Critère de sélection : 8 % brut minimum sur le prix de revient complet. Notre méthode de sélection

Guide de décisionVérifié le 19 août 20268 sourcesMéthode en cinq passes

Négocier : le prix maximal se calcule, il ne se déduit pas du prix affiché

« Je vais demander 10 % de remise. » C’est le réflexe de presque tous les acheteurs, et il ne repose sur rien. Le prix maximal d’un investissement locatif ne se déduit pas du prix affiché : il se calcule à partir du rendement que vous visez, et il tombe souvent très loin de la remise ronde qu’on avait en tête.

AVANT DE FAIRE UNE OFFRE

Le prix suit le prix : c’est pourquoi l’équation se divise

Les frais d’acquisition et les honoraires assis sur le prix suivent le prix. Ils le placent des deux côtés de l’égalité — d’où une division finale que la plupart des calculs oublient.

  • L’équation complète, terme par terme
  • Le revenu net d’exploitation, et ce qu’on y déduit
  • Ce qu’un demi-point de rendement change en euros
  • Ce qui transforme un bon calcul en offre refusée

PRIX AFFICHÉ

89 000 €

LOYER MENSUEL

690 €

PRIX MAX À 4 %

90 684 €

PRIX MAX À 4,5 %

78 939 €

PRIX MAX À 5 %

69 542 €

ÉCART DE DÉCISION

11,3 %

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Le prix maximal se résout par une équation : P = (revenu net d’exploitation ÷ rendement visé − coûts fixes) ÷ (1 + taux de frais). La division finale n’est pas une coquetterie. Les frais d’acquisition et les honoraires assis sur le prix suivent le prix, ce qui le place des deux côtés de l'égalité.

Sur le bien qui sert de fil rouge — affiché 89 000 €, loué 690 € hors charges — le prix maximal vaut 90 684 € si vous visez 4 % net, 78 939 € à 4,5 %, et 69 542 € à 5 %. Le même bien est donc un achat au prix affiché, une négociation de 11,3 %, ou un renoncement, selon un seul chiffre que personne ne peut choisir à votre place.

Deux résultats à retenir avant toute discussion. Retirer 1 000 € du prix fait baisser votre coût de 1 085 €, quand retirer 1 000 € du devis de travaux ne le fait baisser que de 1 000 €. Et 50 € de loyer mensuel en plus déplacent le prix maximal de 12 292 € : vérifier le loyer rapporte douze fois plus que discuter mille euros.

Le rendement cible n’est pas une donnée de marché. C’est une décision, la vôtre, et elle décide seule du prix que vous pouvez payer. Tant qu’elle n’est pas prise, aucune négociation n’a de sens — vous discutez d’un pourcentage de remise sans savoir ce que vous cherchez à atteindre.

Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Vincent, 44 ans, technicien de maintenance à Saint-Étienne, deux enfants, aucune expérience de la négociation. Il vise un T3 de 70 m² affiché 89 000 €, loué 690 € hors charges, avec 12 000 € de travaux, 3 500 € de mobilier et 800 € de diagnostics à prévoir. Exemple construit à partir des fourchettes de marché citées dans ce guide — ce n’est pas un dossier client.

Comment calcule-t-on le prix maximal à partir d’un rendement cible ?

Partons de la définition du rendement net. C’est le revenu net d’exploitation divisé par le prix de revient complet.

Le prix de revient, lui, se décompose en trois morceaux : le prix d’achat, les frais qui en dépendent, et les coûts qui n’en dépendent pas. Les frais d’acquisition représentent environ 8,5 % du prix, et ils montent quand le prix monte. Les travaux, le mobilier et les diagnostics, eux, coûtent la même chose que le bien soit payé 80 000 ou 90 000 €.

Notez f le taux des frais proportionnels, F la somme des coûts fixes, RNE le revenu net d’exploitation et r le rendement visé. Le prix de revient vaut alors P × (1 + f) + F, et l'égalité qui définit le rendement s'écrit r = RNE ÷ [P × (1 + f) + F]. En la retournant, on obtient directement le prix maximal :

La formule. P = (RNE ÷ r − F) ÷ (1 + f)

Divisez le revenu net d’exploitation par le rendement visé, retirez les coûts fixes, puis divisez par un plus le taux de frais.

Cette dernière division est le point que la plupart des méthodes ratent, et il vaut la peine de le voir en chiffres. La méthode intuitive consiste à calculer le budget total que le rendement autorise — 101 927 € sur ce dossier — puis à en retrancher les 16 300 € de coûts fixes, ce qui donne un prix de 85 627 €. Le raisonnement semble imparable.

Il est faux. Ces 85 627 € portent leurs propres frais d’acquisition, 7 249 €, qui n’ont été retranchés nulle part : le prix de revient réel monte à 109 176 € et le rendement obtenu tombe à 4,20 % au lieu des 4,50 % visés. Trois dixièmes de point envolés, et 6 688 € de prix payés en trop. La division par 1 + f corrige exactement cela.

Quel loyer retenir, et quelles charges déduire ?

Le loyer affiché dans l’annonce n’est pas celui que Vincent encaissera. Il faut le vérifier, puis le diminuer.

Le vérifier d’abord. La référence publique nationale situe l’appartement stéphanois à 9,88 € du mètre carré charges comprises, avec un intervalle de prédiction de 7,41 à 13,18 € établi sur 53 838 observations1. Les 690 € demandés pour 70 m² font 9,86 € hors charges, soit un peu au-dessus du centre de l’intervalle — cohérent pour un logement rénové, à condition que la rénovation soit faite.

Le diminuer ensuite, et c’est là que les calculs amateurs s'écroulent.

Entre le loyer de l’annonce et le revenu réel, il manque 44 % du chemin

Quel loyer retenir, et quelles charges déduire ? — tableau 1
Loyer affiché, 690 € × 128 280 €Hors charges
Moins la vacance, 5 %− 414 €Dix-huit jours par an
Loyer encaissé7 866 €La base de tous les calculs suivants
Taxe foncière− 1 050 €Se demande au vendeur, avis à l’appui
Assurance propriétaire non occupant− 150 €123 € en moyenne pour un appartement2
Gestion locative, 8 % TTC− 629 €6 à 10 % hors taxes du marché3
Charges de copropriété non récupérables− 450 €Le syndic fournit les trois derniers exercices
Entretien provisionné− 600 €Ce que les simulateurs oublient
Expert-comptable− 400 €Facultatif, même au régime réel
Total des charges− 3 279 €41,7 % du loyer encaissé
Revenu net d’exploitation4 587 €55,4 % du loyer affiché

41,7 % du loyer encaissé part en charges. Ce n’est pas un cas défavorable, c’est la norme sur un logement de cette taille en copropriété, et c’est précisément le chiffre que les calculs de coin de table ignorent. Le revenu net d’exploitation exclut le crédit, volontairement : il mesure ce que le bien produit, pas ce que votre montage coûte. Cette distinction est développée dans notre guide du rendement brut, net et net-net.

Le point de vigilance. La taxe foncière et les charges de copropriété non récupérables ne s’estiment pas, elles se demandent. Avis d’imposition et trois derniers exercices de copropriété : ces deux pièces valent plus que trois visites, et un vendeur qui refuse de les fournir vous dit quelque chose.

Le taux de frais se calcule, il ne se recopie pas

Presque tout le monde écrit « 8 % de frais de notaire ». Le chiffre est faux depuis 2025, et il l’est dans le mauvais sens.

Sur 80 000 € dans l’ancien, le décompte donne : taxe départementale de publicité foncière à 5,00 %, soit 4 000 € ; taxe communale additionnelle à 1,20 %, soit 960 € ; frais d’assiette de l'État à 2,37 % de la taxe départementale, soit 95 € ; émoluments du notaire calculés par tranches dégressives de 3,870 % à 0,799 %, soit 1 049 € hors taxes et 1 259 € TTC4 ; contribution de sécurité immobilière à 0,10 %, soit 80 €5 ; et environ 400 € de débours. Total : 6 779 €, soit 8,47 % du prix.

La différence avec les 7 à 8 % annoncés partout vient de la taxe départementale, que la loi de finances pour 2025 a autorisé les départements à relever de 4,50 à 5,00 % entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 20286. Les primo-accédants achetant leur résidence principale y échappent. Un investisseur locatif, jamais. Ce relèvement reste une faculté départementale : la grande majorité des départements l’ont voté au cours de 2025, une minorité est restée à 4,50 %. Vérifiez le taux du département où vous achetez avant de figer votre calcul.

Si un professionnel prélève en plus des honoraires assis sur le prix, ajoutez son taux à f. Un accompagnement facturé 6 % du prix porte f à 14,47 %, et le prix maximal chute d’autant — c’est mécanique, et c’est un argument à mettre sur la table au moment de négocier ces honoraires plutôt qu’après. Le détail de ces formules figure dans notre guide du coût d’un investissement locatif clé en main.

Quel rendement viser, et pourquoi il n’existe pas de bon chiffre

Aucune valeur n’est juste dans l’absolu. Le rendement visé rémunère un risque que vous êtes seul à connaître : la profondeur du marché locatif de la rue, l'état réel du bâti, votre capacité à encaisser trois mois de vacance, votre horizon de détention. Un même bien mérite 4 % chez quelqu’un qui vise la revente à dix ans et 6 % chez quelqu’un qui cherche un complément de revenu immédiat.

Ce qui suit n’est donc pas une recommandation. C’est ce que la cible fait au prix.

Le même bien, quatre décisions différentes

Quel rendement viser, et pourquoi il n’existe pas de bon chiffre — tableau 2
4,0 %90 684 €114 668 €+ 1,9 %
4,5 %78 939 €101 927 €− 11,3 %
5,0 %69 542 €91 734 €− 21,9 %
5,5 %61 854 €83 395 €− 30,5 %

Vincent visait 4,5 %. Son prix maximal est donc 78 939 €, et l’offre à formuler tombe 10 061 € sous le prix affiché — 11,3 %, et non les 10 % ronds qu’il avait en tête. La coïncidence est trompeuse : à 5 %, il lui aurait fallu obtenir 21,9 %, c’est-à-dire renoncer.

C’est aussi le passage où il faut dire une chose désagréable. Un accompagnement, le nôtre compris, ne change pas cette équation : il peut vous faire gagner sur le prix ou sur les travaux, mais si le rendement que vous visez impose 22 % de remise sur un bien qui n’en offre pas, aucune prestation ne rendra ce dossier bon. Le premier service que rend ce calcul, c’est de vous faire renoncer.

Une précision s’impose avant d’aller plus loin, parce qu’elle borne tout ce guide. Le prix maximal est un plafond économique, pas une valeur de marché. Payer en dessous ne prouve pas que l’affaire est bonne : un bien invendable à 60 000 € peut très bien passer votre calcul et vous rester sur les bras dix ans. Et payer au-dessus n’est pas toujours une faute : quelqu’un qui achète pour la plus-value dans un quartier en mutation accepte sciemment un rendement faible, et il a ses raisons. Cette équation répond à une seule question — jusqu’où puis-je aller sans casser le rendement que je vise — et elle ne répond à aucune autre. Elle ne dit rien de la qualité du bâti, ni de la demande locative de la rue, ni de la profondeur du marché à la revente.

Un demi-point de rendement, combien ça coûte ?

Entre 6 400 et 11 700 € sur le dossier de Vincent, selon l’endroit où l’on se trouve sur l'échelle. Ce n’est pas linéaire, et la raison mérite trente secondes.

Le prix maximal varie comme l’inverse du rendement visé. Sa dérivée varie donc comme l’inverse de son carré, ce qui produit un effet très concret : passer de 4,0 à 4,5 % coûte 11 746 € de prix maximal, alors que passer de 5,5 à 6,0 % n’en coûte que 6 407 €. Plus votre cible est basse, plus chaque demi-point supplémentaire se paie cher. Les investisseurs qui visent 3 % en zone tendue le découvrent en général au troisième dossier perdu.

Tous les euros de négociation ne se valent pas

Un demi-point de rendement, combien ça coûte ? — tableau 3
1 000 € de moins sur le prixCoût en baisse de 1 085 €Les frais d’acquisition suivent le prix
1 000 € de moins sur le devis de travauxCoût en baisse de 1 000 €Aucun frais proportionnel dessus
50 € de loyer mensuel en plusPrix maximal en hausse de 12 292 €600 € annuels divisés par la cible
Un point de vacance en plusPrix maximal en baisse de 1 696 €83 € de revenu net en moins

Trois enseignements sortent de ce tableau, et ils réorientent complètement l’effort. Le premier : à somme égale, obtenir la baisse sur le prix vaut 8,5 % de mieux que l’obtenir sur le devis de l’artisan. Le deuxième : cinquante euros de loyer mensuel pèsent douze fois plus que mille euros de prix, ce qui veut dire que le temps passé à vérifier le loyer de marché est le mieux investi de toute l’opération. Le troisième : la vacance est le paramètre le plus discret et le moins vérifiable, et c’est celui sur lequel les annonces sont muettes.

Si vous voulez mesurer ce que devient ce prix quand plusieurs hypothèses se dégradent en même temps, notre guide du stress test pousse le même dossier dans ses retranchements.

Ce qui fait sauter un prix pourtant bien calculé

Le calcul est juste, les hypothèses sont fausses. Voici les trois situations qui reviennent le plus souvent.

La taxe foncière estimée au lieu d'être demandée. L’acheteur reprend un ordre de grandeur trouvé en ligne, ou pire, celui d’un autre bien de la même ville. L’avis réel arrive après la signature et dépasse l’estimation de 400 €.

Ces 400 € de revenu net en moins font reculer le prix maximal de 8 195 € à 4,5 %. Autrement dit, une pièce que le vendeur vous remet en trente secondes vaut huit fois ce que vous espérez gagner en argumentant sur l'état de la cuisine.

Le devis de travaux établi sans avoir ouvert les murs. Les douze mille euros que Vincent annonce après la visite deviennent dix-neuf mille une fois l'électricité mise aux normes et une reprise d’humidité découverte derrière un doublage, que ni lui ni le diagnostiqueur ne pouvaient voir depuis le couloir.

Ces 7 000 € de coûts fixes supplémentaires font baisser le prix maximal de 6 453 €, puisqu’ils se retranchent avant la division par 1 + f. Si l’offre est déjà signée, ils ne baissent rien du tout : ils sortent de votre poche. C’est l’argument central du choix entre un bien à rénover et un bien déjà rénové.

Le loyer de l’annonce pris pour le loyer du marché. Le vendeur affiche un bail en cours à 750 €, mais ce bail date de 2019 et le locataire est en place depuis. À la relocation, le marché rend 690 €.

Soixante euros mensuels d'écart font 720 € de revenu annuel en moins, donc 14 749 € de prix maximal en moins. C’est l’erreur la plus coûteuse de cette liste, et la plus facile à commettre : un loyer inscrit sur un bail signé paraît plus solide qu’une estimation, alors qu’il ne dit rien du prochain locataire.

Du prix calculé à l’offre écrite

Vincent a son chiffre. Reste à le poser, et une offre d’achat n’est pas un courrier anodin — surtout lorsqu’elle transite par un agent immobilier mandaté par le vendeur, dont ce n’est pas le rôle de défendre votre calcul.

Une offre acceptée par le vendeur forme la vente : le code civil dispose qu’elle est parfaite dès qu’on est convenu de la chose et du prix, quand bien même rien n’aurait été livré ni payé7. Vous n'êtes pas en train de « proposer un montant pour voir ». Ce qui vous protège ensuite, c’est le délai de rétractation de dix jours dont dispose l’acquéreur non professionnel d’un immeuble à usage d’habitation, décompté à partir du lendemain de la première présentation de la notification8.

Une dernière chose sur le montant lui-même, et elle compte plus qu’on ne croit. Le prix maximal n’est pas votre offre d’ouverture, c’est votre point de renoncement. Vincent qui ouvre à 78 939 € se retrouve sans marge : le vendeur contrera, et Vincent devra soit s’arrêter là, soit franchir sa propre limite dans le feu de la discussion. Ouvrir quelques milliers d’euros en dessous laisse la place d’un mouvement, à condition que l'écart reste défendable — une offre à 68 000 € sur un bien affiché 89 000 € ne se discute pas, elle se classe. Écrivez votre plafond sur une feuille avant le premier échange, et ne le rouvrez pas pendant.

Écrivez ensuite quatre choses dans l’offre, et faites relire le reste par le notaire.

  1. Le montant, et sa durée de validité. Une offre sans échéance reste ouverte, et un vendeur peut l’accepter trois semaines plus tard, après avoir fait monter les enchères avec.
  2. Ce que le prix recouvre. Le mobilier repris, les équipements laissés, la répartition de la taxe foncière au prorata : ce sont des centaines d’euros qui se règlent en une phrase.
  3. Les conditions suspensives. Financement en premier, avec le montant, la durée et le taux plafond que vous acceptez. Sans ces trois valeurs, la condition ne protège personne.
  4. Le motif chiffré, en annexe. Deux pages : le revenu net d’exploitation ligne à ligne, le rendement visé, le calcul du prix maximal. Un vendeur discute mal un tableau qu’il peut vérifier.

Ce dernier point est le seul avantage réel que donne la méthode dans la discussion. Une remise demandée sans justification se refuse en une phrase. Un prix maximal accompagné de son calcul oblige le vendeur à contester une hypothèse précise — la taxe foncière, le loyer, la vacance — et c’est une conversation que vous pouvez gagner, ou perdre pour une bonne raison.

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Le bon prix dépend de votre cible, pas du prix affiché

Loyer réellement encaissable, charges non récupérables, taux de frais applicable et rendement visé : quatre éléments suffisent à poser votre prix plafond.

  • Votre prix maximal, calculé
  • L’écart avec le prix affiché
  • Le rendement atteignable sur ce bien
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Huit réponses directes sur le calcul du prix maximal, le rendement à viser, les charges à déduire, les frais de notaire et la portée d’une offre d’achat.

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Apportez l’annonce, le loyer constaté et le dernier appel de fonds. L’échange ne garantit ni acceptation de l’offre, ni rendement, ni prix de marché.

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01 · Calculer le prix

  • 01Comment calculer le prix maximum d'un investissement locatif ?
    Par la formule P = (revenu net d'exploitation ÷ rendement visé − coûts fixes) ÷ (1 + taux de frais). La division finale est indispensable : les frais d'acquisition suivent le prix, donc le prix figure des deux côtés de l'égalité. Sur un bien loué 690 € hors charges avec 16 300 € de travaux et de mobilier, viser 4,5 % net donne un prix maximal de 78 939 €, contre 85 627 € si l'on oublie cette division — et le rendement réellement obtenu tomberait alors à 4,20 %.
  • 02Quel pourcentage de remise demander sur un bien immobilier ?
    Aucun pourcentage n'a de sens en soi. La remise à demander est la différence entre le prix affiché et votre prix maximal, et celui-ci dépend du rendement que vous visez. Sur le même bien affiché 89 000 €, viser 4 % net autorise à acheter au prix, viser 4,5 % impose 11,3 % de remise, et viser 5 % en impose 21,9 % — c'est-à-dire, en pratique, de renoncer.
  • 03Quel rendement locatif net faut-il viser ?
    Il n'existe pas de bonne valeur universelle. Le rendement visé rémunère un risque que vous êtes seul à connaître : la profondeur du marché locatif de la rue, l'état du bâti, votre capacité à absorber trois mois de vacance, votre horizon de détention. Un même bien mérite 4 % chez quelqu'un qui vise la revente à dix ans et 6 % chez quelqu'un qui cherche un revenu immédiat. Ce qui compte, c'est de fixer ce chiffre avant de négocier, pas après.

02 · Charges et frais

  • 04Quelles charges déduire pour obtenir le revenu net d'exploitation ?
    La taxe foncière, l'assurance propriétaire non occupant, les honoraires de gestion, les charges de copropriété non récupérables, une provision d'entretien et, le cas échéant, l'expert-comptable. Le loyer encaissé se calcule d'abord en retirant la vacance du loyer affiché. Sur un logement de 70 m² en copropriété loué 690 €, ces charges représentent 41,7 % du loyer encaissé : 8 280 € affichés deviennent 4 587 € de revenu net d'exploitation.
  • 05Combien coûtent réellement les frais de notaire dans l'ancien en 2026 ?
    Environ 8,5 % du prix, et non 7 à 8 % comme on le lit encore. Sur 80 000 € : 4 000 € de taxe départementale à 5,00 %, 960 € de taxe communale à 1,20 %, 95 € de frais d'assiette, 1 259 € d'émoluments de notaire toutes taxes comprises, 80 € de contribution de sécurité immobilière et environ 400 € de débours, soit 6 779 €. La hausse vient de la taxe départementale, dont seuls les primo-accédants en résidence principale sont exonérés.

03 · Stratégie de négociation

  • 06Vaut-il mieux négocier le prix ou le devis de travaux ?
    Le prix, à somme égale. Mille euros obtenus sur le prix font baisser votre coût de revient de 1 085 €, parce que les frais d'acquisition suivent le prix, quand mille euros obtenus sur le devis ne le font baisser que de 1 000 €. Mais l'effort le plus rentable n'est ni l'un ni l'autre : cinquante euros de loyer mensuel supplémentaire déplacent le prix maximal de 12 292 €, soit douze fois plus que mille euros de prix.
  • 07Une offre d'achat engage-t-elle l'acheteur ?
    Oui. Une offre acceptée par le vendeur forme la vente : le code civil précise qu'elle est parfaite dès qu'on est convenu de la chose et du prix, même si rien n'a encore été livré ni payé. L'acquéreur non professionnel d'un immeuble à usage d'habitation dispose ensuite d'un délai de rétractation de dix jours, décompté à partir du lendemain de la première présentation de la notification, et les fonds éventuellement versés lui sont restitués dans les vingt et un jours.

04 · Faire son offre

  • 08Faut-il faire son offre au prix maximal calculé ?
    Non. Le prix maximal est un point de renoncement, pas une offre d'ouverture. Ouvrir à son plafond ne laisse aucune marge : le vendeur contrera, et il faudra soit s'arrêter, soit franchir sa propre limite dans le feu de la discussion. Ouvrir quelques milliers d'euros en dessous laisse la place d'un mouvement, à condition que l'écart reste défendable — une offre inférieure de 24 % au prix affiché ne se discute pas, elle se classe.

Une remise ronde n’est pas une négociation.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement incluant la recherche et la négociation, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide conclut qu’un bien dont le prix maximal tombe sous l’offre du vendeur doit être abandonné, ce qui réduit le volume d’opérations que nous conduisons.

Aucune acceptation d’offre garantieAucun rendement garantiChiffres publiés en août 2026

Sources et date de contrôle

« Je vais demander 10 % de remise. » C’est le réflexe de presque tous les acheteurs, et il ne repose sur rien. Le prix maximal d’un investissement locatif ne se déduit pas du prix affiché : il se calcule à partir du rendement que vous visez, et il tombe souvent très loin de la remise ronde qu’on avait en tête.

  • Source 01

    « Carte des loyers » — indicateurs de loyers d'annonce par commune, millésime 2025 — Ministère de la Transition écologique / ANIL / data.gouv.fr. Fichier pred-app-mef-dhup.csv, ligne INSEEC 42218 Saint-Étienne : loyer prédit 9,88 €/m² charges comprises, intervalle de prédiction de 7,41 à 13,18 €/m², 53 838 observations communales Consulté le 2026-08-19.

  • Source 02

    Article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 — assurance obligatoire du copropriétaire non occupant — Légifrance. En vigueur depuis le 27 mars 2014 : chaque copropriétaire non occupant doit s'assurer contre les risques de responsabilité civile dont il doit répondre en cette qualité. L'assurance est donc obligatoire en copropriété, et son coût n'est encadré par aucun texte : le montant retenu dans ce guide est un relevé des tarifs publiés en août 2026. Consulté le 2026-08-21.

  • Source 03

    Tarifs de gestion locative — libre fixation par le mandataire — service-public.gouv.fr. L'agence fixe librement ses tarifs de gestion locative, réglés par le propriétaire au titre du mandat de gestion, et doit les afficher. Seuls les honoraires de mise en location imputables au locataire sont plafonnés. Les 6 à 10 % hors taxes des loyers encaissés sont un relevé des grilles publiées en août 2026, non un tarif réglementé. Consulté le 2026-08-21.

  • Source 04

    Article A444-91 du code de commerce — émoluments proportionnels du notaire, n° 54 vente ou cession de gré à gré — Légifrance. Tableau 5 : 3,870 % jusqu'à 6 500 € · 1,596 % de 6 500 à 17 000 € · 1,064 % de 17 000 à 60 000 € · 0,799 % au-delà. Version en vigueur depuis le 1er mars 2020 Consulté le 2026-08-19.

  • Source 05

    Article 879 du code général des impôts — contribution de sécurité immobilière — Légifrance. Taux de 0,10 % pour les publications de mutations à titre onéreux d'immeubles, minimum de perception de 15 € Consulté le 2026-08-19.

  • Source 06

    Vente immobilière et augmentation des droits de mutation à titre onéreux — Notaires de France. Taxe départementale de publicité foncière relevée de 4,50 à 5,00 % au plus, du 1er avril 2025 au 31 mars 2028 (loi de finances pour 2025) ; taxe communale additionnelle 1,20 % ; frais d'assiette de l'État 2,37 % ; exonération de la hausse réservée aux primo-accédants en résidence principale Consulté le 2026-08-19.

  • Source 07

    Article 1583 du code civil — la vente est parfaite dès l'accord sur la chose et le prix — Légifrance. « Elle est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé » Consulté le 2026-08-19.

  • Source 08

    Article L271-1 du code de la construction et de l'habitation — délai de rétractation de l'acquéreur non professionnel — Légifrance. Dix jours à compter du lendemain de la première présentation de la lettre notifiant l'acte ; restitution des fonds par le professionnel qui les détient dans les vingt et un jours suivant la rétractation Consulté le 2026-08-19.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement à l’investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ces honoraires, lorsqu’ils sont assis sur le prix, entrent dans le taux f de cette équation et abaissent donc le prix maximal — le guide le dit et vous invite à en tenir compte au moment de les négocier. Les fourchettes citées sont des ordres de grandeur observés en août 2026, non des tarifs, et le rendement visé reste une décision personnelle qu’aucun professionnel ne peut prendre à votre place. Aucun rendement, délai ou accord de financement n’est garanti.