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Guide de décisionVérifié le 28 août 20269 sourcesMéthode en cinq passes

Fiché à la Banque de France : ce que le fichier dit de vous, combien de temps, et ce qui change le 20 novembre 2026

« Toutefois, l’inscription d’une personne physique au sein du fichier n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit. » Une phrase du code de la consommation, et tout l’inverse de ce que l’on croit savoir.

NEUF TEXTES LUS MOT À MOT SUR LÉGIFRANCE

Une inscription n’est pas une interdiction. Le code le dit noir sur blanc.

Le fichier fournit au prêteur un élément d’appréciation, pas une décision. Et il ne conserve rien au-delà de cinq ans à compter de l’enregistrement par la Banque de France.

  • L’inscription « n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit »
  • La radiation est immédiate à réception de la déclaration de paiement
  • Cinq ans au plus pour un incident, sept pour un plan de surendettement
  • Et les frais de déclaration ne peuvent pas vous être facturés

TEXTES LUS SUR LÉGIFRANCE

9

DURÉE MAXIMALE D’UNE INSCRIPTION

1 826 j

PLAFOND POUR UN PLAN DE SURENDETTEMENT

7 ans

ÉCART ENTRE LES DEUX PLAFONDS

731 j

LE TEXTE CHANGE LE

20/11/2026

SOIT AVANT LA RADIATION DU DOSSIER

114 j

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Une inscription n’est pas une interdiction. Le fichier fournit « un élément d’appréciation de la solvabilité des personnes qui sollicitent un crédit ». Et le texte ajoute : « Toutefois, l’inscription d’une personne physique au sein du fichier n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit »2.

Cinq ans au plus, et la radiation est immédiate si vous payez. Les informations « sont radiées immédiatement à la réception de la déclaration de paiement intégral des sommes dues »5.

Et le 20 novembre 2026, le texte change. Une version postérieure est annoncée, qui désigne enfin qui doit déclarer votre paiement lorsque votre crédit a été cédé6.

Le corpus traite l’évaluation de solvabilité que la banque doit conduire, le dossier de surendettement et le calcul d’une capacité d’emprunt. Le premier oblige le prêteur à consulter ce fichier, et déclarait ne pas le décrire. C’est l’objet de ce guide.

Que recense exactement ce fichier ?

Des incidents de paiement, sur des crédits, et rien d’autre. La définition tient en une phrase, et chacun de ses termes restreint le champ.

Le texte pose : « Un fichier national recense les informations sur les incidents de paiement caractérisés liés aux crédits accordés aux personnes physiques pour des besoins non professionnels »1.

Quatre restrictions se lisent dans cette phrase. Il faut un incident caractérisé, il faut qu’il soit lié à un crédit, il faut que l’emprunteur soit une personne physique, et il faut que le besoin ait été non professionnel.

Ce guide ne dit pas ce qu’est un incident « caractérisé » : le code renvoie sur ce point à un arrêté que nous n’avons pas lu, et il serait facile d’en inventer la définition.

La gestion est confiée à un seul acteur. « Ce fichier est géré par la Banque de France, laquelle est seule habilitée à centraliser ces informations »1 — l’exclusivité porte sur la centralisation de ces informations, et le texte ne va pas au-delà.

Pour un investisseur, la quatrième restriction est celle qui compte. Un crédit souscrit « pour des besoins non professionnels » entre dans le fichier ; un concours consenti à une société, non. Un même incident de 4 300 € ne suit donc pas le même chemin selon le support par lequel l’opération a été financée.

Une inscription interdit-elle d’emprunter ?

Non, et le code prend la peine de l’écrire. C’est la phrase que ce guide a le plus de raisons de citer en entier.

Le texte définit d’abord la fonction du fichier : fournir aux établissements « un élément d’appréciation de la solvabilité des personnes qui sollicitent un crédit »2. Un élément, au singulier, parmi d’autres.

Puis il écarte l’automatisme : « Toutefois, l’inscription d’une personne physique au sein du fichier n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit »2.

Rapprochez cette phrase de l’obligation faite au prêteur immobilier. Il doit consulter le fichier, mais il doit aussi procéder à une évaluation rigoureuse de votre solvabilité — et le fichier ne lui fournit qu’une pièce de cette évaluation, pas sa conclusion.

Un dernier alinéa intéresse directement les copropriétés. L’organisme de caution de l’emprunt collectif « peut consulter le fichier mentionné au présent article, pour les copropriétaires participant aux emprunts »2 visés par la loi de 1965. Le guide sur l’emprunt collectif de copropriété traite le mécanisme ; ici, c’est l’accès au fichier qu’il ouvre.

Qui déclare l’incident, et à quelle vitesse ?

Le prêteur déclare, la Banque de France inscrit, et l’information circule aussitôt. Le texte emploie deux fois le mot « immédiatement ».

La déclaration est une obligation, non une faculté : les entreprises « sont tenues de déclarer à la Banque de France, dans des conditions précisées par arrêté, les incidents de paiement caractérisés »5.

La suite est mécanique. « Dès la réception de cette déclaration, la Banque de France inscrit immédiatement les incidents de paiement caractérisés au fichier et, dans le même temps, met cette information à la disposition de l’ensemble des entreprises ayant accès au fichier »5.

Une protection s’ajoute, discrète et concrète : « Les frais afférents à cette déclaration ne peuvent être facturés aux personnes physiques concernées »5. La banque déclare l’incident, mais elle ne vous en fait pas payer le traitement.

Le surendettement suit une autre voie d’entrée. « Dès qu’une commission de surendettement des particuliers est saisie par un débiteur, elle en informe la Banque de France aux fins d’inscription au fichier »9 : c’est la saisine qui déclenche, non la décision.

Combien de temps reste-t-on inscrit ?

Cinq ans au maximum, et moins si la dette est soldée. Deux mécanismes de sortie coexistent, et le premier dépend de vous.

Le premier est le paiement. Les informations « sont radiées immédiatement à la réception de la déclaration de paiement intégral des sommes dues effectuée par l’entreprise à l’origine de l’inscription au fichier »5.

Lisez bien qui agit dans cette phrase. La radiation est immédiate, mais elle suppose une déclaration, et cette déclaration incombe à l’entreprise, non à vous. Payer ne suffit pas : encore faut-il que l’entreprise le déclare.

Le second est le temps. Les informations « ne peuvent en tout état de cause être conservées dans le fichier pendant plus de cinq ans à compter de la date d’enregistrement par la Banque de France de l’incident ayant entraîné la déclaration »5.

Le point de départ mérite d’être noté précisément. Ce n’est ni la date de l’impayé, ni celle de la déclaration du prêteur : c’est la date d’enregistrement par la Banque de France. Un mois de retard dans la déclaration décale d’autant la fin de l’inscription.

Sur le dossier d’Eulalie, ce point de départ fixe tout le calendrier. L’enregistrement du 14 mars 2022 place la fin de l’inscription au 14 mars 2027, soit 1 826 jours plus tard — un de plus que cinq fois 365, parce que 2024 est bissextile.

Les deux mécanismes ne s’excluent pas, ils se doublent. Le premier arrive quand la dette est éteinte, le second arrive de toute façon : c’est le sens de la formule « en tout état de cause », qui fait du plafond de cinq ans une limite indépendante du comportement du créancier.

Un plan de surendettement, combien de temps ?

Sept ans au plafond, mais cinq si le plan se déroule sans incident. Le texte pose les deux durées, et l’écart entre elles se mérite.

Le plafond d’abord : « L’inscription est conservée pendant toute la durée de l’exécution du plan conventionnel, sans pouvoir excéder sept ans »8. La même limite vaut pour les mesures imposées ou ordonnées.

Puis la récompense de l’exécution. Quand ces mesures « sont exécutées sans incident, les informations relatives aux mentions qui ont entraîné leur déclaration sont radiées à l’expiration d’une période de cinq ans à compter de la signature du plan conventionnel, de la date de la décision de la commission qui impose des mesures ou de la date du jugement ordonnant des mesures »8.

Deux ans séparent donc les deux issues, soit 731 jours sur un dossier ouvert au printemps 2022. Tenir son plan ne raccourcit pas la dette : cela raccourcit la trace.

Le rétablissement personnel relève du même plafond de cinq ans, compté depuis « la décision de la commission ou de la clôture de la procédure »8.

L’écart se mesure aussi en mensualités. Un plan portant sur 21 000 € étalé sur sept ans suppose environ 250 € par mois ; le même montant sur cinq ans en suppose 350, soit 100 € de plus. Le texte ne fixe ni l’un ni l’autre — il plafonne la trace, pas l’effort.

Ce que personne n’a le droit de faire de ce fichier

Une interdiction absolue encadre la circulation des informations, et elle vise aussi la Banque de France.

Le texte est catégorique : « Il est interdit à la Banque de France et aux entreprises mentionnées à l’article L. 751-2 de remettre à quiconque copie des informations contenues dans le fichier »4.

Le mot « quiconque » ne souffre pas d’exception dans la phrase. Ni un bailleur, ni un employeur, ni un vendeur ne peut donc se faire remettre copie de ce que le fichier porte sur vous.

Votre information, elle, passe par un arrêté. Les conditions dans lesquelles la Banque de France et les entreprises « informent les personnes de leur inscription et de leur radiation du fichier ainsi que de leurs droits sont précisées par arrêté, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés »3.

Ce guide s’arrête à cette porte. Ce que l’arrêté prévoit exactement, sous quel délai et sous quelle forme, il ne le dit pas : l’arrêté n’a pas été lu, et le deviner serait pire que se taire.

Ce qui change le 20 novembre 2026

Le contrôle de fraîcheur a trouvé mieux qu’une absence de modification. Quatre articles du dispositif portent une version qui s’arrête à cette date — trois d’entre eux sont cités dans ce guide — et une autre rédaction commence.

La réécriture la plus utile porte sur la radiation. Aujourd’hui, la déclaration de paiement incombe à « l’entreprise à l’origine de l’inscription au fichier »5 — formule qui laisse ouverte la question du crédit cédé depuis.

La version annoncée la ferme. Elle confie la déclaration à « l’entreprise responsable de la gestion de l’inscription »6, puis désigne cette entreprise cas par cas.

En cas de cession du crédit à un autre établissement, « cette dernière est responsable de la déclaration de paiement intégral des sommes dues »6. En cas de cession à un acheteur de crédits, c’est « le gestionnaire de crédits mentionné au même article »6 qui en répond.

Et le cédant ne se contente pas de transmettre le dossier : il « transmet au nouveau titulaire ou au gestionnaire de crédit toutes les informations utiles à la gestion de l’inscription »6.

Un mot de prudence sur ce que vaut cette version. Elle vient d’une ordonnance dont la page au Journal officiel ne mentionne, au 28 août 2026, aucune loi de ratification. Ce que nous citons est ce que Légifrance annonce : « Les dispositions de la présente ordonnance entrent en vigueur le 20 novembre 2026 »7. Une version annoncée n’est pas du droit acquis, et ce guide ne la présente pas comme telle.

Une dernière hypothèse est réglée, et elle vise les tiers. Lorsque le crédit passe à quelqu’un que l’article ne nomme pas, « ce dernier informe immédiatement l’entreprise responsable de la gestion de l’inscription du règlement intégral des sommes dues »6. Le texte ajoute que cette information vise la radiation. Aucune cession ne laisse donc plus l’emprunteur sans interlocuteur.

Le dossier d’Eulalie, date par date

Exemple construit, chiffres cohérents entre eux, aucun dossier réel derrière. L’incident d’Eulalie est enregistré par la Banque de France le 14 mars 2022.

Une inscription, deux plafonds, une bascule

Le dossier d’Eulalie, date par date — tableau 1
Incident enregistré par la Banque de France14 mars 20220
Nouvelle rédaction de l’article sur la radiation20 novembre 20261 712
Radiation au plus tard, plafond de cinq ans14 mars 20271 826
Plafond de sept ans, si un plan avait été signé14 mars 20292 557

Les 1 826 jours ne sont pas une coquille : 2024 étant bissextile, cinq années font un jour de plus que cinq fois 365. Et l’écart entre les deux plafonds atteint 731 jours, pour la même raison.

La bascule tombe 1 712 jours après l’incident, soit 114 jours avant la radiation d’Eulalie. Elle aura donc passé 93,8 % de son inscription sous l’ancienne rédaction, et les 6,2 % restants sous la nouvelle.

Pendant ces cinq années, un projet locatif est resté en attente.

Le projet reporté, et ce qu’il supposait

Le dossier d’Eulalie, date par date — tableau 2
Apport mobilisable37 000 €
Financement recherché148 000 €
Projet locatif185 000 €

Le tableau s’additionne à l’écran : 37 000 et 148 000 font 185 000 €, et l’apport représente 20 % du projet. Aucun texte ne dit que ce projet devait échouer — le fichier « n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit »2.

Ce que ce dossier ne dit pas mérite d’être posé aussi nettement. Il ne dit pas pourquoi le financement n’a pas abouti, et il ne fait pas de l’inscription la cause du refus : ce serait prêter au fichier un effet que le code lui refuse expressément.

Rapportée au projet, la dette qui a déclenché tout cela est modeste : 4 300 €, soit 2,3 % des 185 000 € envisagés et 2,9 % des 148 000 € de financement recherché. C’est la disproportion habituelle de ces dossiers — une petite somme impayée, une trace de cinq ans.

Quatre dossiers qui dérapent, et ce que chacun coûte

Quatre dossiers distincts, dans lesquels l’inscription était régulière.

Le crédit soldé, jamais déclaré. L’emprunteur verse les 4 300 € qui restaient dus, et l’établissement ne transmet rien à la Banque de France. La radiation est immédiate « à la réception de la déclaration » : sans elle, l’inscription court jusqu’à son terme de 1 826 jours, pour une dette qui ne représentait que 2,9 % du financement recherché.

Le crédit cédé entre-temps. Le prêt est vendu à un tiers, l’emprunteur règle ses 4 300 € au nouveau titulaire, et chacun renvoie la déclaration à l’autre. C’est précisément l’angle mort que la rédaction annoncée au 20 novembre 2026 vient combler, en nommant « l’entreprise responsable de la gestion de l’inscription ».

Le dossier abandonné par avance. L’investisseur renonce à déposer une demande, persuadé que l’inscription vaut interdiction. Le texte dit le contraire, et un projet de 185 000 € reste au tiroir sans qu’aucune banque ait été saisie.

Le plan tenu, mais mal compté. Le débiteur exécute sans incident un plan portant sur 21 000 €, et attend sept ans. La radiation intervient à cinq ans depuis la signature : deux années, soit 731 jours, ont été perdues à ne pas relire le texte — et 100 € de mensualité théorique séparent un plan de 21 000 € étalé sur sept ans du même plan sur cinq.

Le point commun des quatre tient en une ligne. Dans chacun, l’inscription a été traitée comme un état subi, alors que le code en fait une information datée, plafonnée, et que le paiement efface.

Six gestes pour un emprunteur inscrit

Trois pendant l’inscription. Trois pour en sortir.

  1. Notez la date d’enregistrement, pas celle de l’impayé. Le plafond de cinq ans court « à compter de la date d’enregistrement par la Banque de France ».
  2. Déposez quand même votre demande de financement. L’inscription « n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit », et le prêteur doit conduire sa propre évaluation.
  3. Refusez toute facturation liée à la déclaration. Les frais afférents « ne peuvent être facturés aux personnes physiques concernées ».
  4. Après avoir soldé, exigez la déclaration de paiement intégral. C’est elle qui déclenche la radiation immédiate, pas le paiement lui-même.
  5. Si votre crédit a été cédé, identifiez qui gère l’inscription. La rédaction annoncée au 20 novembre 2026 désigne le responsable ; jusque-là, le texte vise l’entreprise à l’origine de l’inscription.
  6. Sous plan de surendettement, comptez cinq ans depuis la signature. Les sept ans sont un plafond, pas la durée d’un plan exécuté sans incident.

Un mot sur les professionnels que ce dossier mobilise, et sur leur ordre. Le courtier sait ce qu’une inscription change à la présentation d’un dossier, et il est visé par les mêmes textes que la banque. Le notaire, s’il y a un compromis en cours, mesurera l’effet du calendrier sur les délais. L’expert-comptable saura ce qu’un projet de 185 000 € reporté de cinq ans fait à une trajectoire patrimoniale. Et le commissaire de justice, si une déclaration de paiement se fait attendre, établira la preuve du règlement.

Une remarque pour finir sur ce que ce guide ne traite pas. Il ne définit pas l’incident de paiement caractérisé, que le code renvoie à un arrêté non lu. Il ne dit pas comment contester une inscription, ni devant qui. Il ne traite pas le fichier central des chèques, qui est un autre fichier. Il ne dit pas ce que l’arrêté prévoit sur votre information. Il ne dit pas si l’ordonnance du 3 septembre 2025 sera ratifiée, ni ce qu’il adviendrait à défaut. Et il ne traite ni la procédure de surendettement, ni le rachat de crédit.

1 826 JOURS D’INSCRIPTION, UNE BASCULE À 114 JOURS DE LA FIN

Le 20 novembre 2026, le texte de la radiation change.

La version annoncée désigne enfin qui doit déclarer votre paiement quand le crédit a été cédé : « l’entreprise responsable de la gestion de l’inscription ». Aujourd’hui, le texte vise l’entreprise à l’origine de l’inscription.

  • Pourquoi payer ne suffit pas à faire radier une inscription
  • Pourquoi cinq ans font 1 826 jours et non 1 825
  • Pourquoi un plan tenu se solde à cinq ans et non à sept
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Dix réponses directes sur ce que le fichier recense, la durée d’une inscription, la radiation au paiement intégral, l’inscription liée au surendettement, l’interdiction de remettre copie des informations, et ce que la rédaction annoncée au 20 novembre 2026 vient changer.

Un financement locatif bloqué par une inscription ?

La première démarche est d’obtenir la date d’enregistrement : c’est elle qui fixe la fin.

Faire le point sur un projet

01 · Le fichier

  • 01Une inscription au fichier interdit-elle d’obtenir un crédit ?
    Non, et le code le dit expressément : « Toutefois, l’inscription d’une personne physique au sein du fichier n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit ». Le fichier ne fournit qu’« un élément d’appréciation de la solvabilité des personnes qui sollicitent un crédit ».
  • 02Que recense exactement ce fichier ?
    Le texte le définit ainsi : « Un fichier national recense les informations sur les incidents de paiement caractérisés liés aux crédits accordés aux personnes physiques pour des besoins non professionnels ». Quatre conditions s’y lisent : un incident caractérisé, un crédit, une personne physique, un besoin non professionnel.
  • 03Qui gère le fichier ?
    La Banque de France, et elle seule : « Ce fichier est géré par la Banque de France, laquelle est seule habilitée à centraliser ces informations ». L’exclusivité porte sur la centralisation.

02 · Les durées

  • 04Combien de temps dure une inscription pour incident de paiement ?
    Cinq ans au maximum. Les informations « ne peuvent en tout état de cause être conservées dans le fichier pendant plus de cinq ans à compter de la date d’enregistrement par la Banque de France de l’incident ayant entraîné la déclaration ». Le point de départ n’est ni l’impayé, ni la déclaration du prêteur.
  • 05Que se passe-t-il si je rembourse tout ?
    La radiation est immédiate, mais elle suppose une déclaration. Les informations « sont radiées immédiatement à la réception de la déclaration de paiement intégral des sommes dues effectuée par l’entreprise à l’origine de l’inscription au fichier ».

03 · Vos droits

  • 06La banque peut-elle me facturer les frais de déclaration ?
    Non. Le texte prévoit que « Les frais afférents à cette déclaration ne peuvent être facturés aux personnes physiques concernées ».
  • 07Un dossier de surendettement entraîne-t-il une inscription ?
    Oui, dès la saisine : « Dès qu’une commission de surendettement des particuliers est saisie par un débiteur, elle en informe la Banque de France aux fins d’inscription au fichier ». C’est la saisine qui déclenche, non la décision.
  • 08Combien de temps dure une inscription liée à un plan de surendettement ?
    Sept ans au plafond, cinq si le plan est tenu. « L’inscription est conservée pendant toute la durée de l’exécution du plan conventionnel, sans pouvoir excéder sept ans » ; mais si les mesures « sont exécutées sans incident », la radiation intervient « à l’expiration d’une période de cinq ans à compter de la signature du plan conventionnel ».

04 · Ce qui change

  • 09Un bailleur ou un employeur peut-il consulter mon inscription ?
    Le code interdit la remise de copie à qui que ce soit : « Il est interdit à la Banque de France et aux entreprises mentionnées à l’article L. 751-2 de remettre à quiconque copie des informations contenues dans le fichier ».
  • 10Qu’est-ce qui change le 20 novembre 2026 ?
    La responsabilité de déclarer votre paiement lorsque le crédit a été cédé. La version annoncée confie la radiation à « l’entreprise responsable de la gestion de l’inscription », et précise qu’en cas de cession à un autre établissement, « cette dernière est responsable de la déclaration de paiement intégral des sommes dues ». Cette version est annoncée, non encore applicable.

Une dette de 4 300 €. Et cinq ans de trace, pour un projet à 185 000 €.

Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics. Nous exposons les textes ; sur une inscription en cours, l’interlocuteur est la Banque de France.

Neuf textes lus sur Légifrance, dans leur état au 28 août 2026Trois portent une version qui s’achève le 20 novembre 2026La version future lue sur une adresse datée, et déclarée comme annoncée

Sources et date de contrôle

Neuf textes lus mot à mot sur Légifrance le 28 août 2026, dont une version future lue sur une adresse datée.

  • Source 01

    Article L. 751-1 du code de la consommation — Légifrance. Un fichier national recense les informations sur les incidents de paiement caractérisés liés aux crédits accordés aux personnes physiques pour des besoins non professionnels. Ce fichier est géré par la Banque de France, laquelle est seule habilitée à centraliser ces informations. Version en vigueur depuis le 1er juillet 2016. Aucune version postérieure annoncée. Article lu le 28 août 2026 sur la page du chapitre « Objet du fichier », sur une adresse sans date, par une consigne exigeant des citations exactes sans reformulation, et relu pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 02

    Article L. 751-2 du code de la consommation — Légifrance. Ce fichier a pour finalité de fournir aux établissements de crédit et aux sociétés de financement mentionnés au titre Ier du livre V du code monétaire et financier, aux établissements de monnaie électronique et aux établissements de paiement mentionnés au titre II du même livre V et aux organismes mentionnés aux 5 et 8 de l’article L. 511-6 du même code un élément d’appréciation de la solvabilité des personnes qui sollicitent un crédit. Toutefois, l’inscription d’une personne physique au sein du fichier n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit. Le fichier peut fournir un élément d’appréciation à l’usage des établissements de crédit, des établissements de monnaie électronique et des établissements de paiement dans leurs décisions d’attribution des moyens de paiement. Les informations qu’il contient peuvent également être prises en compte par les entreprises mentionnées au premier alinéa pour la gestion des risques liés aux crédits souscrits par leurs clients. L’organisme de caution mentionné aux articles 26-7 et 26-12 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis peut consulter le fichier mentionné au présent article, pour les copropriétaires participant aux emprunts mentionnés à l’article 26-4 de cette même loi. Version en vigueur depuis le 11 avril 2024, modifiée par la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, article 4. Aucune version postérieure annoncée. Page lue le 28 août 2026 sur une adresse sans date, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 03

    Article L. 751-4 du code de la consommation — Légifrance. Les conditions dans lesquelles la Banque de France et les entreprises mentionnées au premier alinéa de l’article L. 751-2 informent les personnes de leur inscription et de leur radiation du fichier ainsi que de leurs droits sont précisées par arrêté, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Version en vigueur depuis le 1er juillet 2016, et jusqu’au 20 novembre 2026 : la page annonce une version postérieure à cette date. Page lue le 28 août 2026 sur une adresse sans date, par une consigne qui lui demandait de s’identifier elle-même et de démentir si l’article affiché n’était pas celui recherché ; elle s’est identifiée comme l’article L. 751-4. Relue pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 04

    Article L. 751-5 du code de la consommation — Légifrance. Il est interdit à la Banque de France et aux entreprises mentionnées à l’article L. 751-2 de remettre à quiconque copie des informations contenues dans le fichier. Version en vigueur depuis le 11 avril 2024, et jusqu’au 20 novembre 2026 : la page annonce une version postérieure à cette date. Article lu le 28 août 2026 sur la page du chapitre « Objet du fichier », sur une adresse sans date, et relu pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 05

    Article L. 752-1 du code de la consommation, version en vigueur — Légifrance. Les entreprises mentionnées au premier alinéa de l’article L. 751-2 sont tenues de déclarer à la Banque de France, dans des conditions précisées par arrêté, les incidents de paiement caractérisés dans les conditions précisées par l’arrêté mentionné à l’article L. 751-6. Dès la réception de cette déclaration, la Banque de France inscrit immédiatement les incidents de paiement caractérisés au fichier et, dans le même temps, met cette information à la disposition de l’ensemble des entreprises ayant accès au fichier. Les frais afférents à cette déclaration ne peuvent être facturés aux personnes physiques concernées. Les informations relatives à ces incidents sont radiées immédiatement à la réception de la déclaration de paiement intégral des sommes dues effectuée par l’entreprise à l’origine de l’inscription au fichier. Elles ne peuvent en tout état de cause être conservées dans le fichier pendant plus de cinq ans à compter de la date d’enregistrement par la Banque de France de l’incident ayant entraîné la déclaration. Version en vigueur du 1er juillet 2016 au 20 novembre 2026 : la page annonce une version postérieure à cette date. Article lu le 28 août 2026 sur la page du chapitre « Inscription et radiation », sur une adresse sans date, et relu pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 06

    Article L. 752-1 du code de la consommation, version applicable au 20 novembre 2026 — Légifrance. Les informations relatives à ces incidents sont radiées immédiatement à la réception de la déclaration de paiement intégral des sommes dues effectuée par l’entreprise responsable de la gestion de l’inscription. En cas de cession du contrat de crédit ou de transfert des droits du créancier à une entreprise mentionnée au premier alinéa de l’article L. 751-2, cette dernière est responsable de la déclaration de paiement intégral des sommes dues. En cas de cession du contrat de crédit ou de transfert des droits du créancier à un acheteur de crédits mentionné à l’article L. 54-11-1 du code monétaire financier, le gestionnaire de crédits mentionné au même article est responsable de la déclaration de paiement intégral des sommes dues. Dans les cas mentionnés aux deux alinéas précédents, l’entreprise qui cède le contrat de crédit ou transfère ses droits sur celui-ci transmet au nouveau titulaire ou au gestionnaire de crédit toutes les informations utiles à la gestion de l’inscription. En cas de cession du contrat de crédit ou de transfert des droits du créancier à un tiers non-mentionné au présent article, ce dernier informe immédiatement l’entreprise responsable de la gestion de l’inscription du règlement intégral des sommes dues aux fins de radiation. Les informations relatives à ces incidents ne peuvent être conservées dans le fichier pendant plus de cinq ans à compter de la date d’enregistrement par la Banque de France de l’incident ayant entraîné la déclaration. Version en vigueur à partir du 20 novembre 2026, modifiée par l’ordonnance n° 2025-1154 du 2 décembre 2025, article 3, et par l’ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025, article 85. Page lue le 28 août 2026 sur l’adresse du chapitre suffixée de la date du 20 novembre 2026, seule manière de lire une version future, et relue pour écarter une erreur de transcription. Cette version n’est pas du droit applicable au jour de la lecture : elle est annoncée.

  • Source 07

    Ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation — Légifrance. Les dispositions de la présente ordonnance entrent en vigueur le 20 novembre 2026. Page du texte au Journal officiel, lue le 28 août 2026 sur une adresse sans date, et interrogée sur trois points distincts : aucune loi de ratification n’y est mentionnée, aucune abrogation ni caducité n’y est mentionnée, et la date d’entrée en vigueur des dispositions est celle citée. L’ordonnance transpose la directive (UE) 2023/2225 du 18 octobre 2023 relative aux contrats de crédit aux consommateurs.

  • Source 08

    Article L. 752-3 du code de la consommation — Légifrance. Le fichier recense les mesures du plan conventionnel de redressement mentionnées à l’article L. 732-2. Ces mesures sont communiquées à la Banque de France par la commission. L’inscription est conservée pendant toute la durée de l’exécution du plan conventionnel, sans pouvoir excéder sept ans. Le fichier recense également les mesures prises en vertu des articles L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7 qui sont communiquées à la Banque de France par la commission ou le greffe du tribunal judiciaire. L’inscription est conservée pendant toute la durée d’exécution de ces mesures, sans pouvoir excéder sept ans. Lorsque les mesures du plan conventionnel mentionnées à l’article L. 732-2 et celles prises en application des articles L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7 sont exécutées sans incident, les informations relatives aux mentions qui ont entraîné leur déclaration sont radiées à l’expiration d’une période de cinq ans à compter de la signature du plan conventionnel, de la date de la décision de la commission qui impose des mesures ou de la date du jugement ordonnant des mesures. Pour les personnes ayant bénéficié de la procédure de rétablissement personnel, les informations relatives aux mentions correspondantes sont radiées à l’expiration d’une période de cinq ans à compter de la décision de la commission ou de la clôture de la procédure. Version en vigueur depuis le 1er janvier 2020. Aucune version postérieure annoncée. Article lu le 28 août 2026 sur la page du chapitre « Inscription et radiation », sur une adresse sans date, et relu pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 09

    Article L. 752-2 du code de la consommation — Légifrance. Dès qu’une commission de surendettement des particuliers est saisie par un débiteur, elle en informe la Banque de France aux fins d’inscription au fichier. La même obligation pèse sur le greffe du tribunal judiciaire lorsque, sur recours de l’intéressé contre une décision de recevabilité rendue par la commission, la situation mentionnée à l’article L. 711-1 est reconnue par ce juge ou lorsque le débiteur a bénéficié de l’effacement des dettes résultant d’un rétablissement personnel en application des dispositions des articles L. 741-2, L. 741-6, L. 741-7 ou L. 742-22. Version en vigueur depuis le 1er janvier 2020. Aucune version postérieure annoncée. Article lu le 28 août 2026 sur la page du chapitre « Inscription et radiation », sur une adresse sans date, et relu pour écarter une erreur de transcription.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

Les neuf sources citées ont été lues sur Légifrance avant citation, le 28 août 2026, sur des adresses sans date — à une exception près, assumée et expliquée : la version future de l’article sur la radiation n’est lisible qu’en suffixant l’adresse de la date du 20 novembre 2026, et c’est ainsi qu’elle a été obtenue. Deux pages ont été interrogées sur leur propre identité avant d’être citées, et l’une d’elles a été sommée de démentir si l’article affiché n’était pas celui recherché. La page de l’ordonnance a été interrogée sur trois points distincts : sa ratification, son abrogation éventuelle, et sa date d’entrée en vigueur ; aucune loi de ratification n’y est mentionnée, et le guide le dit plutôt que de le passer sous silence. Trois des sources citées portent une version qui s’achève le 20 novembre 2026 ; les six autres n’annoncent aucune version postérieure. Les quantités du dossier d’Eulalie — un incident au 14 mars 2022, un projet de 185 000 €, un apport de 37 000 € — sont des hypothèses posées pour l’exemple, et non des observations ; les durées, en revanche, ne sont pas des hypothèses : 1 826 et 731 jours se recomptent sur un calendrier, année bissextile comprise. Nous ne publions ni taux de refus de crédit après inscription, ni durée moyenne d’inscription : rien de tel n’a été mesuré. Et le code écarte lui-même l’automatisme, puisqu’il dit que l’inscription n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit. Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics ; sur une inscription en cours, la première démarche est d’obtenir la date d’enregistrement, et l’interlocuteur est la Banque de France.