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Guide de décisionVérifié le 31 août 20265 sourcesMéthode en cinq passes

Le DPE collectif d’un immeuble : la date de permis qui décide du champ, la classe qui décide du rythme, et les trois textes de 2026 qui en ont changé le régime

« Tout bâtiment d’habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 dispose d’un diagnostic de performance énergétique. » C’est la date de dépôt qui décide, non celle de la livraison.

CINQ TEXTES LUS MOT À MOT, DONT TROIS DE 2026

Une date de permis décide du champ. Une lettre décide du rythme.

Le diagnostic collectif s’impose aux immeubles autorisés avant 2013 et se renouvelle tous les dix ans, sauf classe A, B ou C. Trois textes de 2026 en ont modifié le régime.

  • Un seuil qui se lit sur le dépôt du permis, non sur la livraison
  • Une dispense réservée à trois classes sur sept
  • Une obligation d’information supprimée le 28 mai 2026
  • Et deux arrêtés qui changent le calcul au 1er janvier 2027

TEXTES LUS SUR LÉGIFRANCE

5

SEUIL DU CHAMP

1er janv. 2013

RYTHME DE RENOUVELLEMENT

10 ans

CLASSES QUI EN DISPENSENT

3 sur 7

FACTEUR ÉLECTRICITÉ AU 1ER JANVIER

1,9 → 1,7

ÉNERGIE PRIMAIRE EN MOINS

10,5 %

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Le champ se lit sur la date du permis. « Tout bâtiment d’habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 dispose d’un diagnostic de performance énergétique »1.

Le rythme est décennal, sauf trois classes. Le diagnostic « est renouvelé ou mis à jour tous les dix ans, sauf lorsqu’un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 permet d’établir que le bâtiment appartient à la classe A, B ou C »1.

Et deux textes s’appliquent au 1er janvier 2027, dont l’un ramène le facteur de conversion de l’électricité « de 1,9 à 1,7 »4.

Le corpus traite déjà l’opposabilité du DPE et le calendrier des passoires thermiques. Ce guide-ci ne parle que du diagnostic de l’immeuble entier, celui que la copropriété paie et qu’un bailleur ne commande pas.

Quels immeubles doivent avoir un DPE collectif ?

Ceux dont le permis a été déposé avant une date précise, et cette date n’est pas celle de la construction. La nuance change la réponse pour les immeubles livrés en 2013 ou 2014.

Le texte pose le critère sans ambiguïté : « Tout bâtiment d’habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 dispose d’un diagnostic de performance énergétique réalisé dans les conditions prévues à l’article L. 126-26 »1.

Deux mots commandent la lecture. Le participe « déposé » vise le dépôt de la demande, non son obtention ni l’achèvement du chantier ; et « bâtiment d’habitation collective » exclut la maison individuelle.

Sur le dossier d’Aliénor, le permis remonte au 10 juin 2008, soit 1 666 jours avant le seuil — un peu moins de quatre ans et sept mois. L’immeuble entre donc dans le champ sans discussion possible.

Retenez le réflexe pratique. La date à chercher figure au dossier de la copropriété, pas sur la façade : un immeuble d’apparence récente peut avoir été autorisé avant 2013, et l’inverse est vrai aussi.

Tous les dix ans, sauf trois classes

La règle est décennale, et elle comporte une dispense que peu de copropriétés exploitent. Elle se joue sur la classe obtenue.

Le texte enchaîne les deux : le diagnostic « est renouvelé ou mis à jour tous les dix ans, sauf lorsqu’un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 permet d’établir que le bâtiment appartient à la classe A, B ou C au sens de l’article L. 173-1-1 »1.

Trois conditions se lisent dans cette dispense, et il faut les réunir toutes. Le diagnostic doit être postérieur au 1er juillet 2021, il doit établir une classe, et cette classe doit être A, B ou C — trois sur les sept que compte l’échelle.

L’immeuble d’Aliénor remplit la première condition, son diagnostic datant du 15 mars 2022, soit 257 jours après la date de référence. Mais il est classé D : la dispense ne joue pas, et le renouvellement tombe le 15 mars 2032.

Notez ce que cela représente sur la durée. Une copropriété classée C évite trois renouvellements sur trente ans ; une copropriété classée D en supporte trois. La différence entre les deux classes ne se limite donc pas à l’étiquette affichée.

Une remarque sur ce que cette dispense suppose, car elle est plus exigeante qu’il n’y paraît. Elle demande un diagnostic postérieur au 1er juillet 2021, ce qui exclut tous ceux réalisés sous la méthode antérieure, et elle demande une classe A, B ou C — trois lettres sur sept. Une copropriété qui aurait fait diagnostiquer son immeuble en 2019 et obtenu un C ne bénéficie donc pas de la dispense : elle doit refaire le diagnostic, et c’est seulement le nouveau résultat qui pourra l’en exonérer.

Que reste-t-il de l’obligation d’information ?

Moins qu’avant le 28 mai 2026, et c’est un changement que rien n’a signalé aux bailleurs. Une phrase entière a été retirée de l’article.

La loi de simplification du 26 mai 2026 procède par suppressions. Son article 5 dispose notamment que « Le dernier alinéa de l’article L. 126-31 est supprimé »2, parmi d’autres abrogations qu’il énumère.

Ce dernier alinéa prévoyait la transmission du diagnostic aux locataires et aux collectivités territoriales concernées. Il ne figure plus dans l’article, dont la version en vigueur depuis le 28 mai 2026 s’arrête après la règle de renouvellement1.

Ce guide se borne à constater cette suppression. Il ne dit pas si d’autres textes imposent, de leur côté, une communication du diagnostic collectif — la question relève d’articles qu’il n’a pas lus, et l’affirmer dans un sens ou dans l’autre serait une conjecture.

La conséquence pratique pour un bailleur est prudentielle. Ce qui n’est plus imposé peut rester utile : un locataire qui demande le diagnostic de l’immeuble ne s’en verra pas moins poser la question, et le lui remettre ne coûte rien.

Que contient un DPE, exactement ?

Quatre éléments, énumérés par un seul article, et la durée de validité n’en fait pas partie. Le texte renvoie sur ce point au pouvoir réglementaire.

La définition tient en une phrase longue : le diagnostic « est un document qui comporte la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée, exprimée en énergie primaire et finale, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre induites, pour une utilisation standardisée du bâtiment ou d’une partie de bâtiment et une classification en fonction de valeurs de référence permettant de comparer et évaluer sa performance énergétique et sa performance en matière d’émissions de gaz à effet de serre »3.

Deux compléments s’y ajoutent. Le document « comporte une information sur les conditions d’aération ou de ventilation »3, et il « est accompagné de recommandations destinées à améliorer ces performances et du montant des dépenses théoriques de l’ensemble des usages énumérés dans le diagnostic »3.

Le mot théoriques mérite qu’on s’y arrête. Les montants figurant au diagnostic sont calculés pour « une utilisation standardisée », non pour l’usage réel du logement : un écart avec les factures d’un locataire n’est pas en soi une erreur du diagnostiqueur.

La durée de validité, enfin, ne figure pas dans la loi : « Sa durée de validité est fixée par voie réglementaire »3. Ce guide n’a pas lu le texte qui la fixe et ne l’indique donc pas.

Une nuance de rédaction mérite d’être relevée, parce qu’elle élargit la règle. Le texte parle d’un diagnostic « renouvelé ou mis à jour » : les deux voies sont ouvertes, et une mise à jour n’est pas un diagnostic entièrement refait. Ce guide ne dit pas ce qui distingue l’une de l’autre ni ce que chacune coûte — le texte lu ne le précise pas —, mais un conseil syndical a intérêt à poser la question au diagnostiqueur avant de budgéter 1 800 € pour une prestation qui pourrait revenir moins cher.

Ce qui change au 1er janvier 2027

Deux arrêtés publiés cet été s’appliquent à la même date, dans 123 jours. Ni l’un ni l’autre ne modifie la loi : ils changent la manière dont le diagnostic se calcule et ce qu’il affiche.

Le premier est technique et lourd de conséquences. Sa notice indique qu’il « modifie de 1,9 à 1,7 la valeur du facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité »4, et son article 1er remplace, à l’annexe 3 de l’arrêté de 2021, « la valeur : « 1,9 » [...] par la valeur : « 1,7 » »4.

Le second transpose une directive. Il s’agit d’un arrêté « modifiant diverses dispositions pour la réalisation de diagnostics de performance énergétique des logements »5, pris « en application de la directive (UE) 2024/1275 du 24 avril 2024 »5.

Son apport le plus visible sera une nouvelle classe. Le texte introduit une classe A0 pour les bâtiments à émissions nulles, et ajoute au diagnostic des informations qui n’y figuraient pas — sur l’énergie renouvelable produite, la durée de vie des systèmes et la flexibilité énergétique5.

Ce guide ne dit pas ce que la classe A0 recouvre précisément. La notice la nomme, l’annexe qui la définit n’a pas été lue ici, et en décrire les critères sans les avoir lus serait une invention.

Une précision s’impose sur l’articulation de ces deux arrêtés, car ils ne jouent pas au même niveau. Le premier modifie une valeur de calcul, à méthode inchangée : la même donnée d’entrée produit un résultat différent. Le second modifie ce que le diagnostic doit contenir et introduit une classe supplémentaire, ce qui touche le document lui-même. Un diagnostic établi le 2 janvier 2027 sera donc affecté par les deux, sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé entre-temps.

Pourquoi un logement électrique va-t-il changer d’étiquette ?

Parce que le même kilowattheure consommé comptera moins en énergie primaire. Le calcul se refait en une multiplication.

Le diagnostic exprime la consommation « en énergie primaire et finale »3. Pour l’électricité, le passage de l’une à l’autre se fait par un facteur, que l’arrêté du 19 août 2026 ramène de 1,9 à 1,74.

Sur un logement consommant 12 000 kWh d’électricité, la consommation en énergie primaire passe donc de 22 800 kWh à 20 400 kWh. L’écart atteint 2 400 kWh, soit 10,5 % de la valeur actuelle, sans qu’un seul travaux ait été fait.

Ce mécanisme n’est pas nouveau, il est seulement répété. Le même facteur avait déjà été ramené de 2,3 à 1,9 pour les diagnostics émis depuis le 1er janvier 2026 ; ce sera la seconde révision en deux ans.

Pour un bailleur, la conséquence est calendaire plutôt que technique. Un diagnostic commandé en décembre 2026 et un autre commandé en janvier 2027, sur le même logement, ne donneront pas le même nombre de kilowattheures primaires — et pourront ne pas donner la même lettre.

Le dossier d’Aliénor, lot par lot

Exemple construit, chiffres cohérents entre eux, aucun dossier réel derrière. Aliénor détient 45 tantièmes sur 1 000, soit 4,5 % de la copropriété.

Le diagnostic collectif a coûté 1 800 € à la copropriété, réparti aux tantièmes. Sa quote-part s’élève donc à 81 €, contre 150 € pour un diagnostic individuel de son seul lot.

Ce que la classe obtenue décide

Le dossier d’Aliénor, lot par lot — tableau 1
Date du diagnostic15 mars 202215 mars 2022
Postérieur au 1er juillet 2021ouioui
Classe obtenueDC
Dispense de renouvellementnonoui
Prochain renouvellement15 mars 2032aucun

Les deux colonnes ne diffèrent que par une lettre, et cette lettre décide de tout le reste. La classe D place le renouvellement à dix ans, soit 3 653 jours — trois de plus que dix années de 365 jours, parce que trois années bissextiles tombent dans l’intervalle.

Au 31 août 2026, il reste 2 023 jours avant cette échéance, soit environ cinq ans et demi. C’est un horizon qui laisse le temps d’agir, à condition de connaître la date.

Rapportée à ces dix ans, la quote-part d’Aliénor revient à 8,10 € par an. C’est peu, et c’est justement pourquoi la dépense passe souvent inaperçue dans les charges — jusqu’au jour où la classe obtenue commande autre chose.

Reste une question de méthode que ce dossier illustre bien. Trois des cinq textes lus datent de 2026, et deux ne s’appliqueront qu’au 1er janvier 2027 : un guide écrit sur ce sujet il y a six mois serait exact sur le fond et muet sur l’essentiel. C’est la limite de tout écrit juridique, et la seule parade consiste à dater chaque affirmation — ce que les sources de ce guide font ligne par ligne.

Quatre dossiers qui dérapent, et ce que chacun coûte

Quatre erreurs de lecture, sur des copropriétés régulièrement gérées. La quote-part de référence est de 81 €.

La date de livraison prise pour celle du permis. L’immeuble est livré en 2014, le conseil syndical en conclut qu’il échappe à l’obligation. Le texte vise le permis « déposé avant le 1er janvier 2013 » : la copropriété est concernée, et le diagnostic manquant se paiera 1 800 € en urgence.

La dispense supposée acquise en classe D. Le diagnostic est postérieur au 1er juillet 2021 et le syndic croit la copropriété dispensée. La dispense n’existe que pour les classes A, B ou C : le renouvellement de 2032 arrivera sans avoir été provisionné, soit 81 € par lot à 45 tantièmes.

Le diagnostic commandé en décembre plutôt qu’en janvier. Le facteur de conversion passe de 1,9 à 1,7 le 1er janvier 2027 : sur un logement électrique consommant 12 000 kWh, 2 400 kWh d’énergie primaire séparent les deux dates, soit 10,5 %, pour un diagnostic payé 150 € dans les deux cas.

Le diagnostic individuel commandé alors que le collectif existe. Le bailleur paie 150 € pour son lot sans savoir que la copropriété dispose d’un diagnostic d’immeuble. L’écart est de 69 € sur ce dossier, soit 46 % du prix d’un diagnostic individuel, et la question se pose au syndic avant de commander.

Le point commun des quatre tient en une ligne. Dans chacun, une date ou une lettre a été supposée au lieu d’être lue dans un document que la copropriété détient.

Un dernier point sur la portée de ce guide pour un bailleur, car le diagnostic collectif n’est pas le sien. Il est commandé par la copropriété, payé par les charges, et il porte sur l’immeuble entier ; le diagnostic annexé à un bail porte sur le lot. Les deux coexistent, ils n’ont ni le même objet ni la même durée, et connaître le premier sert surtout à deux choses — anticiper une dépense décennale, et savoir ce que la copropriété a déjà mesuré avant d’engager quoi que ce soit sur son propre lot.

Six gestes pour un bailleur en immeuble collectif

Trois sur le diagnostic existant. Trois sur les échéances.

  1. Cherchez la date de dépôt du permis, pas celle de la livraison. Le seuil est le 1er janvier 2013, et l’écart entre les deux dates dépasse souvent deux ans.
  2. Demandez au syndic le diagnostic collectif et sa date. S’il existe, un diagnostic individuel à 150 € peut être évité, contre 81 € de quote-part sur ce dossier.
  3. Notez la classe, pas seulement la consommation. Elle décide de la dispense de renouvellement : A, B ou C dispensent, D à G non.
  4. Inscrivez l’échéance décennale au calendrier de la copropriété. Sur ce dossier, elle tombe le 15 mars 2032, soit 2 023 jours après le 31 août 2026.
  5. Décalez à janvier un diagnostic électrique commandé fin 2026. Le facteur passe de 1,9 à 1,7 le 1er janvier 2027, soit 10,5 % d’énergie primaire en moins pour le même logement.
  6. Ne comptez plus sur la transmission automatique aux locataires. La phrase qui l’imposait a été supprimée le 28 mai 2026, et remettre le document reste possible sans être exigé.

Un mot sur les professionnels que ce sujet mobilise, et sur leur ordre. Le syndic détient le diagnostic collectif et la date du permis : c’est le premier interlocuteur, et une seule demande suffit. Le diagnostiqueur réalise le document et sera le premier concerné par les deux textes de janvier 2027. Le notaire, à l’achat, dispose du dossier de la copropriété et peut confirmer la date de dépôt. L’artisan chiffre les travaux que les recommandations du diagnostic suggèrent, sans que celles-ci l’engagent. Et l’agent immobilier affichera l’étiquette dans l’annonce, ce qui rend la date du diagnostic doublement intéressante — le dossier de diagnostic technique détaille ce qui doit y figurer.

Une remarque pour finir sur ce que ce guide ne traite pas. Il ne dit pas ce que recouvre la classe A0, dont l’annexe n’a pas été lue. Il ne donne pas la durée de validité du diagnostic, que la loi renvoie à un texte réglementaire que nous n’avons pas ouvert. Il ne dit pas si d’autres textes imposent, en dehors de l’article supprimé, une communication du diagnostic collectif aux locataires. Il ne traite ni l’audit énergétique de vente, ni le plan pluriannuel de travaux, ni les interdictions de louer par classe.

2 400 kWh D’ÉCART SANS UN SEUL TRAVAUX

Le même logement, deux mois d’écart, deux résultats.

Un diagnostic commandé en décembre 2026 et un autre en janvier 2027 ne donneront pas le même nombre de kilowattheures primaires — et pourront ne pas donner la même lettre.

  • Pourquoi la classe obtenue décide d’un renouvellement à 1 800 €
  • Pourquoi 3 653 jours et non 3 650 séparent deux diagnostics décennaux
  • Pourquoi la quote-part de 81 € coûte moins qu’un diagnostic individuel
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Sept réponses directes sur les immeubles soumis au diagnostic collectif, le rythme décennal et sa dispense, l’obligation d’information supprimée en mai 2026, le contenu du document, les deux textes applicables au 1er janvier 2027 et le coût comparé.

Un lot dans un immeuble d’avant 2013 ?

La première question est celle de la date du permis, et elle se pose au syndic.

Faire le point sur un projet

01 · Le champ

  • 01Quels immeubles doivent disposer d’un DPE collectif ?
    Ceux dont le permis a été déposé avant une date précise : « Tout bâtiment d’habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 dispose d’un diagnostic de performance énergétique réalisé dans les conditions prévues à l’article L. 126-26. » C’est la date de dépôt de la demande qui compte, non celle de la livraison — un immeuble livré en 2014 peut donc être concerné.
  • 02À quelle fréquence ce diagnostic doit-il être refait ?
    Tous les dix ans, avec une dispense. Le texte prévoit qu’il « est renouvelé ou mis à jour tous les dix ans, sauf lorsqu’un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 permet d’établir que le bâtiment appartient à la classe A, B ou C ». Trois conditions doivent être réunies pour la dispense : un diagnostic postérieur au 1er juillet 2021, établissant une classe, et cette classe doit être l’une des trois premières sur sept.

02 · L’information

  • 03Le syndic doit-il transmettre le diagnostic aux locataires ?
    L’article ne l’impose plus. La loi de simplification du 26 mai 2026 dispose que « Le dernier alinéa de l’article L. 126-31 est supprimé », et ce dernier alinéa prévoyait la transmission aux locataires et aux collectivités territoriales. La version en vigueur depuis le 28 mai 2026 s’arrête après la règle de renouvellement. Ce guide ne dit pas si d’autres textes reprennent cette obligation : il n’a lu que celui-là.
  • 04Que doit contenir un diagnostic de performance énergétique ?
    Le texte l’énumère : il « comporte la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée, exprimée en énergie primaire et finale, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre induites », plus « une information sur les conditions d’aération ou de ventilation », et il est accompagné « de recommandations destinées à améliorer ces performances et du montant des dépenses théoriques ». Ces montants sont calculés pour « une utilisation standardisée », non pour l’usage réel : un écart avec les factures n’est pas en soi une erreur.

03 · Les échéances

  • 05Qu’est-ce qui change au 1er janvier 2027 ?
    Deux arrêtés publiés cet été. Le premier « modifie de 1,9 à 1,7 la valeur du facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité ». Le second, pris « en application de la directive (UE) 2024/1275 du 24 avril 2024 », ajoute des informations obligatoires au diagnostic et introduit une classe A0 pour les bâtiments à émissions nulles. Ni l’un ni l’autre ne modifie la loi : ils changent le calcul et le contenu du document.
  • 06De combien un logement électrique va-t-il gagner ?
    De 10,5 % d’énergie primaire, à consommation finale inchangée. Sur un logement consommant 12 000 kWh d’électricité, la consommation en énergie primaire passe de 22 800 kWh avec le facteur de 1,9 à 20 400 kWh avec celui de 1,7, soit 2 400 kWh d’écart sans qu’aucun travaux ait été fait. Ce sera la seconde révision en deux ans, le même facteur ayant déjà été ramené de 2,3 à 1,9 pour les diagnostics émis depuis le 1er janvier 2026.

04 · Le coût

  • 07Faut-il commander un diagnostic individuel si le collectif existe ?
    La question se pose au syndic avant de commander. Sur le dossier construit, la quote-part du diagnostic collectif revient à 81 € pour 45 tantièmes sur 1 000, contre 150 € pour un diagnostic individuel du seul lot — 69 € d’écart, soit 46 % du prix d’un diagnostic individuel. Les deux documents n’ont toutefois ni le même objet ni la même durée : le collectif porte sur l’immeuble, celui qu’on annexe à un bail porte sur le lot.

Trois textes de 2026 sur cinq sources. Deux ne s’appliquent pas encore.

Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics. Nous exposons les textes en datant chaque affirmation.

Cinq textes lus sur Légifrance, dans leur état au 31 août 2026Deux arrêtés applicables au 1er janvier 2027, distingués de l’état actuelUne suppression du 28 mai 2026 constatée sans être commentée

Sources et date de contrôle

Cinq textes lus sur Légifrance le 31 août 2026, dans leur version en vigueur.

  • Source 01

    Article L126-31 du code de la construction et de l’habitation — le DPE collectif — Légifrance. Tout bâtiment d’habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 dispose d’un diagnostic de performance énergétique réalisé dans les conditions prévues à l’article L. 126-26. Ce diagnostic est renouvelé ou mis à jour tous les dix ans, sauf lorsqu’un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 permet d’établir que le bâtiment appartient à la classe A, B ou C au sens de l’article L. 173-1-1. Version en vigueur depuis le 28 mai 2026, modifiée par la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 qui a supprimé son dernier alinéa. L’article ne comporte plus de phrase sur la transmission du diagnostic aux locataires et aux collectivités territoriales. Page lue le 31 août 2026.

  • Source 02

    Article 5 de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique — Légifrance. Les articles L. 122-1, L. 122-1-1 et L. 126-35-1 sont abrogés. A l’article L. 123-3, la référence : « L. 122-1, » est supprimée. Le dernier alinéa de l’article L. 126-31 est supprimé. A la première phrase de l’article L. 126-37, la référence : « L. 122-1, » est supprimée. Page lue le 31 août 2026.

  • Source 03

    Article L126-26 du code de la construction et de l’habitation — ce que contient un DPE — Légifrance. Le diagnostic de performance énergétique d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment est un document qui comporte la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée, exprimée en énergie primaire et finale, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre induites, pour une utilisation standardisée du bâtiment ou d’une partie de bâtiment et une classification en fonction de valeurs de référence permettant de comparer et évaluer sa performance énergétique et sa performance en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Il comporte une information sur les conditions d’aération ou de ventilation. Il est accompagné de recommandations destinées à améliorer ces performances et du montant des dépenses théoriques de l’ensemble des usages énumérés dans le diagnostic. Sa durée de validité est fixée par voie réglementaire. Version en vigueur depuis le 25 août 2021. Aucune version postérieure annoncée. Page lue le 31 août 2026.

  • Source 04

    Arrêté du 19 août 2026 — le facteur de conversion ramené à 1,7 — Légifrance. Publié au Journal officiel du 26 août 2026, entrée en vigueur le 1er janvier 2027. Notice : « Le présent arrêté modifie de 1,9 à 1,7 la valeur du facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité ». Article 1er : « A l’annexe 3 de l’arrêté du 31 mars 2021 susvisé, la valeur : « 1,9 » est remplacée par la valeur : « 1,7 » ». Page lue le 31 août 2026.

  • Source 05

    Arrêté du 11 juin 2026 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne sur le DPE — Légifrance. Publié au Journal officiel du 13 août 2026, entrée en vigueur le 1er janvier 2027. Notice : « Publics concernés : diagnostiqueurs immobiliers, organismes de certification, organismes de formation, propriétaires, notaires, agents immobiliers, éditeurs de logiciels ». « Objet : arrêté modifiant diverses dispositions pour la réalisation de diagnostics de performance énergétique des logements ». « Application : en application de la directive (UE) 2024/1275 du 24 avril 2024 ». Le texte ajoute des informations obligatoires au diagnostic, introduit une classe A0 pour les bâtiments à émissions nulles, et modifie le calcul des déperditions ainsi que celui de la production d’énergies renouvelables. Page lue le 31 août 2026.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

Les cinq sources citées ont été lues sur Légifrance le 31 août 2026, chaque page ayant été sommée de dire quel texte elle affichait avant qu’aucune citation n’en soit tirée. Trois d’entre elles datent de 2026 et deux ne sont pas encore applicables : les arrêtés du 11 juin et du 19 août 2026 entrent en vigueur le 1er janvier 2027, et ce guide décrit donc à la fois l’état actuel et l’état à venir, en distinguant les deux à chaque fois. La suppression du dernier alinéa de l’article L126-31, en revanche, est acquise depuis le 28 mai 2026 : elle est constatée ici sans être commentée, et le guide ne dit pas si d’autres textes reprennent l’obligation disparue. Le dossier d’Aliénor est un exemple construit : la date de permis du 10 juin 2008, celle du diagnostic du 15 mars 2022, la classe D, les 45 tantièmes sur 1 000, les 1 800 € du diagnostic collectif, les 150 € du diagnostic individuel et les 12 000 kWh de consommation sont des hypothèses posées, non des observations, et elles sont choisies pour que les 81 €, les 3 653 jours et les 2 400 kWh se recomptent à la main. Les 3 653 jours méritent une explication plutôt qu’une affirmation : dix années calendaires en comptent trois de plus que dix fois 365, parce que 2024, 2028 et 2032 sont bissextiles. Nous ne publions ni prix moyen d’un diagnostic, ni proportion de copropriétés classées A, B ou C : rien de tel n’a été mesuré. Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics ; sur une copropriété, le premier interlocuteur est le syndic, et la première question celle de la date du permis.