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Guide de décisionVérifié le 24 août 20264 sourcesMéthode en cinq passes

Loyers impayés : 13,6 % de frais, 74 % de mois perdus

Un impayé coûte 16 030 € sur le cas décrit. Les frais de procédure n'en représentent que 13,6 % : l'essentiel, ce sont les quinze mois pendant lesquels le logement est occupé sans être payé. Chaque mois d'hésitation coûte 790 €.

LE COMPTEUR LÉGAL DÉMARRE AU COMMANDEMENT

Les relances amiables ne font courir aucun délai

Sur quinze mois de procédure, la loi n'en impose qu'environ quatre. Le reste est du délai de juridiction et votre propre rythme — la seule variable sur laquelle vous puissiez agir.

  • Le calendrier complet, étape par étape et délai par délai
  • Ce que chaque mois d'hésitation ajoute à l'addition
  • Les deux mécanismes qui peuvent tout suspendre
  • Le délai de déclaration qui annule une garantie

DURÉE DE LA PROCÉDURE

15 mois

COÛT D'UN ÉPISODE

16 030 €

PART DES FRAIS

13,6 %

PART DES MOIS PERDUS

73,9 %

CHAQUE MOIS D'ATTENTE

790 €

TRÊVE HIVERNALE

+ 2 370 €

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Le compteur légal ne démarre qu’au commandement de payer. Les relances amiables ne comptent pas. La clause résolutoire ne produit effet que six semaines après un commandement demeuré infructueux1 — tout ce qui précède est du temps que vous vous êtes offert.

Le commandement déclenche un signalement que vous ne contrôlez pas. Dès deux mois d’impayé continu, ou dès que la dette atteint deux fois le loyer hors charges, le commissaire de justice signale le dossier à la commission de prévention des expulsions1.

Le juge peut accorder jusqu'à trois ans de délais. À condition que le locataire puisse apurer sa dette et ait repris le paiement du loyer courant avant l’audience1. C’est le risque que la procédure ne referme rien.

Ce guide ne traite pas du choix d’une garantie — notre comparatif de la caution, du garant et de la GLI le fait, chiffres à l’appui. Il traite de ce qui se passe quand la garantie n’existe pas ou ne joue pas : la procédure elle-même, son calendrier réel, et les deux mécanismes qui peuvent la faire dérailler.

Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Farid, cas construit et non un dossier réel : un logement loué 720 € hors charges avec 70 € de charges récupérables, dont le locataire cesse de payer. Les délais marqués « loi » sont ceux du texte ; les délais d’audience, de signification et de concours de la force publique sont des hypothèses déclarées de pratique, très variables selon les juridictions. La remise en état est également une hypothèse. Tout se recalcule sur votre dossier.

Combien de temps dure vraiment la procédure ?

Quinze mois sur ce dossier. Dont six semaines seulement sont un délai que la loi vous impose d’attendre.

Du premier impayé à la reprise du logement

Combien de temps dure vraiment la procédure ? — tableau 1
0Premier loyer impayé
1Relance puis mise en demeure150 €Votre rythme
2Commandement de payer par commissaire de justice220 €Votre rythme
2Signalement à la commission de préventionLoi, automatique
3,5Acquisition de la clause résolutoireLoi — six semaines
5Assignation, notifiée au préfet900 €Loi — six semaines avant l’audience
9Audience et jugement450 €Délai de juridiction
10Signification et délai d’appel180 €Pratique
12Commandement de quitter les lieux160 €Loi — deux mois
15Concours de la force publique120 €Délai préfectoral

Lisez la dernière colonne plutôt que la première. Sur quinze mois, la loi n’en impose qu’environ quatre : six semaines de clause résolutoire, six semaines entre la notification au préfet et l’audience, deux mois de commandement de quitter les lieux. Tout le reste est soit du délai de juridiction — que personne ne maîtrise et qui varie du simple au triple selon le tribunal —, soit votre propre rythme, qui est la seule variable sur laquelle vous puissiez agir.

Où part réellement l’argent ?

Pas dans les honoraires. Dans les mois.

Sur les quinze mois du calendrier, Farid perd 11 850 € de loyers et de charges récupérables — le coût incrémental que détaille notre guide de la vacance locative, puisqu’un logement occupé sans être payé coûte exactement ce que coûte un logement vide, à ceci près qu’on ne peut pas le relouer. S’y ajoutent 2 180 € de frais de procédure et 2 000 € de remise en état, hypothèse déclarée. Total : 16 030 €.

La répartition est l’enseignement du guide. Les frais pèsent 13,6 % du total ; les mois perdus, 73,9 %. Le bailleur qui hésite à engager 220 € de commandement pour ne pas « envenimer les choses » protège la plus petite ligne de son addition en laissant courir la plus grosse.

Ce que chaque mois d’hésitation ajoute

Où part réellement l’argent ? — tableau 2
Au deuxième mois — référence16 030 €
Un mois plus tard16 820 €+ 790 €
Trois mois plus tard18 400 €+ 2 370 €
Six mois plus tard20 770 €+ 4 740 €

Ce tableau se lit dans les deux sens. Il dit ce que coûte l’attente, mais il dit aussi que le commandement de payer n’est pas un acte de guerre : c’est un acte qui ouvre un délai de six semaines pendant lequel le locataire peut régulariser, et pendant lequel la commission de prévention est saisie et peut débloquer une aide4. Beaucoup de dossiers se résolvent là, précisément parce que quelqu’un a mis un calendrier sur la table.

De combien la trêve hivernale allonge-t-elle le délai ?

Et elle ne dépend pas de vous non plus. Sauf par la date de départ.

Toute mesure d’expulsion non exécutée entre le 1er novembre et le 31 mars est suspendue2, sauf relogement assuré ou occupation obtenue par manœuvres, menaces ou violences. Elle ne suspend ni la procédure, ni le jugement, ni les délais : elle bloque la dernière étape, celle qui rend le logement.

Sur un calendrier de quinze mois, l’effet dépend entièrement du mois où l’impayé commence. Si l’impayé de Farid démarre en janvier, la reprise tombe en avril, hors trêve. Le même démarrant en octobre aboutit en janvier, en pleine trêve : la reprise glisse au 1er avril, soit trois mois de plus et 2 370 €. Un impayé d’automne coûte structurellement plus cher qu’un impayé de printemps, et cela ne se rattrape par aucune diligence.

La conséquence pratique est contre-intuitive et vaut d'être retenue : c’est en septembre et en octobre que la réactivité paie le plus, parce que ce sont les seuls mois où quelques semaines gagnées peuvent faire passer la reprise avant le 1er novembre plutôt qu’après le 31 mars.

Deux mécanismes peuvent tout suspendre

Ils sont légitimes, ils sont fréquents, et presque aucun guide ne les mentionne.

Les délais de grâce. Le juge peut accorder au locataire jusqu'à trois ans pour apurer sa dette, à deux conditions cumulatives : qu’il soit en situation de la régler, et qu’il ait repris le paiement du loyer courant avant la date de l’audience1. Et si le locataire respecte l'échéancier fixé, la clause résolutoire est réputée n’avoir jamais joué : le bail continue comme si rien ne s'était produit. La procédure n’a alors rien refermé — elle a servi à obtenir un échéancier, ce qui n’est pas rien mais n’est pas ce que le bailleur venait chercher.

Cette condition de reprise du loyer courant est le point de bascule de beaucoup de dossiers, et elle explique pourquoi la date de l’audience compte autant. Un locataire qui reprend ses paiements deux semaines avant l’audience change la nature de la décision ; le même qui les reprend deux semaines après ne le peut plus.

Le dossier de surendettement. Déposé par le locataire, il ouvre des protections spécifiques qui peuvent suspendre la procédure d’expulsion en cours3. Le calendrier que vous aviez construit s’arrête, et il reprendra selon l’issue du dossier — recevabilité, mesures imposées, éventuel effacement partiel. Il n’y a rien à faire contre cela, et il faut simplement le savoir avant d’engager des frais d’avocat en tablant sur une reprise à quinze mois.

Que faut-il avoir fait avant le premier impayé ?

Tout, ou presque. Et cela ne coûte presque rien.

La sélection du dossier reste le levier le plus puissant, à condition de ne pas le confondre avec la sur-sélection, qui coûte en vacance ce qu’elle économise en risque — notre guide du dossier de location chiffre ce point de bascule. Vient ensuite la garantie, dont le comparatif détaillé figure dans notre guide des cautions et assurances.

Une seule règle mérite d'être rappelée ici, parce qu’elle annule tout le reste quand on l’oublie : une garantie loyers impayés impose un délai contractuel de déclaration du sinistre, souvent de quelques mois seulement à compter du premier impayé. Déclarer tard, c’est perdre la couverture entière — le bailleur qui a laissé traîner six mois par bienveillance découvre qu’il a financé une assurance dont il ne verra jamais un euro. Le délai figure dans les conditions générales, pas dans la plaquette, et il se note dans un agenda le jour de la souscription.

Quant à savoir si la garantie vaut son prix, l’arithmétique est simple à poser. À 2,5 % du loyer annuel, elle coûte 216 € par an sur ce dossier, contre 16 030 € pour un épisode. Elle se justifie donc dès que la probabilité annuelle d’un impayé dépasse 1,35 %, soit un épisode tous les soixante-quatorze ans. Ce seuil est si bas qu’il rend la question presque théorique — ce qui se discute, ce n’est pas l’opportunité d’une garantie, c’est laquelle.

Qui fait quoi, et à quel prix

Cinq professionnels se relaient sur un dossier d’impayé, et aucun n’est facultatif au moment où il intervient.

Le gestionnaire locatif, quand il y en a un, tient la première ligne : c’est lui qui détecte le retard, relance et déclare le sinistre à la garantie. Farid, qui gère seul, occupe ce poste sans l’avoir choisi — et c’est là que se perd le plus de temps, parce que personne ne surveille un compte bancaire avec la régularité d’un logiciel de gestion. Notre comparatif de la vacance locative montre que le coût d’un mois perdu est identique quelle que soit la cause : logement vide ou logement occupé sans paiement, l’addition est la même.

Le commissaire de justice délivre le commandement de payer, puis la signification du jugement et le commandement de quitter les lieux. Il est le seul à pouvoir le faire, ses tarifs sont réglementés, et il déclenche mécaniquement le signalement à la commission de prévention. Le solliciter tôt ne relève pas de l’agressivité : c’est le seul moyen de faire courir le délai de six semaines.

L'avocat prend le relais à l’assignation. Farid peut mener seul tout ce qui précède, mais pas l’audience — et c’est aussi lui qui appréciera si le dossier justifie de demander la résiliation ou plutôt un échéancier, arbitrage qui dépend beaucoup de la solvabilité réelle du locataire.

La commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives n’est pas un intervenant qu’on choisit : elle est saisie automatiquement. Elle peut mobiliser des aides, et son intervention profite au bailleur autant qu’au locataire, puisqu’une dette apurée par un fonds de solidarité vaut mieux qu’un logement récupéré vide quinze mois plus tard.

Deux autres professionnels apparaissent selon les dossiers, et leur intervention se prépare. Un expert-comptable qualifie le sort fiscal de la créance : un loyer impayé reste imposable tant qu’il n’est pas constaté irrécouvrable, et c’est un point que beaucoup de bailleurs découvrent en remplissant leur déclaration — notre guide du choix du régime fiscal explique pourquoi la question ne se pose pas de la même façon au micro et au réel. Un artisan, enfin, chiffre la remise en état après reprise du logement, poste que le chiffrage ci-dessus fixe par hypothèse à 2 000 € et qui se constate comme une réserve de chantier, méthode détaillée dans notre guide de l'état des lieux de sortie.

Enfin le préfet, qui reçoit la notification de l’assignation six semaines avant l’audience et qui, à la toute fin, accorde ou non le concours de la force publique. Ce dernier délai est le moins prévisible de tous et il échappe entièrement au bailleur : un refus de concours ouvre droit à indemnisation par l'État, mais il ne rend pas le logement.

Ce qui coûte cher aux bailleurs

Quatre erreurs reviennent, et chacune se chiffre.

Attendre pour ne pas envenimer, 4 740 €. Six mois de relances amiables avant le commandement ajoutent six loyers à l’addition sans rien accélérer, puisque le compteur légal ne démarre qu’au commandement. Les 220 € qu’on hésitait à engager protégeaient la plus petite ligne du total.

Déclarer le sinistre hors délai, 16 030 €. Une garantie souscrite et payée ne joue pas si la déclaration arrive après le délai contractuel. C’est la seule erreur du guide qui transforme un risque couvert en perte intégrale.

Engager la procédure en automne sans anticiper, 2 370 €. Un impayé d’octobre aboutit en pleine trêve hivernale, et la reprise glisse au 1er avril. Trois mois de portage que ni le juge ni le commissaire de justice ne peuvent raccourcir.

Tabler sur une reprise du logement, 16 030 €. Le juge peut accorder trois ans de délais et faire réputer la clause résolutoire non acquise. Un bailleur qui a construit sa trésorerie sur l’hypothèse d’une relocation à quinze mois se retrouve avec un échéancier et un bail toujours en cours.

Ce qu’il faut faire, et dans quel ordre

Les trois premières semaines décident du reste.

Un dernier point, qui résume l’esprit de la démarche. Un impayé se traite comme un incident industriel, pas comme un conflit personnel : par un calendrier, des actes datés et des délais tenus. Ce qui coûte cher n’est presque jamais la mauvaise foi du locataire — c’est le temps que le bailleur met à considérer qu’il y a un problème, et ce temps-là ne figure dans aucun texte, dans aucun barème, et sur aucune facture. Il ne se voit qu'à la fin, quand on additionne les mois.

Treize virgule six pour cent de frais. Soixante-quatorze pour cent de mois perdus.

LES TROIS PREMIÈRES SEMAINES

Elles décident de tout le reste

Une relance écrite au cinquième jour, une déclaration à la garantie dès le premier impayé, un commandement au deuxième mois : trois gestes qui ne coûtent presque rien et qui écrasent l'addition finale.

  • Votre délai de déclaration de garantie, noté au bon endroit
  • Le commandement délivré au bon moment, pas au bon sentiment
  • L'épisode complet provisionné, échéancier compris
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Douze réponses directes sur le commandement de payer, le signalement automatique, les délais de grâce, la trêve hivernale et le seuil qui rend une garantie rationnelle.

Vous voulez sécuriser une mise en location ?

Apportez le bail, la garantie souscrite et l'historique des paiements. L'échange ne remplace pas une consultation juridique et ne préjuge d'aucune issue.

Faire le point sur votre dossier

01 · La procédure

  • 01Combien de temps dure une procédure pour loyers impayés ?
    Environ quinze mois sur le cas décrit, du premier impayé à la reprise du logement. Mais la loi n'impose qu'environ quatre de ces mois : six semaines de clause résolutoire, six semaines entre la notification au préfet et l'audience, et deux mois de commandement de quitter les lieux. Le reste est du délai de juridiction, très variable, et le rythme du bailleur lui-même.
  • 02Quand faut-il délivrer le commandement de payer ?
    Le plus tôt possible, parce que le compteur légal ne démarre qu'à ce moment. Les relances amiables, aussi nombreuses soient-elles, ne font courir aucun délai. Sur le cas décrit, délivrer le commandement trois mois plus tard que nécessaire ajoute 2 370 € à l'addition sans rien accélérer par la suite.
  • 03Le commandement de payer déclenche-t-il autre chose ?
    Oui, un signalement automatique. Dès que le locataire est en impayé continu depuis deux mois, ou que la dette atteint deux fois le loyer mensuel hors charges, le commissaire de justice signale le commandement à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives. Ce signalement concerne les bailleurs personnes physiques et les sociétés civiles familiales.
  • 04Combien coûte réellement un impayé ?
    Sur le cas décrit, 16 030 € : 11 850 € de loyers et charges perdus sur quinze mois, 2 180 € de frais de procédure et 2 000 € de remise en état. La répartition est l'essentiel — les frais ne pèsent que 13,6 % du total quand les mois perdus en représentent 73,9 %.

02 · Ce qui la ralentit

  • 05Le juge peut-il accorder des délais au locataire ?
    Jusqu'à trois ans, à deux conditions cumulatives : que le locataire soit en situation de régler sa dette, et qu'il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience. Si l'échéancier est respecté, la clause résolutoire est réputée n'avoir jamais joué et le bail continue — la procédure aura servi à obtenir un échéancier, pas à récupérer le logement.
  • 06Qu'est-ce que la trêve hivernale change pour le bailleur ?
    Elle suspend toute mesure d'expulsion non exécutée entre le 1er novembre et le 31 mars. Elle ne suspend ni la procédure, ni le jugement, ni les délais : elle bloque seulement la dernière étape. Sur un calendrier de quinze mois, un impayé démarré en octobre aboutit en pleine trêve et la reprise glisse au 1er avril, soit trois mois et 2 370 € de plus.
  • 07Un dossier de surendettement arrête-t-il la procédure ?
    Il peut la suspendre. Le dépôt par le locataire d'un dossier de surendettement ouvre des protections spécifiques susceptibles de suspendre la procédure d'expulsion en cours. Le calendrier construit par le bailleur s'arrête alors, et sa reprise dépend de l'issue du dossier. C'est une raison de ne jamais bâtir sa trésorerie sur une date de relocation.

03 · Garantie et prévention

  • 08Une garantie loyers impayés vaut-elle son prix ?
    L'arithmétique est écrasante. À 2,5 % du loyer annuel, elle coûte 216 € par an sur le cas décrit, contre 16 030 € pour un épisode : elle se justifie dès que la probabilité annuelle d'impayé dépasse 1,35 %, soit un épisode tous les soixante-quatorze ans. La vraie question n'est pas s'il faut une garantie, mais laquelle.
  • 09Quelle est l'erreur la plus coûteuse avec une garantie ?
    Déclarer le sinistre hors délai. Une garantie loyers impayés impose un délai contractuel de déclaration, souvent de quelques mois seulement à compter du premier impayé, et le dépassement fait perdre la couverture entière. Le délai figure dans les conditions générales, pas dans la plaquette : il se note dans un agenda le jour de la souscription.
  • 10Faut-il relancer à l'amiable avant le commandement ?
    Oui, mais sans que cela retarde le commandement. Une relance écrite dès le cinquième jour de retard date la connaissance du défaut et coûte deux minutes. Elle ne fait courir aucun délai légal : le commandement reste à délivrer au deuxième mois, et il ouvre lui-même six semaines pendant lesquelles le locataire peut régulariser et la commission de prévention être saisie.

04 · En pratique

  • 11Le commandement de payer est-il un acte agressif ?
    C'est un acte qui ouvre un délai, pas qui le ferme. Il laisse six semaines au locataire pour régulariser et déclenche la saisine de la commission de prévention, laquelle peut mobiliser des aides. Beaucoup de dossiers se dénouent à ce stade, précisément parce que quelqu'un a posé un calendrier sur la table.
  • 12À quel moment faut-il un avocat ?
    À partir de l'assignation. Les premières étapes — relance, mise en demeure, commandement de payer par commissaire de justice — se mènent seul et suivent des formes standardisées. L'assignation, l'audience et l'exécution du jugement relèvent d'un professionnel, et les frais correspondants sont intégrés au chiffrage de ce guide.

Treize virgule six pour cent de frais. Soixante-quatorze pour cent de mois perdus.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant la gestion, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne le calendrier complet et la conduite à tenir, ce qui permet de mener seul les premières étapes.

Pas une consultation juridiqueDélais de juridiction : hypothèses déclaréesDélais légaux relus au texte

Sources et date de contrôle

  • Source 01

    Article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 — clause résolutoire, signalement et délais de grâce — Légifrance. La clause résolutoire pour défaut de paiement « ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux », le commandement devant reproduire le délai de six semaines laissé au locataire. Signalement : lorsque le locataire est en situation d'impayé sans interruption depuis deux mois, ou lorsque la dette de loyer ou de charges équivaut à deux fois le montant du loyer mensuel hors charges, les commandements délivrés pour le compte d'un bailleur personne physique ou d'une société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré sont signalés par le commissaire de justice à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives. L'assignation aux fins de résiliation est notifiée au représentant de l'État dans le département au moins six semaines avant l'audience. Le juge peut accorder des délais de paiement dans la limite de trois ans au locataire en situation de régler sa dette et ayant repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience ; si le locataire se libère dans le délai et selon les modalités fixées par le juge, la clause résolutoire est réputée n'avoir jamais joué. Consulté le 2026-08-24.

  • Source 02

    Article L412-6 du code des procédures civiles d'exécution — trêve hivernale — Légifrance. Il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée entre le 1er novembre de chaque année et le 31 mars de l'année suivante, à moins que le relogement des intéressés soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l'unité et les besoins de la famille. Le sursis ne s'applique pas lorsque la mesure d'expulsion a été prononcée en raison de l'introduction dans le domicile d'autrui par manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, ni lorsque les personnes concernées sont des étudiants qui ne remplissent plus les conditions ayant présidé à l'attribution du logement. Consulté le 2026-08-24.

  • Source 03

    Loyers impayés et expulsion du locataire — service-public.gouv.fr. Chronologie de la procédure côté bailleur : commandement de payer délivré par commissaire de justice mentionnant le délai de six semaines accordé au locataire ; assignation en cas de non-paiement, l'audience se tenant au moins six semaines après réception de l'assignation par le locataire ; après jugement, commandement de quitter les lieux laissant en règle générale deux mois au locataire avant l'expulsion forcée. Le dépôt d'un dossier de surendettement par le locataire ouvre des protections spécifiques susceptibles de suspendre la procédure d'expulsion en cours. Le service SOS Loyers impayés (0 805 160 075) renseigne gratuitement bailleurs et locataires. Consulté le 2026-08-24.

  • Source 04

    Réagissez dès le premier impayé — impayés de loyer — ANIL. Dossier de l'Agence nationale pour l'information sur le logement sur la conduite à tenir dès le premier impayé, les dispositifs de prévention mobilisables et le rôle des commissions de coordination des actions de prévention des expulsions locatives. Consulté le 2026-08-24.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant la gestion, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne le calendrier complet et la conduite à tenir, ce qui permet de mener seul les premières étapes. Les montants cités valent pour le cas construit décrit — frais, remise en état et délais de juridiction y sont des hypothèses déclarées, seuls les délais marqués « loi » sont ceux du texte — et se recalculent sur le vôtre. Ce guide n’est pas une consultation juridique : à partir de l’assignation, l’assistance d’un avocat s’impose.</p