Critère de sélection : 8 % brut minimum sur le prix de revient complet. Notre méthode de sélection

Guide de décisionVérifié le 19 août 20267 sourcesMéthode en cinq passes

Non-résident : deux cases décident de 9,7 points de prélèvements

Un non-résident affilié à la sécurité sociale d’un pays européen paie 27,5 % sur ses loyers français. Un résident français situé dans la tranche à 30 % en paie 47,2 %. L’écart tient à deux cases d’un formulaire que rien ne signale, et il vaut 9,7 points de prélèvements sociaux.

AVANT VOTRE PROCHAINE DÉCLARATION

L’exonération ne s’applique pas d’office : elle se coche

Affiliation à un régime obligatoire d’un État de l’Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni, et absence de charge sur un régime français : le prélèvement tombe alors à 7,5 % au lieu de 17,2 %.

  • Les deux cases qui déclenchent l’exonération
  • Le taux minimum de 20 %, et comment y échapper
  • Ce que la revente déclenche comme obligations
  • Ce qu’un achat à distance implique réellement

NON-RÉSIDENT EUROPÉEN

27,5 %

NON-RÉSIDENT HORS ZONE

37,2 %

RÉSIDENT À 30 %

47,2 %

PRÉLÈVEMENT DE SOLIDARITÉ

7,5 %

AU LIEU DE

17,2 %

SEUIL DU TAUX MINIMUM

29 579 €

Écrit par

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Investissement

Guide général et national — aucune recommandation personnalisée

La réponse en trente secondes. Depuis le 1er janvier 2019, une personne affiliée à un régime obligatoire de sécurité sociale d’un État de l’Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni, et non à charge d’un régime français, est exonérée de contribution sociale généralisée et de contribution au remboursement de la dette sociale sur ses revenus immobiliers français. Reste le prélèvement de solidarité, à 7,5 % au lieu de 17,2 %1.

À l’impôt sur le revenu s’applique un taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable, et de 30 % sur la fraction au-delà2. Le total ressort donc à 27,5 % dans la plupart des situations européennes, contre 37,2 % pour un non-résident hors zone et 47,2 % pour un résident français imposé à 30 %.

À la revente, une exonération propre aux non-résidents efface jusqu'à 150 000 € de plus-value nette, sous deux conditions cumulatives3. Elle vaut jusqu'à 44 250 € d’impôt évité, taxe sur les plus-values immobilières élevées comprise.

Ce guide traite un sujet fiscal avant d'être immobilier. La procédure d’achat à distance existe, elle est balisée, et elle occupe la fin du texte. Ce qui décide de l’intérêt de l’opération se joue ailleurs, dans deux articles du code et une case à cocher.

Le fil rouge de ce guide. Nous suivrons Nour, 39 ans, ingénieure en poste à Bruxelles depuis quatre ans et affiliée au régime belge de sécurité sociale. Elle achète en France un T2 de 45 m², prix de revient 135 000 €, loué 690 € hors charges, soit 8 280 € par an dont 3 000 € de charges déductibles au régime réel. Exemple construit à partir des fourchettes de marché citées dans ce guide — ce n’est pas un dossier client.

Combien un non-résident paie-t-il vraiment sur ses loyers français ?

Deux prélèvements se cumulent : l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. C’est le second qui produit l'écart, et il est méconnu au point que des expatriés le paient au taux plein pendant des années.

Le taux plein de 17,2 % se décompose en trois contributions : 9,2 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale, et 7,5 % de prélèvement de solidarité. Les deux premières financent la sécurité sociale française. Une personne qui cotise déjà au régime obligatoire d’un autre État européen ne peut être appelée à les payer une seconde fois : c’est le principe d’unicité de législation, et il se traduit depuis 2019 par une exonération en droit interne français1.

Le même loyer, sept situations, vingt points d'écart

Combien un non-résident paie-t-il vraiment sur ses loyers français ? — tableau 1
Non-résident affilié EEE, sous le seuil20 %7,5 %27,5 %
Résident français, tranche à 11 %11 %17,2 %28,2 %
Non-résident hors EEE, sous le seuil20 %17,2 %37,2 %
Non-résident affilié EEE, au-delà du seuil30 %7,5 %37,5 %
Non-résident hors EEE, au-delà du seuil30 %17,2 %47,2 %
Résident français, tranche à 30 %30 %17,2 %47,2 %
Résident français, tranche à 41 %41 %17,2 %58,2 %

Sur les 5 280 € de revenu foncier net de Nour, la différence entre 7,5 et 17,2 % représente 512 € par an, soit 5 122 € sur dix ans. Et l'écart avec un résident français de la tranche à 30 % atteint 19,7 points, c’est-à-dire 1 040 € par an sur le même bien loué au même prix.

Le point de vigilance. L’exonération ne s’applique pas d’office. Elle suppose de cocher les cases 8SH ou 8SI de la déclaration 2042 C et d’attester sur l’honneur de sa situation, l’affiliation s’appréciant au 31 décembre de l’année des revenus1. Une case oubliée coûte 512 € par an à Nour, et l’administration ne la coche jamais à votre place.

Le taux minimum de 20 %, et comment y échapper

Le second étage est l’impôt sur le revenu, et il obéit à une règle propre aux non-résidents. L’article 197 A du code général des impôts fixe un plancher : l’impôt ne peut être inférieur à 20 % du revenu net imposable de source française, taux porté à 30 % pour la fraction supérieure à 29 579 €2.

Ce plancher a une conséquence désagréable : un revenu foncier modeste, qui ne serait pas imposé chez un résident, l’est à 20 % chez un non-résident. Nour paie 1 056 € d’impôt sur 5 280 € de revenu net, là où un résident français non imposable ne paierait rien.

Il existe pourtant une sortie, et elle est expressément prévue par le même article. Si vous justifiez que le taux moyen de l’impôt français appliqué à l’ensemble de vos revenus mondiaux — français et étrangers — serait inférieur à 20 %, c’est ce taux moyen qui s’applique à vos revenus imposables en France. La démarche suppose de déclarer ses revenus mondiaux à l’administration française, ce qui refroidit beaucoup de contribuables, mais elle est décisive pour un expatrié aux revenus modestes ou en début de carrière.

Ce qui change au-delà de 29 579 € de revenus français

Le passage de 20 à 30 % n’est pas un couperet mais une tranche : seule la fraction dépassant 29 579 € subit le taux supérieur. La nuance change tout, et elle est régulièrement mal comprise.

Le taux effectif monte lentement, il ne bascule pas

Ce qui change au-delà de 29 579 € de revenus français — tableau 2
5 280 €1 056 €20,0 %
20 000 €4 000 €20,0 %
29 579 €5 916 €20,0 %
40 000 €9 042 €22,6 %
60 000 €15 042 €25,1 %

En pratique, il faudrait à Nour 5,6 logements comparables au sien pour atteindre le seuil. Un investisseur qui construit un patrimoine locatif français depuis l'étranger a donc de la marge avant que la question ne se pose — mais elle finira par se poser, et chaque euro au-delà du seuil sera taxé à 37,5 % prélèvements sociaux compris, contre 27,5 % en dessous.

Ce point mérite d'être anticipé au moment du troisième ou quatrième achat, en même temps que le choix du régime. Le passage en location meublée modifie l’assiette avant même de modifier le taux, puisque l’amortissement vient réduire le résultat imposable. La location nue n’en est plus tout à fait privée : depuis l’article 47 de la loi de finances pour 2026, un logement en immeuble collectif, neuf ou rénové à hauteur d’au moins 30 % du prix et acquis entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, ouvre droit à un amortissement déductible des revenus fonciers, plafonné à 8 000 € par an et par foyer fiscal. Il suppose en contrepartie neuf ans de location nue en résidence principale, à loyer plafonné. Hors de ce cadre, la location nue ne connaît toujours que des charges déductibles.

Une question revient avant toutes les autres, et il faut y répondre avant d’aller plus loin : serez-vous imposé deux fois ? Le principe retenu par la quasi-totalité des conventions fiscales bilatérales est que les revenus d’un bien immobilier sont imposables dans l'État où ce bien se situe, ce qui place vos loyers français sous l’impôt français quoi qu’il arrive. Votre État de résidence conserve toutefois le droit d’en tenir compte, et c’est là que les conventions divergent : certaines exonèrent ces revenus tout en les intégrant au calcul du taux applicable à vos autres revenus, d’autres les imposent en accordant un crédit d’impôt égal à l’impôt français.

Aucune règle générale ne remplace la lecture du texte applicable à votre pays de résidence. Ouvrez la convention signée entre la France et cet État, cherchez l’article consacré aux revenus immobiliers puis celui consacré à l'élimination des doubles impositions : deux pages qui décident du résultat net de votre opération, et que personne ne lira à votre place.

Que se passe-t-il à la revente ?

La plus-value d’un non-résident est imposée en France, où le bien se situe, à 19 % d’impôt sur le revenu6 auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux — 7,5 % pour les affiliés européens, 17,2 % sinon. Les abattements pour durée de détention sont les mêmes que pour un résident. S’y ajoute, dès que la plus-value imposable dépasse 50 000 €, la taxe sur les plus-values immobilières élevées : de 2 à 6 %, assise sur la totalité de cette plus-value et due par les non-résidents au même titre que par les résidents7.

Une exonération propre aux non-résidents s’y superpose, et elle est très peu connue. Elle efface la plus-value dans la limite de 150 000 € de plus-value nette imposable et d’une résidence par contribuable, à deux conditions cumulatives : avoir été fiscalement domicilié en France de manière continue pendant au moins deux ans à un moment quelconque avant la cession, et céder au plus tard le 31 décembre de la dixième année suivant le transfert du domicile hors de France3.

Ce que vaut l’exonération, pour un affilié européen

Que se passe-t-il à la revente ? — tableau 3
40 000 €0 €0 €10 600 €
150 000 €0 €0 €44 250 €
200 000 €50 000 €13 250 €61 000 €

Nour est concernée : elle a vécu en France bien plus de deux ans et son départ remonte à quatre ans. Sa fenêtre se referme le 31 décembre de la dixième année après son départ, ce qui lui laisse six ans. C’est une donnée de calendrier, pas une option, et elle devrait figurer dans son plan de sortie dès l’achat.

Un dernier point administratif, qui surprend au moment de la vente. Un vendeur non résident doit parfois désigner un représentant fiscal accrédité, dont les honoraires se comptent en milliers d’euros. La dispense est automatique dans deux cas : lorsque le prix de cession n’excède pas 150 000 € par vendeur, ou lorsque le vendeur est domicilié dans un État de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative4.

Peut-on acheter sans mettre les pieds en France ?

Oui pour la signature, non pour tout le reste, et la nuance mérite d'être posée précisément.

Les avant-contrats, les actes de vente définitifs et les actes de prêt hypothécaire peuvent être signés à distance, par procuration établie sur support électronique par un notaire5. Lorsque la banque prend une hypothèque en garantie, cette procuration doit être authentique — un simple pouvoir sous seing privé ne suffit pas, et une procuration incomplète fragilise le consentement. L’office notarial demande un ordinateur ou un téléphone récent, une webcam, une connexion stable et une pièce d’identité valide.

Ce qui ne se délègue pas tient en trois choses. La visite du bien, qu’un chasseur immobilier ou un maître d'œuvre peut faire à votre place mais que personne ne peut faire à votre place et dans votre intérêt sans mandat écrit. La réception des travaux, où les réserves se posent sur place. Et la remise des clés au locataire, qui suppose un état des lieux contradictoire — réalisable par un mandataire ou un commissaire de justice, moyennant honoraires. Notre guide de l’investissement locatif à distance détaille ces trois moments.

Côté financement, une banque française prête à un non-résident, mais rarement aux mêmes conditions qu'à un résident : l’apport demandé est généralement plus élevé et le dossier plus long. Notre guide du budget d’entrée montre ce que le périmètre financé change à la capacité d’achat, et c’est précisément le point sur lequel un dossier de non-résident se joue.

Ce qui coûte cher à un non-résident

Trois situations reviennent, et aucune n’a de rapport avec la qualité du bien acheté.

La case non cochée. Les cases 8SH et 8SI de la déclaration 2042 C ne sont proposées par aucun processus automatique : un contribuable qui ne les connaît pas paie 17,2 % au lieu de 7,5 %, année après année, sans que rien ne le signale sur son avis.

Sur le dossier de Nour, cela représente 512 € par an. Une réclamation reste possible dans le délai de reprise, mais un oubli de trois ans découvert tardivement laisse 1 536 € sur la table — l'équivalent de deux mois et demi de loyer.

Le taux minimum accepté sans examen. Un expatrié en début de carrière ou en congé sabbatique peut avoir un taux moyen mondial très inférieur à 20 %, et l’article 197 A lui ouvre expressément cette option.

Sur 5 280 € de revenu net, la différence entre 20 % et un taux moyen de 5 % représente 792 € par an. La démarche suppose de déclarer ses revenus mondiaux, ce qui n’est pas anodin, mais elle se chiffre avant de se refuser.

La fenêtre d’exonération laissée passer. L’exonération de plus-value se referme le 31 décembre de la dixième année suivant le départ de France, et elle ne se prolonge pas.

Sur une plus-value nette de 150 000 €, vendre un an trop tard coûte 44 250 € d’impôt qui auraient été effacés : 39 750 € d’impôt sur le revenu et de prélèvement de solidarité, plus 4 500 € de taxe sur les plus-values élevées. C’est le montant le plus élevé de ce guide, et il ne dépend que d’une date inscrite au calendrier le jour du départ.

Ce que votre situation change concrètement

Trois profils, trois conduites différentes.

  1. Affilié à un régime européen, suisse ou britannique. Vous êtes dans la configuration la plus favorable du tableau : 27,5 % au total, soit près de vingt points de moins qu’un résident français imposé à 30 %. Cochez les cases, conservez vos attestations d’affiliation, et vérifiez chaque année que l’exonération a bien été appliquée sur votre avis.
  2. Affilié hors de cette zone. Vous payez 37,2 %, ce qui reste inférieur à un résident de la tranche à 30 % mais efface l’essentiel de l’avantage. Le calcul du rendement net doit intégrer ce taux dès l'étude, comme le montre notre guide du rendement.
  3. Retour en France envisagé. Attention au calendrier : l’exonération de plus-value suppose une cession dans les dix ans du départ, et le retour en France vous fait basculer dans le régime des résidents, prélèvements sociaux pleins compris.

Reste une chose à dire, et elle ne sert pas notre intérêt. L’avantage fiscal décrit dans ce guide ne compense jamais un mauvais achat. Vingt points de fiscalité en moins sur un revenu foncier net représentent 1 040 € par an chez Nour, quand une erreur de 15 % sur le prix d’achat en coûte 20 250 € une fois pour toutes. Le régime fiscal du non-résident rend un bon dossier meilleur ; il ne rend pas un mauvais dossier acceptable.

Et il ne dispense d’aucune des vérifications habituelles — loyer de marché, charges réelles, provisions périodiques — qui pèsent bien davantage que les 9,7 points de prélèvements sociaux, comme le montre notre guide des frais qu’on oublie de compter.

SITUER VOTRE PROPRE SITUATION

Votre affiliation compte plus que votre nationalité

Pays de résidence, régime de sécurité sociale d’affiliation, montant des revenus français et horizon de revente : quatre éléments décident du taux réellement applicable.

  • Votre taux effectif, calculé
  • L’éligibilité à l’exonération sociale
  • Ce que la revente coûterait
Questions fréquentes

Questions fréquentes

Huit réponses directes sur le taux d’imposition des loyers français, l’exonération de contributions sociales, le taux minimum, la plus-value et l’achat à distance.

Vous voulez situer votre propre situation ?

Apportez votre pays de résidence, votre régime d’affiliation et vos revenus français. L’échange ne garantit ni traitement fiscal, ni application d’une convention.

Échanger sur votre situation

01 · Taux et exonération

  • 01Quel est le taux d'imposition des revenus locatifs d'un non-résident en France ?
    Deux prélèvements se cumulent. L'impôt sur le revenu obéit à un taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable et de 30 % sur la fraction au-delà. Les prélèvements sociaux valent 17,2 % en principe, mais seulement 7,5 % pour une personne affiliée à un régime obligatoire de sécurité sociale d'un État de l'Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni. Le total ressort donc à 27,5 % dans la plupart des situations européennes, contre 37,2 % hors de cette zone.
  • 02Comment obtenir l'exonération de CSG et de CRDS en tant que non-résident ?
    En cochant les cases 8SH ou 8SI de la déclaration 2042 C et en attestant sur l'honneur de sa situation. L'exonération s'applique depuis le 1er janvier 2019 aux personnes affiliées à un régime obligatoire de sécurité sociale autre que français au sein de l'Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni, et non à charge d'un régime français. L'affiliation s'apprécie au 31 décembre de l'année des revenus. Elle n'est jamais appliquée d'office : une case oubliée coûte 9,7 points de prélèvements chaque année.
  • 03Un non-résident paie-t-il plus d'impôts qu'un résident français ?
    Généralement moins, ce qui surprend. Un non-résident affilié à un régime européen paie 27,5 % au total sur ses revenus fonciers nets, contre 28,2 % pour un résident français de la tranche à 11 %, 47,2 % pour la tranche à 30 % et 58,2 % pour la tranche à 41 %. L'écart avec un résident imposé à 30 % atteint 19,7 points. En revanche, le taux minimum de 20 % s'applique même à un revenu modeste qui ne serait pas imposé chez un résident.

02 · Taux minimum

  • 04Peut-on échapper au taux minimum de 20 % ?
    Oui, l'article 197 A du code général des impôts le prévoit expressément. Si vous justifiez que le taux moyen de l'impôt français calculé sur l'ensemble de vos revenus mondiaux serait inférieur à 20 %, c'est ce taux moyen qui s'applique à vos revenus imposables en France. La démarche suppose de déclarer ses revenus mondiaux à l'administration française. Sur un revenu net de 5 280 €, passer de 20 % à un taux moyen de 5 % représente 792 € par an.

03 · Revente et représentant

  • 05Quelle exonération de plus-value pour un non-résident qui revend en France ?
    Une exonération spécifique efface la plus-value dans la limite d'une résidence par contribuable et de 150 000 € de plus-value nette imposable. Deux conditions cumulatives : avoir été fiscalement domicilié en France de manière continue pendant au moins deux ans à un moment quelconque avant la cession, et céder au plus tard le 31 décembre de la dixième année suivant le transfert du domicile hors de France. Elle vaut jusqu'à 44 250 € d'impôt évité pour un affilié européen, taxe sur les plus-values immobilières élevées comprise.
  • 06Faut-il un représentant fiscal accrédité pour vendre un bien en France ?
    Pas toujours, et la dispense est automatique dans deux cas. Lorsque le prix de cession n'excède pas 150 000 €, seuil apprécié par cédant. Ou lorsque le vendeur est domicilié dans un État membre de l'Union européenne ou dans un autre État partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative. Hors de ces cas, la désignation est obligatoire et les honoraires se comptent en milliers d'euros.

04 · Achat à distance et double imposition

  • 07Peut-on acheter un bien en France sans s'y déplacer ?
    La signature, oui. Les avant-contrats, les actes de vente définitifs et les actes de prêt hypothécaire peuvent être signés à distance par procuration établie sur support électronique par un notaire ; lorsque la banque prend une hypothèque en garantie, cette procuration doit être authentique. Trois moments ne se délèguent pas sans mandat écrit : la visite du bien, la réception des travaux où se posent les réserves, et l'état des lieux d'entrée, réalisable par un mandataire ou un commissaire de justice.
  • 08Serai-je imposé deux fois, en France et dans mon pays de résidence ?
    Le principe retenu par la quasi-totalité des conventions bilatérales est que les revenus d'un bien immobilier sont imposables dans l'État où ce bien se situe : vos loyers français relèvent donc de l'impôt français. Votre État de résidence conserve le droit d'en tenir compte, soit en les exonérant tout en les intégrant au calcul du taux applicable à vos autres revenus, soit en les imposant avec un crédit d'impôt. Seule la convention signée avec votre pays de résidence tranche.

Un taux subi faute d’avoir coché deux cases coûte 9,7 points par an.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide donne les éléments pour conduire seul une déclaration correcte, ce qui rend notre intervention inutile sur ce point précis.

Aucun traitement fiscal garantiConventions variables selon le paysTextes contrôlés en août 2026

Sources et date de contrôle

Un non-résident affilié à la sécurité sociale d’un pays européen paie 27,5 % sur ses loyers français. Un résident français situé dans la tranche à 30 % en paie 47,2 %. L’écart tient à deux cases d’un formulaire que rien ne signale, et il vaut 9,7 points de prélèvements sociaux.

  • Source 01

    Je suis non-résident, suis-je redevable des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) ? — impots.gouv.fr. Depuis le 1er janvier 2019, les personnes affiliées à un régime obligatoire de sécurité sociale autre que français au sein d'un État de l'Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni sont exonérées de CSG et de CRDS sur leurs revenus immobiliers et plus-values immobilières de source française ; elles restent redevables du prélèvement de solidarité au taux de 7,5 %. L'exonération se demande en cochant les cases 8SH ou 8SI de la déclaration 2042 C, l'affiliation étant appréciée au 31 décembre de l'année des revenus Consulté le 2026-08-19.

  • Source 02

    Article 197 A du code général des impôts — taux minimum d'imposition des non-résidents — Légifrance. Taux minimum de 20 % du revenu net imposable de source française, porté à 30 % pour la fraction supérieure au seuil, fixé à 29 579 € pour les revenus perçus en 2025. Application du taux moyen de l'impôt français calculé sur l'ensemble des revenus mondiaux lorsque le contribuable justifie qu'il serait inférieur Consulté le 2026-08-19.

  • Source 03

    BOI-RFPI-PVI-10-40-50 — Exonération de plus-value résultant de la cession d'un logement situé en France par des contribuables non résidents — BOFiP — Direction générale des finances publiques. Exonération dans la limite d'une résidence par contribuable et de 150 000 € de plus-value nette imposable, pour les ressortissants d'un État membre de l'Union européenne ou d'un autre État partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative. Deux conditions cumulatives : domiciliation fiscale en France continue pendant au moins deux ans à un moment quelconque antérieur à la cession, et cession au plus tard le 31 décembre de la dixième année suivant le transfert du domicile hors de France Adresse dépinglée le 3 septembre 2026 : elle pointait une version figée, ce qui rendait toute péremption invisible au contrôle. Le verbatim ci-dessus reste celui relevé à la date de consultation indiquée ; il n'a pas été relu à l'occasion de ce dépinglage. Consulté le 2026-08-19.

  • Source 04

    BOI-RFPI-PVINR-30-20 — Désignation d'un représentant accrédité — BOFiP — Direction générale des finances publiques. Dispense automatique de désignation d'un représentant fiscal accrédité lorsque le cédant est domicilié, établi ou constitué dans un État membre de l'Union européenne ou dans un autre État partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu une convention d'assistance administrative, ou lorsque le prix de cession n'excède pas 150 000 €, seuil apprécié par cédant Adresse dépinglée le 3 septembre 2026 : elle pointait une version figée, ce qui rendait toute péremption invisible au contrôle. Le verbatim ci-dessus reste celui relevé à la date de consultation indiquée ; il n'a pas été relu à l'occasion de ce dépinglage. Consulté le 2026-08-19.

  • Source 05

    Actes notariés et procuration à distance — Fédération française du bâtiment. Les avant-contrats, actes de vente définitifs, actes de prêt hypothécaire, baux notariés et actes de mainlevée peuvent être signés à distance par procuration authentique établie sur support électronique. Lorsque la banque prend une hypothèque conventionnelle en garantie, la procuration doit être authentique et complète Consulté le 2026-08-18.

  • Source 06

    Plus-value immobilière : imposition et abattements pour durée de détention — Service-public.gouv.fr. Impôt sur le revenu au taux de 19 % sur la plus-value nette imposable. Abattements pour durée de détention à partir de la sixième année. Surtaxe de 2 à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value imposable Consulté le 2026-08-19.

  • Source 07

    Article 1609 nonies G du code général des impôts — taxe sur les plus-values immobilières élevées — Légifrance. Taxe due sur les plus-values imposables supérieures à 50 000 €, selon un barème progressif de 2 à 6 % appliqué au montant total de la plus-value imposable et non à la seule fraction excédentaire. Due par les résidents comme par les non-résidents ; ne vise ni les terrains à bâtir ni les cessions exonérées. Consulté le 2026-08-24.

Avertissement

Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.

Hagnéré Investissement commercialise un accompagnement à l’investissement locatif et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide conclut que l’avantage fiscal du non-résident ne compense jamais un mauvais achat, et qu’une erreur de 15 % sur le prix coûte vingt fois ce que rapporte une année d’exonération de contributions sociales. Il ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé : les conventions bilatérales varient d’un pays de résidence à l’autre et peuvent modifier l’imposition dans votre État de résidence. Les taux cités sont ceux en vigueur en août 2026. Aucun rendement, délai ou accord de financement n’est garanti.