 000 euros par sinistre et 500 000 euros par année d’assurance. Version en vigueur depuis le 22 décembre 2008. Page lue le 31 août 2026.

  • Source 04

    Article R271-3 du code de la construction et de l’habitation — l’attestation remise au client — Légifrance. La personne à laquelle il est fait appel pour l’établissement des documents remet préalablement à son client un document par lequel elle atteste sur l’honneur qu’elle est en situation régulière au regard des dispositions de cet article et qu’elle dispose des moyens en matériel et en personnel nécessaires à sa prestation. Version en vigueur depuis le 14 octobre 2010. Page lue le 31 août 2026 ; l’article a fait l’objet de deux lectures successives, la seconde n’ayant pu être obtenue qu’en fragments concordants.

  • Source 05

    Article R271-4 du code de la construction et de l’habitation — la sanction pénale — Légifrance. Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait : a) D’établir ou d’accepter d’établir un document sans respecter les conditions de compétences, d’organisation, d’assurance ou d’impartialité requises. Version en vigueur depuis le 9 juillet 2012. Page lue le 31 août 2026 ; le montant de l’amende n’est pas donné par cet article, et ce guide ne le publie pas.

  • Source 06

    Article D271-5 du code de la construction et de l’habitation — les durées de validité — Légifrance. Durées relevées à la lecture de l’article, rapportées à la date de la promesse ou de l’acte de vente : moins d’un an pour le constat de risque d’exposition au plomb ; moins de six mois pour l’état relatif aux termites ; moins de trois ans pour l’état de l’installation intérieure de gaz ; moins de trois ans pour l’état de l’installation intérieure d’électricité. Version en vigueur depuis le 1er septembre 2019. Page lue le 31 août 2026 ; ces durées sont rapportées et non citées entre guillemets, la page n’ayant pu être restituée en verbatim intégral.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

Les six articles cités ont été lus sur Légifrance le 31 août 2026. Une limite de méthode doit être signalée, parce qu’elle touche deux des six sources : les articles R271-3 et D271-5 n’ont pas pu être restitués en verbatim intégral. Pour le premier, seuls les fragments obtenus par deux lectures concordantes sont cités entre guillemets ; pour le second, les quatre durées de validité sont rapportées et non citées, et le locator le dit. Un point de fraîcheur mérite d’être rapporté : l’article L271-6 est en vigueur depuis le 2 juillet 2025, dans une rédaction issue de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025, et c’est de là que vient l’annuaire public — un guide antérieur ne pouvait pas le mentionner. La section réglementaire a été relue le même jour pour s’assurer qu’aucun décret de 2025 ou 2026 n’en avait modifié les montants : le plus récent des textes modificateurs y date de 2019. Ce guide ne prétend pas lire toute cette section : elle contient au moins un article que nous n’avons pas ouvert. Le dossier d’Ombline est un exemple construit : les 780 € de diagnostics et les 24 000 € de préjudice sont des hypothèses posées, non des chiffres relevés. Les deux planchers d’assurance, en revanche, sont ceux du texte, et le tableau ne fait que les diviser. Ce guide ne dit pas comment engager une action : il expose les obligations dont le manquement peut la fonder. Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics ; sur un diagnostic contesté, l’interlocuteur est un avocat.