Vacance locative : le taux que vous utilisez sous-estime le coût de 58 %
Au 1er janvier 2025, 7,7 % des logements français étaient vacants. Le chiffre vient de l’INSEE, et il ne dit rien de votre risque : il compte des logements en attente de succession, des biens mis en vente et des immeubles vétustes sans affectation.
AVANT DE PROVISIONNER
La vacance n’est pas un taux, c’est un événement
Deux postes sur trois ne dépendent pas de la durée mais de l’existence de l’épisode. Un taux appliqué au loyer annuel ne capture que le loyer perdu, et manque 228 € par an.
- Ce que les 7,7 % de l’INSEE comptent réellement
- Le coût complet d’un épisode, poste par poste
- La taxe qui frappe un logement vide dès un an
- La vacance qui annule un déficit foncier déjà déduit
LOGEMENTS VACANTS EN FRANCE
7,7 %
UN MOIS DE VACANCE
710 €
UN ÉPISODE DE DEUX MOIS
2 470 €
SOUS-PROVISIONNEMENT
+58 %
TAXE, PREMIÈRE ANNÉE
17 %
PUIS
34 %
Écrit par
Fondateur de Hagnéré Investissement
Guide général et national — aucune recommandation personnalisée
La réponse en trente secondes. Le taux national ne mesure pas la vacance locative. L’INSEE range parmi les logements vacants ceux qui sont proposés à la vente, en attente de règlement de succession, conservés par un employeur ou laissés sans affectation précise2. Ce sont des logements vides, pas des logements entre deux locataires.
La vacance n’est pas un taux, c’est un événement. Elle ne se produit pas un peu chaque mois mais rarement et d’un coup, et chaque épisode traîne des coûts fixes que le taux ignore : honoraires de relocation et remise en état. Un épisode de deux mois coûte 2 470 €, pas 1 300 €.
Un logement vide peut être taxé. En zone tendue, la taxe frappe dès un an de vacance, à 17 % de la valeur locative cadastrale puis 34 %. À compter des impositions de 2027, une taxe unique remplace les deux taxes actuelles et relève les plafonds4.
Ce guide ne cherche pas à vous faire craindre la vacance. Il cherche à la faire chiffrer correctement, parce que la provision que la plupart des investisseurs inscrivent dans leur tableau est fausse de moitié, et parce que deux conséquences de la vacance ne figurent dans aucun simulateur : la fiscalité du logement vide, et la remise en cause rétroactive d’un déficit foncier.
Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Sonia, cas construit à partir des textes et des statistiques publiques, non d’un dossier réel. Elle loue un appartement 650 € hors charges, avec 60 € de charges récupérables, et sa valeur locative cadastrale s’établit à 3 900 €. Tous les montants se recalculent sur le vôtre.
Le taux de vacance mesure-t-il votre risque ?
Non. Et l’écart n’est pas un détail de méthode.
Au 1er janvier 2025, la France comptait 38,4 millions de logements, dont 82,5 % de résidences principales, 9,8 % de résidences secondaires et 7,7 % de logements vacants, soit trois millions de biens1. L’INSEE définit le taux de vacance comme « la part des logements vacants dans l’ensemble des logements »6, ce qui en fait une mesure de stock : combien de logements sont vides à un instant donné.
Votre risque, lui, est un flux. Combien de mois votre bien à vous restera-t-il sans locataire entre deux baux.
Les deux grandeurs ne se recouvrent pas, parce que la définition retenue est large. Un logement est vacant au sens de l’INSEE s’il est inoccupé et proposé à la vente, ou à la location, ou déjà attribué et en attente d’occupation, ou en attente de règlement de succession, ou conservé par un employeur pour un usage futur, ou laissé sans affectation précise par son propriétaire — un logement vétuste, par exemple2. La majeure partie de ces trois millions de logements ne reviendra jamais sur le marché locatif, et une part notable se situe dans des communes en déprise démographique où la question n’est pas la durée de relocation mais l’existence même d’une demande.
Reprendre ce taux pour provisionner votre opération revient donc à emprunter un chiffre à une population qui n’est pas la vôtre. Le raisonnement utile part de votre marché, de votre bien et de la rotation observée sur des logements comparables, un travail que fait un gestionnaire sérieux et qu’aucune moyenne nationale ne remplace.
La vacance n’est pas un taux, c’est un événement
Elle n’arrive pas un peu tous les mois. Elle n’arrive pas du tout pendant trois ans, puis elle arrive entièrement.
Cette différence de forme a une conséquence pratique que le pourcentage masque entièrement. Un taux décrit une érosion régulière, comparable à une charge ; un événement décrit un trou de trésorerie concentré sur quelques semaines, qui tombe au moment où il faut aussi payer une remise en état et des honoraires de relocation. Le premier se finance sur les revenus courants, le second exige une réserve disponible, et c’est pourquoi la vacance est d’abord un problème de liquidité avant d’être un problème de rendement.
Un exemple rend la différence tangible. Sonia peut afficher un rendement net parfaitement satisfaisant sur douze mois et se retrouver dans l’incapacité de payer la mensualité de mars, parce que le locataire est parti fin janvier, que le nouveau entrera début avril, et que la peinture du séjour a coûté quatre cents euros entre-temps. La moyenne annuelle ne dit rien de ce mois de mars, et c’est pourtant ce mois-là qui décide si l’opération tient.
Combien coûte réellement un épisode de vacance ?
Deux mille quatre cent soixante-dix euros. Pour deux mois.
Le calcul mérite d’être détaillé, parce que la plupart des tableaux s’arrêtent à la première ligne. Le loyer nu de 650 € cesse évidemment d’entrer. S’y ajoutent les 60 € de charges récupérables, que le locataire acquittait et que le bailleur reprend à son compte dès que le logement est vide : le coût incrémental d’un mois de vacance s’établit donc à 710 €, et non à 650 €.
Ce qu’un épisode de deux mois coûte vraiment
| Poste | Nature | Montant |
|---|---|---|
| Loyer et charges récupérables, deux mois | Proportionnel à la durée | 1 420 € |
| Honoraires de relocation | Fixe par épisode | 650 € |
| Remise en état | Fixe par épisode | 400 € |
| Total | 2 470 € |
La colonne du milieu est celle qui compte. Deux postes sur trois ne dépendent pas de la durée de la vacance mais de son existence : que le logement reste vide trois semaines ou trois mois, il faudra repeindre et il faudra le relouer. Un taux appliqué au loyer annuel ne capture, par construction, que la première ligne, et c’est la raison arithmétique pour laquelle il sous-estime.
Le taux affiché contre le coût réel
| Méthode | Provision annuelle | Taux implicite |
|---|---|---|
| 5 % du loyer annuel | 390 € | 5,0 % |
| Un épisode de deux mois tous les quatre ans | 618 € | 7,9 % |
| Écart | 228 € | +58 % |
Cinquante-huit pour cent d’écart, sur une hypothèse de rotation qui n’a rien de pessimiste. Le stress-test de l’opération doit donc porter sur l’épisode et non sur la moyenne, et la question à se poser n’est pas « quel taux de vacance retenir » mais « suis-je capable d’absorber 2 470 € sans vendre ».
Un logement vide peut-il être taxé ?
Oui, et deux taxes coexistent encore.
Dans les communes situées en zone tendue, la taxe annuelle sur les logements vacants frappe un bien inoccupé depuis au moins un an, apprécié au 1er janvier de l’année d’imposition. Le taux atteint 17 % de la valeur locative cadastrale la première année, puis 34 % les années suivantes3. Sur la valeur locative de 3 900 € retenue pour Sonia, cela représente 663 € la première année, puis 1 326 €. Hors zone tendue, les communes peuvent instituer une taxe d’habitation sur les logements vacants, applicable après deux ans d’inoccupation.
Trois exonérations méritent d’être connues, parce qu’elles couvrent la plupart des situations d’un bailleur de bonne foi. La taxe ne s’applique pas lorsque la vacance est indépendante de la volonté du propriétaire, autrement dit lorsque le bien est effectivement proposé à la location ou à la vente sans trouver preneur ; elle ne s’applique pas non plus si le logement a été occupé plus de quatre-vingt-dix jours consécutifs dans l’année, ni s’il exige des travaux dont le montant dépasse 25 % de la valeur du bien3.
La conservation des preuves devient donc un sujet. Mandats de location signés, annonces datées, refus de candidats motivés : c’est ce dossier qui fait la différence entre une vacance subie et une vacance réputée volontaire, et un agent immobilier vous le constituera plus facilement qu’une reconstitution après coup.
La règle change bientôt. À compter des impositions de 2027, l’article 108 de la loi de finances pour 2026 fusionne les deux taxes en une taxe unique sur la vacance des locaux d’habitation4. Les taux de 17 % et 34 % demeurent la référence en zone tendue, mais les communes pourront les porter jusqu’à 30 % et 60 %, ce qui ferait passer la note de Sonia de 663 € à 1 170 € la première année, et de 1 326 € à 2 340 € ensuite. Hors zone tendue, le taux pourra atteindre 50 %.
Ce qu’une vacance peut annuler rétroactivement
Un déficit foncier déjà imputé. Et, depuis février 2026, des années d’amortissement.
L’imputation d’un déficit foncier sur le revenu global, dans la limite annuelle de 10 700 €, est assortie d’une condition dont on parle peu : l’immeuble doit rester affecté à la location jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l’imputation5. La doctrine précise que cette condition « n’est pas remplie lorsque le local est vacant », même si le propriétaire perçoit des revenus de remplacement versés par une assurance.
Le mécanisme de reprise est brutal. Les revenus des trois années concernées sont reconstitués, l’imputation sur le revenu global est annulée, et les déficits ne peuvent plus s’imputer que sur des revenus fonciers futurs — un décalage de trésorerie qui, sur un plafond de 10 700 €, se chiffre en milliers d’euros d’impôt rappelé selon votre tranche. Les limites d’imputation sont relevées à 15 300 € pour certains régimes anciens et à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique, ce qui augmente d’autant l’enjeu.
Depuis le 21 février 2026, un second mécanisme se superpose au premier, et il porte sur des montants plus élevés. L’article 47 de la loi de finances pour 2026 ouvre à la location nue une déduction au titre de l’amortissement, réservée aux logements acquis jusqu’au 31 décembre 2028 et loués à loyer plafonné pendant neuf ans « de manière effective et continue ». Si l’engagement casse, « le revenu net foncier de l’année au cours de laquelle l’un des engagements de location n’est pas respecté est majoré du montant des amortissements déduits »7 : ce n’est plus un plafond qui est en jeu mais la totalité de ce qui a été déduit. Sur un appartement de 200 000 € amorti au taux intermédiaire de 3,5 %, trois années font 16 800 € réintégrés d’un coup. La majoration est écartée en cas d’invalidité, de licenciement ou de décès, et une relocation ordinaire entre deux baux n’est pas une rupture d’engagement.
Une nuance s’impose, et elle est importante. Une relocation normale entre deux baux n’est pas une cessation de location : ce que vise la condition, c’est l’abandon de l’affectation locative, pas le délai ordinaire qui sépare un départ d’une entrée. Le risque se matérialise lorsqu’un logement reste durablement vide, ou qu’il est repris pour un usage personnel, et c’est exactement le scénario que notre guide sur le déficit foncier invite à écarter avant d’engager des travaux lourds. Un expert-comptable tranchera plus sûrement qu’une lecture rapide de la doctrine.
Que faire pour raccourcir une vacance ?
Commencer avant le départ du locataire.
Le préavis est le seul moment où la vacance se joue vraiment. Un locataire en zone tendue doit un mois, ailleurs trois mois hors cas de réduction, et ce délai est la fenêtre pendant laquelle la relocation coûte zéro : le bien est encore loué. Diffuser l’annonce à réception du congé, organiser les visites en présence du locataire sortant et signer le nouveau bail avant l’état des lieux de sortie ramène l’épisode à quelques jours, ce qui supprime les 1 420 € de loyer perdu sans rien changer aux 1 050 € de coûts fixes.
Le second levier est le prix, à condition qu’il soit encore libre. Dans les agglomérations classées en zone tendue, le décret du 20 juillet 2026 reconduit jusqu’au 31 juillet 2027 le plafonnement du loyer de relocation : pour un logement reloué dans les dix-huit mois, le nouveau loyer ne peut excéder celui du précédent locataire, révisé au plus de l’indice de référence8. Deux dérogations subsistent — travaux d’amélioration, loyer manifestement sous-évalué — et aucune ne joue pour un logement classé F ou G. Là où le loyer reste libre, il se calcule au lieu de se ressentir : un loyer surévalué de 30 € qui ajoute deux mois de vacance coûte 1 420 € pour en gagner 360 € sur l’année, et l’arbitrage est défavorable pendant près de quatre ans. Le raisonnement vaut dans l’autre sens, et c’est pourquoi la sélection du locataire mérite d’être rapide sans être négligente, un équilibre que détaille notre guide sur le dossier de location.
Le troisième levier est la remise en état, qui se prépare et ne s’improvise pas. Faire chiffrer les travaux par un artisan avant l’état des lieux de sortie, plutôt qu’après, évite d’ajouter trois semaines de délai de devis à une vacance déjà commencée. La retenue éventuelle sur le dépôt de garantie obéit à ses propres règles, décrites dans notre guide sur l’état des lieux de sortie.
Ce qui coûte cher aux bailleurs
Quatre erreurs reviennent, et chacune se chiffre.
La vacance provisionnée en taux, 228 €. Retenir 5 % du loyer annuel plutôt que le coût d’un épisode revient à mettre 390 € de côté quand il en faudrait 618, soit 228 € de manque chaque année. L’écart ne se voit pas tant qu’aucun locataire ne part, et il se voit entièrement le jour où l’un s’en va.
Le logement laissé vide plus d’un an, 663 €. En zone tendue, la taxe se déclenche au premier anniversaire de l’inoccupation et coûte 663 € sur la valeur locative de Sonia, puis 1 326 € les années suivantes. Un bailleur qui attend le locataire idéal paie donc deux fois : en loyer non perçu, puis en impôt.
Le déficit foncier remis en cause, 10 700 €. Une vacance durable dans les trois ans qui suivent l’imputation annule celle-ci et fait reconstituer les revenus des années concernées. Le montant en jeu correspond au plafond imputé, et l’impôt rappelé se calcule à votre tranche marginale.
Les coûts de relocation non budgétés, 1 050 €. Honoraires et remise en état tombent ensemble, au pire moment, et ne figurent dans aucun tableau de rendement. Ils sont pourtant certains dès lors qu’un locataire part, contrairement à la durée de la vacance elle-même, qui reste une inconnue.
Ce qu’il faut faire, et dans quel ordre
Provisionnez un épisode. Pas un pourcentage.
- Estimez la rotation réelle de votre marché à partir de biens comparables, plutôt que d’appliquer une moyenne nationale qui compte des successions et des logements vétustes.
- Chiffrez un épisode complet : loyer perdu, charges récupérables reprises, honoraires de relocation et remise en état.
- Divisez ce coût par l’intervalle entre deux départs pour obtenir la provision annuelle, puis comparez-la au taux que vous utilisiez.
- Vérifiez si votre commune est en zone tendue, car cela détermine le délai au bout duquel un logement vide devient imposable.
- Conservez les preuves de mise en location — mandats, annonces datées, refus motivés — pour établir que la vacance ne dépend pas de votre volonté.
- Avant tous travaux lourds, vérifiez l’obligation de location de trois ans attachée à l’imputation d’un déficit foncier sur le revenu global.
Un dernier point, qui résume l’esprit de la démarche. La vacance ne se combat pas en cherchant à l’annuler, ce qui conduirait à brader le loyer ou à accepter n’importe quel dossier, mais en la rendant supportable : une réserve qui couvre un épisode entier, un préavis exploité dès sa réception, et des preuves conservées pour le jour où l’administration s’interrogera sur un logement resté vide. Le cash-flow d’une opération se juge au mois le plus creux, pas à la moyenne des douze.
Sept virgule sept pour cent décrit la France. Votre risque, lui, se compte en épisodes.
La bonne question n’est pas quel taux retenir, mais si vous absorbez un épisode
Loyer, charges récupérables, rotation observée sur votre marché et zone de la commune : quatre éléments suffisent à remplacer un pourcentage par une provision qui tient.
- Votre coût d’épisode, calculé
- La provision annuelle qui en découle
- Votre exposition à la taxe sur les logements vacants
Questions fréquentes
Onze réponses directes sur le taux à retenir, le coût réel d’un épisode, la taxe sur les logements vacants, la réforme de 2027 et le risque de reprise d’un déficit foncier.
Catégories
Vous voulez chiffrer la vacance sur votre opération ?
Apportez le loyer, les charges récupérables et la commune du bien. L’échange ne garantit ni durée de relocation, ni taux communal, ni exonération.
Faire le point sur votre dossier01 · Mesurer la vacance
01Quel taux de vacance locative faut-il retenir dans un calcul de rendement ?
Pas le taux national. Les 7,7 % publiés par l'INSEE mesurent la part des logements vides dans le parc, successions et logements vétustes compris, et non la durée de relocation d'un bien loué. Le calcul utile part d'un épisode complet — loyer perdu, charges récupérables reprises, honoraires et remise en état — divisé par l'intervalle moyen entre deux départs.02Pourquoi un taux moyen sous-estime-t-il le coût de la vacance ?
Parce qu'il ne capte que le loyer perdu. Deux postes sur trois ne dépendent pas de la durée mais de l'existence de l'épisode : les honoraires de relocation et la remise en état se paient que le logement reste vide trois semaines ou trois mois. Sur le cas décrit, provisionner 5 % revient à mettre 390 € de côté quand le coût réel annualisé atteint 618 €, soit 58 % de plus.03Combien coûte réellement un mois de vacance ?
Plus que le loyer. Au loyer nu de 650 € s'ajoutent les 60 € de charges récupérables que le locataire acquittait et que le bailleur reprend à son compte dès que le logement est vide, soit 710 € par mois. Les coûts de relocation, 1 050 € sur le cas décrit, viennent en supplément et une seule fois par épisode.
02 · La fiscalité du logement vide
04Un logement vacant est-il taxé ?
En zone tendue, oui, dès un an d'inoccupation appréciée au 1er janvier. La taxe annuelle sur les logements vacants atteint 17 % de la valeur locative cadastrale la première année d'imposition puis 34 % les suivantes. Hors zone tendue, les communes peuvent instituer une taxe d'habitation sur les logements vacants après deux ans de vacance.05Comment échapper à la taxe sur les logements vacants ?
Trois exonérations couvrent la plupart des situations. La taxe ne s'applique pas lorsque la vacance est indépendante de la volonté du propriétaire, c'est-à-dire lorsque le bien est réellement proposé à la location ou à la vente sans trouver preneur ; ni lorsque le logement a été occupé plus de quatre-vingt-dix jours consécutifs dans l'année ; ni lorsqu'il exige des travaux dépassant 25 % de sa valeur. Conservez mandats, annonces datées et refus motivés.06Qu'est-ce qui change en 2027 pour les logements vacants ?
Les deux taxes fusionnent. L'article 108 de la loi de finances pour 2026 crée une taxe unique sur la vacance des locaux d'habitation, applicable à compter des impositions de 2027. Les taux de référence restent 17 % puis 34 % en zone tendue, mais les communes pourront les porter jusqu'à 30 % et 60 %, et jusqu'à 50 % hors zone tendue.
03 · Déficit foncier
07Une vacance peut-elle annuler un déficit foncier déjà déduit ?
Oui, et c'est un risque peu connu. L'imputation d'un déficit foncier sur le revenu global oblige à conserver l'immeuble affecté à la location jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit. La doctrine précise que cette condition n'est pas remplie lorsque le local est vacant. Une relocation normale entre deux baux n'est pas visée : ce qui l'est, c'est l'abandon durable de l'affectation locative.08Quel est le plafond d'imputation d'un déficit foncier ?
10 700 € par an sur le revenu global en règle générale. Ce plafond est porté à 15 300 € pour certains régimes anciens et jusqu'à 21 400 € lorsque le déficit résulte de travaux de rénovation énergétique. En cas de remise en cause, les revenus des trois années concernées sont reconstitués et les déficits ne s'imputent plus que sur des revenus fonciers futurs.
04 · Réduire et arbitrer
09Comment raccourcir une vacance locative ?
En commençant pendant le préavis, seul moment où la relocation ne coûte rien puisque le bien est encore loué. Diffuser l'annonce dès réception du congé, faire visiter en présence du locataire sortant et signer le nouveau bail avant l'état des lieux de sortie ramène l'épisode à quelques jours. Cela supprime le loyer perdu, mais pas les coûts fixes de relocation.10Vaut-il mieux baisser le loyer ou attendre le bon locataire ?
Le calcul tranche mieux que l'intuition. Un loyer surévalué de 30 € qui ajoute deux mois de vacance fait perdre 1 420 € pour en gagner 360 € sur une année : l'arbitrage reste défavorable pendant près de quatre ans. Attendre coûte donc presque toujours plus cher qu'ajuster, à condition de ne pas confondre ajustement de prix et relâchement sur la solvabilité du candidat.11La vacance est-elle un problème de rendement ou de trésorerie ?
De trésorerie d'abord. Elle ne s'étale pas régulièrement mais se concentre sur quelques semaines, au moment précis où il faut aussi régler une remise en état et des honoraires. Une opération peut afficher un rendement annuel satisfaisant et se trouver dans l'incapacité d'honorer une mensualité au mois le plus creux, ce que la moyenne des douze mois ne montre jamais.
Une vacance se provisionne, elle ne se supprime pas.
Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant la mise en location et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne de quoi provisionner seul la vacance et vérifier sa propre exposition fiscale, ce qui rend notre intervention inutile sur ce point.
Sources et date de contrôle
Au 1er janvier 2025, 7,7 % des logements français étaient vacants. Le chiffre vient de l’INSEE, et il ne dit rien de votre risque : il compte des logements en attente de succession, des biens mis en vente et des immeubles vétustes sans affectation.
- Source 01
Le parc de logements au 1er janvier 2025 — Insee Focus n° 359 — INSEE. Publié en septembre 2025. La France hors Mayotte compte 38,4 millions de logements, dont 82,5 % de résidences principales, 9,8 % de résidences secondaires et logements occasionnels, et 7,7 % de logements vacants, soit 3,0 millions. Consulté le 2026-08-21.
- Source 02
Logement vacant — définition — INSEE. Un logement est vacant s'il est inoccupé et proposé à la vente ou à la location, déjà attribué à un acheteur ou à un locataire et en attente d'occupation, en attente de règlement de succession, conservé par un employeur pour un usage futur au profit d'un de ses employés, ou sans affectation précise par le propriétaire (logement vétuste, etc.). Consulté le 2026-08-21.
- Source 03
Taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) et taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) — service-public.gouv.fr. Fiche vérifiée le 11 juin 2025. TLV en zone tendue à partir d'un an de vacance appréciée au 1er janvier : 17 % de la valeur locative cadastrale la première année d'imposition, 34 % les suivantes. THLV possible hors zone tendue après deux ans. Exonérations : vacance indépendante de la volonté du propriétaire, occupation de plus de quatre-vingt-dix jours consécutifs, travaux excédant 25 % de la valeur du bien. Consulté le 2026-08-21.
- Source 04
Une taxe unique pour les logements vacants à partir de 2027 — service-public.gouv.fr. Publié le 21 mai 2026. L'article 108 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 fusionne la TLV et la THLV en une taxe unique sur la vacance des locaux d'habitation, applicable à compter des impositions de 2027. Taux de référence en zone tendue de 17 % puis 34 %, pouvant être portés par délibération jusqu'à 30 % et 60 % ; jusqu'à 50 % hors zone tendue, où la taxe reste facultative et le seuil de deux ans. Consulté le 2026-08-21.
- Source 05
BOI-RFPI-BASE-30-20 — Modalités d'imputation des déficits fonciers — BOFiP, impots.gouv.fr. Version du 16 septembre 2025. § 160 : limite annuelle d'imputation sur le revenu global de 10 700 €, portée à 15 300 € pour certains régimes (§ 170) et à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique (§ 210). § 340 : « l'immeuble doit être affecté à la location jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit l'imputation ». § 350 : « Cette condition n'est pas remplie lorsque le local est vacant », même en cas de revenus de remplacement. § 370 : à défaut, l'imputation est remise en cause et les revenus des trois années sont reconstitués. Consulté le 2026-08-21. Adresse dépinglée le 3 septembre 2026 : elle pointait une version figée, ce qui rendait toute péremption invisible au contrôle. Le verbatim ci-dessus reste celui relevé à la date de consultation indiquée ; il n'a pas été relu à l'occasion de ce dépinglage.
- Source 06
Taux de vacance — définition — INSEE. « Le taux de vacance est la part des logements vacants dans l'ensemble des logements. » Mesure de stock issue du recensement de la population, distincte de la durée de relocation d'un bien donné. Consulté le 2026-08-21.
- Source 07
Investissement locatif « Relance logement » — déduction des revenus fonciers — service-public.gouv.fr. Fiche vérifiée le 21 juillet 2026. Amortissement créé par l'article 47 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 : engagement de location nue en résidence principale pendant neuf ans, de manière effective et continue. En cas de non-respect, le revenu net foncier de l'année est majoré du montant des amortissements déduits, sauf invalidité de deuxième ou troisième catégorie, licenciement ou décès. Consulté le 2026-08-24.
- Source 08
Décret n° 2026-644 du 20 juillet 2026 relatif à l'évolution de certains loyers — Légifrance. En vigueur du 1er août 2026 au 31 juillet 2027, pris en application de l'article 18 de la loi n° 89-462. Reconduit le plafonnement du loyer de relocation dans les zones d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants délimitées par le décret n° 2013-392 : loyer du nouveau bail plafonné au dernier loyer appliqué, révisé au plus de l'IRL, dérogations pour travaux d'amélioration ou loyer manifestement sous-évalué, exclues pour les logements classés F ou G. Consulté le 2026-08-24.
Avertissement
Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.
<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant la mise en location et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne de quoi provisionner seul la vacance et vérifier sa propre exposition fiscale, ce qui rend notre intervention inutile sur ce point. Les montants cités valent pour le cas construit décrit et se recalculent sur le vôtre. Aucune durée de relocation, aucun taux communal et aucune exonération ne sont garantis.</p