Critère de sélection : 8 % brut minimum sur le prix de revient complet. Notre méthode de sélection

Guide de décisionVérifié le 24 août 20263 sourcesMéthode en cinq passes

Tester la demande locative avant d'acheter : 21 jours, sans annonce fictive

Deux communes voisines, même loyer, même prix de revient, même rendement sur le papier. Trois semaines de relevé les séparent de 0,23 point : sur l'une, un logement attend trente-deux jours ; sur l'autre, cent.

SANS PUBLIER UNE SEULE ANNONCE

On ne mesure pas une demande en trompant des candidats

Une annonce fictive attire des réponses qui ne mesurent rien — ni la solvabilité, ni la disponibilité, ni la réaction au logement réel — et fait perdre du temps à des gens qui cherchent à se loger. Le stock concurrent, lui, est public et observable.

  • Deux nombres à relever, quatre minutes par jour
  • Le délai d'écoulement, converti en taux de vacance
  • Le solde, seul signal qui invalide une mesure ponctuelle
  • Les trois limites de la méthode, posées franchement

DURÉE DU RELEVÉ

21 jours

TEMPS QUOTIDIEN

4 minutes

ÉCOULEMENT COMMUNE A

32 jours

ÉCOULEMENT COMMUNE B

100 jours

ÉCART SUR DIX ANS

2 960 €

L'HEURE PASSÉE VAUT

1 233 €

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. On ne teste pas une demande en publiant une fausse annonce. Le signal serait faux — un candidat qui répond à un bien inexistant ne dit rien du marché — et la démarche trompe des gens qui cherchent un logement. Ce qui se mesure honnêtement, c’est le stock d’annonces concurrentes et sa rotation.

Deux nombres suffisent. Le stock d’annonces comparables au premier jour, et le nombre de celles qui disparaissent en trois semaines. Leur rapport donne le délai d'écoulement, c’est-à-dire le temps qu’un bien mis en ligne aujourd’hui devra attendre.

Le test ne sert pas à affiner une bonne hypothèse. Sur un marché déjà bien estimé, il ne corrige que 43 € par relocation. Il sert à détecter celui qu’on avait mal estimé, et là il vaut 1 233 € de l’heure.

Ce guide ne remplace pas le calcul du coût de la vacance, que notre guide dédié à la vacance locative chiffre poste par poste. Il fournit la donnée d’entrée que ce calcul suppose connue et que personne ne mesure : combien de temps votre bien mettra réellement à se louer.

Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Nadia, cas construit et non un dossier réel : elle hésite entre deux communes voisines pour un T2, avec dans les deux cas 95 000 € de prix, 25 000 € de travaux, 8 000 € de frais et un loyer de 571 € hors charges. Les relevés d’annonces, la durée d’occupation moyenne et les charges sont des hypothèses déclarées. Tout se recalcule sur vos propres relevés.

Pourquoi ne pas publier une annonce test ?

Pour deux raisons, et la seconde suffirait.

La première est technique : le signal est faux. Une annonce pour un bien qui n’existe pas attire des réponses qui ne mesurent rien — ni la solvabilité réelle des candidats, ni leur disponibilité à la date qui vous intéressera, ni leur réaction au logement tel qu’il sera après travaux. Le nombre de messages reçus mesure la visibilité de l’annonce sur la plateforme, pas la demande du marché. Beaucoup d’investisseurs concluent d’une avalanche de contacts qu’un marché est tendu, alors qu’ils ont simplement affiché un loyer trop bas.

La seconde est qu’on trompe des gens. Les personnes qui répondent cherchent un logement, souvent dans l’urgence, et chacune consacre du temps à un dossier qui n’aboutira jamais. Le fait que la démarche soit répandue ne la rend pas acceptable, et un bailleur qui commence sa relation au marché local en publiant une annonce fictive prend une habitude dont il n’a pas besoin.

La bonne nouvelle est que la méthode honnête est aussi la meilleure. Les annonces concurrentes sont publiques, datées, et leur disparition est observable : elles fournissent une mesure de la demande réalisée, qui vaut infiniment mieux qu’une mesure d’intention.

Que faut-il relever, et pendant combien de temps ?

Deux nombres, trois semaines, quatre minutes par jour.

Tout commence par le périmètre, et c’est l'étape où l’on se trompe le plus. Il faut définir un ensemble d’annonces comparables au bien envisagé : même commune, même typologie, fourchette de surface de plus ou moins dix mètres carrés, et fourchette de loyer de plus ou moins quinze pour cent autour du loyer visé. Un périmètre trop large mélange des marchés qui n’ont rien à voir — un studio et un T3 ne s'écoulent pas au même rythme —, un périmètre trop étroit ne laisse pas assez d’annonces pour que la mesure signifie quelque chose. En dessous de huit annonces au premier jour, il faut élargir, quitte à inclure une commune limitrophe.

Le premier jour, on compte le stock : le nombre d’annonces du périmètre en ligne. On note aussi, pour chacune, sa date de publication si la plateforme l’affiche, et le loyer demandé.

Ensuite, chaque jour pendant vingt et un jours, on relève deux choses : les annonces du stock initial qui ont disparu, et les annonces nouvelles. Quatre minutes suffisent, et la régularité compte davantage que la précision — une annonce retirée puis republiée le lendemain est un cas fréquent qu’un relevé quotidien détecte et qu’un relevé hebdomadaire manque.

Trois semaines est le bon horizon parce qu’il couvre trois week-ends, qui concentrent les visites, et qu’il reste assez court pour qu’un projet d’achat n’attende pas. En dessous de deux semaines, une seule semaine calme fausse tout.

Comment lire les deux nombres ?

Par une division, et une soustraction.

La division donne le délai d'écoulement : on divise le nombre de sorties par la durée du relevé pour obtenir un flux quotidien, puis on divise le stock initial par ce flux. Sur la commune que Nadia relève en premier, douze annonces au départ et huit disparitions en vingt et un jours donnent 0,38 annonce par jour, donc trente-deux jours d'écoulement. C’est le temps qu’un bien mis en ligne aujourd’hui doit attendre, en supposant qu’il se place dans la file au même rang que les autres.

La soustraction donne le solde : entrées moins sorties. C’est le seul indicateur qui invalide une mesure ponctuelle. Un solde négatif signifie que le stock se vide et que le marché se tend ; un solde positif, que l'écoulement mesuré aujourd’hui sera pire demain, parce que la file s’allonge pendant qu’on l’observe.

Les deux communes de Nadia, après vingt et un jours de relevé

Comment lire les deux nombres ? — tableau 1
Commune A12860,38/jour32 jours− 2
Commune B19470,19/jour100 jours+ 3

Le contraste est brutal, et il ne se voyait sur aucune donnée publique : mêmes loyers de marché, mêmes prix au mètre carré, même typologie. Le seul écart est le rythme auquel le marché absorbe ce qui lui est proposé — et il va du simple au triple.

Combien l'écoulement coûte-t-il en rendement ?

Un quart de point. Sur un rendement de trois, cela compte.

Le délai d'écoulement se convertit en taux de vacance dès qu’on lui adjoint une durée d’occupation moyenne — quarante-huit mois ici, hypothèse déclarée, et c’est d’ailleurs le paramètre que le choix du type de bail déplace le plus fortement, comme le montre notre comparatif des trois types de baux. Un bien qui reste quatre ans occupé puis trente-deux jours vide supporte 2,17 % de vacance ; le même à cent jours en supporte 6,49 %.

Le même achat, sur les deux communes

Combien l'écoulement coûte-t-il en rendement ? — tableau 2
Commune A2,17 %6 703 €3,36 %
Commune B6,49 %6 407 €3,13 %

L'écart est de 296 € par an, soit 2 960 € sur dix ans, et de 0,23 point de rendement. Rapporté aux 2,4 heures que coûte le relevé — quatre minutes par jour pendant trois semaines, plus une heure de cadrage initial —, l’heure passée vaut 1 233 €. C’est de loin le meilleur taux horaire de tout le parcours d’un investisseur, et il ne demande aucune compétence particulière.

Quand le test ne sert à rien

Quand l’hypothèse était déjà bonne. Il faut le dire, sinon le guide vend un outil plutôt qu’il ne l’explique.

Les plans de financement retiennent couramment un mois de vacance par relocation. Sur ce dossier, la journée de vacance vaut 22 € — c’est l’unité dans laquelle tout ce qui suit se compte. Sur la commune A, le relevé de Nadia donne trente-deux jours : l'écart à l’hypothèse standard est de 43 € par relocation, c’est-à-dire rien. Trois semaines de relevé pour corriger quarante-trois euros ne se justifient pas, et prétendre le contraire serait malhonnête.

La valeur du test n’est donc pas dans l’affinage. Elle est dans la détection : il révèle la commune B, celle dont l’hypothèse standard était fausse d’un facteur trois, et que rien dans les données publiques ne signalait. Un test qui ne trouve rien n’a pas échoué — il a confirmé qu’on pouvait acheter sur l’hypothèse retenue, ce qui est exactement ce qu’on lui demandait.

Trois limites doivent être posées avec la même franchise. Le relevé mesure un marché à un instant, et une saison : trois semaines de juillet dans une ville étudiante ne disent rien de septembre. Il mesure des annonces, donc uniquement le marché intermédié et publié, en ignorant ce qui se loue par bouche-à-oreille — biais qui joue surtout dans les petites communes. Et il suppose que votre bien se placera au même rang que les autres dans la file, ce qui est faux dans les deux sens : un logement mieux rénové sort plus vite, un logement mal classé au diagnostic sort plus lentement, comme le montre notre guide des passoires thermiques.

Trois sources publiques pour sécuriser le relevé

Un relevé isolé se trompe. Trois recoupements gratuits le sécurisent.

Le taux de logements vacants publié par l’INSEE, commune par commune1, donne la photographie structurelle que votre relevé ne peut pas voir. Un taux durablement élevé confirme un écoulement lent ; un taux bas contredit un relevé pessimiste et invite à recommencer sur une autre période.

La carte des loyers2 permet de vérifier que le loyer autour duquel vous avez construit votre périmètre correspond bien au marché. Un périmètre calé quinze pour cent trop haut ne contient que des annonces qui ne partent pas, et produit mécaniquement un écoulement catastrophique qui ne dit rien du marché réel — notre guide sur la manière de fixer un loyer détaille comment lire cette référence avec son intervalle.

Les demandes de valeurs foncières3 donnent enfin les prix de vente réels, qui permettent de vérifier que les deux communes comparées le sont à prix équivalent. Deux marchés dont l’un s'écoule trois fois plus lentement ne devraient pas se vendre au même prix au mètre carré — et quand c’est le cas, c’est que l’un des deux est mal valorisé, ce qui est précisément l’information qu’un investisseur cherche.

Un quatrième recoupement, gratuit lui aussi, consiste à appeler deux gestionnaires locatifs locaux et à leur demander leur délai moyen de relocation sur la typologie visée. Ils le connaissent, ils le donnent volontiers, et leur réponse porte sur des baux signés plutôt que sur des annonces retirées.

Qui d’autre détient cette information ?

Plusieurs professionnels la possèdent déjà, et aucun ne la facture. Encore faut-il leur poser la bonne question.

Un gestionnaire locatif connaît son délai moyen de relocation par typologie, parce qu’il le subit tous les mois. La question à lui poser n’est pas « le marché est-il tendu », à laquelle il répondra oui par réflexe commercial, mais « combien de jours entre le départ d’un locataire et l’entrée du suivant, sur un T2, l’an dernier ». Cette formulation appelle un nombre, et un nombre se recoupe. Nadia obtient ainsi deux réponses indépendantes en deux appels, ce qui vaut mieux qu’une conviction.

Un agent immobilier local dispose d’une information que le relevé ne donne pas : le nombre de candidats par bien, et surtout leur profil de solvabilité. Un marché qui s'écoule vite mais dont les candidats ne passent pas les critères d’une garantie loyers impayés est un faux marché tendu — le bien se loue, mais à un locataire que l’assureur refusera de couvrir, avec les conséquences que détaille notre guide des assurances du bailleur.

Un diagnostiqueur qui travaille sur la commune sait, lui, quelle proportion du parc est classée F ou G, donc quelle part de l’offre sortira du marché locatif au fil du calendrier réglementaire. C’est l’information la plus prospective des trois, et la moins demandée : un marché dont un tiers du stock est promis à l’interdiction de location se tendra mécaniquement, indépendamment de toute évolution de la demande.

Un notaire, enfin, voit passer les ventes avant qu’elles n’apparaissent dans les fichiers publics, avec un décalage de plusieurs mois sur les demandes de valeurs foncières. Il ne communiquera pas de dossier, mais il dira volontiers si le volume de transactions de sa commune monte ou descend — et un marché de la vente qui ralentit précède souvent un marché locatif qui se détend, parce que les biens invendus finissent par être proposés à la location.

Ce qui coûte cher aux investisseurs

Quatre erreurs reviennent, et chacune se chiffre.

Acheter sur l’hypothèse standard, 2 960 €. Un mois de vacance par relocation est une convention, pas une mesure. Sur la commune B, elle sous-estime le délai réel d’un facteur trois, et l’erreur coûte 296 € par an pendant toute la détention.

Publier une annonce fictive, 2 960 €. Le nombre de contacts mesure la visibilité de l’annonce et le niveau du loyer affiché, pas la demande. C’est une mesure qui coûte du temps, trompe des candidats, et laisse intact l'écart de 2 960 € qu’un vrai relevé aurait détecté.

Caler le périmètre sur le mauvais loyer, 2 960 €. Un périmètre construit quinze pour cent au-dessus du marché ne contient que des annonces qui stagnent, et produit un écoulement catastrophique qui ne dit rien du bien envisagé — le relevé est inexploitable, et l'écart de 2 960 € reste invisible.

Relever une semaine au lieu de trois, 296 €. Une seule semaine calme — vacances scolaires, jour férié, météo — suffit à diviser par deux le flux de sortie observé. Trois semaines couvrent trois week-ends, qui sont les jours où les visites se concluent — une mesure faussée reconduit l’erreur de 296 € par an sur toute la détention.

Ce qu’il faut faire, et dans quel ordre

Une heure au départ, quatre minutes par jour, une décision à la fin.

Un dernier point, qui résume l’esprit de la démarche. Un investisseur passe des semaines à négocier quelques milliers d’euros sur un prix d’achat, puis retient pour la vacance une convention qu’il n’a jamais vérifiée et qui pèse le même montant sur dix ans. Le déséquilibre est frappant, et il s’explique : le prix se négocie face à quelqu’un, la vacance se subit seul et plus tard. Trois semaines de relevé rétablissent la symétrie, et elles se mènent pendant qu’on cherche encore — c’est-à-dire au moment où l’information peut encore changer une décision.

Quatre minutes par jour. Deux mille neuf cent soixante-douze euros.

PENDANT QU'ON CHERCHE ENCORE

Le seul moment où l'information peut changer une décision

Un investisseur négocie des semaines pour quelques milliers d'euros sur un prix, puis retient pour la vacance une convention jamais vérifiée qui pèse autant sur dix ans.

  • Votre périmètre calé sur le loyer réel, pas sur le loyer espéré
  • Votre taux de vacance mesuré, pas supposé
  • Vos communes candidates départagées sur un nombre
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Douze réponses directes sur la méthode du stock et de la rotation, le calcul du délai d'écoulement, les limites du relevé et les recoupements publics gratuits.

Vous voulez faire relever un marché ?

Apportez les communes candidates et la typologie visée. L'échange ne vous engage à rien et ne garantit aucun délai de relocation.

Faire le point sur votre dossier

01 · La méthode

  • 01Peut-on publier une annonce test pour mesurer la demande ?
    Il ne faut pas, pour deux raisons. Le signal est faux : le nombre de réponses mesure la visibilité de l'annonce et le niveau du loyer affiché, pas la demande du marché. Et la démarche trompe des gens qui cherchent un logement, souvent dans l'urgence, et qui consacrent du temps à un dossier qui n'aboutira jamais. La méthode honnête — mesurer le stock d'annonces concurrentes et sa rotation — est aussi la plus fiable.
  • 02Que faut-il relever exactement ?
    Deux nombres. Le stock d'annonces comparables au premier jour, puis, chaque jour pendant vingt et un jours, les annonces disparues et les annonces nouvelles. Quatre minutes par jour suffisent. La régularité compte plus que la précision : une annonce retirée puis republiée le lendemain est un cas fréquent qu'un relevé quotidien détecte et qu'un relevé hebdomadaire manque.
  • 03Comment définir le périmètre du relevé ?
    Même commune, même typologie, surface à plus ou moins dix mètres carrés et loyer à plus ou moins quinze pour cent du loyer visé. Un périmètre trop large mélange des marchés sans rapport — un studio et un T3 ne s'écoulent pas au même rythme. En dessous de huit annonces au premier jour, il faut élargir, quitte à inclure une commune limitrophe.
  • 04Comment calcule-t-on le délai d'écoulement ?
    Par deux divisions. On divise le nombre de sorties par la durée du relevé pour obtenir un flux quotidien, puis le stock initial par ce flux. Douze annonces au départ et huit disparitions en vingt et un jours donnent 0,38 annonce par jour, donc trente-deux jours d'écoulement — le temps qu'un bien mis en ligne aujourd'hui doit attendre.

02 · Lire les résultats

  • 05À quoi sert le solde entre entrées et sorties ?
    C'est le seul indicateur qui invalide une mesure ponctuelle. Un solde négatif signifie que le stock se vide et que le marché se tend. Un solde positif signifie que l'écoulement mesuré aujourd'hui sera pire demain, parce que la file s'allonge pendant qu'on l'observe — c'est le signal d'alerte le plus important du relevé.
  • 06Quelle différence cela fait-il sur le rendement ?
    Un quart de point, ce qui est considérable sur un rendement de trois. Sur le cas décrit, deux communes identiques sur le papier donnent 32 et 100 jours d'écoulement, soit 2,17 % et 6,49 % de vacance : 6 703 € contre 6 407 € de loyer encaissé, 3,36 % contre 3,13 % de rendement net. L'écart atteint 2 960 € sur dix ans.
  • 07Le test vaut-il le temps qu'il coûte ?
    Cela dépend de ce qu'il trouve, et il faut le dire franchement. Sur un marché déjà bien estimé, il ne corrige que 43 € par relocation : trois semaines de relevé pour cela ne se justifient pas. Sa valeur est dans la détection de la commune dont l'hypothèse standard était fausse d'un facteur trois — et là, rapporté aux 2,4 heures qu'il coûte, l'heure passée vaut 1 233 €.
  • 08Pourquoi vingt et un jours et pas une semaine ?
    Parce que trois semaines couvrent trois week-ends, qui sont les jours où les visites se concluent. Une seule semaine calme — vacances scolaires, jour férié, mauvaise météo — suffit à diviser par deux le flux de sortie observé et à produire une mesure au hasard. Vingt et un jours restent par ailleurs assez courts pour qu'un projet d'achat n'attende pas.

03 · Limites et recoupements

  • 09Quelles sont les limites de la méthode ?
    Trois, et elles doivent être posées. Le relevé mesure un marché à un instant et à une saison : trois semaines de juillet dans une ville étudiante ne disent rien de septembre. Il ne voit que le marché publié, en ignorant ce qui se loue par bouche-à-oreille, biais qui joue surtout dans les petites communes. Et il suppose que votre bien se placera au même rang que les autres dans la file, ce qui est faux dans les deux sens.
  • 10Avec quoi recouper le relevé ?
    Trois sources publiques et un coup de téléphone. Le taux de logements vacants publié par l'INSEE commune par commune donne la photographie structurelle. La carte des loyers vérifie que le périmètre a été calé sur le bon loyer. Les demandes de valeurs foncières confirment que deux communes comparées le sont à prix équivalent. Et deux gestionnaires locaux donnent volontiers leur délai moyen de relocation, qui porte sur des baux signés.

04 · En pratique

  • 11Que faire d'un test qui ne trouve rien ?
    Le considérer comme réussi. Un relevé qui confirme l'hypothèse retenue a fait exactement ce qu'on lui demandait : autoriser l'achat sans supposition non vérifiée. L'erreur serait de n'y voir qu'un temps perdu et de renoncer à le mener sur la commune suivante — car c'est précisément celle-là qui révélera peut-être un écoulement de cent jours.
  • 12Quand mener ce relevé dans un projet d'achat ?
    Pendant qu'on cherche encore, c'est-à-dire au moment où l'information peut changer une décision. Un investisseur passe des semaines à négocier quelques milliers d'euros sur un prix, puis retient pour la vacance une convention jamais vérifiée qui pèse le même montant sur dix ans. Trois semaines de relevé menées en parallèle des visites rétablissent la symétrie sans rien retarder.

Quatre minutes par jour. Deux mille neuf cent soixante euros.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement incluant la recherche de biens et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne une méthode que tout investisseur peut mener seul, gratuitement, avec des données publiques.

Aucune annonce fictiveTrois limites exposées dans le guideRelevés et durées : hypothèses déclarées

Sources et date de contrôle

  • Source 01

    Dossier complet — logement, par commune — INSEE. Le dossier complet publié par l'INSEE pour chaque commune contient la catégorie et le type de logements, dont le nombre et la part de logements vacants. Cette donnée structurelle sert de recoupement à un relevé d'annonces : un taux durablement élevé confirme un écoulement lent, un taux bas contredit un relevé pessimiste. Le code commune se remplace dans l'URL pour obtenir n'importe quelle commune. Consulté le 2026-08-24.

  • Source 02

    « Carte des loyers » — indicateurs de loyers d'annonce par commune, millésime 2025 — ANIL / DHUP, data.gouv.fr. Jeu de données publié le 11 décembre 2025, loyers du parc locatif privé estimés à partir des annonces, exprimés charges comprises, avec un intervalle de prédiction publié à côté de la valeur centrale. Sert ici à caler le périmètre de relevé sur le loyer réel du marché plutôt que sur le loyer espéré du bien convoité. Consulté le 2026-08-24.

  • Source 03

    Base « Demandes de valeurs foncières » — cadastre.data.gouv.fr, direction générale des finances publiques. Prix de vente réels des cinq dernières années issus des actes notariés : prix, date, surface, type de bien. Sert ici à vérifier que deux communes comparées le sont à prix équivalent. Ne couvre ni le Bas-Rhin, ni le Haut-Rhin, ni la Moselle, ni Mayotte. Consulté le 2026-08-24.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant la recherche de biens, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne une méthode que tout investisseur peut mener seul, gratuitement, avec des données publiques. Les montants cités valent pour le cas construit décrit — relevés d’annonces, durée d’occupation et charges y sont des hypothèses déclarées — et se recalculent sur vos propres mesures. Un relevé de trois semaines ne prédit pas un marché : il mesure une période, sur des annonces publiées, et ses trois limites sont exposées dans le guide.</p