Se raccorder au tout-à-l’égout : le délai, la participation, et ce que coûte le retard
« Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public. » Deux ans qui courent depuis le réseau, non depuis votre achat.
QUATRE ARTICLES LUS MOT À MOT SUR LÉGIFRANCE
Deux ans depuis la mise en service. Pas depuis votre acte d’achat.
Le raccordement au réseau public est obligatoire, les travaux privatifs sont à votre charge exclusive, et la commune peut réclamer une participation plafonnée à 80 % de l’installation que vous évitez.
- Un délai de deux ans qui court depuis la mise en service du réseau
- Des travaux privatifs « à la charge exclusive des propriétaires »
- Une participation plafonnée à 80 % de l’installation autonome évitée
- Et une pénalité annuelle majorable jusqu’à 400 % de la redevance
ARTICLES LUS SUR LÉGIFRANCE
4
DÉLAI DE RACCORDEMENT
730 j
PROLONGATION MAXIMALE
10 ans
PLAFOND DE LA PARTICIPATION
80 %
SOIT, AU DOSSIER
7 520 €
PÉNALITÉ ANNUELLE À DÉFAUT
1 700 €
Écrit par
Fondateur de Hagnéré Investissement
Guide général et national — aucune recommandation personnalisée
La réponse en trente secondes. Le raccordement n’est pas une option. Il « est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public »1.
Les travaux privés sont pour vous, en entier. Les ouvrages nécessaires pour amener les eaux usées à la partie publique « sont à la charge exclusive des propriétaires »2.
Et la commune peut réclamer une participation. Elle « s’élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l’installation »3 que le raccordement vous évite.
Le corpus traite la fosse septique non conforme au moment de la vente, l’égout des toits et le dégât des eaux. Le premier traite l’assainissement non collectif ; celui-ci traite l’obligation inverse — se raccorder au réseau public quand il arrive.
Le raccordement est-il vraiment obligatoire ?
Oui, et le texte ne connaît pas d’exception de principe. Il fixe une obligation et un délai dans la même phrase.
La règle tient en une ligne : « Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public »1.
Trois éléments commandent l’obligation, et il faut les vérifier un par un. Le réseau doit être public, il doit être au nombre de ceux « disposés pour recevoir les eaux usées domestiques », et le délai court depuis sa mise en service — non depuis l’achat de l’immeuble, ni depuis un courrier de la commune.
Ce point de départ est celui qu’un acquéreur découvre le plus souvent trop tard. Acheter un immeuble dix-huit mois après la mise en service d’un réseau, c’est hériter d’un délai dont il ne reste que six mois.
Une soupape existe, et elle est encadrée. « Un arrêté interministériel détermine les catégories d’immeubles pour lesquelles un arrêté du maire peut accorder des prolongations de délais qui ne peuvent excéder une durée de dix ans »1.
Notez la mécanique à deux étages : un arrêté interministériel définit les catégories, un arrêté du maire accorde la prolongation. Ce guide ne dit pas quelles catégories cet arrêté retient — il n’a pas été lu, et les supposer reviendrait à inventer une porte de sortie.
Un mot sur ce que « mise en service » recouvre. Le texte ne la définit pas, et ce guide ne s’y risque pas : il constate seulement que c’est cet événement, et non la pose des canalisations ni l’achèvement du chantier communal, que le délai prend pour origine. Le notaire qui interroge la commune avant l’acte demandera donc une date, pas un état d’avancement — c’est la différence entre une information utilisable et une impression.
Jusqu’où vont les travaux à votre charge ?
Jusqu’à la partie publique du branchement, et le texte emploie un adjectif qui ferme la discussion.
La règle de partage est brève : « Les ouvrages nécessaires pour amener les eaux usées à la partie publique du branchement sont à la charge exclusive des propriétaires »2.
Le mot « exclusive » écarte tout partage. Ce n’est pas une contribution majoritaire ni une répartition à négocier : la totalité de ce qui se trouve avant la partie publique est au propriétaire.
La charge ne s’arrête pas à la pose. Ces ouvrages « doivent être maintenus en bon état de fonctionnement par les propriétaires »2 — l’obligation est continue, et elle survit au raccordement lui-même.
Un investisseur qui chiffre une acquisition doit donc porter deux lignes distinctes à son budget : les travaux privatifs jusqu’à la limite, puis l’entretien de ce qu’il a posé. La commune, elle, se limite à la partie publique.
Cette règle a une conséquence de terrain qu’un plan de financement doit intégrer très tôt. Le coût des travaux privatifs ne dépend pas de la commune mais de la géographie du bien : la distance entre le bâtiment et la limite de propriété, la nature du sol à ouvrir, la présence d’aménagements à démolir et à refaire. Deux immeubles voisins, raccordés au même réseau le même jour, peuvent supporter des montants sans rapport l’un avec l’autre — et le texte n’y change rien, puisqu’il désigne un périmètre et non une somme.
La participation pour le financement de l’assainissement
Jusqu’à 80 % de ce que le raccordement vous fait économiser. Le texte lie le montant à une dépense évitée, non au coût du réseau.
Le principe est posé par une logique d’économie. Les propriétaires peuvent être astreints à verser une participation « pour tenir compte de l’économie par eux réalisée en évitant une installation d’évacuation ou d’épuration individuelle réglementaire ou la mise aux normes d’une telle installation »3.
Le plafond est chiffré : cette participation « s’élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l’installation »3 qui aurait été nécessaire à défaut de réseau.
Lisez bien l’assiette : ce n’est pas le coût du raccordement, ni celui du réseau public, mais celui de l’installation autonome que vous n’aurez pas à construire. Un immeuble déjà doté d’une installation conforme et récente ne se trouve pas dans la même situation qu’un immeuble qui aurait dû en poser une.
Le fait générateur est également fixé : la participation « est exigible à compter de la date du raccordement au réseau public de collecte des eaux usées de l’immeuble, de l’extension de l’immeuble ou de la partie réaménagée de l’immeuble, dès lors que ce raccordement génère des eaux usées supplémentaires »3.
Trois cas ouvrent donc l’exigibilité, et les deux derniers intéressent un investisseur qui rénove : le raccordement de l’immeuble, celui d’une extension, celui d’une partie réaménagée — à la condition que le raccordement génère des eaux usées supplémentaires.
Le montant précis, enfin, ne se lit pas dans la loi. « Une délibération du conseil municipal, du conseil de la métropole de Lyon ou de l’organe délibérant de l’établissement public détermine les modalités de calcul de cette participation »3 : c’est un document local qu’il faut demander avant d’acheter.
Pour un investisseur qui achète un immeuble de rapport dans une commune en train d’étendre son réseau, ces deux lignes se cumulent et ne se négocient ni l’une ni l’autre : les travaux privatifs, dont le montant dépend de la distance entre le bâtiment et la limite de propriété, et la participation, dont le montant dépend d’une délibération qu’il n’a pas vue. Le guide sur le coût total d’une acquisition dans l’ancien montre comment ces postes s’agrègent.
Que risque celui qui ne se raccorde pas ?
De payer une redevance pour un service qu’il n’utilise pas, et de la voir majorée. La sanction est financière, annuelle, et elle court tant que la situation dure.
Le texte s’ouvre sur une formule qui dit son caractère continu : « Tant que le propriétaire ne s’est pas conformé aux obligations prévues aux articles L. 1331-1 à L. 1331-7-1, il est astreint au paiement d’une somme au moins équivalente à la redevance qu’il aurait payée au service public d’assainissement si son immeuble avait été raccordé au réseau »4.
La base est donc une redevance fictive : celle qu’il aurait acquittée s’il était raccordé. Et le texte dit « au moins équivalente », ce qui en fait un plancher et non un montant.
La majoration suit : cette somme « peut être majorée dans une proportion fixée par le conseil municipal ou le conseil de la métropole de Lyon dans la limite de 400 % »4.
Une ambiguïté demeure ici, et ce guide la déclare plutôt que de la trancher. La formule « dans la limite de 400 % » peut se lire comme une majoration de 400 % — la redevance plus quatre fois la redevance — ou comme un plafonnement à 400 % de la redevance. Le texte ne le précise pas, et l’écart entre les deux lectures vaut exactement une redevance.
Deux lectures, donc, et un choix de méthode. Ce guide ne dit pas laquelle prévaut, parce que le texte ne le dit pas : il donne les deux montants, signale que l’écart vaut exactement une redevance, et laisse au lecteur le soin de vérifier ce que la délibération de sa commune a effectivement retenu. C’est la seule position tenable quand une formule chiffrée admet deux arithmétiques et qu’aucune n’est écartée par la lettre.
Peut-on effacer la pénalité en se raccordant ?
Oui, et c’est la disposition la plus utile de tout le dispositif pour un propriétaire en retard.
Le texte prévoit : « Cette somme n’est pas recouvrée si les obligations de raccordement prévues aux mêmes articles L. 1331-1 à L. 1331-7-1 sont satisfaites dans un délai de douze mois à compter de la date d’envoi de la notification de la pénalité »4.
Trois précisions se lisent dans cette phrase, et chacune compte. La somme n’est pas recouvrée — elle n’est donc pas seulement suspendue ; le délai est de douze mois ; et il court depuis l’envoi de la notification, non depuis sa réception ni depuis le constat du manquement.
Pour un investisseur, cela change la conduite à tenir. Recevoir une notification de pénalité n’est pas la fin de la discussion : c’est le début d’une année pendant laquelle des travaux effectués effacent la somme.
Le texte renvoie enfin le détail à un décret : « Les conditions dans lesquelles sont instituées, recouvrées et affectées les sommes mentionnées au premier alinéa sont déterminées par décret en Conseil d’Etat »4. Ce guide ne l’a pas lu et ne dit donc rien de ces conditions.
Une remarque sur la portée de ce rattrapage, parce qu’elle est facile à mal lire. Le texte ne dit pas que la pénalité cesse de courir : il dit que la somme « n’est pas recouvrée » si les obligations sont satisfaites dans les douze mois. La nuance compte pour qui reçoit une notification en cours d’année, et le guide s’arrête là — les conditions de recouvrement relèvent d’un décret que nous n’avons pas lu.
Le dossier d’Aymeric, date par date
Exemple construit, chiffres cohérents entre eux, aucun dossier réel derrière. Le réseau public est mis en service le 12 mars 2025 ; l’installation autonome qu’Aymeric aurait dû poser aurait coûté 9 400 € ; la redevance annuelle d’assainissement s’élève à 340 €.
L’échéance tombe le 12 mars 2027, soit 730 jours après la mise en service. La commune peut prolonger, mais jamais au-delà de dix ans — cinq fois le délai de droit commun.
Ce que le raccordement coûte, et ce que le retard coûterait
| Poste | Base | Montant |
|---|---|---|
| Participation, au plafond légal | 80 % de 9 400 € | 7 520 € |
| Pénalité annuelle, redevance majorée de 400 % | 340 € × 5 | 1 700 € |
| Pénalité annuelle, redevance portée à 400 % | 340 € × 4 | 1 360 € |
| Écart entre les deux lectures | une redevance | 340 € |
Le tableau se recompte à l’écran : 340 multiplié par 5 donne 1 700 €, par 4 donne 1 360 €, et la différence est de 340 € — exactement la redevance de départ. C’est le signe que les deux lectures ne diffèrent que d’un facteur, et non d’un raisonnement.
La participation, elle, laisse 1 880 € hors de son assiette : le plafond de 80 % s’applique à 9 400 €, et les 20 % restants ne peuvent pas être réclamés à ce titre.
Supposons qu’Aymeric ne fasse rien et reçoive une notification le 15 juin 2027, soit 95 jours après l’échéance. Il dispose alors de douze mois, jusqu’au 15 juin 2028 — 366 jours, puisque 2028 est bissextile.
De la mise en service au terme de ce rattrapage, il se sera écoulé 1 191 jours. Un propriétaire diligent aura raccordé bien avant ; un propriétaire distrait dispose, en tout, de plus de trois ans avant qu’une somme devienne réellement exigible.
Ce que ce dossier ne dit pas mérite d’être posé aussi nettement. Il ne dit pas quel montant la délibération locale retiendra, ni si elle applique le plafond : c’est un document communal, et les textes lus renvoient expressément à lui.
Un dernier repère, pour situer les ordres de grandeur les uns par rapport aux autres. La participation de 7 520 € représente plus de quatre fois la pénalité annuelle la plus lourde, et vingt-deux fois la redevance de 340 €. Elle se paie une fois ; la pénalité, elle, revient chaque année tant que la situation dure. Un propriétaire qui refuse de payer la première finit par acquitter la seconde plusieurs fois, sans jamais se débarrasser de l’obligation. Le guide sur le financement d’une rénovation traite des aides mobilisables sur ce type de travaux.
Quatre dossiers qui dérapent, et ce que chacun coûte
Quatre dossiers distincts, dans lesquels le réseau était bien en service.
Le délai compté depuis l’achat. L’acquéreur croit disposer de deux ans à partir de sa signature. Le texte fait courir le délai « à compter de la mise en service du réseau public » : acheté dix-huit mois après, l’immeuble n’a plus que six mois, et 1 700 € de pénalité annuelle courent ensuite.
Le branchement facturé à moitié. Le propriétaire attend que la commune prenne en charge une part des travaux privatifs. Ces ouvrages « sont à la charge exclusive des propriétaires » : la totalité de la conduite jusqu’à la partie publique reste pour lui, en plus des 7 520 € de participation que la commune peut réclamer de son côté.
La participation découverte après l’acte. L’acquéreur n’a pas demandé la délibération locale avant d’acheter. La participation peut atteindre 7 520 € sur ce dossier, et elle devient exigible « à compter de la date du raccordement ».
La notification laissée sans suite. Le propriétaire range le courrier de pénalité et attend. Les douze mois courent depuis l’envoi : les travaux effectués dans ce délai auraient effacé les 1 700 €, ceux entrepris ensuite ne les effacent plus.
Le point commun des quatre tient en une ligne. Dans chacun, le propriétaire a compté à partir de sa propre situation, alors que le texte compte à partir du réseau et de la notification.
Six gestes avant et après le raccordement
Trois avant d’acheter. Trois une fois propriétaire.
- Demandez la date de mise en service du réseau, pas celle de la dernière relance. C’est elle qui fait courir les deux ans.
- Réclamez la délibération qui fixe le calcul de la participation. Le montant n’est pas dans la loi : il est dans un document local.
- Chiffrez les travaux privatifs jusqu’à la limite de propriété. Ils sont à votre charge exclusive, et leur entretien aussi.
- Vérifiez si une prolongation a été accordée à l’immeuble. Un arrêté du maire peut l’avoir portée jusqu’à dix ans.
- Traitez toute notification de pénalité comme un compte à rebours de douze mois. Des travaux achevés dans ce délai font que la somme n’est pas recouvrée.
- Budgétez la pénalité sur la lecture la plus lourde. Entre 1 360 € et 1 700 € par an selon l’interprétation, prévoir la seconde évite la surprise.
Un mot sur les professionnels que ce dossier mobilise, et sur leur ordre. Le notaire interroge la commune avant l’acte et obtient la date de mise en service comme la délibération applicable ; c’est lui qui peut éviter la mauvaise surprise. Le géomètre situe la limite de propriété, qui décide de ce qui reste à votre charge. L’artisan chiffre et réalise la conduite privative. Et l’expert-comptable dira ce que 7 520 € de participation changent au rendement d’une opération.
Une remarque pour finir sur ce que ce guide ne traite pas. Il ne dit pas quelles catégories d’immeubles peuvent obtenir une prolongation, l’arrêté interministériel n’ayant pas été lu. Il ne dit pas comment la délibération locale calcule la participation. Il ne traite pas les conditions de recouvrement, renvoyées à un décret non lu. Il ne traite pas les eaux usées autres que domestiques, qui relèvent d’un autre article. Il ne dit pas laquelle des deux lectures de la majoration prévaut. Et il ne traite ni l’assainissement non collectif, ni les eaux pluviales, ni le dégât des eaux.
Douze mois pour effacer la pénalité, à compter de l’envoi.
La somme « n’est pas recouvrée » si le raccordement est fait dans les douze mois de la notification. Le délai court depuis l’envoi du courrier, non depuis sa réception.
- Pourquoi acheter dix-huit mois après la mise en service ne laisse que six mois
- Pourquoi l’assiette de la participation est l’installation évitée, pas le réseau
- Pourquoi « majorée dans la limite de 400 % » se lit de deux façons
Questions fréquentes
Dix réponses directes sur l’obligation de raccordement et son délai, les prolongations possibles, la charge des travaux privatifs, la participation et son plafond, la pénalité annuelle et les douze mois de rattrapage.
Un immeuble à raccorder au réseau public ?
La première question est celle de la date de mise en service, et elle se pose au notaire avant l’acte.
Faire le point sur un projet01 · L’obligation
01Le raccordement au réseau public est-il obligatoire ?
Oui, et dans un délai fixé par le texte lui-même : « Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public ». Le point de départ n’est ni l’achat de l’immeuble, ni un courrier de la commune.02Peut-on obtenir un délai supplémentaire ?
Dans certains cas seulement. « Un arrêté interministériel détermine les catégories d’immeubles pour lesquelles un arrêté du maire peut accorder des prolongations de délais qui ne peuvent excéder une durée de dix ans ». Ce guide n’a pas lu cet arrêté et ne dit donc pas quelles catégories il retient.03Qui paie les travaux de branchement ?
Le propriétaire, jusqu’à la limite. « Les ouvrages nécessaires pour amener les eaux usées à la partie publique du branchement sont à la charge exclusive des propriétaires ». Ils « doivent être maintenus en bon état de fonctionnement par les propriétaires », l’obligation étant continue.
02 · La participation
04Qu’est-ce que la participation pour le financement de l’assainissement collectif ?
Une somme que la collectivité peut réclamer « pour tenir compte de l’économie par eux réalisée en évitant une installation d’évacuation ou d’épuration individuelle réglementaire ou la mise aux normes d’une telle installation ».05Jusqu’à combien peut-elle monter ?
Le texte pose un plafond : elle « s’élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l’installation » qu’il aurait fallu construire à défaut de réseau. L’assiette n’est donc ni le coût du raccordement, ni celui du réseau public.06Quand devient-elle exigible ?
Au raccordement. Elle « est exigible à compter de la date du raccordement au réseau public de collecte des eaux usées de l’immeuble, de l’extension de l’immeuble ou de la partie réaménagée de l’immeuble, dès lors que ce raccordement génère des eaux usées supplémentaires ».07Où trouve-t-on le montant applicable à ma commune ?
Dans une délibération locale, non dans la loi. « Une délibération du conseil municipal, du conseil de la métropole de Lyon ou de l’organe délibérant de l’établissement public détermine les modalités de calcul de cette participation ».
03 · La pénalité
08Que risque un propriétaire qui ne se raccorde pas ?
Une somme annuelle. « Tant que le propriétaire ne s’est pas conformé aux obligations prévues aux articles L. 1331-1 à L. 1331-7-1, il est astreint au paiement d’une somme au moins équivalente à la redevance qu’il aurait payée au service public d’assainissement si son immeuble avait été raccordé au réseau », somme qui « peut être majorée dans une proportion fixée par le conseil municipal ou le conseil de la métropole de Lyon dans la limite de 400 % ».09Cette pénalité peut-elle être effacée ?
Oui, si les travaux suivent. « Cette somme n’est pas recouvrée si les obligations de raccordement prévues aux mêmes articles L. 1331-1 à L. 1331-7-1 sont satisfaites dans un délai de douze mois à compter de la date d’envoi de la notification de la pénalité ».
04 · Les délais
10Le délai de douze mois court-il depuis la réception du courrier ?
Non, depuis son envoi. Le texte dit « à compter de la date d’envoi de la notification de la pénalité », ce qui déplace le point de départ en amont de la réception.
Une participation qui se paie une fois. Une pénalité qui revient chaque année.
Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics. Nous exposons les textes ; sur un immeuble raccordable, l’interlocuteur est le notaire.
Sources et date de contrôle
Quatre articles du code de la santé publique lus mot à mot sur Légifrance le 30 août 2026.
- Source 01
Article L. 1331-1 du code de la santé publique — Légifrance. Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public. Un arrêté interministériel détermine les catégories d’immeubles pour lesquelles un arrêté du maire peut accorder des prolongations de délais qui ne peuvent excéder une durée de dix ans. La commune peut fixer des prescriptions techniques pour la réalisation des raccordements des immeubles. Version en vigueur depuis le 29 décembre 2007. Aucune version postérieure annoncée. Article lu le 30 août 2026 sur la page du chapitre intitulé « Chapitre Ier : Salubrité des immeubles et des agglomérations. (Articles L1331-1 à L1331-24) », sur une adresse sans date, par une consigne exigeant des citations exactes sans reformulation, restituées en fragments courts recollés bout à bout pour éviter toute troncature, et relu pour écarter une erreur de transcription.
- Source 02
Article L. 1331-4 du code de la santé publique — Légifrance. Les ouvrages nécessaires pour amener les eaux usées à la partie publique du branchement sont à la charge exclusive des propriétaires. Ils doivent être maintenus en bon état de fonctionnement par les propriétaires. Version en vigueur depuis le 25 août 2021. Aucune version postérieure annoncée. Article lu le 30 août 2026 sur la page du chapitre intitulé « Chapitre Ier : Salubrité des immeubles et des agglomérations. (Articles L1331-1 à L1331-24) », sur une adresse sans date, par une consigne exigeant des citations exactes sans reformulation, restituées en fragments courts recollés bout à bout pour éviter toute troncature, et relu pour écarter une erreur de transcription.
- Source 03
Article L. 1331-7 du code de la santé publique — Légifrance. Les propriétaires des immeubles soumis à l’obligation de raccordement au réseau public de collecte des eaux usées en application de l’article L. 1331-1 peuvent être astreints par la commune, la métropole de Lyon, l’établissement public de coopération intercommunale ou le syndicat mixte compétent en matière d’assainissement collectif, pour tenir compte de l’économie par eux réalisée en évitant une installation d’évacuation ou d’épuration individuelle réglementaire ou la mise aux normes d’une telle installation, à verser une participation pour le financement de l’assainissement collectif. Cette participation s’élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l’installation mentionnée au premier alinéa du présent article, diminué, le cas échéant, du montant du remboursement dû par le même propriétaire en application de l’article L. 1331-2. La participation prévue au présent article est exigible à compter de la date du raccordement au réseau public de collecte des eaux usées de l’immeuble, de l’extension de l’immeuble ou de la partie réaménagée de l’immeuble, dès lors que ce raccordement génère des eaux usées supplémentaires. Une délibération du conseil municipal, du conseil de la métropole de Lyon ou de l’organe délibérant de l’établissement public détermine les modalités de calcul de cette participation. Version en vigueur depuis le 10 novembre 2016. Aucune version postérieure annoncée. Article lu le 30 août 2026 sur la page du chapitre intitulé « Chapitre Ier : Salubrité des immeubles et des agglomérations. (Articles L1331-1 à L1331-24) », sur une adresse sans date, par une consigne exigeant des citations exactes sans reformulation, restituées en fragments courts recollés bout à bout pour éviter toute troncature, et relu pour écarter une erreur de transcription.
- Source 04
Article L. 1331-8 du code de la santé publique — Légifrance. Tant que le propriétaire ne s’est pas conformé aux obligations prévues aux articles L. 1331-1 à L. 1331-7-1, il est astreint au paiement d’une somme au moins équivalente à la redevance qu’il aurait payée au service public d’assainissement si son immeuble avait été raccordé au réseau ou équipé d’une installation d’assainissement autonome réglementaire, et qui peut être majorée dans une proportion fixée par le conseil municipal ou le conseil de la métropole de Lyon dans la limite de 400 %. Cette somme n’est pas recouvrée si les obligations de raccordement prévues aux mêmes articles L. 1331-1 à L. 1331-7-1 sont satisfaites dans un délai de douze mois à compter de la date d’envoi de la notification de la pénalité. Les conditions dans lesquelles sont instituées, recouvrées et affectées les sommes mentionnées au premier alinéa sont déterminées par décret en Conseil d’Etat. Version en vigueur depuis le 25 août 2021. Aucune version postérieure annoncée. Article lu le 30 août 2026 sur la page du chapitre intitulé « Chapitre Ier : Salubrité des immeubles et des agglomérations. (Articles L1331-1 à L1331-24) », sur une adresse sans date, par une consigne exigeant des citations exactes sans reformulation, restituées en fragments courts recollés bout à bout pour éviter toute troncature, et relu pour écarter une erreur de transcription.
Avertissement
Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.
Les quatre sources citées ont été lues sur Légifrance avant citation, le 30 août 2026, sur une même adresse de chapitre sans date. Comme pour d’autres guides de ce corpus, l’outil de lecture tronquait les articles longs : une première restitution de l’article des pénalités commençait au milieu d’une phrase, et le texte a dû être redemandé en exigeant qu’il parte du premier mot. Les textes ont ensuite été recollés à partir de fragments courts, ordonnés et sans chevauchement, puis relus pour écarter une erreur de transcription. Les quatre articles portent des dates de version différentes — 29 décembre 2007, 25 août 2021, 10 novembre 2016 et 25 août 2021 — relevées chacune sur sa propre ligne ; aucune version postérieure n’est annoncée. Les quantités du dossier d’Aymeric — 9 400 € d’installation évitée, 340 € de redevance annuelle, une mise en service au 12 mars 2025 — sont des hypothèses posées pour l’exemple, et non des observations ; elles sont choisies pour que 7 520 €, 1 700 € et 1 360 € se recomptent à la main, et pour que l’écart entre les deux lectures tombe sur une redevance ronde. Le délai de deux ans, le plafond de 80 %, la limite de 400 % et les douze mois de rattrapage, en revanche, ne sont pas des hypothèses : ils figurent dans les textes cités. Une ambiguïté est signalée et non tranchée : la formule « dans la limite de 400 % » se lit de deux façons, et le guide donne les deux résultats. Nous ne publions ni montant moyen de participation, ni proportion d’immeubles non raccordés : rien de tel n’a été mesuré. Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics ; sur un immeuble raccordable, la première question est celle de la date de mise en service du réseau, et l’interlocuteur est le notaire.