Off-market : la décote annoncée se vérifie gratuitement, en dix minutes
« Off-market, 12 % sous le marché. » La phrase suppose un prix de référence, et ce prix, personne ne le vérifie. Il existe pourtant une base publique et gratuite qui donne le prix réel des ventes conclues : sur le cas décrit ici, la décote de 12 % se réduit à 0,5 %.
AVANT DE SIGNER QUOI QUE CE SOIT
La décote se prouve, elle ne s’annonce pas
Annoncer 12 % de décote revient à affirmer que le bien vaut 168 182 €. Cette affirmation se vérifie en quelques clics sur une base publique, et personne ne la fait.
- Pourquoi le terme n’existe dans aucun texte
- La base publique qui donne les prix réellement payés
- Les frais qu’on ne peut pas vous réclamer avant l’acte
- Les canaux qui donnent vraiment accès avant diffusion
DÉCOTE ANNONCÉE
12 %
DÉCOTE RÉELLE
0,5 %
RÉFÉRENCE SURESTIMÉE DE
19 382 €
FRAIS AVANT L’ACTE
0 €
SANS CARTE PRO
7 500 €
PROFONDEUR DVF
5 ans
Écrit par
Fondateur de Hagnéré Investissement
Guide général et national — aucune recommandation personnalisée
La réponse en trente secondes. L’off-market n’existe pas juridiquement. Aucun texte ne le définit, aucun régime particulier ne s’y attache. Un bien vendu hors diffusion publique obéit exactement aux mêmes règles qu’un autre, à commencer par la loi du 2 janvier 1970 qui encadre l’entremise immobilière.
La décote vient du vendeur, pas du canal. Ce qui fait baisser un prix, c’est une contrainte — succession, mutation, séparation, dette — et non l’absence d’annonce. Un bien discret vendu par un propriétaire sans contrainte se vend au prix du marché.
Aucun frais de recherche ne peut vous être réclamé d’avance. L’article 6 de la loi Hoguet interdit d’exiger la moindre somme au titre de « frais de recherche » ou « de démarche » avant que l’opération soit conclue et constatée par un acte écrit2.
Ce guide n’affirme pas que l’off-market est un mirage. Il affirme qu’une décote se vérifie au lieu de se croire, que la vérification est gratuite et prend dix minutes, et que trois protections légales s’appliquent à cet achat comme à n’importe quel autre. Le reste relève du récit commercial, y compris quand il vient de nous.
Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Malik, cas construit à partir des textes en vigueur et des données publiques, non d’un dossier réel. On lui propose un appartement de 62 m² à 148 000 €, présenté comme 12 % sous le marché. Tous les montants se recalculent sur le vôtre.
L’off-market existe-t-il juridiquement ?
Non. Le terme ne figure dans aucun texte.
Il décrit une pratique commerciale, celle d’un bien proposé à quelques acheteurs avant ou sans diffusion publique, et rien de plus. Aucun régime dérogatoire ne s’y attache : les mêmes obligations d’information, les mêmes diagnostics, le même délai de rétractation de dix jours et les mêmes règles d’entremise s’appliquent. Un vendeur qui vous dit que « l’off-market permet d’aller plus vite » décrit une organisation, pas une règle de droit.
Cette absence de définition a une conséquence pratique. Puisque le mot ne garantit rien, il ne peut pas se substituer à une vérification, et c’est précisément l’usage qui en est fait quand il sert d’argument de prix. La question utile n’est jamais « ce bien est-il off-market » mais « à quel prix se vendent les biens comparables, et pourquoi celui-ci serait-il moins cher ».
D’où viendrait la décote ?
D’une contrainte du vendeur. Jamais du canal de diffusion.
Un prix baisse quand celui qui vend a besoin de vendre : une succession que plusieurs héritiers veulent solder, une mutation professionnelle avec une date, une séparation, un crédit relais qui arrive à échéance, un bailleur lassé d’un immeuble mal géré. Dans ces situations, le vendeur échange une part du prix contre de la certitude et du délai, ce qui est un arbitrage parfaitement rationnel et parfaitement mesurable.
La discrétion, elle, n’a aucun effet mécanique sur le prix.
Elle en a même un effet inverse dans un cas fréquent, celui du vendeur qui ne veut pas diffuser parce qu’il surestime son bien et refuse d’affronter le marché. Un bien resté hors annonce pendant huit mois n’est pas une opportunité rare : c’est souvent un bien trop cher que la confidentialité protège d’une confrontation aux offres. Le raisonnement de calcul du prix maximal reste donc le même, off-market ou non, et il part du rendement visé plutôt que du prix affiché.
Vérifier une décote annoncée, gratuitement
Dix minutes, et une base publique.
La base « Demandes de valeurs foncières » recense les ventes immobilières conclues au cours des cinq dernières années. Elle est produite par la direction générale des finances publiques à partir des actes notariés et du cadastre, elle est gratuite, et elle donne le prix réellement payé, la date, la surface et le type de bien5. Un explorateur officiel édité par Etalab permet de la consulter par commune, par section cadastrale et par parcelle6.
Deux limites méritent d'être connues avant de s’y fier. La base ne couvre ni le Bas-Rhin, ni le Haut-Rhin, ni la Moselle, ni Mayotte, ces territoires relevant d’un régime de publicité foncière distinct. Et elle donne des prix d’actes, sans indication de l'état du bien : deux appartements identiques en surface peuvent légitimement s'écarter de 20 % selon les travaux à prévoir.
Le choix des points de comparaison décide du résultat, et c’est là que la méthode se joue. Retenez la même section cadastrale plutôt que la commune entière, une surface qui ne s'écarte pas de plus de quinze pour cent de la vôtre, et les mutations les plus récentes plutôt que les cinq années entières. Écartez ensuite deux catégories qui faussent une médiane sans qu’on les remarque : les ventes en bloc, dont le prix au mètre carré est mécaniquement inférieur, et les cessions entre proches, qui n’obéissent pas au prix de marché. Une dizaine de ventes bien choisies vaut mieux que soixante mal filtrées.
Ce que la vérification donne sur le cas de Malik
| Élément | Source | Montant |
|---|---|---|
| Prix demandé | Annonce | 148 000 € |
| Prix de référence implicite, à 12 % de décote | Déduit de l’annonce | 168 182 € |
| Médiane du secteur, 2 400 €/m² sur 62 m² | DVF | 148 800 € |
| Décote réelle | Écart | 800 € soit 0,5 % |
| Référence surestimée de | Écart | 19 382 € |
La ligne qui compte est la deuxième, et c’est celle que personne ne calcule. Annoncer une décote de 12 % revient à affirmer que le bien vaut 168 182 €, affirmation qui n’est jamais formulée ainsi et qui, formulée ainsi, se vérifie en quelques clics. L'écart de 19 382 € entre cette référence et le prix réel du secteur ne dit pas que l’intermédiaire ment ; il dit que la référence n’a pas été établie, ce qui suffit à retirer à la décote sa valeur d’argument.
Qui peut vous facturer quoi ?
Seulement celui qui détient une carte professionnelle. Et seulement après la vente.
L’entremise immobilière exercée à titre habituel, même accessoire, suppose la carte professionnelle prévue par la loi du 2 janvier 1970. S’en passer expose à six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende, peine identique pour qui se dit agent immobilier, syndic de copropriété ou administrateur de biens sans détenir cette carte1. La règle vise l’activité, pas l’intitulé : un « apporteur d’affaires off-market » rémunéré au succès de manière répétée exerce une entremise.
La seconde protection est plus directe encore. L’article 6 de la même loi dispose qu’aucune somme « représentatif d’honoraires, de frais de recherche, de démarche, de publicité ou d’entremise quelconque » n’est due ni ne peut être exigée ou acceptée avant que l’opération ait été « effectivement conclue et constatée dans un seul acte écrit »2. Les mots « frais de recherche » figurent explicitement dans le texte, ce qui règle le sort des abonnements et droits d’entrée facturés pour accéder à un portefeuille confidentiel.
Un chasseur immobilier sérieux ne vous demandera donc rien avant l’acte. S’il le fait, la somme n’est pas due, et le refus de la verser ne vous prive d’aucun droit.
Le mandat de recherche, et ce qu’il vous engage à
Un mandat de recherche est un contrat écrit, obligatoirement.
Il obéit aux mêmes règles de forme que le mandat de vente : durée, clause d’exclusivité mentionnée en caractères très apparents, et clause pénale éventuelle plafonnée au montant des honoraires prévus3. La durée d’irrévocabilité est couramment de trois mois ; passé ce délai, la résiliation est possible à tout moment avec un préavis de quinze jours par lettre recommandée.
L’exclusivité est le point à lire deux fois. Elle signifie que l’honoraire peut rester dû sur une acquisition réalisée pendant la durée du mandat, y compris sur un bien que vous auriez trouvé seul, selon la rédaction retenue. Sur une opération à 148 000 €, un honoraire de 3 % représente 4 440 €, et cette somme se discute avant signature bien plus facilement qu’après. Faites relire la clause par votre notaire, dont c’est le métier et qui n’a aucun intérêt dans l’affaire.
Comment accéder à des biens avant leur diffusion ?
Par des gens qui apprennent les ventes avant tout le monde.
Le notaire est le premier d’entre eux, et le plus négligé. Il apprend les successions, les divorces et les liquidations avant qu’un mandat ne soit signé où que ce soit, et beaucoup d'études exercent une activité de négociation dont les honoraires sont souvent inférieurs à ceux d’une agence. Le second est le syndic de copropriété, qui voit venir les mises en vente d’un immeuble qu’il administre — non pas parce qu’il divulguerait une information confidentielle, ce qu’il ne peut pas faire, mais parce qu’un copropriétaire qui envisage de vendre le lui dit fréquemment.
Le troisième canal est public, et c’est le plus mal compris.
Les ventes par adjudication sur saisie immobilière sont annoncées, consultables et ouvertes à tous, mais elles obéissent à des règles qui écartent la plupart des acheteurs non préparés. Les enchères ne peuvent être portées que par un avocat inscrit au barreau du tribunal judiciaire devant lequel la vente est poursuivie, et cet avocat doit détenir au préalable une caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque représentant 10 % du montant de la mise à prix, avec un minimum de 3 000 €7. Sur une mise à prix de 90 000 €, cela immobilise 9 000 € avant même d’avoir enchéri, somme restituée aux enchérisseurs non retenus.
Malik y trouverait un vrai gisement de décote, à condition d’accepter trois contraintes que le marché ordinaire ignore : aucune visite approfondie, aucune condition suspensive de prêt, et un délai de paiement court. C’est le prix de l'écart de prix, et il explique pourquoi ces ventes restent peu fréquentées malgré leur publicité.
Reste la prospection directe, qui consiste à écrire aux propriétaires d’un secteur choisi. Elle demande du temps et un taux de réponse faible, elle n’a rien d’illégal, et elle place l’investisseur en position d’unique interlocuteur — ce qui est exactement la situation que l’off-market prétend vendre. Elle suppose en revanche de savoir ce qu’on cherche : les budget d’un investissement et le calcul du rendement se maîtrisent avant de démarcher, pas après. Un immeuble de rapport se prête particulièrement à cette approche, et les frais d’acquisition se chiffrent à l’euro près avant toute offre.
Un accord off-market peut-il vous échapper ?
Oui, et la commune n’a pas à s’en justifier longuement.
Dans une zone soumise au droit de préemption urbain, la vente est subordonnée à une déclaration d’intention d’aliéner adressée à la mairie, qui doit être établie exclusivement par le propriétaire et indiquer le prix et les conditions de la vente projetée4. La commune dispose alors de deux mois pour renoncer, se taire — son silence valant renonciation — ou préempter.
Le caractère confidentiel de la transaction n’y change rien.
Il produit même un effet contre-intuitif que peu d’acheteurs anticipent : le prix négocié discrètement devient public à ce moment précis, puisqu’il figure dans la déclaration. Si la commune préempte à un prix inférieur, le vendeur a deux mois pour accepter ou maintenir son prix, et à défaut d’accord le juge fixe la valeur. Pendant ce temps, Malik attend sans certitude, et les frais qu’il aurait engagés pour boucler son financement ne lui sont pas remboursés — un point que notre guide sur la capacité d’emprunt invite à intégrer avant d’immobiliser un accord bancaire.
Ce qui coûte cher aux acheteurs
Quatre erreurs reviennent, et chacune se chiffre.
La décote crue sur parole, 19 382 €. Accepter une référence de 168 182 € qu’aucune donnée ne soutient revient à payer au prix du marché un bien présenté comme une affaire. L'écart ne se voit jamais à l’achat, il se voit à la revente, quand l’acquéreur suivant fait la vérification que vous n’aviez pas faite.
Les frais de recherche payés d’avance, 3 000 €. Aucune somme de cette nature n’est due avant que la vente soit conclue et constatée par un acte écrit. Un droit d’entrée pour « accéder au portefeuille » tombe exactement sous cette interdiction, et la somme versée reste répétible.
L’intermédiaire sans carte professionnelle, 7 500 €. C’est l’amende qu’il encourt, assortie de six mois d’emprisonnement. Pour vous, la conséquence est plus prosaïque : aucune garantie financière ne couvre les fonds, et le recours en cas de litige devient incertain. Demandez le numéro de carte et vérifiez-le.
Le mandat exclusif mal lu, 4 440 €. Trois pour cent sur 148 000 €, dus sur une acquisition faite pendant la durée du mandat, y compris sur un bien trouvé par vos soins si la clause le prévoit. La durée d’irrévocabilité de trois mois se négocie, la clause pénale se plafonne, et rien de tout cela ne se renégocie après signature.
Ce qu’il faut faire, et dans quel ordre
Vérifiez le prix avant de discuter du canal.
- Reconstituez le prix de référence implicite en divisant le prix demandé par le complément de la décote annoncée, puis confrontez-le aux ventes réelles du secteur.
- Consultez la base DVF par section cadastrale, sur cinq ans, en écartant les biens dont la surface s'écarte trop du vôtre.
- Cherchez la contrainte du vendeur — succession, mutation, échéance — car c’est elle, et non la confidentialité, qui autorise une négociation réelle.
- Exigez le numéro de carte professionnelle de tout intermédiaire rémunéré, et vérifiez qu’une garantie financière est mentionnée.
- Ne versez rien avant l’acte, quelle que soit l’appellation employée : frais de recherche, droit d’entrée, abonnement, réservation.
- Lisez la clause d’exclusivité du mandat de recherche avant de signer, en particulier ce qu’elle prévoit si vous trouvez le bien vous-même.
Un dernier point, qui résume l’esprit de la démarche. Un bien vendu hors annonce peut être une excellente opération, et il l’est parfois pour la meilleure des raisons : un vendeur pressé rencontre un acheteur prêt, et l’un accepte de payer en délai ce que l’autre économise en prix. Mais cette rencontre se démontre par des chiffres qu’on peut consulter gratuitement, et non par une appellation. Un syndic qui vous signale un lot avant sa mise en vente vous rend un vrai service ; l’agent immobilier qui ajoute « off-market » à une annonce déjà diffusée vous vend un mot.
La base est publique. La décote, elle, se prouve.
Trois vérifications valent mieux qu’une promesse
Carte professionnelle, mandat écrit, aucun versement avant l’acte : trois points qui se contrôlent en cinq minutes et qui écartent l’essentiel des mauvaises surprises.
- Le prix de référence, reconstitué et confronté
- Les droits de l’intermédiaire, vérifiés
- La clause d’exclusivité, relue avant signature
Questions fréquentes
Onze réponses directes sur la définition du terme, la vérification d’une décote par DVF, les honoraires exigibles, le mandat de recherche et le droit de préemption.
Vous voulez faire vérifier une opportunité ?
Apportez l’adresse, la surface et le prix demandé. L’échange ne garantit ni décote, ni disponibilité, ni délai.
Faire le point sur votre dossier01 · Ce que le mot recouvre
01L'off-market est-il défini par la loi ?
Non, aucun texte ne le définit. Le terme décrit une pratique commerciale — un bien proposé à quelques acheteurs avant ou sans diffusion publique — et n'emporte aucun régime particulier. Les mêmes obligations d'information, les mêmes diagnostics, le même délai de rétractation et les mêmes règles d'entremise s'appliquent qu'à une vente ordinaire.02Comment vérifier gratuitement une décote annoncée ?
En consultant la base Demandes de valeurs foncières, qui recense les ventes conclues sur cinq ans à partir des actes notariés et du cadastre. Reconstituez d'abord le prix de référence implicite en divisant le prix demandé par le complément de la décote annoncée, puis confrontez-le aux ventes réelles du secteur. Sur le cas décrit, une décote annoncée de 12 % se réduit à 0,5 %.03Que contient la base DVF, et que ne contient-elle pas ?
Elle donne le prix réellement payé, la date, la surface et le type de bien, sans aucune donnée personnelle sur le vendeur ou l'acheteur. Elle ne couvre ni le Bas-Rhin, ni le Haut-Rhin, ni la Moselle, ni Mayotte. Elle ne dit rien de l'état du bien : deux appartements de surface identique peuvent légitimement s'écarter de 20 % selon les travaux à prévoir.04D'où vient réellement une décote à l'achat ?
D'une contrainte du vendeur, jamais du canal de diffusion. Une succession que plusieurs héritiers veulent solder, une mutation avec une date, une séparation ou un crédit relais qui arrive à échéance justifient qu'un vendeur échange une part du prix contre de la certitude. Un bien discret vendu par un propriétaire sans contrainte se vend au prix du marché.
02 · Honoraires et mandat
05Peut-on me demander des frais de recherche avant l'achat ?
Non. L'article 6 de la loi Hoguet dispose qu'aucune somme représentative d'honoraires, de frais de recherche, de démarche, de publicité ou d'entremise n'est due ni ne peut être exigée ou acceptée avant que l'opération ait été effectivement conclue et constatée dans un seul acte écrit. Un droit d'entrée facturé pour accéder à un portefeuille confidentiel tombe sous cette interdiction.06Faut-il une carte professionnelle pour vendre de l'off-market ?
Oui, dès lors que l'entremise est exercée à titre habituel, même accessoire. S'en passer expose à six mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende, peine identique pour qui se dit agent immobilier, syndic de copropriété ou administrateur de biens sans détenir cette carte. Demandez le numéro et vérifiez qu'une garantie financière est mentionnée.07Qu'est-ce qu'un mandat de recherche exclusif engage ?
Il peut rendre l'honoraire dû sur une acquisition réalisée pendant la durée du mandat, y compris sur un bien que vous auriez trouvé seul, selon la rédaction retenue. La durée d'irrévocabilité est couramment de trois mois, la clause d'exclusivité doit figurer en caractères très apparents et la clause pénale est plafonnée au montant des honoraires prévus.08Peut-on résilier un mandat de recherche ?
Passé la durée d'irrévocabilité, couramment de trois mois, la résiliation est possible à tout moment avec un préavis de quinze jours par lettre recommandée. Avant ce terme, le mandat vous lie. C'est donc la durée initiale qu'il faut négocier, avant signature et non après.
03 · La préemption
09Une vente off-market peut-elle être préemptée par la commune ?
Oui, comme n'importe quelle vente située en zone de préemption. La déclaration d'intention d'aliéner, établie exclusivement par le propriétaire, indique le prix et les conditions ; la commune dispose de deux mois pour renoncer, se taire — son silence valant renonciation — ou préempter. La confidentialité de la négociation n'y change rien, et le prix négocié devient public à ce moment.10Que se passe-t-il si la commune préempte à un prix inférieur ?
Le vendeur dispose de deux mois pour accepter ce prix ou maintenir le sien. À défaut d'accord, le juge fixe la valeur, puis chacun dispose de deux mois pour l'accepter, le silence valant acceptation. Pendant toute cette période l'acheteur attend sans certitude, et les frais engagés pour boucler son financement ne lui sont pas remboursés.
04 · L’arbitrage final
11L'off-market permet-il vraiment d'acheter moins cher ?
Parfois, mais pas grâce au canal. Un vendeur pressé qui rencontre un acheteur prêt peut accepter de payer en prix ce qu'il gagne en délai, et l'opération est alors réelle. Ce qui ne l'est pas, c'est la décote présentée comme une propriété du canal lui-même : elle se démontre par des prix consultables gratuitement, ou elle n'existe pas.
Le canal de diffusion ne crée aucune valeur.
Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement incluant l’accès à des biens non diffusés, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide explique comment vérifier gratuitement une décote annoncée, y compris la nôtre, et conclut que le canal ne crée aucune valeur par lui-même.
Sources et date de contrôle
« Off-market, 12 % sous le marché. » La phrase suppose un prix de référence, et ce prix, personne ne le vérifie. Il existe pourtant une base publique et gratuite qui donne le prix réel des ventes conclues : sur le cas décrit ici, la décote de 12 % se réduit à 0,5 %.
- Source 01
Article 14 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 (loi Hoguet) — sanctions pénales — Légifrance. En vigueur depuis le 25 novembre 2018, modifié par la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018. Se livrer ou prêter son concours, même à titre accessoire, aux opérations d'entremise immobilière sans détenir la carte professionnelle prévue à l'article 3 est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende. Mêmes peines pour l'usage des dénominations d'agent immobilier, syndic de copropriété ou administrateur de biens sans détenir cette carte. Consulté le 2026-08-21.
- Source 02
Article 6 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 (loi Hoguet) — mandat écrit et rémunération — Légifrance. En vigueur depuis le 1er octobre 2016. Les conventions doivent être rédigées par écrit. « Aucun bien, effet, valeur, somme d'argent, représentatif d'honoraires, de frais de recherche, de démarche, de publicité ou d'entremise quelconque, n'est dû aux personnes indiquées à l'article 1er ou ne peut être exigée ou acceptée par elles, avant qu'une des opérations visées audit article ait été effectivement conclue et constatée dans un seul acte écrit. » Consulté le 2026-08-21.
- Source 03
Quel mandat de vente peut-on confier à un agent immobilier — service-public.gouv.fr. Fiche vérifiée le 19 septembre 2025. Mandat simple, exclusif et semi-exclusif. Durée d'irrévocabilité couramment de trois mois ; au-delà, résiliation possible à tout moment avec préavis de quinze jours par lettre recommandée. Clause d'exclusivité à mentionner en caractères très apparents ; clause pénale plafonnée au montant des honoraires prévus. Consulté le 2026-08-21.
- Source 04
Vente d'un bien immobilier situé dans une zone de préemption — service-public.gouv.fr. Fiche vérifiée le 23 décembre 2025. La déclaration d'intention d'aliéner doit être établie exclusivement par le propriétaire et adressée à la commune, en indiquant le prix et les conditions de la vente projetée. La commune dispose de deux mois pour renoncer, garder le silence — valant renonciation — ou préempter. En cas de préemption à un prix inférieur, le vendeur a deux mois pour accepter ou maintenir son prix, à défaut de quoi le juge fixe la valeur. Consulté le 2026-08-21.
- Source 05
Base « Demandes de valeurs foncières » — cadastre.data.gouv.fr, direction générale des finances publiques. Recense les ventes immobilières conclues au cours des cinq dernières années, en métropole et outre-mer, à partir des actes notariés et du cadastre. Contient le prix de vente, la date, la surface et le type de bien, à l'exclusion de toute donnée personnelle. Ne couvre ni le Bas-Rhin, ni le Haut-Rhin, ni la Moselle, ni Mayotte. Consulté le 2026-08-21.
- Source 06
Explorateur des données de valeurs foncières (DVF) — Etalab. Explorateur officiel édité par Etalab. Consultation par département, commune, section cadastrale et parcelle, avec filtrage par date de mutation et téléchargement des mutations d'une section. Signale l'absence de mutations pour le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Moselle et Mayotte. Consulté le 2026-08-21.
- Source 07
Code des procédures civiles d'exécution, articles R322-40 et R322-41 — déroulement des enchères — Légifrance. Section en vigueur au 21 août 2026. Article R322-40 : « Les enchères sont portées par le ministère d'un avocat inscrit au barreau du tribunal judiciaire devant lequel la vente est poursuivie. » Article R322-41 : l'avocat doit se faire remettre au préalable « une caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque […] représentant 10 % du montant de la mise à prix, sans que le montant de cette garantie puisse être inférieur à 3 000 € », restituée aux enchérisseurs non retenus. Consulté le 2026-08-21.
Avertissement
Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.
<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif incluant l’accès à des biens non diffusés, et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide explique comment vérifier gratuitement une décote annoncée, y compris la nôtre, et rappelle qu’aucun frais de recherche ne peut vous être réclamé avant l’acte. Il conclut que le canal de diffusion ne crée aucune valeur par lui-même, ce qui affaiblit une partie de notre propre argumentaire commercial. Les montants cités valent pour le cas construit décrit. Aucune décote, aucune disponibilité et aucun délai ne sont garantis.</p