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Guide de décisionVérifié le 28 août 20265 sourcesMéthode en cinq passes

Acheter un immeuble dont les travaux n’ont jamais été déclarés : les trois conséquences que la signature n’efface pas

« Les bâtiments, locaux ou installations soumis aux dispositions des articles L. 421-1 à L. 421-4 […] ne peuvent, nonobstant toutes clauses contractuelles contraires, être raccordés définitivement aux réseaux d’électricité, d’eau, de gaz ou de téléphone si leur construction ou leur transformation n’a pas été […] autorisée. »

CINQ TEXTES DU CODE DE L’URBANISME LUS MOT À MOT

Le vendeur dit que c’est ancien. Les délais, eux, courent depuis l’achèvement.

Un immeuble dont les combles ont été aménagés sans déclaration porte trois conséquences que la signature n’efface pas : le raccordement, l’amende, et le compte à rebours de la commune.

  • Aucun raccordement définitif aux réseaux, malgré toute clause contraire
  • Une amende comprise entre 1 200 € et 6 000 € le mètre carré créé
  • Une action civile de la commune prescrite par dix ans depuis l’achèvement
  • Et un arrêté d’interruption si les travaux reprennent

TEXTES LUS MOT À MOT

5

PLANCHER DE L’AMENDE

1 200 €

BARÈME AU MÈTRE CARRÉ CRÉÉ

6 000 €

PLAFOND POUR 45 M² DANS LE CAS

270 000 €

PRESCRIPTION DE L’ACTION CIVILE

10 ans

JOURS RESTANTS À L’ACQUISITION

1 162

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Pas de raccordement définitif aux réseaux. Les bâtiments soumis à autorisation « ne peuvent, nonobstant toutes clauses contractuelles contraires, être raccordés définitivement aux réseaux d’électricité, d’eau, de gaz ou de téléphone si leur construction ou leur transformation n’a pas été […] autorisée ou agréée »1.

Une amende qui se compte au mètre carré. Elle est « comprise entre 1 200 euros et un montant qui ne peut excéder […] une somme égale à 6 000 euros par mètre carré de surface construite »3 — 270 000 € pour 45 m².

Et la commune a dix ans pour agir. L’action civile en démolition ou mise en conformité « se prescrit en pareil cas par dix ans à compter de l’achèvement des travaux »5.

Le corpus traite l’attestation de conformité en fin de chantier, la purge du permis et la régularisation d’un permis attaqué. Aucun guide ne dit ce qu’un acquéreur hérite lorsque les travaux n’ont jamais été déclarés.

Pourquoi un logement non déclaré ne peut pas être raccordé

Parce qu’un texte l’interdit, et qu’aucun contrat n’y peut rien. C’est la sanction la plus concrète et la moins connue de ce dossier.

Le texte dispose que les bâtiments, locaux ou installations soumis à autorisation « ne peuvent, nonobstant toutes clauses contractuelles contraires, être raccordés définitivement aux réseaux d’électricité, d’eau, de gaz ou de téléphone si leur construction ou leur transformation n’a pas été, selon le cas, autorisée ou agréée en vertu de ces dispositions »1.

Quatre réseaux sont visés, et le mot qui compte est « définitivement ». Un branchement provisoire de chantier n’est pas concerné ; c’est le raccordement pérenne, celui qui permet de louer, que le texte ferme.

La formule « nonobstant toutes clauses contractuelles contraires » écarte par avance toute stipulation privée. Un promoteur, un vendeur ou un lotisseur ne peut pas promettre un raccordement que la loi interdit, et une clause de l’acte qui le garantirait ne vaudrait rien contre ce texte.

Pour un acquéreur d’immeuble de rapport, la conséquence est budgétaire autant que juridique. Un logement créé sans autorisation ne se raccorde pas seul : il dépend du compteur d’un autre logement ou d’un branchement existant, et toute demande de compteur individuel expose la situation au distributeur.

Cette dépendance se paie deux fois dans la vie du bien. À la location, elle interdit l’individualisation des charges d’énergie et oblige à une refacturation forfaitaire que le locataire peut discuter ; à la revente, elle apparaît dans le premier diagnostic sérieux et se traduit par une décote ou par une condition suspensive de régularisation. Un investisseur qui a payé le prix de deux logements se retrouve, pour l’un d’eux, avec un bien dont l’autonomie technique n’est pas acquise.

Combien coûte une surface créée sans autorisation ?

Entre 1 200 € et 6 000 € le mètre carré, et l’écart est vertigineux. Le texte fixe les deux bornes dans la même phrase.

Le fait d’exécuter des travaux en méconnaissance des obligations du code « est puni d’une amende comprise entre 1 200 euros et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d’une surface de plancher, une somme égale à 6 000 euros par mètre carré de surface construite, démolie ou rendue inutilisable […] soit, dans les autres cas, un montant de 300 000 euros »3.

Deux plafonds cohabitent, et ils ne s’appliquent pas au même cas. Quand des mètres carrés sont créés, le plafond se calcule au mètre carré ; sinon, il est forfaitaire à 300 000 €. Sur les 45 m² du dossier ci-dessous, le premier plafond atteint 270 000 €, soit 30 000 € de moins que le second.

La récidive ajoute une peine de prison. « En cas de récidive, outre la peine d’amende ainsi définie un emprisonnement de six mois pourra être prononcé »3.

Une dernière précision retire une inquiétude fréquente. « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux infractions relatives à l’affichage des permis ou des déclarations préalables »3 : un panneau mal posé n’entre pas dans ce barème.

L’écart entre les deux bornes mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il dit quelque chose de la manière dont ces dossiers se règlent. Un plafond qui vaut 225 fois le plancher n’est pas un tarif, c’est une échelle laissée au juge, et l’endroit où il se situe dépend de ce que le dossier montre — l’ampleur de la surface, la bonne ou la mauvaise foi, la régularisation entreprise ou non. Un acquéreur qui régularise spontanément ne se place pas au même endroit de cette échelle que celui qui poursuit l’exploitation en attendant que le délai passe.

Qui peut être poursuivi, et l’acheteur en fait-il partie ?

Le texte énumère, et l’énumération est large. Les peines « peuvent être prononcées contre les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux, les architectes, les entrepreneurs ou autres personnes responsables de l’exécution desdits travaux »3.

Cinq qualités sont visées, et deux méritent l’attention d’un investisseur. Les « utilisateurs du sol » et les « bénéficiaires des travaux » ne sont pas nécessairement ceux qui ont bâti : ces deux expressions décrivent des situations, non des actes de construction.

Ce guide s’arrête là, et il faut dire pourquoi. Savoir si un acquéreur qui n’a rien construit entre dans l’une de ces qualités est une question d’interprétation que les textes lus ne tranchent pas, et sur laquelle la jurisprudence, non lue ici, aurait le dernier mot.

Ce que le guide peut affirmer, en revanche, tient à ce que le texte écrit. L’énumération ne se limite pas au constructeur, et un acquéreur qui poursuit l’usage d’un local irrégulier n’est pas, par principe, hors du champ de la liste.

Il faut aussi noter ce que l’énumération dit du vendeur. Celui qui a fait exécuter les travaux reste, lui, sans ambiguïté dans la liste : il en a été le bénéficiaire au moment où ils ont été faits. Un acquéreur qui découvre l’irrégularité après coup a donc un interlocuteur naturel avant même de raisonner sur sa propre exposition, et c’est souvent par là qu’un dossier se dénoue plutôt que devant un tribunal.

Le maire peut-il arrêter un chantier en cours ?

Oui, et par sa seule décision. C’est la mesure la plus rapide du dispositif, et elle intervient avant tout jugement.

Le texte prévoit que « le maire peut également, si l’autorité judiciaire ne s’est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l’interruption des travaux »2.

Les moyens d’exécution sont énergiques. Le maire « peut prendre toutes mesures de coercition nécessaire pour assurer l’application immédiate de la décision judiciaire ou de son arrêté, en procédant notamment à la saisie des matériaux »2.

Dans un cas, la mesure n’est même plus une faculté. Le texte emploie le futur de l’obligation : « le maire prescrira par arrêté l’interruption des travaux »2.

Ce guide ne reproduit pas l’article entier et ne dit donc pas dans quels cas exacts cette obligation s’impose : seules les trois phrases citées ont été demandées à la source, et le reste n’a pas été lu.

Cette mesure ne concerne que des travaux en cours, et c’est ce qui la distingue de tout le reste du dossier. Un immeuble acheté avec des combles aménagés depuis sept ans n’est pas exposé à un arrêté d’interruption : il n’y a plus de chantier à interrompre. Le risque renaît le jour où l’acquéreur reprend les travaux — pour finir un aménagement, pour corriger une malfaçon, ou simplement pour améliorer ce qu’il vient d’acheter.

C’est la raison pour laquelle l’ordre des démarches compte plus que leur contenu. Régulariser d’abord, construire ensuite : la séquence inverse expose à une mesure immédiate, prise sans juge, contre laquelle l’argument de la bonne foi ne pèse pas lourd.

Combien de temps la commune peut-elle demander la démolition ?

Dix ans depuis l’achèvement, et c’est une action civile. Le texte désigne le demandeur, l’objet et le délai en deux phrases.

Le premier point est le demandeur : « La commune ou l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d’urbanisme peut saisir le tribunal judiciaire »5.

Le deuxième est l’objet, et il offre une alternative à la démolition. La saisine tend à faire ordonner « la démolition ou la mise en conformité d’un ouvrage édifié ou installé sans l’autorisation exigée par le présent livre, en méconnaissance de cette autorisation »5.

Le troisième est le délai, et son point de départ compte plus que sa durée. « L’action civile se prescrit en pareil cas par dix ans à compter de l’achèvement des travaux »5 : ce n’est ni la date de la vente, ni celle de la découverte, mais celle où les travaux ont été finis.

Pour un acquéreur, cela signifie qu’il achète un compte à rebours déjà entamé. Dans le dossier chiffré, les travaux datent de 2019 et l’acquisition de 2026 : 68 % du délai est écoulé le jour de la signature, et il en reste 1 162 jours.

Ce compte à rebours ne joue pourtant que sur cette action-là, et le guide se garde de le présenter comme une amnistie générale. La prescription décennale éteint l’action civile de la commune en démolition ou en mise en conformité ; elle ne dit rien de l’interdiction de raccordement, qui ne comporte aucun délai dans le texte lu, ni de ce qu’un acquéreur devra montrer le jour où il demandera lui-même une autorisation pour d’autres travaux.

Le barème des peines change au 1er janvier 2029

La page de l’article l’affiche, et il faut le signaler. Sa version en vigueur porte une fenêtre qui se ferme : elle court « du 11 avril 2024 au 1er janvier 2029 »3.

Une version postérieure existe déjà. Lue à une date située après la bascule, la même adresse affiche une version « en vigueur à partir du 1er janvier 2029 », créée par une ordonnance du 19 novembre 20254.

Sa première phrase s’ouvre par les mêmes mots que celle d’aujourd’hui, et le plancher de 1 200 € y figure encore4. Ce guide ne dit pas ce que cette version modifie : les deux textes n’ont pas été comparés mot à mot, et il vaut mieux le déclarer que le supposer.

Ce que l’investisseur doit en retenir tient en une phrase. Un dossier ouvert aujourd’hui sera jugé sous un texte dont la rédaction est déjà écrite mais pas encore applicable, et toute note de conseil datée de 2026 devra être relue en 2029.

Le dossier de Colombe, échéance par échéance

Exemple construit, chiffres cohérents entre eux, aucun dossier réel derrière. Colombe achète 420 000 € un immeuble de rapport dont les combles ont été aménagés sans déclaration, créant 45 m² de surface de plancher. Les travaux ont été achevés le 15 juin 2019, l’acte signé le 10 avril 2026.

Quarante-cinq mètres carrés, et ce que le barème produit

Le dossier de Colombe, échéance par échéance — tableau 1
Prix d’acquisition de l’immeuble420 000 €
Plancher de l’amende encourue1 200 €
Plafond de l’amende, 45 m² à 6 000 € le mètre carré270 000 €
Écart entre le plancher et le plafond268 800 €

Le tableau se lit à l’écran : 270 000 moins 1 200 font 268 800 €. Le plafond représente 64,3 % du prix d’acquisition, et il vaut 225 fois le plancher — c’est dire l’étendue de ce que le juge apprécie.

Les échéances, elles, courent toutes depuis l’achèvement des travaux et non depuis la vente.

Des travaux achevés le 15 juin 2019, trois échéances

Le dossier de Colombe, échéance par échéance — tableau 2
Acquisition par Colombe10 avril 20262 491 jours
Bascule de l’article des peines1er janvier 20293 488 jours
Prescription de l’action civile de la commune15 juin 20293 653 jours

Les 3 653 jours de la dernière ligne sont les dix années que le texte prévoit, comptées sur un calendrier réel. Au jour de la signature, 68 % de ce délai étaient écoulés et 32 % restaient à courir, soit 1 162 jours.

Ce que ce dossier ne dit pas mérite d’être posé aussi nettement. Il ne dit pas si Colombe, qui n’a rien construit, entre dans l’une des qualités que l’article des peines énumère : c’est une question d’interprétation que les textes lus ne tranchent pas. Il ne dit pas non plus quelle amende serait effectivement prononcée entre 1 200 € et 270 000 €, cette appréciation appartenant au juge.

Quatre dossiers qui dérapent, et ce que chacun coûte

Quatre dossiers distincts, dans lesquels l’immeuble était loué et le prix payé.

L’acquéreur qui compte les dix ans depuis la vente. Il pense disposer d’un délai entier à partir de son acte. Le texte fait courir la prescription depuis l’achèvement des travaux : sur 420 000 € d’acquisition, il reste 1 162 jours et non 3 653.

La demande de compteur individuel. Le nouveau propriétaire sollicite un raccordement définitif pour le logement des combles. La demande expose l’irrégularité au distributeur, et le texte interdit le raccordement : le logement reste branché sur un compteur commun, ce qui complique sa location séparée — sur un immeuble payé 420 000 €, deux lots deviennent difficiles à louer distinctement.

La clause rassurante de l’acte. Le vendeur garantit par écrit que le bien est raccordable. Le texte écarte « toutes clauses contractuelles contraires » : la clause ne produit aucun effet contre l’interdiction légale, et les 270 000 € de plafond d’amende restent encourus.

Les travaux repris sans régulariser. L’acquéreur poursuit l’aménagement pour finir les combles. Un constat suffit à ouvrir la voie à un arrêté d’interruption, et le maire peut aller jusqu’à la saisie des matériaux — sur un chantier dont la surface litigieuse vaut 270 000 € au barème.

Le point commun des quatre tient en une ligne. Chacun a raisonné à partir de sa propre date d’entrée dans le dossier, alors que tous les délais du code se comptent depuis l’achèvement des travaux.

Six gestes avant d’acheter un immeuble aux travaux incertains

Trois avant l’offre. Trois avant l’acte.

  1. Datez l’achèvement des travaux, pas leur découverte. C’est cette date qui fait courir les dix ans de l’action civile de la commune.
  2. Comparez les surfaces déclarées et les surfaces existantes. Le barème de l’amende se calcule au mètre carré créé : 45 m² valent 270 000 € de plafond.
  3. Vérifiez les compteurs avant de promettre une location. Un local non autorisé ne peut pas être raccordé définitivement, quelle que soit la clause de l’acte.
  4. Demandez au vendeur les autorisations, pas ses assurances. Une garantie contractuelle ne prévaut pas sur une interdiction légale.
  5. Ne reprenez pas les travaux avant d’avoir régularisé. Un arrêté d’interruption s’obtient sans jugement et permet la saisie des matériaux.
  6. Faites relire votre dossier après 2029. L’article des peines porte une version postérieure déjà écrite, applicable au 1er janvier 2029.

Un mot sur les professionnels que ce dossier mobilise, et sur leur ordre. Le géomètre mesure les surfaces réellement construites et les confronte aux plans déposés, et c’est de cet écart que tout part. Le notaire interroge la mairie et vérifie les autorisations produites, plutôt que les déclarations du vendeur. L’architecte dit si une régularisation est concevable et ce qu’elle suppose de travaux. Le diagnostiqueur, enfin, relève l’état des installations d’un local que le distributeur n’a peut-être jamais vu.

Une remarque pour finir sur ce que ce guide ne traite pas. Il ne reproduit pas l’article sur l’interruption des travaux dans son entier : seules trois phrases ont été demandées à la source. Il ne dit pas si un acquéreur qui n’a pas construit entre dans les qualités que l’article des peines énumère, faute de texte tranchant la question. Il ne lit pas la jurisprudence, et ne dit donc rien de la prescription de l’action publique. Il ne dit pas ce que la version postérieure de l’article des peines modifie, les deux textes n’ayant pas été comparés mot à mot. Et il ne traite ni la prescription administrative de dix ans qu’un autre guide lit, ni les arrêtés de police des immeubles, ni le recours contre le vendeur.

68 % DU DÉLAI ÉCOULÉ LE JOUR DE LA SIGNATURE

Vous achetez un compte à rebours entamé.

Dans le dossier chiffré, les travaux datent de 2019 et l’acquisition de 2026 : il reste 1 162 jours sur les 3 653 que le texte accorde à la commune. Mais l’interdiction de raccordement, elle, ne comporte aucun délai.

  • Pourquoi une clause de l’acte ne peut pas garantir un raccordement
  • Pourquoi le plafond de l’amende vaut 225 fois son plancher
  • Pourquoi reprendre les travaux avant de régulariser change tout
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Dix réponses directes sur l’interdiction de raccordement, le barème de l’amende et ses deux bornes, les personnes visées, l’arrêté d’interruption, la prescription décennale et son point de départ, et la version du barème applicable en 2029.

Un immeuble de rapport aux surfaces incertaines ?

La première question est celle de la date d’achèvement, la deuxième celle de l’écart de surface.

Faire le point sur un projet

01 · Le raccordement

  • 01Un logement créé sans autorisation peut-il être raccordé aux réseaux ?
    Non, pas définitivement. Les bâtiments soumis à autorisation « ne peuvent, nonobstant toutes clauses contractuelles contraires, être raccordés définitivement aux réseaux d’électricité, d’eau, de gaz ou de téléphone si leur construction ou leur transformation n’a pas été, selon le cas, autorisée ou agréée en vertu de ces dispositions ».
  • 02Une clause du contrat de vente peut-elle garantir le raccordement ?
    Non. Le texte écarte par avance « toutes clauses contractuelles contraires ». Une garantie donnée par le vendeur, un promoteur ou un lotisseur ne produit aucun effet contre cette interdiction légale.

02 · Les peines

  • 03Quel est le montant de l’amende encourue ?
    Une fourchette très large. L’amende est « comprise entre 1 200 euros et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d’une surface de plancher, une somme égale à 6 000 euros par mètre carré de surface construite, démolie ou rendue inutilisable […] soit, dans les autres cas, un montant de 300 000 euros ».
  • 04La récidive est-elle sanctionnée plus lourdement ?
    Oui, par une peine de prison. « En cas de récidive, outre la peine d’amende ainsi définie un emprisonnement de six mois pourra être prononcé. »
  • 05Qui peut être poursuivi ?
    Une liste large. Les peines « peuvent être prononcées contre les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux, les architectes, les entrepreneurs ou autres personnes responsables de l’exécution desdits travaux ». Savoir si un acquéreur qui n’a rien construit entre dans l’une de ces qualités est une question d’interprétation que ce guide ne tranche pas.
  • 06Un défaut d’affichage du permis entre-t-il dans ce barème ?
    Non. Le texte le dit expressément : « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux infractions relatives à l’affichage des permis ou des déclarations préalables. »

03 · Les délais

  • 07Le maire peut-il faire arrêter des travaux irréguliers ?
    Oui, sans attendre un jugement. « Le maire peut également, si l’autorité judiciaire ne s’est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l’interruption des travaux », et il « peut prendre toutes mesures de coercition nécessaire […] en procédant notamment à la saisie des matériaux ».
  • 08Combien de temps la commune peut-elle demander la démolition ?
    Dix ans. La commune ou l’intercommunalité « peut saisir le tribunal judiciaire en vue de faire ordonner la démolition ou la mise en conformité d’un ouvrage édifié ou installé sans l’autorisation exigée », et « l’action civile se prescrit en pareil cas par dix ans à compter de l’achèvement des travaux ».
  • 09Ce délai de dix ans court-il depuis la vente ?
    Non, depuis l’achèvement des travaux. C’est le point de départ que le texte retient, et non la date de l’acte ni celle de la découverte. Un acquéreur achète donc un compte à rebours déjà entamé.

04 · L’avenir

  • 10Le barème des peines va-t-il changer ?
    Oui, au 1er janvier 2029. La page de l’article affiche une version en vigueur « du 11 avril 2024 au 1er janvier 2029 », et une version postérieure existe déjà, créée par une ordonnance du 19 novembre 2025. Ce guide ne dit pas ce qu’elle modifie : les deux textes n’ont pas été comparés mot à mot.

Quarante-cinq mètres carrés de plus que sur les plans. Et un vendeur qui trouve ça ancien.

Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics. Nous exposons les textes ; sur un immeuble aux surfaces incertaines, l’interlocuteur utile est le géomètre.

Cinq textes lus sur Légifrance, dans leur état au 28 août 2026Une fenêtre de version qui se ferme, et sa version postérieure lue par consultation datéeUne question laissée ouverte : les textes lus ne disent pas si l’acquéreur est visé

Sources et date de contrôle

Cinq textes du code de l’urbanisme lus mot à mot sur Légifrance, dans leur état au 28 août 2026.

  • Source 01

    Article L. 111-12 du code de l’urbanisme — Légifrance. Les bâtiments, locaux ou installations soumis aux dispositions des articles L. 421-1 à L. 421-4 ou L. 510-1, ne peuvent, nonobstant toutes clauses contractuelles contraires, être raccordés définitivement aux réseaux d’électricité, d’eau, de gaz ou de téléphone si leur construction ou leur transformation n’a pas été, selon le cas, autorisée ou agréée en vertu de ces dispositions. Version en vigueur depuis le 1er janvier 2016, créé par l’ordonnance n° 2015-1174 du 23 septembre 2015. Aucune abrogation ni modification annoncée. Page lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 02

    Article L. 480-2 du code de l’urbanisme — Légifrance. le maire peut également, si l’autorité judiciaire ne s’est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l’interruption des travaux […] Le maire peut prendre toutes mesures de coercition nécessaire pour assurer l’application immédiate de la décision judiciaire ou de son arrêté, en procédant notamment à la saisie des matériaux […] le maire prescrira par arrêté l’interruption des travaux. Version en vigueur depuis le 29 décembre 2019. Aucune abrogation ni modification annoncée. Page lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et interrogée phrase par phrase pour obtenir chaque citation sans reformulation. Le guide ne reproduit pas l’article entier : seules les trois phrases citées ont été demandées.

  • Source 03

    Article L. 480-4 du code de l’urbanisme, version en vigueur — Légifrance. Le fait d’exécuter des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 et L. 421-5-3 en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d’aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable est puni d’une amende comprise entre 1 200 euros et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d’une surface de plancher, une somme égale à 6 000 euros par mètre carré de surface construite, démolie ou rendue inutilisable au sens de l’article L. 430-2, soit, dans les autres cas, un montant de 300 000 euros. En cas de récidive, outre la peine d’amende ainsi définie un emprisonnement de six mois pourra être prononcé. Les peines prévues à l’alinéa précédent peuvent être prononcées contre les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux, les architectes, les entrepreneurs ou autres personnes responsables de l’exécution desdits travaux. […] Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux infractions relatives à l’affichage des permis ou des déclarations préalables. Version en vigueur du 11 avril 2024 au 1er janvier 2029, modifiée par la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, article 24. Page lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 04

    Article L. 480-4 du code de l’urbanisme, version applicable à partir du 1er janvier 2029 — Légifrance. Version en vigueur à partir du 1er janvier 2029, créée par l’ordonnance n° 2025-1091 du 19 novembre 2025, article 47. La première phrase de cette version s’ouvre par les mêmes mots que la version en vigueur : Le fait d’exécuter des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 et L. 421-5-3 en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d’aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable est puni d’une amende comprise entre 1 200 euros et un montant qui ne peut excéder… Page consultée à la date du 1er juin 2029 pour obtenir la version postérieure, le 28 août 2026. Le guide ne dit pas ce que cette version modifie : les deux textes n’ont pas été comparés mot à mot, et cette limite est déclarée.

  • Source 05

    Article L. 480-14 du code de l’urbanisme — Légifrance. La commune ou l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d’urbanisme peut saisir le tribunal judiciaire en vue de faire ordonner la démolition ou la mise en conformité d’un ouvrage édifié ou installé sans l’autorisation exigée par le présent livre, en méconnaissance de cette autorisation ou, pour les aménagements, installations et travaux dispensés de toute formalité au titre du présent code, en violation de l’article L. 421-8. L’action civile se prescrit en pareil cas par dix ans à compter de l’achèvement des travaux. Version en vigueur depuis le 1er janvier 2020, modifiée par l’ordonnance n° 2019-964 du 18 septembre 2019, article 35. Aucune abrogation ni modification future annoncée. Page lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

Les cinq sources citées ont été lues sur Légifrance avant citation, sur des adresses sans date pour les versions en vigueur, et sont reproduites mot à mot dans leur état au 28 août 2026. Quatre pages ont été interrogées sur leur propre identité avant d’être citées, et chacune l’a été par une consigne exigeant des citations exactes, sans reformulation. Leurs dates de version diffèrent et sont données une à une : du 1<super</sup janvier 2016 pour l’interdiction de raccordement au 11 avril 2024 pour l’article des peines. Le contrôle de fraîcheur a rapporté ici une fenêtre de version qui se ferme, et il faut dire comment. La page de l’article des peines affiche « Version en vigueur du 11 avril 2024 au 1<super</sup janvier 2029 » : la seconde date signale une version postérieure déjà écrite. Elle a été lue en interrogeant la même adresse à une date située après la bascule, ce qui a fait apparaître une version créée par une ordonnance du 19 novembre 2025. Ce guide la signale et déclare ne pas dire ce qu’elle change, faute d’avoir comparé les deux textes mot à mot. Les quantités du dossier de Colombe — 420 000 € d’acquisition, 45 m² créés, un achèvement en 2019 — sont des hypothèses posées pour l’exemple, et non des observations ; les montants d’amende, eux, sont ceux du barème légal appliqué à cette surface, et non une estimation de ce qu’un juge prononcerait. Nous ne publions ni fréquence des poursuites, ni montant moyen d’amende : rien de tel n’a été mesuré. Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics ; sur un immeuble aux surfaces incertaines, l’interlocuteur utile est le géomètre, et la première question est celle de la date d’achèvement.