Critère de sélection : 8 % brut minimum sur le prix de revient complet. Notre méthode de sélection

Guide de décisionVérifié le 25 août 20267 sourcesMéthode en cinq passes

Investir dans un parking, un box ou un garage : ce que le petit ticket change au rendement, à la TVA et au bail

Le parking se vend sur son rendement brut, le chiffre le moins pertinent de tout l'immobilier locatif. Son vrai avantage est ailleurs : il échappe à la loi de 1989, et on peut en sortir vite.

LE BARÈME EST DÉGRESSIF, LE PETIT TICKET TRINQUE

Les frais pèsent 12,46 % sur un box à 14 000 € contre 8,23 % sur un appartement

Les émoluments du notaire tombent de 3,870 % sur la première tranche à 0,799 % au-delà de 60 000 €. Le petit acheteur paie proportionnellement plus cher un service dont une partie du coût est fixe.

  • Les trois rendements du même box, et leurs 45 % d'écart
  • Le prix auquel il faudrait acheter pour obtenir l'affiché
  • La TVA de plein droit, et le seuil qui vous en protège
  • Pourquoi le vrai avantage est le code civil, pas le rendement

RENDEMENT AFFICHÉ

6,86 %

RENDEMENT NET RÉEL

3,77 %

FRAIS D'ACQUISITION

12,46 %

CONTRE, SUR UN LOGEMENT

8,23 %

RÉSULTAT NET ANNUEL

594 €

IMPAYÉ QUI EFFACE L'ANNÉE

7,4 mois

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Le barème du notaire est dégressif, donc pénalisant pour les petits prix. Les émoluments proportionnels tombent de 3,870 % sur la première tranche à 0,799 % au-delà de 60 000 €1. Un box à 14 000 € supporte 4,23 points de frais de plus, en proportion, qu’un appartement à 150 000 €.

Le parking est le seul actif locatif résidentiel soumis à la TVA de plein droit. Les emplacements pour le stationnement des véhicules sont expressément exclus de l’exonération applicable aux locaux nus2. Seule la franchise en base protège le petit bailleur, jusqu'à 37 500 € de recettes3.

Mais il échappe à la loi de 1989 — et c’est son vrai avantage. Celle-ci ne vise les garages et places de stationnement que lorsqu’ils sont loués accessoirement au local principal par le même bailleur4. Loué seul, le parking relève du code civil : durée, préavis, indexation et résiliation sont libres.

Ce guide ne traite pas du calcul général du rendement, que notre méthode du rendement brut, net et net-net détaille. Il traite de ce que le petit ticket change à ce calcul, et de deux règles — la TVA et le code civil — qui n’existent pour aucun autre bien locatif.

Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Rémi, cas construit et non un dossier réel : un box fermé en sous-sol de copropriété, affiché 14 000 €, qui se loue 80 € par mois. Les charges retenues — 110 € de taxe foncière, 180 € de copropriété, 45 € d’assurance — et le rythme de rotation sont des hypothèses déclarées, à ajuster sur votre marché. Tout se recalcule sur votre bien.

Pourquoi les frais d’acquisition pèsent-ils autant ?

Parce que le barème du notaire est dégressif et que les droits, eux, ne le sont pas.

Les émoluments proportionnels du notaire suivent quatre tranches : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, 1,596 % de 6 500 à 17 000 €, 1,064 % de 17 000 à 60 000 €, et 0,799 % au-delà1. Sur un box à 14 000 €, l’acquéreur reste donc entièrement dans les deux tranches les plus chères : 371 € hors taxe, soit 446 € une fois la taxe sur la valeur ajoutée ajoutée.

S’y ajoutent les droits de mutation, à 6,32 % là où le conseil départemental a porté sa part à 5 %7 — soit 885 € —, la contribution de sécurité immobilière à 0,10 %6 pour 14 €, et environ 400 € de débours et formalités. Total : 1 744 €, soit 12,46 % du prix.

Le même calcul sur un appartement à 150 000 € donne 12 345 €, soit 8,23 %. L'écart de 4,23 points ne tient à rien d’autre qu'à la taille du ticket : le petit acheteur paie proportionnellement plus cher un service dont une partie du coût est fixe. Le détail poste par poste importe moins ici que la conséquence.

Le prix de revient de Rémi n’est donc pas 14 000 € mais 15 744 €. Toute la suite se calcule sur ce nombre, et c’est déjà là que la plupart des annonces se trompent — ou choisissent de ne pas regarder.

Que reste-t-il du rendement affiché ?

Un peu plus de la moitié.

Le loyer de 80 € par mois fait 960 € par an. Rapporté au prix affiché de 14 000 €, cela donne un rendement brut de 6,86 % — le chiffre des annonces. Rapporté au prix de revient de 15 744 €, il tombe déjà à 6,10 % sans qu’aucune charge n’ait encore été comptée.

Vient ensuite la vacance. Une place tourne, disons, tous les trente mois, et il faut un mois pour la relouer : le cycle complet dure donc trente et un mois, dont un de vide, soit un taux de vacance de 3,23 %. C’est peu — nettement moins qu’un logement — et c’est l’un des vrais atouts du parking : notre guide sur le calcul du risque de vacance montre pourquoi un bien sans état des lieux lourd, sans travaux de remise en état et sans dossier à instruire se reloue vite.

Viennent enfin les charges : 110 € de taxe foncière, 180 € de charges de copropriété, 45 € d’assurance propriétaire non occupant. Total 335 €. Ce chiffre n’a rien d’anormal, mais rapporté à 960 € de loyer, il représente plus du tiers de la recette. C’est le second effet du petit ticket : les charges fixes ne rapetissent pas quand le bien rapetisse.

Les trois rendements du même box. Brut sur le prix affiché : 6,86 %. Brut sur le prix de revient : 6,10 %. Net de vacance et de charges, sur le prix de revient : 3,77 %.

L'écart entre le premier et le dernier atteint 45 %. Le résultat net annuel s'établit à 594 € — soit un peu plus de sept mois de loyer.

Il faut dire ce que ce chiffre n’est pas. 3,77 % n’est pas un mauvais rendement pour un actif simple, peu chronophage et peu risqué. C’est en revanche très loin de ce qui est annoncé, et un plan d’acquisition bâti sur 6,86 % se trompe de moitié.

Le calcul inverse est le plus utile pour négocier. À quel prix ce box donnerait-il réellement les 6,86 % nets qu’on lui prête ? La réponse est 7 460 € — il faudrait donc 6 540 € de négociation, soit 47 % du prix affiché. Ce n’est évidemment pas un objectif réaliste, et ce n’est pas le but : c’est la mesure exacte de l'écart entre ce qu’on vous montre et ce que vous achetez, et notre méthode de négociation à rendement cible en fait un point d’entrée de discussion plutôt qu’un slogan.

Le parking est-il soumis à la TVA ?

Oui, de plein droit — et c’est la seule catégorie de location résidentielle dans ce cas.

La loi exonère de taxe sur la valeur ajoutée les locations de terrains non aménagés et de locaux nus, à l’exception des emplacements pour le stationnement des véhicules2. L’exception est explicite, et elle vaut quelle que soit la nature du véhicule.

Une réserve importante en limite la portée, et elle explique pourquoi la plupart des propriétaires n’en ont jamais entendu parler : la location d’un emplacement étroitement liée à une location d’immeuble elle-même exonérée suit le sort de celle-ci. Louer un box à son propre locataire, avec l’appartement, ne déclenche donc pas la taxe. Louer ce même box à un tiers, seul, la déclenche.

Ce qui protège le petit bailleur n’est donc pas une exonération mais un seuil : la franchise en base, fixée à 37 500 € de recettes annuelles pour les prestations de services, avec une tolérance de 41 250 € en cours d’année3. À 960 € par place, il faudrait 40 places pour l’atteindre. Rémi n’a donc rien à déclarer.

Le sujet cesse d'être théorique dans deux situations. La première est celle de l’investisseur qui accumule les places — un parc de quarante emplacements n’a rien d’inimaginable pour qui en fait une stratégie. La seconde, beaucoup plus fréquente, est celle du bailleur déjà assujetti au titre d’une autre activité : un local commercial avec option, une activité parahôtelière, une entreprise individuelle. La franchise s’apprécie alors globalement, et le parking entre dans le champ dès le premier euro.

La conséquence est mesurable. Sur un loyer de 960 €, la taxe représente 160 €. Si le marché ne permet pas de la répercuter — et sur un parking, le locataire compare des prix affichés toutes taxes comprises —, elle sort du résultat net : 594 € tombent à 434 €, soit 27 % du résultat absorbés par une règle dont personne n’avait parlé à l’achat.

Quel régime s’applique au contrat ?

Celui du code civil, et c’est le véritable argument du parking.

La loi de 1989 s’applique aux locations de locaux à usage d’habitation ou mixte, ainsi qu’aux garages, aires et places de stationnement, jardins et autres locaux loués accessoirement au local principal par le même bailleur4. Le mot qui compte est « accessoirement ». Un box loué seul, à quelqu’un qui n’est votre locataire de rien d’autre, n’entre pas dans ce champ : il relève du droit commun du louage.

Les conséquences sont considérables, et toutes favorables au bailleur. Pas de durée minimale imposée. Pas de préavis légal de trois mois ou d’un mois. Pas d’encadrement de l’indexation. Pas de dépôt de garantie plafonné. Pas de diagnostics obligatoires, pas de critères de décence, pas de trêve hivernale. La clause résolutoire joue selon ses propres termes.

Une nuance jurisprudentielle mérite d'être signalée, car elle est le piège du sujet. Lorsque le garage est loué à son propre locataire par contrat séparé, le fait d’avoir signé deux contrats n’exclut pas nécessairement l’application de la loi : le juge recherche l’intention des parties et le caractère réellement accessoire de la location5. Deux baux distincts ne créent donc pas deux régimes distincts par la seule volonté du bailleur.

Reste à mesurer ce que cette liberté vaut. Elle ne se lit pas dans le loyer : elle se lit dans la vitesse de sortie. Chaque mois d’impayé non recouvré coûte 80 € à Rémi, soit 13,5 % de son résultat net annuel. Il suffit de 7,4 mois d’impayé pour effacer une année entière. Face à une procédure d’habitation, qui se compte en trimestres et supporte une trêve hivernale, la faculté de reprendre rapidement un box vaut donc, en ordre de grandeur, plus que le rendement lui-même — c’est le raisonnement que notre guide sur les loyers impayés développe pour le logement, et qui s’applique ici à l’envers.

Ce que la copropriété fait au calcul

Un box n’est pas un actif isolé : c’est un lot de copropriété, avec tout ce que cela emporte.

Les 180 € de charges annuelles retenues couvrent l’entretien courant des parties communes du sous-sol : éclairage, ventilation, nettoyage, porte automatique. Ce dernier poste mérite attention, car une porte de parking est un équipement mécanique dont le remplacement se chiffre en milliers d’euros et se répartit entre les seuls lots concernés.

La question à poser avant d’acheter est donc double : quel est l'état du portail et de la ventilation, et un fonds de travaux existe-t-il pour les remplacer. Un appel de fonds exceptionnel de 900 € sur un box qui rapporte 594 € par an efface plus d’une année et demie de résultat, ce qui n’arriverait jamais à cette échelle sur un logement.

Deux autres points reviennent souvent. Les charges de copropriété d’un parking ne comportent presque jamais de poste récupérable auprès du locataire — la distinction que détaille notre guide sur les charges récupérables et leur régularisation se réduit ici à peu de chose, et il est plus simple de louer charges comprises. Et les travaux affectant les parties communes du sous-sol se votent en assemblée comme les autres, avec les majorités que rappelle notre guide sur les autorisations en copropriété.

Enfin, un box vendu comme « fermé » ne l’est pas toujours au sens du règlement de copropriété. Un emplacement délimité par un marquage au sol et fermé par une porte posée par le vendeur peut constituer une appropriation de partie commune. Le règlement le dit ; l’annonce, rarement.

Un revenu foncier comme un autre, à une exception près

Côté impôt sur le revenu, le parking ne présente aucune singularité.

Le loyer d’un emplacement loué nu est un revenu foncier ordinaire. En dessous de 15 000 € de recettes foncières annuelles, le micro-foncier s’applique de plein droit avec son abattement forfaitaire de 30 %, et sur un loyer de 960 € cet abattement représente 288 € de base en moins. Au-delà, ou sur option, le régime réel permet de déduire les charges réelles — ici 335 € — ce qui est plus favorable dès lors que les charges dépassent 30 % du loyer, condition remplie sur ce dossier. Notre guide sur le choix du régime fiscal pose l’arbitrage complet.

L’exception tient à la nature du bien, non au régime : un emplacement de stationnement ne peut pas être meublé. Toute la mécanique de la location meublée — amortissement du bien, amortissement du mobilier, imposition en bénéfices industriels et commerciaux — lui est fermée. Le parking est l’un des rares actifs locatifs où le choix se réduit à deux options au lieu de quatre, et où l’optimisation fiscale n’a presque pas de prise.

C’est une contrainte, mais elle a une contrepartie que les investisseurs expérimentés connaissent : un actif sans optimisation possible est aussi un actif dont le rendement affiché ne dissimule aucune complexité. Ce qu’on voit est ce qu’on obtient, une fois les frais et les charges correctement comptés — ce que ce guide s’est employé à faire.

Qui vérifie quoi

Le petit ticket a un effet secondaire désagréable : il fait négliger les vérifications par tout le monde, y compris par l’acquéreur.

Le notaire établit l’acte comme pour n’importe quel bien, avec les mêmes vérifications d’origine de propriété. C’est aussi lui qui communique le règlement de copropriété, seul document qui dira si le lot est un emplacement ou un box, et si la porte existante est régulière.

L'agent immobilier connaît le loyer réellement pratiqué dans le quartier, donnée qui n’existe dans aucune base publique pour ce type de bien et dont dépend tout le calcul. Il connaît aussi la profondeur du marché : le nombre de places à vendre et à louer dans le même sous-sol, qui décide du délai de relocation.

Le syndic détient les procès-verbaux, l'état du fonds de travaux et les devis en cours sur le portail et la ventilation. Trois questions écrites avant l’offre valent mieux qu’une bonne surprise.

L'expert-comptable n’intervient que si le bailleur est déjà assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée pour une autre activité. C’est le seul à pouvoir dire si la franchise s’applique encore, et c’est une question qui ne se pose jamais spontanément à l’achat d’un box.

Le gestionnaire, enfin, accepte rarement un lot unique de cette taille : ses honoraires minimaux rendent le mandat sans objet. Le parking est un actif que l’on gère soi-même, ce qui est faisable précisément parce que le régime civil allège tout.

Ce qui coûte cher aux acquéreurs

Cinq erreurs, et la première est présente dans presque toutes les annonces.

Calculer le rendement sur le prix affiché. Les 6,86 % annoncés deviennent 3,77 % une fois les 1 744 € de frais, les 335 € de charges et la vacance intégrés. Pour obtenir réellement le rendement annoncé, il faudrait acheter à 7 460 € au lieu de 14 000 €.

Ignorer la taxe sur la valeur ajoutée quand on est déjà assujetti. Elle représente 160 € sur un loyer de 960 €, soit 27 % du résultat net. C’est le seul poste de ce guide qui dépend de la situation du propriétaire et non du bien, et il ne figure dans aucune simulation.

Acheter sans lire le règlement de copropriété. Il dit si le lot est un box ou un emplacement, si la porte est régulière, et quelle quote-part de charges il supporte. Un appel de fonds de 900 € pour un portail efface plus d’une année et demie des 594 € de résultat net.

Louer un box à son propre locataire par contrat séparé en croyant sortir de la loi de 1989. Le juge recherche l’intention des parties, et deux baux ne suffisent pas à écarter le caractère accessoire. On perd alors la liberté contractuelle qu’on croyait s'être ménagée, sans l’avoir jamais eue — et avec elle la sortie rapide dont on a vu qu’elle valait, sur ce dossier, les 594 € de résultat net annuel dès qu’un impayé dépasse sept mois.

Sous-estimer le poids d’un impayé. Il ne faut que 7,4 mois pour effacer une année nette. Sur un actif à 594 € de résultat, la sélection du locataire et la réactivité comptent davantage que sur un logement, où le loyer absorbe mieux les à-coups.

Dans quel ordre s’y prendre ?

Six vérifications, dont deux ne se font qu’auprès du syndic.

Une remarque pour finir. Le parking est souvent présenté comme un immobilier locatif d’entrée de gamme, une manière de commencer petit. C’est vrai sur le montant engagé, et faux sur la difficulté : les deux règles qui le distinguent — la taxe sur la valeur ajoutée et le code civil — ne se rencontrent nulle part ailleurs, et aucune ne figure dans les guides généralistes.

Ce qu’il offre réellement n’est pas un rendement supérieur. C’est un actif dont on peut sortir vite, qui ne demande ni travaux ni diagnostics, et dont la gestion tient en un contrat d’une page. Cela vaut 3,77 %, ce qui est honnête. Cela ne vaut pas 6,86 %, ce qui est écrit partout.

TROIS QUESTIONS AU SYNDIC AVANT L'OFFRE

Procès-verbaux, fonds de travaux, devis en cours

Une porte de parking est un équipement mécanique dont le remplacement se répartit entre les seuls lots concernés. Un appel de fonds de 900 € efface plus d'une année et demie de résultat.

  • Votre rendement recalculé sur le prix de revient
  • Votre situation vérifiée au regard de la TVA
  • Votre bail rédigé sous le régime que vous avez choisi
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Douze réponses directes sur le rendement réel d'un parking, les frais d'acquisition, la TVA de plein droit et le régime du bail hors loi de 1989.

Vous étudiez l'achat d'un box ou d'un lot de places ?

Apportez l'annonce, le règlement de copropriété et les derniers procès-verbaux. L'échange ne remplace ni une consultation juridique ni un conseil fiscal.

Faire le point sur votre dossier

01 · Le rendement

  • 01Quel rendement attendre d'un parking ?
    Beaucoup moins que ce qui est affiché. Sur un box à 14 000 € loué 80 € par mois, le rendement brut annoncé est de 6,86 %. Rapporté au prix de revient de 15 744 €, frais inclus, il tombe à 6,10 %. Net de vacance et des 335 € de charges annuelles, il s'établit à 3,77 % — soit 45 % de moins que le chiffre de l'annonce, pour 594 € de résultat net par an.
  • 02Pourquoi les frais d'acquisition sont-ils si lourds ?
    Parce que le barème du notaire est dégressif par tranches — 3,870 % jusqu'à 6 500 €, puis 1,596 %, 1,064 % et 0,799 % au-delà de 60 000 € — alors que les droits de mutation, eux, frappent le prix entier. Un box à 14 000 € reste donc dans les tranches les plus chères : 1 744 € de frais, soit 12,46 % du prix, contre 8,23 % sur un appartement à 150 000 €.
  • 03À quel prix faudrait-il acheter pour obtenir le rendement affiché ?
    À 7 460 € au lieu de 14 000 €, soit 47 % de négociation. Ce n'est pas un objectif réaliste et ce n'est pas le but du calcul : c'est la mesure exacte de l'écart entre le rendement montré et le rendement obtenu, et c'est un bon point d'entrée pour discuter d'un prix.

02 · La TVA

  • 04La location d'un parking est-elle soumise à la TVA ?
    Oui, de plein droit. La loi exonère les locations de locaux nus à l'exception expresse des emplacements pour le stationnement des véhicules, quelle que soit la nature du véhicule. C'est la seule catégorie de location résidentielle dans ce cas, et cela surprend la plupart des propriétaires.
  • 05Faut-il alors facturer la TVA à son locataire ?
    Pas tant que la franchise en base s'applique : 37 500 € de recettes annuelles pour les prestations de services, avec une tolérance de 41 250 € en cours d'année. À 960 € par place, il faudrait 40 emplacements pour atteindre le seuil. Le petit bailleur n'a donc rien à déclarer.
  • 06Dans quel cas la TVA devient-elle un vrai sujet ?
    Quand le bailleur est déjà assujetti au titre d'une autre activité — un local commercial avec option, une activité parahôtelière, une entreprise individuelle. La franchise s'apprécie globalement, et le parking entre dans le champ dès le premier euro. Sur un loyer de 960 €, la taxe représente 160 €, soit 27 % du résultat net absorbés.

03 · Le bail

  • 07Un bail de parking relève-t-il de la loi de 1989 ?
    Non lorsqu'il est loué seul. La loi ne vise les garages, aires et places de stationnement que lorsqu'ils sont loués accessoirement au local principal par le même bailleur. Un box loué à quelqu'un qui n'est votre locataire de rien d'autre relève donc du droit commun du louage : durée, préavis, indexation, dépôt de garantie et résiliation sont libres.
  • 08Peut-on louer un box à son propre locataire sous un contrat séparé ?
    On peut, mais cela ne suffit pas à écarter la loi de 1989. Lorsque la location du garage fait l'objet d'un contrat distinct, l'appréciation du caractère accessoire est plus délicate et le juge recherche l'intention des parties. Deux baux ne créent pas deux régimes par la seule volonté du bailleur, et l'on perd alors la liberté contractuelle qu'on croyait s'être ménagée.
  • 09Quels diagnostics faut-il fournir ?
    Aucun de ceux qui pèsent sur un logement. Pas de diagnostic de performance énergétique, pas de critères de décence, pas d'état des installations. C'est l'une des raisons pour lesquelles un emplacement se reloue vite : il n'y a ni dossier à constituer, ni remise en état, ni délai d'instruction.

04 · En pratique

  • 10Combien coûte un impayé sur un parking ?
    Chaque mois non recouvré représente 80 €, soit 13,5 % du résultat net annuel. Il suffit de 7,4 mois d'impayé pour effacer une année entière. Sur un actif qui rapporte 594 €, la sélection du locataire et la réactivité comptent plus que sur un logement, où le loyer absorbe mieux les à-coups.
  • 11Quel régime fiscal s'applique aux loyers ?
    Celui des revenus fonciers. En dessous de 15 000 € de recettes foncières annuelles, le micro-foncier s'applique avec son abattement de 30 %. Le régime réel devient plus favorable dès que les charges dépassent 30 % du loyer, ce qui est le cas ici puisque 335 € de charges pèsent plus du tiers des 960 € encaissés. Un emplacement ne pouvant être meublé, la location meublée et ses amortissements lui sont fermés.
  • 12Que faut-il vérifier auprès du syndic avant d'acheter ?
    Trois choses, par écrit : les derniers procès-verbaux d'assemblée, l'état du fonds de travaux, et les devis en cours sur le portail et la ventilation. Une porte de parking est un équipement mécanique dont le remplacement se répartit entre les seuls lots concernés : un appel de fonds de 900 € efface plus d'une année et demie des 594 € de résultat net.

Cela vaut 3,77 %, ce qui est honnête.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Nous n'intervenons pas sur les lots de stationnement isolés, dont le montant ne justifie pas un accompagnement.

Ni consultation juridique ni conseil fiscalBarèmes et textes relus en vigueurPrix, loyer et charges déclarés en hypothèse

Sources et date de contrôle

  • Source 01

    Article A444-91 du code de commerce — émoluments proportionnels du notaire — Légifrance. Tableau 5, n° 96 : les émoluments proportionnels dus au notaire pour la vente d'un immeuble sont calculés par tranches d'assiette — 3,870 % de 0 à 6 500 €, 1,596 % de 6 500 à 17 000 €, 1,064 % de 17 000 à 60 000 €, 0,799 % au-delà de 60 000 €. Ces taux s'appliquent hors taxe sur la valeur ajoutée, laquelle s'ajoute au taux normal. Le barème étant dégressif, la charge relative des émoluments décroît avec le prix. Consulté le 2026-08-25.

  • Source 02

    Article 261 D du code général des impôts — locations exonérées de TVA — Légifrance. Version en vigueur du 31 décembre 2023 au 1er janvier 2027. Le 2° exonère de la taxe sur la valeur ajoutée les locations de terrains non aménagés et de locaux nus, à l'exception des emplacements pour le stationnement des véhicules. L'exception vaut quelle que soit la nature du véhicule pour lequel l'emplacement est loué. Toutefois, les locations d'emplacements de stationnement étroitement liées à une location d'immeuble elle-même exonérée suivent le sort de cette dernière. L'exonération ne s'applique pas non plus lorsque la location constitue un moyen de poursuivre, sous une autre forme, l'exploitation d'un actif commercial, ou lorsque le bailleur participe aux résultats de l'entreprise locataire. Consulté le 2026-08-25.

  • Source 03

    BOI-TVA-DECLA-40-10-10 — Franchise de taxe de droit commun, champ d'application et limites — BOFiP-Impôts. Document du 1er juillet 2026. Seuils de la franchise en base : 85 000 € pour les livraisons de biens et les ventes à consommer sur place, avec une limite de 93 500 € en cours d'année ; 37 500 € pour les autres prestations de services, avec une limite de 41 250 € en cours d'année. En cas de dépassement des plafonds majorés prévus à la troisième ligne du tableau du I de l'article 293 B du CGI, la franchise cesse de s'appliquer à la date du dépassement. Les seuils différenciés par catégorie d'activité demeurent en vigueur. Consulté le 2026-08-25.

  • Source 04

    Article 2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 — champ d'application — Légifrance. Le titre premier s'applique aux locations de locaux à usage d'habitation ou à usage mixte professionnel et d'habitation constituant la résidence principale du preneur, ainsi qu'aux garages, aires et places de stationnement, jardins et autres locaux loués accessoirement au local principal par le même bailleur. Un garage ou une place de stationnement loué seul, à une personne qui n'est pas par ailleurs locataire du bailleur, n'entre donc pas dans ce champ et relève du droit commun du louage. Consulté le 2026-08-25.

  • Source 05

    Emplacement de garage : bail accessoire ou non au bail d'habitation — ANIL. Analyse de jurisprudence : lorsque la location d'un garage ou d'une place de stationnement fait l'objet d'un contrat séparé, l'appréciation du caractère accessoire est plus délicate ; la conclusion de deux contrats distincts n'exclut pas nécessairement l'application de la loi du 6 juillet 1989 à la location du garage, le juge recherchant l'intention des parties. Consulté le 2026-08-25.

  • Source 06

    Article 879 du code général des impôts — contribution de sécurité immobilière — Légifrance. La contribution de sécurité immobilière est due au titre de l'accomplissement des formalités de publicité foncière. Pour les formalités de publicité des actes translatifs de propriété à titre onéreux, elle est fixée à 0,10 % du montant exprimé dans l'acte, avec un minimum de perception. Consulté le 2026-08-25.

  • Source 07

    Dispositions temporaires relatives aux droits de mutation à titre onéreux d'immeubles — BOFiP-Impôts. Document du 17 juin 2026. L'article 116 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 autorise les conseils départementaux à relever le taux de la taxe de publicité foncière ou du droit d'enregistrement au-delà de 4,50 %, dans la limite de 5 %, pour les actes passés et les conventions conclues du 1er avril 2025 au 31 mars 2028. Le relèvement ne s'applique pas lorsque l'acquéreur acquiert un bien constituant pour lui une première propriété destinée à l'usage de sa résidence principale — condition qu'un emplacement de stationnement ne remplit jamais. Avec la taxe communale de 1,20 % et les frais d'assiette de 2,37 % de la part départementale, le taux global atteint 6,32 % là où la part départementale a été portée à 5 %. Consulté le 2026-08-25.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

<pTransparence. Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement en investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Nous n’intervenons pas sur les lots de stationnement isolés, dont le montant ne justifie pas un accompagnement. Les règles citées le sont au texte en vigueur ; le prix, le loyer, les charges et le rythme de rotation sont des hypothèses déclarées et se recalculent sur votre bien. Ce guide n’est ni une consultation juridique ni un conseil fiscal.</p