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Guide de décisionVérifié le 28 août 20266 sourcesMéthode en cinq passes

Le registre national des copropriétés : le numéro qui conditionne toute aide publique et toute vente de lot

« Les syndicats de copropriétaires ne peuvent bénéficier de subventions de l’Etat, de ses établissements publics, des collectivités territoriales […] qu’à la condition d’être immatriculés au registre et que leurs données soient actualisées. » Deux conditions, et non une seule.

SIX TEXTES LUS MOT À MOT, DONT DEUX PUBLIÉS ET NON APPLICABLES

Votre copropriété n’est pas immatriculée. Aucune aide publique ne sera versée.

Le texte pose deux conditions cumulatives : être inscrit au registre, et avoir des données actualisées. Face à un syndic inerte, un copropriétaire seul peut agir par lettre recommandée.

  • Une mise en demeure ouverte à tout copropriétaire, sans assemblée générale
  • Une astreinte plafonnée à 20 € par lot et par semaine
  • Un notaire qui immatricule d’office après un mois, aux frais du syndic
  • Et un numéro exigé dans tout acte authentique de vente

TEXTES LUS MOT À MOT

6

PLAFOND DE L’ASTREINTE

20 €/lot/sem.

DÉLAI APRÈS MISE EN DEMEURE

1 mois

ASTREINTE HEBDOMADAIRE SUR 24 LOTS

480 €

SUBVENTION SUSPENDUE DANS LE CAS

24 000 €

LE REGISTRE S’ENRICHIT LE

21/02/2027

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Sans immatriculation, aucune subvention publique. Les syndicats « ne peuvent bénéficier de subventions de l’Etat, de ses établissements publics, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics qu’à la condition d’être immatriculés au registre et que leurs données soient actualisées »5.

L’astreinte se compte par lot. Son montant « ne peut être supérieur à 20 € par lot et par semaine »5 : 480 € par semaine pour 24 lots.

Et votre notaire ne peut pas s’en passer. « Tout acte authentique de vente devant notaire relatif à un lot de copropriété comporte la mention du numéro d’immatriculation de la copropriété »4.

Le corpus traite le syndic vu par le bailleur, le syndic défaillant et l’emprunt collectif. Aucun guide ne parle du registre où toute copropriété doit être inscrite, ni de ce qu’un défaut d’inscription coûte au copropriétaire qui n’y est pour rien.

À quoi sert le registre national des copropriétés ?

À rendre les copropriétés visibles avant qu’elles n’aillent mal. Le texte donne sa finalité dans sa première ligne, et elle est plus large qu’un simple recensement.

L’article dispose : « Afin de faciliter la connaissance des citoyens et des pouvoirs publics sur l’état des copropriétés et la mise en œuvre des actions destinées à prévenir la survenance des dysfonctionnements, il est institué un registre auquel sont immatriculés les syndicats de copropriétaires »1.

Le champ vise les immeubles d’habitation, et il les vise largement. Sont concernés les syndicats « qui administrent des immeubles à destination partielle ou totale d’habitation »1 : un immeuble mixte, commerce en pied et logements aux étages, y entre par sa partie habitation.

Deux catégories d’acteurs consultent ce registre, et leur accès est organisé par le texte. Les collectivités « obtiennent, à leur demande, du teneur du registre communication des informations du registre relatives aux copropriétés situées sur leur territoire »1, et les notaires « ont accès à l’ensemble des données du registre »1.

Qui doit immatriculer, et à quel moment ?

Le notaire à la naissance de la copropriété, le syndic ensuite. Le texte répartit les rôles en deux temps, et la distinction compte pour un investisseur qui achète dans un immeuble récemment divisé.

Au commencement : « Pour les immeubles mis en copropriété, le notaire chargé de publier au fichier immobilier et au livre foncier l’état descriptif de division et le règlement de copropriété fait la déclaration d’immatriculation du syndicat de copropriétaires »3.

Ensuite, et dans tous les autres cas : « A l’exception du cas mentionné au I, le syndic fait la déclaration d’immatriculation »3. Le même texte ajoute que le syndic « accomplit les formalités de déclaration et de modification des données »3, ce qui en fait une obligation continue et non un acte unique.

Une précision de forme ferme l’article, et elle explique pourquoi rien ne se règle par courrier. Le dépôt du dossier, ses modifications et la transmission des données « sont dématérialisés »3 : tout passe par le téléservice, et un syndic qui dit avoir envoyé un dossier papier n’a rien fait.

Que contient le registre aujourd’hui ?

L’identité de la copropriété et deux signaux d’alerte. Le texte pose d’abord le principe : « Les syndicats de copropriétaires sont tenus de déclarer les données mentionnées au présent article ainsi que toute modification les concernant »2.

La première rubrique est descriptive. Elle comprend « le nom, l’adresse, la date de création du syndicat, le nombre et la nature des lots qui composent la copropriété ainsi que, le cas échéant, le nom du syndic »2.

Les deux autres sont des marqueurs de difficulté, et c’est ce qui rend le registre utile à un acheteur. Le syndicat déclare s’il « fait l’objet d’une procédure prévue aux articles 29-1 A ou 29-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 »2 — mandataire ad hoc, administrateur provisoire — et s’il « fait l’objet d’un arrêté pris en application du chapitre Ier du titre Ier du livre V du présent code »2, c’est-à-dire d’une police de la sécurité et de la salubrité des immeubles.

Ce guide ne reproduit pas l’énumération complète de l’article, dont le second paragraphe n’a pas été obtenu mot à mot. Ce qu’il en dit tient aux trois rubriques citées ci-dessus, et rien de plus.

Pourquoi votre notaire réclame-t-il ce numéro ?

Parce que la loi lui interdit de s’en passer. La règle tient en une phrase : « Tout acte authentique de vente devant notaire relatif à un lot de copropriété comporte la mention du numéro d’immatriculation de la copropriété »4.

Lisez le mot « tout ». Aucune exception de taille, d’ancienneté ou de destination : une vente de cave, de parking ou de studio est un acte relatif à un lot de copropriété, et la mention est due.

Pour un investisseur, la conséquence est un risque de calendrier avant d’être un risque juridique. Un compromis signé sur une copropriété non immatriculée met le notaire devant une obligation qu’il ne peut satisfaire, et la date de l’acte dépend alors d’une démarche que ni l’acquéreur ni le vendeur ne maîtrisent.

Quand le notaire le fait à la place du syndic

Dans deux situations, et à la charge de qui a manqué. Le texte prévoit : « En l’absence de syndic désigné ou lorsque la mise en demeure mentionnée à l’article L. 711-6 est restée sans effet au terme d’un délai d’un mois, le notaire chargé de l’établissement de l’acte de vente procède d’office à l’immatriculation du syndicat de copropriétaires »4.

C’est une soupape, et elle débloque les ventes. Un acquéreur n’est pas prisonnier de l’inertie d’un syndic : passé le mois, le notaire fait le nécessaire lui-même.

Les frais suivent la faute, et la règle est la même que pour l’astreinte. « Les frais ainsi engagés par le notaire sont supportés par le syndic ou, si le syndic n’est pas rémunéré pour l’exercice de son mandat, par le syndicat »4 — autrement dit un syndic professionnel paie, un syndic bénévole fait payer la collectivité des copropriétaires.

Une dernière obligation pèse sur le notaire, et elle fait de lui un correcteur du registre. Il « informe l’établissement public chargé de la tenue du registre de toute erreur qu’il y constate »4.

Que faire si le syndic ne déclare rien ?

Le mettre en demeure, et n’importe quel copropriétaire peut le faire. Le texte ouvre largement la qualité pour agir : « l’établissement public, un copropriétaire ou toute personne qui y a un intérêt peut mettre en demeure, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, le syndic d’y procéder »5.

Retenez les trois qualités que le texte énumère. L’établissement public qui tient le registre, un copropriétaire — donc vous, seul, sans assemblée générale ni conseil syndical — et toute personne intéressée, ce qui couvre un acquéreur sous compromis.

La forme est celle de la lettre recommandée avec demande d’avis de réception, et non l’acte extrajudiciaire exigé ailleurs dans d’autres matières. C’est une démarche qu’un copropriétaire accomplit seul, pour le prix d’un envoi.

Le délai qui suit est d’un mois, et il commande tout le reste : c’est à son terme que l’astreinte devient possible et que le notaire peut immatriculer d’office.

Vingt euros par lot et par semaine

Un plafond, et il se multiplie par le nombre de lots. Le texte le fixe sans détour : « Le montant de l’astreinte ne peut être supérieur à 20 € par lot et par semaine »5.

Deux multiplicateurs se combinent, et c’est ce qui rend la somme sérieuse sur un immeuble ordinaire. Une copropriété de 24 lots atteint 480 € par semaine au plafond ; douze semaines de retard portent le total à 5 760 €, soit 240 € par lot.

Notez que le texte dit « ne peut être supérieur à ». Vingt euros est un plafond, non un tarif : le montant effectivement appliqué relève de celui qui prononce l’astreinte, et ce guide ne dit pas comment il le fixe, faute de texte lu sur ce point.

Qui paie, enfin, dépend du statut du syndic. « Son montant ne peut être facturé par le syndic aux copropriétaires, sauf si le syndic n’est pas rémunéré pour l’exercice de son mandat »5 : dans une copropriété gérée par un syndic professionnel, l’astreinte reste chez lui.

La conséquence qui coûte le plus cher

La fermeture de toute aide publique, et elle ne se négocie pas. Le texte est catégorique : les syndicats « ne peuvent bénéficier de subventions de l’Etat, de ses établissements publics, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics qu’à la condition d’être immatriculés au registre et que leurs données soient actualisées »5.

Deux conditions, et non une seule. Être immatriculé ne suffit pas : les données doivent aussi être actualisées, ce qui transforme une formalité d’inscription en obligation annuelle.

L’énumération des financeurs est large. L’État, ses établissements publics, les collectivités territoriales, leurs groupements et leurs établissements publics : il ne reste guère de guichet public en dehors de cette liste.

Pour un investisseur en copropriété, c’est le point à vérifier avant de voter des travaux subventionnés. Une aide de 24 000 € demandée pour un immeuble de 24 lots, soit 1 000 € par lot, ne sera pas versée tant que la ligne du registre n’est pas à jour — et ces 24 000 € valent 50 semaines d’astreinte au plafond.

Qu’est-ce que le décret d’août 2025 ajoutera ?

Beaucoup de données techniques, et pas tout de suite. Un décret du 19 août 2025, publié au Journal officiel du 21 août 2025, « précise le contenu des grandes rubriques des principales données à porter au registre d’immatriculation des syndicats de copropriétaires par les télédéclarants »6.

Son entrée en vigueur est différée, et la formule est courte : « Le présent décret entre en vigueur dix-huit mois après sa publication »6. Dix-huit mois après le 21 août 2025, cela fait le 21 février 2027, soit 549 jours.

Les données annoncées dessinent un registre beaucoup plus riche. Le texte cite notamment « le nombre de bâtiments et le nombre d’étages des différents bâtiments constituant la copropriété, le nombre d’ascenseurs, la période de construction, les données relatives à la performance énergétique de chaque immeuble, la nature et le système du chauffage de l’immeuble »6, ainsi que l’existence d’un plan pluriannuel de travaux.

Un arrêté du 23 juin 2026, publié le 19 juillet 2026, porte la même formule et le même délai. Il « entre en vigueur dix-huit mois après sa publication »6, soit le 19 janvier 2028 — 549 jours également. Ce guide ne décrit pas l’intégralité de ce qu’il modifie, son texte n’ayant pas été obtenu article par article.

Pour un investisseur, ces deux échéances valent moins par la charge qu’elles créent que par ce qu’elles rendront lisible. Un registre qui portera le diagnostic de performance énergétique, le plan pluriannuel de travaux et le système de chauffage de chaque immeuble deviendra, à partir de 2027, une source d’information sur la copropriété que l’on envisage d’acheter — et ce que le syndic déclare aujourd’hui pour la sienne sera lu demain par les acquéreurs des lots voisins.

Le dossier de Bérengère, semaine par semaine

Exemple construit, chiffres cohérents entre eux, aucun dossier réel derrière. Bérengère détient 6 lots dans une copropriété de 24 lots gérée par un syndic professionnel. Le syndicat a voté un ravalement et sollicité une subvention posée ici à 24 000 €.

La collectivité oppose l’absence d’immatriculation. Bérengère met le syndic en demeure le 6 avril 2026, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, sans attendre l’assemblée générale suivante : le texte lui en donne le droit à elle seule.

Une mise en demeure du 6 avril 2026, trois échéances

Le dossier de Bérengère, semaine par semaine — tableau 1
Fin du mois laissé au syndic6 mai 202630 jours
Fin des douze semaines d’astreinte29 juillet 202684 jours
Acte authentique de vente d’un lot15 septembre 2026162 jours

La première ligne court depuis la mise en demeure, la deuxième depuis la fin du mois, la troisième depuis la mise en demeure également. Les douze semaines d’astreinte représentent 84 jours, et la vente intervient 162 jours après la lettre.

Vingt euros par lot et par semaine, sur vingt-quatre lots

Le dossier de Bérengère, semaine par semaine — tableau 2
Astreinte par lot et par semaine, au plafond20 €
Astreinte hebdomadaire pour 24 lots480 €
Astreinte sur douze semaines5 760 €
Subvention suspendue, hypothèse posée24 000 €

Le tableau se recompte à l’écran : 20 € multipliés par 24 lots font 480 € par semaine, et douze semaines portent le total à 5 760 €, soit 240 € par lot. La subvention suspendue, elle, représente 4,2 fois cette astreinte, ou 50 semaines de retard au plafond.

Le montant de la subvention est une hypothèse posée, et il faut le dire nettement : aucun des textes lus ne fixe le montant d’une aide, qui dépend du financeur et du dispositif. Le chiffre sert à comparer deux ordres de grandeur, non à annoncer un droit.

Ce que ce dossier ne dit pas mérite d’être posé aussi nettement. Il ne dit pas comment le teneur du registre fixe le montant effectif de l’astreinte sous le plafond, aucun texte lu ne le précisant. Il ne dit pas non plus quel délai sépare la mise en demeure du prononcé de l’astreinte, au-delà du mois que le texte impose.

Quatre dossiers qui dérapent, et ce que chacun coûte

Quatre dossiers distincts, dans lesquels la copropriété fonctionnait normalement sur tous les autres points.

Le copropriétaire qui attend l’assemblée générale. Il découvre le défaut d’immatriculation en juin et inscrit la question à l’ordre du jour de l’assemblée de mars suivant. Le texte lui permettait d’agir seul : neuf mois perdus, et une subvention de 24 000 € qui reste suspendue tout ce temps.

La copropriété immatriculée mais pas à jour. Le numéro existe, la case est cochée, et personne ne vérifie les données. Le texte pose deux conditions cumulatives : les 24 000 € ne sont pas plus versés que si l’immatriculation manquait.

Le compromis signé sans vérifier le numéro. L’acte butte sur une mention que le notaire ne peut pas porter. La soupape existe — le notaire immatricule d’office après un mois — mais elle ajoute 30 jours au calendrier d’une vente déjà datée, et les frais du notaire sont supportés par le syndic — dans une copropriété où 24 000 € d’aides étaient déjà suspendus.

Le syndic bénévole qui laisse courir. L’astreinte atteint 480 € par semaine, et le texte prévoit qu’elle est refacturable aux copropriétaires lorsque le syndic n’est pas rémunéré. Les 5 760 € de douze semaines finissent dans les charges, répartis entre ceux qui n’ont rien fait.

Le point commun des quatre tient en une ligne. Chacun a pris l’immatriculation pour une formalité du syndic, alors que le texte en fait une condition d’accès aux aides publiques et une mention obligatoire de tout acte de vente.

Six gestes pour un copropriétaire investisseur

Trois avant d’acheter. Trois si le numéro manque.

  1. Demandez le numéro d’immatriculation avant le compromis. Il devra figurer dans l’acte authentique, sans exception de taille ni de nature du lot.
  2. Vérifiez la date de dernière actualisation, pas seulement l’existence du numéro. Les aides publiques supposent des données actualisées, et non une simple inscription.
  3. Regardez si le registre signale une procédure ou un arrêté. Le syndicat doit y déclarer les procédures de mandataire ad hoc ou d’administrateur provisoire et les arrêtés de police des immeubles.
  4. Mettez le syndic en demeure vous-même, par lettre recommandée. Un copropriétaire seul en a le droit : ni assemblée générale, ni conseil syndical.
  5. Comptez le mois avant d’espérer quoi que ce soit. C’est à son terme que l’astreinte devient possible et que le notaire peut immatriculer d’office.
  6. Avant de voter des travaux subventionnés, exigez la preuve de l’actualisation. Une subvention de 24 000 € ne se verse pas sur un registre dormant.

Un mot sur les professionnels que ce dossier mobilise, et sur leur ordre. Le notaire est le seul à disposer d’un accès à l’ensemble des données du registre, et c’est donc à lui qu’on pose la question avant de signer. Le syndic déclare et actualise, et c’est son manquement que l’astreinte sanctionne. Le gestionnaire du bailleur suit les dates d’actualisation comme il suit les appels de charges, parce que l’une conditionne les autres. L’expert-comptable, enfin, retrouve dans les comptes du syndicat la trace d’une astreinte que personne n’a expliquée en assemblée.

Une remarque pour finir sur ce que ce guide ne traite pas. Il ne reproduit pas l’énumération complète des données déclarées, dont une partie n’a pas été obtenue mot à mot. Il ne dit pas comment le montant effectif de l’astreinte est fixé sous son plafond, aucun texte lu ne le précisant. Il ne décrit pas l’intégralité des modifications de l’arrêté de juin 2026, dont le texte n’a pas été obtenu article par article. Il ne traite ni les procédures de mandataire ad hoc et d’administrateur provisoire, qu’il se contente de citer parce que le registre les mentionne, ni le plan pluriannuel de travaux, ni l’assemblée générale vue par le bailleur.

UN REGISTRE QUI S’ENRICHIT EN FÉVRIER 2027

Deux textes publiés, aucun applicable.

Un décret d’août 2025 et un arrêté de juin 2026 ajouteront au registre le nombre d’ascenseurs, la performance énergétique et le plan pluriannuel de travaux. Tous deux entrent en vigueur dix-huit mois après leur publication.

  • Pourquoi l’inscription seule ne suffit pas à débloquer une subvention
  • Pourquoi un copropriétaire seul peut mettre le syndic en demeure
  • Pourquoi 20 € par lot et par semaine est un plafond et non un tarif
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Dix réponses directes sur la finalité du registre, les copropriétés concernées, qui déclare, la mention obligatoire dans l’acte de vente, l’immatriculation d’office par le notaire, la mise en demeure, l’astreinte et la condition des subventions.

Vous achetez des lots dans une copropriété ?

Le numéro d’immatriculation et sa date d’actualisation se vérifient avant le compromis.

Faire le point sur un projet

01 · Le registre

  • 01À quoi sert le registre national d’immatriculation des copropriétés ?
    À rendre les copropriétés visibles avant qu’elles n’aillent mal. Le texte l’institue « afin de faciliter la connaissance des citoyens et des pouvoirs publics sur l’état des copropriétés et la mise en œuvre des actions destinées à prévenir la survenance des dysfonctionnements ».
  • 02Quelles copropriétés doivent y être immatriculées ?
    Celles à usage d’habitation, au moins partiel. Le registre reçoit les syndicats de copropriétaires « qui administrent des immeubles à destination partielle ou totale d’habitation » : un immeuble mixte, commerce en pied et logements aux étages, y entre par sa partie habitation.
  • 03Qui procède à l’immatriculation ?
    Le notaire au départ, le syndic ensuite. « Pour les immeubles mis en copropriété, le notaire chargé de publier au fichier immobilier et au livre foncier l’état descriptif de division et le règlement de copropriété fait la déclaration d’immatriculation du syndicat de copropriétaires ». Dans tous les autres cas, « le syndic fait la déclaration d’immatriculation ».

02 · La vente

  • 04Le numéro doit-il figurer dans l’acte de vente ?
    Oui, sans exception. « Tout acte authentique de vente devant notaire relatif à un lot de copropriété comporte la mention du numéro d’immatriculation de la copropriété. » Une cave, un parking ou un studio sont des lots de copropriété comme les autres.
  • 05Que se passe-t-il si la copropriété n’est pas immatriculée au moment d’une vente ?
    Le notaire peut y procéder lui-même. « En l’absence de syndic désigné ou lorsque la mise en demeure mentionnée à l’article L. 711-6 est restée sans effet au terme d’un délai d’un mois, le notaire chargé de l’établissement de l’acte de vente procède d’office à l’immatriculation du syndicat de copropriétaires. » Les frais sont supportés par le syndic, ou par le syndicat si le syndic n’est pas rémunéré.

03 · Le recours

  • 06Un copropriétaire seul peut-il agir contre un syndic qui ne déclare rien ?
    Oui. Le texte prévoit que « l’établissement public, un copropriétaire ou toute personne qui y a un intérêt peut mettre en demeure, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, le syndic d’y procéder ». Ni assemblée générale ni conseil syndical ne sont nécessaires.
  • 07Quel est le montant de l’astreinte encourue par le syndic ?
    Un plafond par lot et par semaine. « Le montant de l’astreinte ne peut être supérieur à 20 € par lot et par semaine. » Sur une copropriété de 24 lots, cela représente 480 € par semaine au plafond. Le texte fixe un maximum, non un tarif.
  • 08L’astreinte peut-elle être refacturée aux copropriétaires ?
    En principe non. « Son montant ne peut être facturé par le syndic aux copropriétaires, sauf si le syndic n’est pas rémunéré pour l’exercice de son mandat. » Dans une copropriété gérée par un syndic professionnel, l’astreinte reste à sa charge.

04 · L’avenir

  • 09Une copropriété non immatriculée peut-elle recevoir des subventions ?
    Non, et l’inscription seule ne suffit pas. Les syndicats « ne peuvent bénéficier de subventions de l’Etat, de ses établissements publics, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics qu’à la condition d’être immatriculés au registre et que leurs données soient actualisées ».
  • 10Le contenu du registre va-t-il changer ?
    Oui, mais à échéance différée. Un décret du 19 août 2025 « précise le contenu des grandes rubriques des principales données à porter au registre » et dispose que « le présent décret entre en vigueur dix-huit mois après sa publication », soit le 21 février 2027. Un arrêté du 23 juin 2026 porte la même formule, pour le 19 janvier 2028.

Une subvention refusée en assemblée générale. Un numéro que personne n’avait demandé.

Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics. Nous exposons les textes ; sur un lot en copropriété, l’interlocuteur utile est le notaire.

Six textes lus sur Légifrance, dans leur état au 28 août 2026Deux textes publiés mais non applicables, cités avec leur date d’effetDeux limites de lecture déclarées : une énumération et un arrêté non obtenus en entier

Sources et date de contrôle

Six textes lus mot à mot sur Légifrance, dont deux publiés et non encore applicables, dans leur état au 28 août 2026.

  • Source 01

    Articles L. 711-1 et L. 711-3 du code de la construction et de l’habitation — Légifrance. Article L. 711-1 : Afin de faciliter la connaissance des citoyens et des pouvoirs publics sur l’état des copropriétés et la mise en œuvre des actions destinées à prévenir la survenance des dysfonctionnements, il est institué un registre auquel sont immatriculés les syndicats de copropriétaires définis à l’article 14 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, qui administrent des immeubles à destination partielle ou totale d’habitation. Article L. 711-3 : Pour la mise en œuvre des politiques de l’habitat et de lutte contre l’habitat indigne et les copropriétés dégradées, l’Etat, les collectivités territoriales et leurs groupements obtiennent, à leur demande, du teneur du registre communication des informations du registre relatives aux copropriétés situées sur leur territoire. Pour faciliter l’information des acquéreurs de lots de copropriété et accomplir la mission qui leur est confiée en application de l’article L. 711-5, les notaires ont accès à l’ensemble des données du registre mentionné au premier alinéa du présent article. Les deux articles sont en vigueur depuis le 29 janvier 2017, issus de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017, article 129. Aucune abrogation ni modification annoncée. Page de l’article L. 711-1 lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 02

    Article L. 711-2 du code de la construction et de l’habitation — Légifrance. I. ― Les syndicats de copropriétaires sont tenus de déclarer les données mentionnées au présent article ainsi que toute modification les concernant. […] 1° Le nom, l’adresse, la date de création du syndicat, le nombre et la nature des lots qui composent la copropriété ainsi que, le cas échéant, le nom du syndic ; 2° Si le syndicat fait l’objet d’une procédure prévue aux articles 29-1 A ou 29-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 […] ; 3° Si le syndicat fait l’objet d’un arrêté pris en application du chapitre Ier du titre Ier du livre V du présent code. Version en vigueur depuis le 11 avril 2024, modifiée par la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, article 25. Aucune abrogation ni modification annoncée. Page lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription. Le guide ne reproduit pas l’énumération complète du II de cet article, qui n’a pas été obtenue mot à mot.

  • Source 03

    Article L. 711-4 du code de la construction et de l’habitation — Légifrance. I. ― Pour les immeubles mis en copropriété, le notaire chargé de publier au fichier immobilier et au livre foncier l’état descriptif de division et le règlement de copropriété fait la déclaration d’immatriculation du syndicat de copropriétaires. II. ― A l’exception du cas mentionné au I, le syndic fait la déclaration d’immatriculation. Le syndic accomplit les formalités de déclaration et de modification des données prévues à l’article L. 711-2. III. ― Le dépôt du dossier d’immatriculation, les modifications qui y sont apportées ainsi que la transmission des données prévues au même article L. 711-2 sont dématérialisés. Version en vigueur depuis le 27 mars 2014. Article lu sur la page du Livre VII du code de la construction et de l’habitation, sur une adresse sans date, le 28 août 2026, et relu pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 04

    Article L. 711-5 du code de la construction et de l’habitation — Légifrance. Tout acte authentique de vente devant notaire relatif à un lot de copropriété comporte la mention du numéro d’immatriculation de la copropriété. En l’absence de syndic désigné ou lorsque la mise en demeure mentionnée à l’article L. 711-6 est restée sans effet au terme d’un délai d’un mois, le notaire chargé de l’établissement de l’acte de vente procède d’office à l’immatriculation du syndicat de copropriétaires. Les frais ainsi engagés par le notaire sont supportés par le syndic ou, si le syndic n’est pas rémunéré pour l’exercice de son mandat, par le syndicat. Le notaire informe l’établissement public chargé de la tenue du registre de toute erreur qu’il y constate. Version en vigueur depuis le 27 mars 2014, issue de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014, article 52. Page lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription.

  • Source 05

    Article L. 711-6 du code de la construction et de l’habitation — Légifrance. l’établissement public, un copropriétaire ou toute personne qui y a un intérêt peut mettre en demeure, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, le syndic d’y procéder. […] Le montant de l’astreinte ne peut être supérieur à 20 € par lot et par semaine. […] Son montant ne peut être facturé par le syndic aux copropriétaires, sauf si le syndic n’est pas rémunéré pour l’exercice de son mandat. […] Les syndicats de copropriétaires ne peuvent bénéficier de subventions de l’Etat, de ses établissements publics, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics qu’à la condition d’être immatriculés au registre et que leurs données soient actualisées. Version en vigueur depuis le 27 mars 2014, issue de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014, article 52. Page lue sur une adresse sans date le 28 août 2026, après lui avoir demandé de s’identifier, et relue pour écarter une erreur de transcription. Les quatre phrases citées ont été demandées et obtenues une à une ; le guide ne reproduit pas l’article dans son entier.

  • Source 06

    Décret n° 2025-831 du 19 août 2025 et arrêté du 23 juin 2026 — Légifrance. Décret n° 2025-831 du 19 août 2025 relatif au registre national d’immatriculation des copropriétés, publié au JORF n° 0193 du 21 août 2025. Notice : le décret précise le contenu des grandes rubriques des principales données à porter au registre d’immatriculation des syndicats de copropriétaires par les télédéclarants. Entrée en vigueur : Le présent décret entre en vigueur dix-huit mois après sa publication. Parmi les données énumérées : le nombre de bâtiments et le nombre d’étages des différents bâtiments constituant la copropriété, le nombre d’ascenseurs, la période de construction, les données relatives à la performance énergétique de chaque immeuble, la nature et le système du chauffage de l’immeuble, l’inscription d’un projet de plan pluriannuel de travaux ou l’existence d’un plan pluriannuel de travaux adopté, la présence d’eau chaude sanitaire, la présence d’une ventilation et le type de ventilation par immeuble. Arrêté du 23 juin 2026 modifiant l’arrêté du 10 octobre 2016 relatif au traitement de données à caractère personnel intitulé « registre national d’immatriculation des syndicats de copropriétaires », publié au JORF n° 0167 du 19 juillet 2026 : Le présent arrêté entre en vigueur dix-huit mois après sa publication. La donnée nouvelle explicitement relevée est l’identifiant du Référentiel national des bâtiments. Les deux pages ont été lues le 28 août 2026. Le guide ne décrit pas l’intégralité des modifications apportées par l’arrêté, dont le texte n’a pas été obtenu article par article.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

Les six sources citées ont été lues sur Légifrance avant citation, sur des adresses sans date pour les articles de code, et sont reproduites mot à mot dans leur état au 28 août 2026. Quatre pages ont été interrogées sur leur propre identité avant d’être citées. Leurs dates de version diffèrent et sont données une à une : du 27 mars 2014 pour les articles issus de la loi de 2014 au 11 avril 2024 pour celui que la loi relative à l’habitat dégradé a modifié. Le contrôle de fraîcheur a rapporté ici deux textes publiés mais non encore applicables, et il faut dire lesquels. Un décret du 19 août 2025 et un arrêté du 23 juin 2026 enrichissent les données du registre, et tous deux portent la même formule d’entrée en vigueur différée de dix-huit mois : le premier au 21 février 2027, le second au 19 janvier 2028. Ce guide décrit donc le registre tel qu’il est aujourd’hui, et signale séparément ce qu’il deviendra. Deux limites de lecture sont déclarées : l’énumération complète des données de l’article central n’a pas été obtenue mot à mot, et le texte de l’arrêté de juin 2026 n’a pas été lu article par article. Les quantités du dossier de Bérengère — 24 lots, une subvention de 24 000 €, douze semaines de retard — sont des hypothèses posées pour l’exemple, et non des observations ; aucun texte lu ne fixe le montant d’une subvention, et le chiffre retenu sert à comparer des ordres de grandeur. Nous ne publions ni taux de copropriétés non immatriculées, ni montant moyen d’astreinte prononcée : rien de tel n’a été mesuré. Hagnéré Investissement accompagne l’achat d’immeubles de rapport à rénover et perçoit des honoraires publics ; sur un lot en copropriété, l’interlocuteur utile est le notaire, et la première question est celle de la date d’actualisation du registre.