Critère de sélection : 8 % brut minimum sur le prix de revient complet. Notre méthode de sélection

Guide de décisionVérifié le 23 août 20267 sourcesMéthode en cinq passes

Relance logement : l’amortissement en location nue vaut 2,80 %, le meublé en donne 2,83 %

L’article 47 de la loi de finances pour 2026 apporte l’amortissement à la location nue, ce qui n’existait pas. Sur un appartement de 200 000 €, il vaut 5 600 € par an. Le même appartement loué meublé en amortit 5 667 : l’écart est de trois centièmes de point.

AVANT DE LEVER UNE OPTION IRRÉVOCABLE

Il ne fait pas mieux que le meublé, il fait pareil

3,5 % sur une assiette de 80 % font 2,80 % du prix par an. Un amortissement de loueur meublé en fait 2,83 %, sans plafond de loyer ni engagement de neuf ans.

  • Les six taux réels, et le plafond qui les recouvre
  • La comparaison chiffrée avec le LMNP au réel
  • Pourquoi le niveau social rapporte moins
  • Ce que l’engagement de neuf ans vous coûte s’il casse

AMORTISSEMENT, NU

2,80 %

AMORTISSEMENT, MEUBLÉ

2,83 %

ÉCART ANNUEL NET

− 958 €

PLAFOND ANNUEL

8 000 €

ENGAGEMENT

9 ans

FENÊTRE

2026-2028

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. L’amortissement existe désormais en location nue. Il porte sur 80 % du prix d’acquisition net de frais, le terrain étant forfaitairement estimé au cinquième restant, à des taux de 3 % à 5,5 % selon l’état du logement et le loyer consenti1.

Il ne fait pas mieux que le meublé, il fait pareil. À 3,5 % sur 80 % du prix, il représente 2,80 % du prix par an ; un amortissement classique de loueur meublé en représente 2,83 %. Ce mécanisme ajoute donc un plafond de loyer et neuf ans d’engagement à un avantage déjà disponible sans eux.

Le niveau social rapporte moins, pas plus. Le taux monte à 4,5 % puis 5,5 %, mais l’impôt était déjà nul à 3,5 % : le supplément de taux n’achète rien, tandis que la décote de loyer, elle, continue de coûter.

Ce guide compare ce régime au régime que l’investisseur utiliserait sans lui. C’est une comparaison que personne ne fait, pour une raison simple : ceux qui écrivent dessus le vendent. Nous le commercialisons aussi, et la conclusion ci-dessous ne nous arrange pas.

Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Amélie, cas construit à partir du texte promulgué et des fiches officielles, non d’un dossier réel. Elle achète un appartement neuf en immeuble collectif, 200 000 € net de frais, et supporte 2 000 € de charges et 1 400 € d’intérêts par an. Elle se situe dans la tranche à 30 %. Les décotes de loyer retenues sont des ordres de grandeur déclarés, non des barèmes officiels.

Que crée exactement l’article 47 ?

Une déduction au titre de l’amortissement, sur les revenus fonciers.

L’article 47 de la loi du 19 février 2026 insère deux mécanismes dans l’article 31 du code général des impôts : un point i pour les logements neufs en collectif, un point j pour les logements ayant fait l’objet d’une réhabilitation lourde3. On l’appelle « Relance logement », parfois « Jeanbrun » du nom de son rapporteur.

C’est une rupture. L’amortissement était jusqu’ici l’apanage du meublé, et c’est ce qui expliquait l’essentiel de l’écart entre les deux fiscalités.

Deux précisions évitent les malentendus les plus fréquents. Ce n’est pas une réduction d’impôt mais une déduction : elle diminue le revenu foncier imposable, et son effet dépend donc de votre tranche. Et ce n’est pas un cinquième régime : elle s’exerce à l’intérieur du régime réel foncier, ce qui interdit mécaniquement le micro-foncier1 — un point que notre guide sur le choix du régime permet de replacer dans l’ensemble.

Quels logements y ont droit ?

Beaucoup moins qu’on ne le croit en lisant les communiqués.

Le logement doit être situé en France dans un bâtiment d’habitation collectif1. Une maison individuelle est exclue, quelle que soit sa performance ou son loyer, et c’est la condition qui écarte le plus grand nombre de dossiers dans les territoires où nous travaillons.

Deux voies d’entrée seulement.

Le neuf, acquis ou construit dans la fenêtre ouverte. Ou l’ancien ayant subi une réhabilitation lourde, définie soit par la production d’un immeuble neuf, soit par des travaux d’amélioration représentant au moins 30 % du prix d’acquisition et portant le logement en classe énergétique A, B, C ou D1. Un rafraîchissement, même coûteux, ne suffit pas : c’est un seuil et un résultat, pas une intention.

La classe énergétique se prouve, elle ne se déclare pas : c’est un diagnostiqueur qui l’établit, et son rapport conditionne l’éligibilité de toute opération menée dans l’ancien. Faire réaliser ce diagnostic après le chantier plutôt qu’avant l’offre revient à découvrir la réponse quand l’argent est déjà engagé.

S’ajoutent quatre conditions qui tiennent au bail. La location doit être nue, à usage de résidence principale, pendant neuf ans au minimum. Le locataire ne doit être ni membre de votre foyer fiscal, ni parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus. Les plafonds de loyer et de ressources des régimes intermédiaire, social ou très social s’appliquent. Enfin, la fenêtre d’acquisition court du 21 février 2026 au 31 décembre 20282, ce qui exclut tout bien déjà détenu.

Ce que l’amortissement vaut, en euros

La base se calcule en deux temps. On part du prix d’acquisition net de frais, puis on retranche la quote-part de terrain, forfaitairement fixée à 20 % : l’assiette amortissable atteint donc 80 % du prix. Sur les 200 000 € d’Amélie, le terrain est réputé valoir 40 000 € et l’assiette amortissable s’établit à 160 000 €, quelle que soit la valeur réelle du foncier — le forfait s’applique sans preuve à apporter, dans un sens comme dans l’autre.

Les six taux, et le plafond qui les recouvre

Ce que l’amortissement vaut, en euros — tableau 1
Intermédiaire3,5 %3 %8 000 €
Social4,5 %3,5 %10 000 €
Très social5,5 %4 %12 000 €

Aucun taux ne dépasse 5,5 %1. Les commentaires qui annoncent davantage confondent le taux d’amortissement avec le cumul des avantages, ou reprennent un chiffre de discussion parlementaire.

Le plafond mérite qu’on situe le seuil où il commence à mordre, parce qu’on le présente souvent comme une contrainte alors qu’il ne s’applique presque jamais aux tickets courants : à 3,5 % sur une assiette de 80 %, les 8 000 € ne sont atteints qu’au-delà de 285 714 € de prix d’acquisition. Sur le cas d’Amélie, l’amortissement annuel s’établit à 5 600 €, très en dessous.

Fait-il mieux que le LMNP ?

Non. Il fait la même chose, en payant plus cher.

Amélie peut louer nu à 750 € par mois sous plafond intermédiaire, ou meublé à 900 € au prix du marché libre. Tout part de là.

Le calcul tient en une ligne et personne ne le publie. Le mécanisme amortit 3,5 % d’une assiette valant 80 % du prix, soit 2,80 % du prix chaque année. Un loueur meublé qui amortit un bâti représentant 85 % du prix sur trente ans en déduit 2,83 % par an. L’écart est de trois centièmes de point, en faveur du meublé.

Une différence de nature sépare pourtant les deux assiettes, et elle ne se voit pas dans le résultat. Les 80 % du dispositif nu sont un forfait posé par le texte : le terrain y est réputé valoir le cinquième, sans discussion ni justificatif. Les 85 % du meublé sont une hypothèse de dossier : aucun texte ne fixe la part du terrain, elle se détermine bien par bien, et une part sous-évaluée en zone tendue est le premier motif de redressement sur ce sujet. Le nu achète donc sa sécurité au prix d’un plafond ; le meublé garde sa liberté au prix d’une justification.

Encore faut-il rappeler comment fonctionne l’amortissement auquel on le compare, car il n’obéit pas aux mêmes règles. En location meublée, il s’exerce au régime réel, celui qui succède au micro-BIC au-delà de 83 600 € de recettes pour les revenus 2026, ou sur option en deçà5. Il n’est pas plafonné en euros, mais il est bridé autrement : pour un bien loué par une personne physique, l’amortissement déductible correspond à la différence positive entre les loyers acquis et les charges, si bien qu’il ne peut jamais créer de déficit6. La fraction écartée n’est pas perdue et attend les exercices suivants.

Les deux mécanismes se ressemblent donc par leur montant et diffèrent par leur bride. L’un est plafonné en euros et libre de créer un déficit foncier ; l’autre est illimité en euros et bloqué au niveau du résultat. Sur un bien qui dégage peu, c’est le premier qui passe ; sur un bien qui dégage bien, c’est le second, et cette symétrie explique pourquoi aucune règle générale ne remplace le calcul sur votre propre dossier.

Le même appartement, les deux voies, sur un an

Fait-il mieux que le LMNP ? — tableau 2
Loyer annuel9 000 €10 800 €
Amortissement imputé5 600 €5 667 €
Base imposable0 €1 733 €
Prélèvements sociaux17,2 %18,6 %
Impôt0 €842 €
Revenu net après impôt7 000 €7 958 €

Il fait économiser 842 € d’impôt. Il fait renoncer à 1 800 € de loyer. Le solde est de 958 € par an, contre lui.

Cette arithmétique ne condamne rien, elle en désigne le public. Il s’adresse à qui ne peut pas ou ne veut pas faire de meublé : parce que le règlement de copropriété l’interdit, parce que la rotation d’un meublé ne convient pas, parce que la comptabilité et la liasse rebutent. Pour cet investisseur-là, l’amortissement était inaccessible et devient accessible, ce qui est un vrai gain. Pour celui qui pouvait déjà louer meublé, notre guide sur la fiscalité du meublé décrit un régime qui offrait déjà l’essentiel, sans plafond de loyer.

Trois avantages propres à la voie nue méritent d’être portés à son crédit, et ils ne sont pas nuls. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % au lieu de 18,6 %, la location nue n’étant pas une activité commerciale4. Il n’y a ni cotisation foncière des entreprises, ni comptabilité, ni liasse à déposer. Et l’avantage n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales1, ce qui le laisse cumulable avec d’autres réductions en outre plafonnées.

Pourquoi le social rapporte moins que l’intermédiaire

Parce que l’impôt est déjà nul.

C’est le point que la présentation commerciale escamote systématiquement, en montrant la progression des taux comme une progression de l’avantage. Sur le cas d’Amélie, l’amortissement à 3,5 % ramène déjà la base imposable à zéro ; passer à 4,5 % puis à 5,5 % augmente un amortissement dont la fraction utile est déjà atteinte, et n’économise donc pas un euro d’impôt supplémentaire. La décote de loyer, elle, continue de s’appliquer entièrement.

Ce que chaque niveau laisse réellement

Pourquoi le social rapporte moins que l’intermédiaire — tableau 3
Intermédiaire3,5 %750 €0 €7 000 €− 958 €
Social4,5 %630 €0 €5 560 €− 2 398 €
Très social5,5 %495 €0 €3 940 €− 4 018 €

Une réserve importante s’attache à ce tableau, et nous la posons plutôt que de la taire. Il compare des amortissements seuls. L’articulation de cet amortissement avec la réduction d’impôt Loc’Avantages, dont il reprend les plafonds de ressources, n’est tranchée ni par la fiche officielle ni par la doctrine à ce jour ; un cumul, s’il était admis, modifierait sensiblement les deux dernières lignes. Le tableau vaut donc pour l’amortissement pris isolément, et la question se pose à un expert-comptable avant de s’engager sur neuf ans.

Le classement, en revanche, ne dépend pas de cette réserve : à impôt déjà nul, un loyer plus bas laisse moins.

Ce que ce raisonnement ne dit pas, et qu’il serait malhonnête de passer sous silence, c’est qu’un bailleur peut parfaitement choisir le niveau social en connaissance de cause, parce qu’il tient à loger des ménages modestes, parce qu’un conventionnement lui garantit une demande locative durable dans un secteur où la vacance l’inquiète, ou parce qu’un opérateur agréé prend la gestion à sa charge et lui évite l’essentiel des tracas. Ces raisons sont légitimes. Elles ne sont simplement pas fiscales, et les présenter comme telles serait tromper le lecteur sur la nature de son arbitrage.

Que signez-vous pour neuf ans ?

Une option irrévocable, et une reprise si vous ne tenez pas.

L’option pour l’amortissement est irrévocable pour le logement concerné1. Elle ne se reconsidère pas d’une année sur l’autre comme l’option pour le régime réel foncier, qui n’engage que trois ans7. Si l’engagement de location n’est pas tenu, les amortissements déduits sont réintégrés aux revenus fonciers : trois années à 5 600 € représentent 16 800 € rappelés d’un coup, soit 7 930 € d’impôt à 47,2 %.

Le second point est plus discret et pèse davantage.

À la revente, le prix d’acquisition retenu pour calculer la plus-value est minoré du montant des amortissements déduits1. L’avantage est donc différé, pas acquis — exactement comme en location meublée depuis la réintégration entrée en vigueur en février 2025. Un vendeur qui aurait déduit neuf années d’amortissement verra sa plus-value imposable augmenter d’autant, et c’est au moment de la vente que la facture se présente, quand la trésorerie de l’opération est censée se libérer.

Le déficit foncier continue de fonctionner à côté, avec son plafond d’imputation sur le revenu global, comme le détaille notre guide sur le déficit foncier — et son obligation de maintien en location de trois ans se superpose alors à l’engagement de neuf ans, sans l’assouplir.

Ce qui coûte cher aux investisseurs

Quatre erreurs se dessinent déjà, et chacune se chiffre.

Le dispositif choisi sans comparer, 958 €. C’est l’écart annuel entre l’amortissement au niveau intermédiaire et le même appartement loué meublé au réel, sur le cas décrit. La comparaison prend une heure et se fait avant de signer un engagement de neuf ans, jamais après.

Le niveau social cru plus avantageux, 2 398 €. Le taux d’amortissement monte, l’impôt reste nul, et le loyer baisse. L’écart avec le meublé passe de 958 € à 2 398 € au niveau social, et à 4 018 € en très social. Choisir un niveau plus social relève d’une décision d’utilité, pas d’optimisation.

L’engagement rompu au bout de trois ans, 7 930 €. Une mutation professionnelle, une séparation, une revente opportune : les amortissements déduits sont réintégrés en une fois. Un gestionnaire peut sécuriser la continuité locative, il ne peut rien contre une vente anticipée.

La maison individuelle achetée en croyant y avoir droit, 5 600 €. C’est l’amortissement annuel perdu. La condition de bâtiment collectif ne souffre aucune exception, et elle se vérifie avant l’offre, pas chez le notaire.

Ce qu’il faut faire, et dans quel ordre

Comparez avant de vous engager. Pas l’inverse.

  1. Vérifiez le bâtiment collectif avant toute autre condition : c’est le filtre qui élimine le plus vite, et il n’a pas d’exception.
  2. Datez l’acquisition : seuls les biens acquis entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028 ouvrent droit au dispositif.
  3. Calculez l’amortissement : 80 % du prix net de frais, multiplié par le taux du niveau visé, puis comparé au plafond annuel.
  4. Calculez le même bien en meublé au réel, avec son amortissement libre et son loyer non plafonné, et comparez les revenus nets après impôt.
  5. Chiffrez la décote de loyer que le niveau choisi impose, sur neuf ans et non sur un an.
  6. Faites trancher le cumul éventuel avec Loc’Avantages par un expert-comptable avant de lever l’option, puisqu’elle est irrévocable.

Un dernier point, qui résume l’esprit de la démarche. Un avantage fiscal ne se juge pas à ce qu’il accorde mais à ce qu’il demande en échange, et celui-ci demande beaucoup : un type de bien, un niveau de loyer, une durée, une irrévocabilité. Il apporte à la location nue un mécanisme que le meublé offrait déjà sans contrepartie, et son mérite réel est d’ouvrir l’amortissement à ceux que le meublé rebutait — ce qui est une bonne raison de le choisir, mais pas celle qu’on lit dans les plaquettes. Le rendement net et la vacance restent, comme toujours, les deux variables qui décident davantage que la fiscalité.

Deux virgule quatre-vingts contre deux virgule quatre-vingt-trois. Neuf ans d’écart de liberté.

AVANT DE SIGNER NEUF ANS

L’option est irrévocable pour le logement concerné

Prix, type de bâtiment, niveau de loyer visé et régime alternatif : quatre éléments suffisent à savoir si le régime vous apporte quelque chose que le meublé ne vous donnait pas déjà.

  • Votre amortissement annuel, calculé
  • Le même bien chiffré en meublé au réel
  • La décote de loyer, sur neuf ans et non sur un an
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Onze réponses directes sur les taux réels, les logements éligibles, la comparaison avec le LMNP, l’engagement de neuf ans et la reprise à la revente.

Vous voulez comparer ce régime au meublé ?

Apportez le prix, le type de bâtiment et le loyer envisagé. L’échange ne remplace pas une consultation fiscale et ne garantit aucune éligibilité.

Faire le point sur votre dossier

01 · Le texte et son champ

  • 01Qu'est-ce que le dispositif Relance logement, dit Jeanbrun ?
    Une déduction au titre de l'amortissement, créée par l'article 47 de la loi de finances pour 2026 et insérée dans l'article 31 du code général des impôts. Elle porte sur 80 % du prix d'acquisition net de frais, le terrain étant forfaitairement estimé à 20 %. C'est la première fois qu'un amortissement est ouvert à la location nue, mécanisme jusque-là réservé à la location meublée.
  • 02Quels sont les taux d'amortissement applicables ?
    Dans le neuf : 3,5 % en location intermédiaire, 4,5 % en social, 5,5 % en très social. Dans l'ancien réhabilité : 3 %, 3,5 % et 4 %. Aucun taux ne dépasse 5,5 %. Les plafonds annuels de déduction sont de 8 000 €, 10 000 € et 12 000 € par foyer fiscal selon le niveau de loyer consenti.
  • 03Quels logements sont éligibles ?
    Uniquement ceux situés en France dans un bâtiment d'habitation collectif : une maison individuelle est exclue. Le logement doit être neuf, ou ancien ayant subi une réhabilitation lourde produisant un immeuble neuf ou représentant au moins 30 % du prix d'acquisition avec atteinte de la classe énergétique A, B, C ou D. L'acquisition doit intervenir entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028.

02 · Face au meublé

  • 04Le dispositif fait-il mieux que le LMNP ?
    Non, il fait à peu près la même chose. À 3,5 % sur une assiette de 80 %, il amortit 2,80 % du prix par an ; un loueur meublé amortissant 85 % de bâti sur trente ans en déduit 2,83 %. Sur le cas décrit, le dispositif économise 842 € d'impôt mais fait renoncer à 1 800 € de loyer, soit 958 € par an contre lui. Son intérêt réel est d'ouvrir l'amortissement à qui ne peut pas faire de meublé.
  • 05Pourquoi le niveau social rapporte-t-il moins que l'intermédiaire ?
    Parce que l'impôt est déjà nul au niveau intermédiaire. L'amortissement à 3,5 % ramène la base imposable à zéro ; passer à 4,5 % puis 5,5 % n'économise donc aucun impôt supplémentaire, tandis que la décote de loyer s'applique entièrement. Sur le cas décrit, l'écart avec le meublé passe de 958 € à 2 398 € au niveau social et à 4 018 € en très social.
  • 06À partir de quel prix le plafond de 8 000 € s'applique-t-il ?
    Au-delà de 285 714 € de prix d'acquisition, pour un logement neuf en location intermédiaire. En dessous, l'amortissement théorique reste inférieur au plafond, qui n'a donc aucun effet. Sur un appartement de 200 000 €, l'amortissement annuel s'établit à 5 600 €, très en dessous des 8 000 €.

03 · Engagement et reprise

  • 07L'option est-elle réversible ?
    Non. L'option pour l'amortissement est irrévocable pour le logement concerné, ce qui la distingue de l'option pour le régime réel foncier, laquelle n'engage que trois ans. Elle interdit par ailleurs le micro-foncier, puisque l'amortissement ne s'exerce qu'au régime réel.
  • 08Que se passe-t-il si l'engagement de neuf ans n'est pas tenu ?
    Les amortissements déduits sont réintégrés aux revenus fonciers. Sur le cas décrit, trois années à 5 600 € représentent 16 800 € rappelés en une fois, soit 7 930 € d'impôt à 47,2 %. Une mutation, une séparation ou une revente opportune suffisent à déclencher cette reprise.
  • 09L'avantage est-il repris à la revente ?
    Oui. Le prix d'acquisition retenu pour calculer la plus-value est minoré du montant des amortissements déduits, ce qui augmente d'autant la plus-value imposable. L'avantage est donc différé et non acquis, exactement comme en location meublée depuis la réintégration entrée en vigueur en février 2025.

04 · Cumuls et arbitrage

  • 10Le dispositif est-il cumulable avec d'autres avantages ?
    Il n'est pas cumulable avec la réduction d'impôt Denormandie sur un même logement, et il interdit le micro-foncier. En revanche l'avantage n'entre pas dans le plafonnement global des avantages fiscaux. L'articulation avec la réduction d'impôt Loc'Avantages, dont le dispositif reprend les plafonds de ressources, n'est tranchée ni par la fiche officielle ni par la doctrine à ce jour : la question se pose à un expert-comptable avant de lever une option irrévocable.
  • 11À qui ce dispositif s'adresse-t-il réellement ?
    À l'investisseur qui ne peut pas ou ne veut pas louer en meublé : règlement de copropriété qui l'interdit, rotation trop rapide, comptabilité et liasse qui rebutent. Pour lui, l'amortissement était inaccessible et le devient. Pour celui qui pouvait déjà louer meublé, le régime réel du meublé offrait l'essentiel du même avantage sans plafond de loyer ni engagement de neuf ans.

Un avantage fiscal se juge à ce qu’il demande en échange.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous, y compris sur des opérations éligibles. Ce guide conclut que le régime ne surpasse pas le meublé pour un investisseur qui pouvait déjà y accéder.

Le cumul avec Loc’Avantages n’est pas tranchéDécotes de loyer : ordres de grandeur déclarésTexte promulgué contrôlé en août 2026

Sources et date de contrôle

L’article 47 de la loi de finances pour 2026 apporte l’amortissement à la location nue, ce qui n’existait pas. Sur un appartement de 200 000 €, il vaut 5 600 € par an. Le même appartement loué meublé en amortit 5 667 : l’écart est de trois centièmes de point.

  • Source 01

    Investissement locatif « Relance logement » — Jeanbrun (déduction des revenus fonciers) — service-public.gouv.fr. Fiche vérifiée le 21 juillet 2026. Base : prix d'acquisition net de frais diminué du terrain estimé forfaitairement à 20 %, soit jusqu'à 80 % du prix. Taux annuels : 3,5 %, 4,5 % et 5,5 % dans le neuf ; 3 %, 3,5 % et 4 % dans l'ancien réhabilité ; aucun taux ne dépasse 5,5 %. Plafonds de 8 000 €, 10 000 € et 12 000 € par an et par foyer fiscal. Le logement doit être situé « dans un bâtiment d'habitation collectif ». Ancien : travaux produisant un immeuble neuf, ou représentant au moins 30 % du prix d'acquisition avec réhabilitation lourde atteignant la classe A, B, C ou D. Engagement de location nue à usage de résidence principale pendant neuf ans ; le locataire ne doit être ni membre du foyer fiscal, ni parent ou allié jusqu'au 2e degré inclus. « L'option est irrévocable pour le logement concerné » et interdit le micro-foncier. Non-cumul avec la réduction d'impôt Denormandie sur un même logement. L'avantage « n'est pas pris en compte pour le plafonnement global des avantages fiscaux ». À la vente, « le prix d'acquisition de l'immeuble est minoré du montant des amortissements déduits ». Consulté le 2026-08-23.

  • Source 02

    Relance logement — De nouvelles réductions fiscales pour certains propriétaires bailleurs — service-public.gouv.fr. Publié le 24 février 2026. Fenêtre d'acquisition du 21 février 2026 au 31 décembre 2028. Logement en bâtiment collectif, neuf ou ancien avec au moins 30 % de travaux d'amélioration, loué nu à usage de résidence principale pendant neuf ans au minimum, hors membres de la famille proche, à des loyers plafonnés selon le niveau intermédiaire, social ou très social. Mise en location dans les douze mois de l'achèvement. Consulté le 2026-08-23.

  • Source 03

    Article 47 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 — Légifrance. Insère dans l'article 31 du code général des impôts un point i pour les logements neufs en collectif et un point j pour les logements ayant fait l'objet d'une réhabilitation lourde d'au moins 30 % de travaux d'amélioration : « une déduction au titre de l'amortissement du prix d'acquisition du logement net de frais ». Taux de 3,5 % dans le neuf et 3 % dans l'ancien pour la location intermédiaire, engagement minimal de neuf ans, plafond annuel de 8 000 € par foyer. Applicable aux acquisitions et demandes de permis déposées jusqu'au 31 décembre 2028. Consulté le 2026-08-23.

  • Source 04

    Je donne un bien en location. Dois-je payer des prélèvements sociaux ? — impots.gouv.fr. Location nue : 17,2 %, soit CSG 9,2 %, CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 %. Location meublée : 18,6 %, soit CSG 10,6 %, CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 %. Consulté le 2026-08-23.

  • Source 05

    Impôt sur le revenu — Revenus d'une location meublée — service-public.gouv.fr. Micro-BIC jusqu'à 83 600 € de recettes pour les revenus 2026 — 77 700 € pour les revenus 2023 à 2025 — avec abattement de 50 % pour la location meublée de longue durée ; au-delà, régime réel de plein droit, ou sur option en deçà. C'est au régime réel que s'exerce l'amortissement du bâti. Consulté le 2026-08-23.

  • Source 06

    BOI-BIC-AMT-20-40-10-20 — Amortissement des biens donnés en location, calcul de l'amortissement déductible — BOFiP, impots.gouv.fr. Pour un bien loué par une personne physique, « l'amortissement déductible correspond à la différence positive entre le montant des loyers acquis et le montant des charges » : il ne peut pas créer de déficit. § 90 : la fraction écartée « sera susceptible d'être déduite des résultats des exercices suivants ». Consulté le 2026-08-23. Adresse dépinglée le 3 septembre 2026 : elle pointait une version figée, ce qui rendait toute péremption invisible au contrôle. Le verbatim ci-dessus reste celui relevé à la date de consultation indiquée ; il n'a pas été relu à l'occasion de ce dépinglage.

  • Source 07

    Impôt sur le revenu — Revenus locatifs (location non meublée) — service-public.gouv.fr. Fiche vérifiée le 15 avril 2026. Micro-foncier de plein droit sous 15 000 € de revenus fonciers annuels, abattement de 30 %. « Si vous choisissez le régime réel, cette option sera irrévocable pendant 3 ans. » Consulté le 2026-08-23.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous, y compris sur des opérations éligibles à ce régime. Ce guide conclut qu’il ne surpasse pas le régime du meublé pour un investisseur qui pouvait déjà y accéder, ce qui réduit l’intérêt d’une partie des opérations que nous serions en mesure de vous vendre. Les montants cités valent pour le cas construit décrit et se recalculent sur le vôtre. Les décotes de loyer retenues sont des ordres de grandeur déclarés et non des barèmes officiels ; l’articulation avec Loc’Avantages n’est pas tranchée à ce jour. Ce guide n’est pas une consultation fiscale.</p