Critère de sélection : 8 % brut minimum sur le prix de revient complet. Notre méthode de sélection

Guide de décisionVérifié le 21 août 20268 sourcesMéthode en cinq passes

Frais de notaire dans l’ancien : de 10,17 % à 7,71 % selon le prix

« Comptez 7 à 8 % de frais de notaire. » La phrase est partout. Elle est fausse dans les deux sens : sur un studio à 60 000 €, la note atteint 10,17 % du prix ; sur un appartement à 500 000 €, elle tombe à 7,71 %. Cet écart de deux points et demi est inscrit dans le barème lui-même.

AVANT DE PROVISIONNER

Le notaire ne garde que 14,7 % : le reste est de l’impôt

Sur une note de 14 956 €, les émoluments représentent 2 203 €. L’impôt en prend 11 553 €. C’est pourquoi la négociation ne rapporte que 153 €, et pourquoi le vrai levier est ailleurs.

  • Le taux réel à cinq niveaux de prix
  • Le compte complet, poste par poste
  • Ce que la hausse de 2025 a coûté
  • Le mobilier, seul levier qui pèse

À 60 000 €

10,17 %

À 180 000 €

8,31 %

À 500 000 €

7,71 %

PART DU NOTAIRE

14,7 %

PART DE L’IMPÔT

77,2 %

GAIN DE LA REMISE

153 €

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Le taux dépend du prix. Dans l’ancien, les frais d’acquisition représentent 10,17 % à 60 000 €, 9,05 % à 100 000 €, 8,31 % à 180 000 €, 7,94 % à 300 000 € et 7,71 % à 500 000 €. Le barème des émoluments du notaire est dégressif par tranches, quand les taxes frappent le prix entier au même taux1.

Le notaire n’en garde presque rien. Sur un dossier à 180 000 €, la note s'élève à 14 956 €. Les émoluments du notaire en représentent 2 203 €, soit 14,7 %. L’impôt en prend 11 553 €, soit 77,2 %. Le reste correspond aux débours avancés pour votre compte.

Négocier ne rapporte presque rien. La remise autorisée ne porte que sur la fraction d'émoluments assise au-delà de 100 000 €. Poussée à son maximum, elle fait gagner 153 € sur 14 956 €, soit 1,03 % de la note. Le seul levier qui pèse est ailleurs : la déduction du mobilier de l’assiette taxable5.

Ce guide fait trois choses que les pages sur ce sujet ne font pas. Il calcule le taux réel à cinq niveaux de prix au lieu d’annoncer une fourchette unique. Il sépare ce qui revient au notaire de ce qui revient à l’impôt, parce que les deux ne se négocient pas de la même manière. Et il chiffre les deux leviers de réduction, pour montrer lequel mérite votre énergie.

Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Sophie, cas construit à partir de barèmes publics et non d’un dossier réel. Elle achète un appartement ancien de 180 000 € pour le louer. Elle n’est pas primo-accédante et le bien ne sera pas sa résidence principale : deux détails qui lui coûtent 921 €. Tous les montants se recalculent sur le vôtre.

Pourquoi « 7 à 8 % » ne veut rien dire ?

Les frais d’acquisition rassemblent trois choses de nature différente. La rémunération réglementée du notaire. Les impôts qu’il collecte pour l'État et les collectivités. Les sommes qu’il avance pour votre compte7. Seule la première est dégressive. Toute la confusion vient de là.

Le barème du notaire compte quatre tranches. Chacune s’applique à la part du prix qu’elle couvre, jamais à la totalité : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, 1,596 % de 6 500 à 17 000 €, 1,064 % de 17 000 à 60 000 €, puis 0,799 % au-delà1. Plus le prix monte, plus la part traitée au taux le plus bas domine l’ensemble, et plus le taux moyen s'écrase.

Les taxes, elles, ignorent les tranches. Elles frappent le prix entier, du premier euro au dernier, sans jamais s’alléger quand le montant grossit, si bien qu’elles pèsent exactement le même pourcentage sur un studio que sur un hôtel particulier. Le résultat combiné donne une courbe qui plonge au début puis s’aplatit. C’est mécanique.

Le taux total, prix par prix

Pourquoi « 7 à 8 % » ne veut rien dire ? — tableau 1
60 000 €6 103 €10,17 %
100 000 €9 054 €9,05 %
180 000 €14 956 €8,31 %
300 000 €23 809 €7,94 %
500 000 €38 563 €7,71 %

Pour un investisseur qui vise les petites surfaces, retenir 7,5 % revient à sous-estimer la note de 1 603 € sur un studio à 60 000 €, ce qui représente très souvent l'équivalent de deux mois de loyer encaissés, c’est-à-dire la marge que l’opération est censée dégager sur toute une première année d’exploitation. Deux mois. Cette somme manque le jour de la signature, pas dans une projection à dix ans, et c’est ce qui la rend gênante. Si vous établissez votre budget d’investissement sur un pourcentage moyen, vous vous trompez d’autant.

Que paie Sophie, ligne par ligne ?

Sur son appartement à 180 000 €, voici ce que l’acte fait sortir de sa poche. Rien n’y est négociable, à une exception près que nous verrons plus loin, et chaque ligne renvoie à un texte précis que vous pouvez vérifier vous-même avant de signer quoi que ce soit.

Les frais d’acquisition, poste par poste

Que paie Sophie, ligne par ligne ? — tableau 2
Émoluments du notaire, hors taxesbarème par tranches1 835 €
Taxe sur la valeur ajoutée20 % des émoluments367 €
Taxe départementale de publicité foncière5,00 % du prix9 000 €
Taxe communale additionnelle1,20 % du prix2 160 €
Frais d’assiette de l'État2,37 % du droit départemental213 €
Contribution de sécurité immobilière0,10 % du prix180 €
Débours et formalitésforfait constaté1 200 €
Total14 956 €

La taxe départementale et la taxe communale sont fixées par le code général des impôts, la première par son article 1594 D, la seconde par son article 1584. L'État prélève en outre 2,37 % du droit départemental au titre des frais d’assiette et de recouvrement, en application de l’article 16472. La contribution de sécurité immobilière relève, elle, de l’article 879, avec un minimum de perception de 15 €4.

Les débours méritent un mot. Ce ne sont pas des honoraires déguisés. Ce sont des avances : le notaire règle pour vous les documents d’urbanisme réclamés à la mairie, l'état hypothécaire, et les pièces que le syndic facture pour une vente en copropriété. Chacune a un prix. Il vous est refacturé à l’euro près, sur justificatif, sans marge d’aucune sorte pour l'étude qui les a réglées pour votre compte pendant l’instruction du dossier.

Le point de vigilance. Aucune taxe régionale ne s’ajoute sur un logement, pas même en Île-de-France. La taxe de 0,6 % existe, mais l’article 1599 sexies du code général des impôts la réserve depuis 2016 aux bureaux, aux locaux commerciaux et aux locaux de stockage2 : sur l’appartement de Sophie, elle vaut zéro euro. Ce qui varie d’un endroit à l’autre, c’est le taux départemental, et il joue à la baisse.

Le notaire ne garde qu’un septième de la note

L’expression trompe. Elle entretient un malentendu commode. Sur les 14 956 € de Sophie, le notaire perçoit 2 203 € toutes taxes comprises, soit 14,7 % du total. Les impôts et taxes en absorbent 11 553 €, soit 77,2 %. Le solde, 1 200 €, correspond aux débours.

Cette répartition explique l'étroitesse de la marge de négociation. On ne négocie pas un impôt. Jamais. Et sur la part qui reste, la loi encadre elle-même ce qui peut être consenti — nous y venons.

Une conséquence pratique en découle, et elle contredit une croyance tenace : changer de notaire ne change presque rien au montant, puisque les émoluments sont réglementés et rigoureusement identiques d’une étude à l’autre. Ce qui varie tient aux débours, donc à la complexité du dossier et à la diligence des tiers qui fournissent les pièces, et non au professionnel que vous choisissez.

Il reste une raison sérieuse de choisir son notaire, mais elle n’est pas tarifaire. Un notaire qui connaît la commune, ses règles d’urbanisme et les servitudes qui traînent sur certains lots vous évitera des découvertes tardives. Sur un immeuble ancien, la valeur de ce conseil dépasse de loin les 153 € que la remise maximale pourrait vous faire gagner. L’acquéreur peut d’ailleurs désigner son propre notaire sans surcoût : les deux études se partagent alors les émoluments réglementés, sans que la note augmente d’un euro.

Combien la hausse départementale coûte-t-elle ?

Depuis le 1er avril 2025, les départements peuvent relever leur taux de publicité foncière de 4,50 à 5,00 % au plus, pour les actes passés jusqu’au 31 mars 20283. La plupart l’ont fait : au barème publié par la direction générale des finances publiques au 1er juin 2026, quatre-vingt-huit collectivités sur cent appliquent le plafond de 5,00 %, douze ne l’ont pas relevé — onze sont restées à 4,50 % et l’Indre à 3,80 %. Sans exception notable, et sans que les acquéreurs en soient avertis autrement que par une ligne supplémentaire sur le décompte que l'étude leur adresse quelques jours avant la signature, à un moment où plus rien ne peut être renégocié.

Sur le dossier de Sophie, l’effet se mesure : la note passe de 14 035 € à 14 956 €, soit 921 € de plus, et le taux réel de 7,80 % à 8,31 %.

Une exonération existe. Elle ne la concerne pas. Elle vise le primo-accédant qui acquiert sa résidence principale3, ce qu’un investisseur locatif n’est jamais par définition, puisque le bien est destiné à la location. Les articles grand public décrivent cette exonération sans presque jamais préciser qu’elle ne vaut pas pour l’usage qui vous intéresse. Vérifiez donc le taux du département visé, et non un taux national : l'écart se retrouve directement dans votre calcul de rendement, puisque les frais entrent au prix de revient.

La remise sur émoluments, et le peu qu’elle pèse

Marginalement. Le notaire peut consentir une remise sur ses émoluments proportionnels, mais seulement sur la fraction d’assiette située au-delà de 100 000 €6. Sur les 180 000 € de Sophie, la part concernée est donc de 80 000 €, traitée à 0,799 %, soit 639 € d'émoluments remisables.

Poussée à son maximum légal de 20 %, la remise fait gagner 128 € hors taxes, soit 153 € une fois la note recalculée. Rapporté aux 14 956 € du total, cela représente 1,03 %. Un pour cent. Voilà tout ce que la négociation la plus aboutie peut vous rapporter sur une ligne que la plupart des acheteurs abordent en pensant qu’elle se discute comme un prix de vente.

Ce qu’il faut en conclure. Demander la remise ne coûte rien et reste légitime. Mais bâtir un plan de financement en espérant y gagner quelques milliers d’euros est une erreur d’ordre de grandeur : le gain se compte en centaines, sur une note qui se compte en dizaines de milliers. Mieux vaut consacrer cette énergie à la négociation du prix, où un point gagné pèse cinquante fois plus.

Comment sortir le mobilier de l’assiette ?

Lorsqu’un bien est vendu meublé, le prix des meubles peut être retiré de l’assiette taxable. Le droit se perçoit alors sur le seul immeuble. La règle est ancienne. Elle est peu employée. La règle vient de l’article 735 du code général des impôts, et la doctrine fiscale pose deux conditions cumulatives : un prix particulier doit être stipulé pour les objets mobiliers, et ceux-ci doivent être désignés et estimés, article par article, dans le contrat ou dans un état qui lui est annexé5.

Prenons 6 000 € de mobilier correctement inventorié. L’assiette tombe à 174 000 €. Six mille euros de moins, et cela suffit. L'économie porte sur la taxe départementale, la taxe communale, les frais d’assiette et la contribution de sécurité immobilière, soit environ 385 €, auxquels s’ajoute la baisse des émoluments.

L’ordre de grandeur dépasse donc largement celui de la remise, et le levier est disponible sur tout bien vendu meublé, ce qui est fréquent en location meublée. La condition d’inventaire n’est pas une formalité administrative que l’on remplirait après coup : la valeur retenue doit correspondre à celle de meubles d’occasion, appréciée poste par poste, et c’est précisément cette exigence qui rend l’exercice sérieux.

Une estimation globale et manifestement surévaluée expose à un redressement, et l’agent immobilier qui vous suggère d’y loger 15 % du prix vous expose à un risque qu’il ne portera pas à votre place. La jurisprudence admet qu’on regroupe les objets de même nature, mais elle exige que le détail permette de vérifier chaque valeur. Une cuisine équipée de dix ans, une table et six chaises, un canapé : chacun avec son prix, et la somme doit rester crédible pour du matériel d’occasion.

Le calcul mérite d'être fait avant le compromis, parce qu’il change aussi la base amortissable si vous louez en meublé. Le mobilier sorti de l’assiette des droits reste amortissable de son côté, sur une durée plus courte que l’immeuble. Vous ne perdez donc rien à l’isoler. Vous gagnez deux fois : une première sur les droits acquittés le jour de l’acte, une seconde chaque année pendant toute la durée d’amortissement du mobilier, qui court sur cinq à dix ans selon la nature des biens et qui vient réduire d’autant le résultat imposable de votre activité de loueur. Deux fois.

Ce qui fait gonfler la note sans qu’on l’ait vu venir

Quatre situations creusent l'écart entre l’estimation et l’appel de fonds. Prises ensemble, elles peuvent déplacer la note de près de 1 400 € autour des 14 956 € initialement chiffrés, et aucune n’apparaît dans un simulateur.

La localisation, 921 € d'écart. Quelques départements ont conservé un taux de publicité foncière inférieur au plafond de 5,00 %, et un simulateur national moyenne ces écarts. Sur le bien de Sophie, un département resté à 4,50 % ramène la note de 14 956 € à 14 035 €. La variation joue ici en votre faveur, mais elle joue : vérifiez le taux voté par le département visé, jamais une moyenne.

Les débours d’une copropriété lente, jusqu'à 600 €. Le forfait de 1 200 € retenu ici est un ordre de grandeur. Un syndic qui facture chaque pièce, un état hypothécaire complexe ou une servitude à purger allongent la liste, et chacune se paie. Comptez jusqu'à 600 € de plus sur un dossier chargé, somme qui n’apparaît qu’au décompte final.

Le géomètre appelé en renfort, autour de 800 €. Une division de lot, une limite contestée ou un mesurage à refaire déclenchent une intervention qui ne figurait dans aucune estimation. Elle se règle en sus.

La trésorerie manquante, 14 956 €. Les frais se règlent en totalité le jour de la signature, alors que la banque ne les finance pas toujours. Sophie doit donc disposer de 14 956 € en propre à cette date, indépendamment de son apport. Un courtier vous dira quel périmètre chaque banque accepte de financer ; posez la question avant le compromis, jamais après.

Le prêt relais mal calibré, 1 200 €. Un acquéreur qui vend et rachète dans la foulée signe parfois avant d’avoir encaissé. Les frais du second acte tombent alors sur une trésorerie déjà tendue, et le relais se prolonge. Chaque mois supplémentaire se paie en intérêts, autour de 1 200 € sur un relais de 200 000 € porté trois mois de plus que prévu.

Ce qu’il faut faire, et dans quel ordre

Reconstituez le montant. N’appliquez pas un pourcentage. Voici l’ordre.

  1. Relevez le taux départemental applicable au bien visé, et non un taux national.
  2. Calculez les émoluments par tranches avec le barème de l’article A444-91, ou passez par le simulateur officiel des notaires8.
  3. Ajoutez la taxe communale, les frais d’assiette et la contribution de sécurité immobilière, puis les débours.
  4. Vérifiez si le bien est vendu meublé et, le cas échéant, exigez l’inventaire article par article dès le compromis.
  5. Demandez la remise si le prix dépasse 100 000 €, en sachant ce qu’elle représente.
  6. Provisionnez la totalité en trésorerie pour la date de signature.

Une dernière remarque, qui vaut pour toute la démarche. Les frais d’acquisition sont la seule ligne du plan de financement dont le montant est connu à l’euro près avant la signature, puisqu’il découle intégralement de barèmes publics et de taux votés par les collectivités, sans aucune part de négociation ni d’aléa. Tout le reste — le loyer que vous obtiendrez, la durée de vacance entre deux locataires, le coût des travaux imprévus, le prix auquel vous revendrez — relève de l’estimation. Se tromper sur la seule ligne certaine est donc particulièrement coûteux, parce que l’erreur ne se compense nulle part.

Le calcul prend dix minutes. Il évite beaucoup. Un découvert le jour de l’acte, une renégociation en catastrophe avec la banque à quarante-huit heures de la signature, et la mauvaise surprise de découvrir que la somme réclamée par l'étude dépasse de plusieurs milliers d’euros celle que vous aviez provisionnée. Dix minutes.

Ce montant entre ensuite dans le prix de revient, donc dans tous les indicateurs qui en dépendent. Il pèse sur votre taux de rendement interne, sur le cash-flow de la première année, et il figure parmi les postes que les simulateurs oublient. Le chiffrer juste une fois évite de le traîner faux partout ailleurs.

CHIFFRER VOTRE PROPRE BIEN

Les frais sont la seule ligne connue à l’euro près avant la signature

Prix, département, présence de mobilier et périmètre financé par la banque : quatre éléments suffisent à reconstituer le montant exact, sans recourir à un pourcentage moyen.

  • Votre taux réel, calculé sur votre prix
  • L’effet du taux départemental applicable
  • Ce que le mobilier inventorié ferait gagner
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Dix réponses directes sur le montant réel selon le prix, la répartition entre notaire et impôt, la hausse de 2025, la remise possible et la déduction du mobilier.

Vous voulez chiffrer votre propre bien ?

Apportez le prix, le département et le détail du mobilier éventuel. L’échange ne garantit ni taux départemental, ni montant de débours, ni acceptation d’une remise.

Faire vérifier votre calcul

01 · Le montant réel

  • 01Combien coûtent les frais de notaire dans l'ancien en 2026 ?
    Le taux dépend du prix, parce que le barème du notaire est dégressif par tranches tandis que les taxes sont proportionnelles. Comptez 10,17 % à 60 000 €, 9,05 % à 100 000 €, 8,31 % à 180 000 €, 7,94 % à 300 000 € et 7,71 % à 500 000 €. Sur un appartement de 180 000 €, la note s'élève à 14 956 €. Aucune taxe régionale ne s'ajoute sur un logement, pas même en Île-de-France : l'article 1599 sexies du code général des impôts réserve cette taxe de 0,6 % aux bureaux, locaux commerciaux et locaux de stockage depuis 2016.
  • 02Pourquoi tout le monde annonce-t-il 7 à 8 % ?
    Parce que c'est l'ordre de grandeur observé autour de 200 000 à 400 000 €, la zone où se concentrent les achats de résidence principale. Cette fourchette devient trompeuse aux extrémités : elle sous-estime la note de 1 603 € sur un studio à 60 000 €, où le taux réel atteint 10,17 %. Pour un investisseur qui vise les petites surfaces, l'écart représente souvent deux mois de loyer.
  • 03Le notaire garde-t-il vraiment les « frais de notaire » ?
    Non, et l'expression entretient le malentendu. Sur les 14 956 € d'un dossier à 180 000 €, le notaire perçoit 2 203 € toutes taxes comprises, soit 14,7 % du total. Les impôts et taxes en absorbent 11 553 €, soit 77,2 %. Le solde correspond aux débours, c'est-à-dire aux sommes avancées pour obtenir les documents d'urbanisme, l'état hypothécaire ou les pièces de copropriété, refacturées à l'euro près.

02 · La hausse de 2025

  • 04Les frais de notaire ont-ils augmenté récemment ?
    Oui. Depuis le 1er avril 2025, les départements peuvent relever leur taux de publicité foncière de 4,50 à 5,00 % au plus, pour les actes passés jusqu'au 31 mars 2028. La plupart l'ont fait. Sur un bien de 180 000 €, la note passe de 14 035 € à 14 956 €, soit 921 € de plus, et le taux réel de 7,80 % à 8,31 %.
  • 05Un investisseur locatif échappe-t-il à cette hausse ?
    Non. L'exonération existe mais elle est réservée au primo-accédant qui acquiert sa résidence principale. Un investisseur locatif en est exclu par définition, puisque le bien n'est pas destiné à son habitation. Les articles grand public décrivent souvent cette exonération sans préciser qu'elle ne vaut pas pour un achat destiné à la location.

03 · Remise et mobilier

  • 06Peut-on négocier les frais de notaire ?
    Marginalement. La remise n'est possible que sur la fraction d'émoluments assise au-delà de 100 000 €, dans la limite de 20 %. Sur un bien de 180 000 €, la part concernée représente 639 € d'émoluments : la remise maximale fait gagner 153 €, soit 1,03 % de la note. Le reste est constitué d'impôts, qui ne se négocient pas. Demander la remise reste légitime, mais elle ne change pas un plan de financement.
  • 07Comment déduire le mobilier des frais de notaire ?
    Le prix des meubles peut être retiré de l'assiette taxable à deux conditions cumulatives : un prix particulier doit être stipulé pour les objets mobiliers, et ceux-ci doivent être désignés et estimés article par article, dans le contrat ou dans un état annexé. Sur 6 000 € de mobilier correctement inventorié, l'économie atteint environ 385 € de taxes, à quoi s'ajoute la baisse des émoluments. La valeur retenue doit correspondre à celle de meubles d'occasion : une estimation globale et surévaluée expose à un redressement.

04 · Financement, neuf et calcul

  • 08La banque finance-t-elle les frais de notaire ?
    Pas systématiquement, et c'est un point de trésorerie plus qu'un point de coût. Les frais se règlent en totalité le jour de la signature. Un emprunteur dont la banque ne finance que le prix et les travaux doit donc disposer des 14 956 € en propre à cette date, indépendamment de son apport. Vérifiez le périmètre financé avant de signer le compromis, pas après.
  • 09Les frais sont-ils les mêmes dans le neuf ?
    Non, ils sont nettement inférieurs. Une vente dans le neuf est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée et les droits de mutation y sont réduits, ce qui ramène l'ordre de grandeur des frais d'acquisition autour de 2 à 3 % du prix contre 8 % dans l'ancien. La comparaison entre un bien neuf et un bien ancien doit donc porter sur le coût complet, frais compris, et non sur les seuls prix affichés.
  • 10Comment calculer les frais sur mon propre dossier ?
    Relevez d'abord le taux départemental applicable au bien visé, qui n'est pas uniforme. Calculez ensuite les émoluments par tranches selon le barème de l'article A444-91, ajoutez la taxe communale de 1,20 %, les frais d'assiette de 2,37 % du droit départemental, la contribution de sécurité immobilière de 0,10 % et les débours. Le simulateur officiel des notaires de France permet de recouper le résultat.

Se tromper sur la seule ligne certaine coûte plus cher qu’ailleurs.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne de quoi calculer seul des frais d’acquisition, ce qui rend notre intervention inutile sur ce point précis.

Aucun taux départemental garantiAucun montant de débours garantiBarèmes contrôlés en août 2026

Sources et date de contrôle

« Comptez 7 à 8 % de frais de notaire. » La phrase est partout. Elle est fausse dans les deux sens : sur un studio à 60 000 €, la note atteint 10,17 % du prix ; sur un appartement à 500 000 €, elle tombe à 7,71 %. Cet écart de deux points et demi est inscrit dans le barème lui-même.

  • Source 01

    Article A444-91 du code de commerce — émoluments proportionnels du notaire — Légifrance. Numéro 54, vente ou cession de gré à gré : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, 1,596 % de 6 500 à 17 000 €, 1,064 % de 17 000 à 60 000 €, 0,799 % au-delà. Version en vigueur depuis le 1er mars 2020, vérifiée toujours applicable le 21 août 2026. Consulté le 2026-08-21.

  • Source 02

    Droits de mutation à titre onéreux d'immeubles — régime de droit commun — BOFiP — doctrine fiscale. BOI-ENR-DMTOI-10-20. Composition des droits : taxe départementale de publicité foncière (art. 1594 D du CGI), taxe communale additionnelle (art. 1584), prélèvement de l'État pour frais d'assiette et de recouvrement (art. 1647), taxe régionale de 0,6 % en Île-de-France (art. 1599 sexies). Consulté le 2026-08-21. Adresse dépinglée le 3 septembre 2026 : elle pointait une version figée, ce qui rendait toute péremption invisible au contrôle. Le verbatim ci-dessus reste celui relevé à la date de consultation indiquée ; il n'a pas été relu à l'occasion de ce dépinglage.

  • Source 03

    Hausse des droits de mutation à titre onéreux — service-public.gouv.fr. Les départements peuvent relever le taux de 4,50 à 5,00 % au plus, pour les actes passés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028. L'exonération de la hausse est réservée au primo-accédant achetant sa résidence principale : elle ne bénéficie donc pas à l'investisseur locatif. Consulté le 2026-08-21.

  • Source 04

    Article 879 du code général des impôts — contribution de sécurité immobilière — Légifrance. Taux de 0,10 % pour les publications de mutations à titre onéreux d'immeubles, avec un minimum de perception de 15 €. Consulté le 2026-08-21.

  • Source 05

    Vente simultanée de meubles et d'immeubles — assiette des droits — BOFiP — doctrine fiscale. BOI-ENR-DMTOI-10-120, en application de l'article 735 du CGI. Le droit se perçoit sur la totalité du prix au taux des immeubles, à moins qu'un prix particulier ne soit stipulé pour les objets mobiliers et que ceux-ci soient désignés et estimés, article par article, dans le contrat ou dans un état annexé. Consulté le 2026-08-21. Adresse dépinglée le 3 septembre 2026 : elle pointait une version figée, ce qui rendait toute péremption invisible au contrôle. Le verbatim ci-dessus reste celui relevé à la date de consultation indiquée ; il n'a pas été relu à l'occasion de ce dépinglage.

  • Source 06

    Tarifs des notaires — section 3 du code de commerce — Légifrance. Articles A444-53 à A444-186. Encadre notamment la remise que le notaire peut consentir sur ses émoluments proportionnels, applicable aux seules tranches d'assiette supérieures ou égales à 100 000 €. Consulté le 2026-08-21.

  • Source 07

    Frais de notaire — fiche officielle — service-public.gouv.fr. Composition des frais d'acquisition : émoluments réglementés du notaire, droits et taxes perçus pour le compte de l'État et des collectivités, débours avancés par le notaire. Consulté le 2026-08-21.

  • Source 08

    Estimation des frais d'achat immobilier — simulateur officiel — Notaires de France. Simulateur permettant de recalculer les frais d'acquisition sur un dossier réel, dans l'ancien comme dans le neuf. Consulté le 2026-08-21.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne de quoi calculer seul des frais d’acquisition, ce qui rend notre intervention inutile sur ce point précis. Les montants cités valent pour le cas construit décrit et se recalculent sur le vôtre. Aucun taux départemental, aucun montant de débours et aucune acceptation de remise ne sont garantis.</p