Immeuble à Bavilliers : la valeur vient du chantier, pas de l’achat
Un immeuble de 220 m² acheté 145 000 €, quatre appartements créés pour 220 000 € de travaux, 2 935 € de loyers mensuels. Le prix d’achat ne pèse que 37,7 % de l’opération. Voilà pourquoi une étude de cas d’immeuble qui commence par le prix d’achat regarde au mauvais endroit.
AVANT DE CHERCHER VOTRE IMMEUBLE
La valeur ne vient pas de la bonne affaire : elle vient des logements créés
Quatre logements là où il y en avait moins. Le prix payé — 659 € le mètre carré — se situe malgré tout 37 % sous la médiane locale des cinq dernières années, recalculée sur les données publiques de mutation.
- La répartition achat, chantier, frais
- Comment vérifier qu’un immeuble est bien acheté
- Ce que le rendement publié ne compte pas
- La méthode pour chercher un cas comparable
COÛT TOTAL
385 000 €
LOYERS ANNUELS
35 220 €
RENDEMENT BRUT
9,15 %
APRÈS CHARGES
7,72 %
PART DE L’ACHAT
37,7 %
PRIX AU MÈTRE CARRÉ
659 €
Écrit par
Fondateur de Hagnéré Investissement
Guide général et national — aucune recommandation personnalisée
La réponse en trente secondes. L’opération publiée coûte 385 000 € et rapporte 35 220 € de loyers annuels, soit 9,15 % brut et 7,72 % après charges1. L’achat représente 37,7 % du total, le chantier 57,1 %. La valeur ne vient pas de la bonne affaire à l’achat : elle vient de quatre logements créés là où il y en avait moins.
Le prix payé — 659 € le mètre carré — se situe 37 % sous la médiane des immeubles vendus à Bavilliers ces cinq dernières années, que nous avons recalculée sur les données publiques de mutation2. L’achat était donc réellement bien négocié, et c’est mesurable.
La sortie, en revanche, ne se joue pas au mètre carré. Reconstruit à 1 750 € le m², l’immeuble se revend en bloc à un acheteur qui accepte le rendement construit : s’il en exige un point de plus, le vendeur perd 37 923 €.
Les études de cas d’immeubles de rapport se ressemblent toutes. Prix d’achat, montant des travaux, rendement brut, photo avant-après. Aucune ne dit à quel prix la commune vend réellement, ni comment on sort d’un immeuble entier, ni ce que devient le rendement affiché quand on y remet les honoraires de celui qui a monté l’opération. Ce guide fait les trois, sur un dossier que nous avons nous-mêmes réalisé.
Le fil rouge de ce guide. L’immeuble de Justine, à Bavilliers, dans le Territoire de Belfort : 220 m², quatre appartements, loués en meublé longue durée. Dossier publié dans son intégralité sur notre page de réalisations, avec le détail de chaque poste — ce n’est pas un exemple construit, et tous les montants cités sont vérifiables à la source.
Où s’est créée la valeur : dans l’achat ou dans le chantier ?
Dans le chantier, et de loin. Voici l’opération de Justine telle qu’elle est publiée, ramenée au mètre carré.
Le chantier pèse une fois et demie le prix d’achat
| Poste | Montant | Part | Au m² |
|---|---|---|---|
| Prix d’achat | 145 000 € | 37,7 % | 659 € |
| Frais d’acquisition | 12 800 € | 3,3 % | 58 € |
| Travaux | 220 000 € | 57,1 % | 1 000 € |
| Ameublement | 7 200 € | 1,9 % | 33 € |
| Opération publiée | 385 000 € | 100 % | 1 750 € |
Mille euros du mètre carré de travaux sur un bâtiment acheté 659 € le mètre carré : le chantier a donc coûté une fois et demie le bien lui-même. Cela veut dire quelque chose de précis : ce dossier n’a pas été gagné en trouvant une bonne affaire, il a été gagné en transformant un volume en quatre logements de 55 m² en moyenne, loués 734 € chacun.
Cette structure de coût a une conséquence directe sur le risque. Sur un achat classique où le bien pèse 80 % du total, un dérapage de chantier de 20 % coûte 4 % de l’opération. Ici, il en coûte 11,4 % — soit 44 000 €. La compétence qui compte n’est pas celle du négociateur, c’est celle du maître d'œuvre et des artisans qui tiennent le devis.
145 000 € pour 220 m², était-ce bien acheté ?
La seule façon de répondre est d’aller voir ce que la commune vend, et nous avons donc repris les fichiers publics des mutations immobilières de Bavilliers sur cinq années pleines pour recalculer les prix au mètre carré, mutation par mutation2.
Deux marchés cohabitent dans la même commune, à un rapport de un à un et demi
| Ce qui se vend | Ventes retenues | Médiane | Dispersion |
|---|---|---|---|
| Appartements, 20 à 120 m² | 103 | 1 514 €/m² | 1 242 € au premier quartile, 1 980 € au troisième |
| Immeubles, plusieurs lots, 150 m² et plus | 6 | 1 043 €/m² | de 811 € à 1 385 € |
| Cette opération, à l’achat | — | 659 €/m² | 37 % sous la médiane des immeubles |
Deux marchés, pas un. Un immeuble entier se vend toujours moins cher au mètre carré qu’un appartement, pour une raison simple : il s’adresse à un investisseur qui compte en rendement, quand un appartement s’adresse à un ménage qui compte en surface habitable et en confort. L'écart est ici d’un tiers. À 659 € le mètre carré, l’achat de Justine se place encore un tiers en dessous de ce marché-là — c’est une vraie négociation, et le chiffre le prouve.
Une réserve honnête, maintenant. Six ventes d’immeubles en cinq ans, dans une commune de 4 678 habitants, cela ne fait pas une cote, et nous avons en outre écarté une mutation à 4 587 € le mètre carré, manifestement d’une autre nature que les cinq autres. Un échantillon aussi mince donne un ordre de grandeur, pas une valeur d’expertise. Sur un dossier réel, c’est un géomètre ou un notaire local qui tranche.
Ce que le rendement publié ne compte pas
Il faut ici parler de nos propres honoraires. Les quatre postes publiés — achat, frais, travaux, mobilier — font exactement 385 000 €, tandis que les 22 668 € d’honoraires figurent sur une cinquième ligne de la page, ce qui signifie que le rendement de 9,15 % mis en avant est calculé avant eux.
Remettez-les au dénominateur : l’opération coûte alors 407 668 €, le brut passe de 9,15 à 8,64 % et le net de 7,72 à 7,29 %. Nos honoraires coûtent donc 0,51 point de rendement brut, et représentent 5,89 % du coût publié — le bas de la fourchette de marché, qui va de 5 à 10 %3.
Le point de vigilance, et il vaut pour tous les dossiers vitrines. Avant de comparer deux réalisations publiées, vérifiez que les honoraires sont du même côté du trait. Un dossier qui les exclut du dénominateur affiche un demi-point de plus qu’un dossier identique qui les inclut. La question à poser tient en six mots : le rendement est-il calculé après honoraires ?
Le reste des charges est publié : 2 150 € de taxe foncière, 720 € d’assurance propriétaire non occupant, 2 642 € de frais de gestion, soit 5 512 €. Ce total n’intègre ni l’entretien courant, ni la vacance, ni l’expert-comptable. Notre guide du rendement brut, net et net-net explique quel étage manque encore à ce calcul et combien il pèse.
Un immeuble reconstruit se revend-il au mètre carré ?
Non. Deux sorties existent, elles ne se valorisent pas de la même façon, et l’une des deux est nettement plus fragile qu’elle n’en a l’air — c’est sans doute le point le plus mal compris de ce type d’opération.
En bloc, c’est l’acheteur suivant qui fixe le prix, par le rendement qu’il exige
| Rendement brut exigé | Prix qu’il accepte | Écart sur les 385 000 € engagés |
|---|---|---|
| 8,00 % | 440 250 € | + 55 250 € |
| 9,15 % | 384 918 € | − 82 € |
| 10,00 % | 352 200 € | − 32 800 € |
| 11,00 % | 320 182 € | − 64 818 € |
Ce tableau raisonne en rendement brut, comme le fait la page de réalisation ; un acheteur qui calcule en net aboutit à des prix plus bas encore. Lisez maintenant la deuxième ligne. Revendre en bloc rembourse l’opération à la condition exacte que l’acheteur suivant accepte le rendement que vous avez construit, ni plus ni moins. Un point de rendement exigé en plus coûte 37 923 € au vendeur, et c’est toute la fragilité du modèle : votre prix de sortie dépend de l’humeur du marché des investisseurs bien plus que de la qualité de votre rénovation.
La seconde sortie consiste à mettre l’immeuble en copropriété et à vendre les quatre logements séparément, à des ménages cette fois. Le coût de revient est de 1 750 € le mètre carré, ce qui le place au soixantième centile du marché local des appartements. Vendre à la médiane de 1 514 € ferait perdre 51 942 € ; vendre au troisième quartile de 1 980 € en ferait gagner 50 622 €. Autrement dit, la découpe fonctionne à condition de se placer dans la moitié haute du marché, ce qui est jouable sur du rénové récent mais n’est pas acquis.
Surtout, cette sortie-là se prépare pendant le chantier et non le jour de la revente : compteurs individuels, isolation acoustique entre logements, accès indépendants, état descriptif de division établi par un géomètre. L’immeuble de Justine n’est d’ailleurs pas en copropriété. Un bâtiment conçu pour être loué en bloc se découpe mal.
Douze ans sans impôt, puis l’année treize
Le dossier annonce douze années sans impôt sous le régime de la location meublée. Ce n’est pas un argument commercial mais un résultat de calcul, qui se reconstruit à condition de dire ce qui le produit et, surtout, ce qui l’arrête.
La base amortissable part du prix, des frais et des travaux, honoraires inclus, moins la quote-part de terrain qui ne s’amortit jamais4. À 15 % de terrain, elle s'établit à 340 398 €. Elle se ventile ensuite par composant, chacun avec sa durée : gros œuvre 35 % sur cinquante ans, soit 2 383 € par an ; réseaux techniques 20 % sur vingt ans, 3 404 € ; étanchéité et façade 10 % sur quinze ans, 2 269 € ; aménagements intérieurs 35 % sur douze ans, 9 928 €. Ajoutez le mobilier, 7 200 € sur sept ans, soit 1 029 €. Dotation totale de la première année : 19 013 €.
En face, le résultat avant amortissement. Posons l’emprunt : 385 000 € sur vingt ans à 3,5 %, soit une mensualité de 2 233 € et 13 259 € d’intérêts la première année. Les 35 220 € de loyers, moins 5 512 € de charges publiées et moins ces intérêts, laissent 16 449 €. La dotation de 19 013 € l’absorbe intégralement, et le plafond de l’article 39 C empêche simplement l’excédent de créer un déficit : il devient un amortissement différé, reportable sans limite de durée5. Impôt nul, effectivement.
Reste à savoir si ce résultat tient quand on bouge l’hypothèse la plus discutable, celle des 15 % de terrain. À 20 %, la dotation tombe à 17 955 € et l’impôt reste nul ; à 25 %, elle tombe à 16 897 € et il reste nul de justesse ; à 30 %, elle passe sous le résultat et l’impôt réapparaît. La quote-part de terrain est donc le vrai levier de cette annonce, et c’est précisément celle qu’aucune page de réalisation ne publie.
L’année treize. Les aménagements intérieurs, qui représentent 35 % de la base et 9 928 € de dotation annuelle, arrivent à terme. La dotation perd 52 % de son montant d’un seul coup. Au même moment, les intérêts d’emprunt ont fondu. Le résultat imposable ne remonte pas doucement : il saute.
C’est la raison pour laquelle « douze ans sans impôt » est une information vraie et incomplète. Le mécanisme complet — les durées par composant et le traitement de la revente — se fait établir par un expert-comptable avant l’achat, pas après. Retenez au moins ceci : depuis février 2025, les amortissements pratiqués se réintègrent au calcul de la plus-value à la revente6. L’avantage est différé, pas offert.
Un dernier chiffre, celui que le rendement ne dit pas. Avec cette même mensualité de 2 233 €, les 2 935 € de loyers laissent 243 € par mois une fois les charges publiées payées, et la première année rembourse 13 535 € de capital. L’enrichissement annuel — trésorerie plus capital remboursé — atteint donc 16 451 €, quand la trésorerie seule affiche 2 916 €. Notre guide du calcul de cash-flow détaille cette distinction, qui décide de la lecture qu’on fait d’une opération.
Ce qui rate sur un immeuble entier
Trois incidents propres à ce format, chacun avec ce qu’il coûte sur ce dossier précis.
Le défaut commun qui touche les quatre locations d’un coup. Une toiture, une descente d’eaux usées ou un tableau électrique de colonne montante ne concernent pas un logement mais tout le bâtiment, et là où un copropriétaire partage la facture avec les autres, le propriétaire en bloc la porte seul.
Chiffrez-la plutôt que de l’estimer. Sur ce bâtiment de deux niveaux, la toiture développe de l’ordre de 130 m², et une réfection de couverture se situe entre 120 et 235 € du mètre carré, soit 15 600 à 30 550 € — jusqu'à 41 600 € si la charpente est à reprendre9. Cinq à quatorze mois de loyers de l’immeuble entier, pour un poste que personne ne regarde avant l’offre.
La vacance qui se cumule au lieu de se compenser. Quatre logements semblables, loués à la même période à des locataires du même profil, se libèrent souvent ensemble, de sorte que les 2 935 € mensuels affichés par le dossier masquent en réalité quatre marchés locatifs distincts.
Deux lots vacants deux mois font 2 935 € de loyers perdus — exactement un mois de l’immeuble entier — et les charges continuent de courir pendant ce temps. La parade n’est pas financière, elle est de conception : quatre typologies différentes visant quatre publics, et des baux décalés dans le temps.
Le dérapage de chantier, amplifié par la structure de coût. Quand le chantier pèse 57 % de l’opération, un dépassement se répercute une fois et demie plus fort qu’un achat mal négocié. Sur ce dossier, un devis tenu à 20 % près coûte 44 000 €.
Ces 44 000 € font tomber le rendement brut de 9,15 à 8,21 %, soit 0,94 point, et représentent quinze mois de loyers. C’est aussi la raison pour laquelle nous chiffrons les lots techniques avant l’offre plutôt qu’après le compromis, comme le détaille notre guide du coût d’un investissement locatif clé en main.
Comment chercher un autre Bavilliers
Bavilliers n’est pas une ville isolée, c’est la première couronne de Belfort. La commune compte 4 678 habitants, 2 087 logements, 8,4 % de vacance, 40,7 % de locataires et 37,8 % de ménages d’une seule personne7. Elle abrite surtout 2 051 emplois pour 1 622 actifs occupés résidents, soit un indicateur de concentration de 126,5 : la commune importe des travailleurs, ce qui est rare en périphérie et soutient la demande locative.
Ces deux chiffres — 37,8 % de personnes seules et 2,20 personnes par ménage — expliquent à eux seuls le choix de quatre logements de 55 m² plutôt que de deux de 110 m². Le produit a été calé sur la structure des ménages, pas sur la surface disponible.
Le loyer atteint 13,34 € du mètre carré par mois. La référence publique nationale situe l’appartement de la commune à 11,10 € charges comprises, avec un intervalle de prédiction de 8,61 à 14,30 € établi sur 437 observations8. Autrement dit, les loyers de cet immeuble dépassent de 20,2 % la prédiction communale et sortent par le haut de son intervalle. L'écart s’explique par trois choses, et trois seulement : le logement est meublé, il sort de rénovation, et une surface de 55 m² se loue toujours plus cher au mètre carré qu’un grand logement. Aucune de ces trois causes n’est un don du marché ; les trois se paient au chantier.
- Relever la médiane des immeubles vendus, pas celle des appartements. Ce sont deux marchés distincts, à un tiers d'écart, et les données sont publiques.
- Vérifier l’indicateur de concentration d’emploi. Au-dessus de 100, la commune attire des actifs ; en dessous, elle les exporte.
- Caler le nombre de lots sur la taille des ménages, pas sur la surface à découper.
- Chiffrer toiture, réseaux et façade avant l’offre. Ce sont les trois postes qui décident du sort de l’opération.
- Décider la sortie au moment du chantier. Découper plus tard un immeuble conçu pour le bloc coûte plus cher que de le prévoir.
Le même raisonnement, appliqué à d’autres communes de l’aire urbaine, donne des résultats très différents selon la profondeur du marché : nos comparatifs de Delle, Beaucourt et Héricourt et de la zone de Technoland à Étupes reprennent la même méthode commune par commune.
Un immeuble se juge sur le coût complet, pas sur le prix affiché
Surface, prix demandé, ampleur du chantier envisagé et médiane locale de mutation : quatre éléments suffisent à situer une opération avant de s’engager.
- Le prix au mètre carré comparé à la médiane
- La part réelle de l’achat dans le total
- Le rendement une fois toutes charges déduites
Questions fréquentes
Huit réponses directes sur le coût d’une transformation, la vérification du prix d’achat, la revente d’un immeuble reconstruit, la fiscalité et le risque de la détention en bloc.
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Échanger sur votre immeuble01 · L’opération
01Un immeuble de rapport rapporte-t-il plus qu'un appartement ?
En rendement brut, souvent oui, parce qu'un immeuble entier s'achète moins cher au mètre carré : à Bavilliers, la médiane des immeubles multi-lots vendus entre 2021 et 2025 ressort à 1 043 €/m², contre 1 514 €/m² pour les appartements. Mais l'écart se paie ailleurs. Le propriétaire en bloc supporte seul la toiture, les réseaux et la façade, et sa revente dépend du rendement qu'exigera l'acheteur suivant plutôt que du prix au mètre carré.02Combien coûte la transformation d'un immeuble en quatre appartements ?
Sur cette opération, 220 000 € pour 220 m², soit 1 000 € du mètre carré, à comparer aux 659 € du mètre carré payés à l'achat. Le chantier a donc coûté une fois et demie le bien et représente 57,1 % du budget total de 385 000 €. Cette structure de coût déplace le risque : un dépassement de chantier de 20 % coûte ici 44 000 €, soit 0,94 point de rendement brut.03Comment savoir si un immeuble est bien acheté ?
En comparant le prix au mètre carré aux ventes d'immeubles réellement enregistrées dans la commune, et non aux annonces ni au prix des appartements. Les fichiers de demandes de valeurs foncières sont publics et téléchargeables commune par commune. Sur cette opération, 659 €/m² se situent 37 % sous la médiane locale des immeubles multi-lots — l'écart mesure la négociation.
02 · Revente et fiscalité
04Comment revend-on un immeuble de rapport ?
De deux façons, qui ne se valorisent pas pareil. En bloc, le prix est fixé par le rendement qu'exige l'acheteur : à 9,15 % il accepte 384 918 €, à 10 % seulement 352 200 €, soit 37 923 € de moins par point exigé. À la découpe, après mise en copropriété, chaque logement se valorise au prix des appartements du secteur. Le coût de revient de 1 750 €/m² se situe ici au soixantième centile du marché local.05Que veut dire « douze ans sans impôt » en location meublée ?
Que pendant douze ans, l'amortissement et les charges absorbent la totalité du résultat. Sur cette opération, la dotation de première année atteint 19 013 € pour un résultat avant amortissement de 16 449 €. L'amortissement ne peut pas créer de déficit : l'excédent devient un amortissement différé, reportable sans limite de durée. L'année où les aménagements intérieurs finissent de s'amortir, la dotation perd 9 928 €, soit 52 % de son montant.
03 · Ce que le rendement inclut
06Les honoraires de l'accompagnateur sont-ils comptés dans le rendement affiché ?
Pas toujours, et c'est la première chose à vérifier avant de comparer deux dossiers. Sur cette réalisation, les quatre postes publiés font exactement 385 000 € et les 22 668 € d'honoraires figurent sur une ligne distincte : le rendement de 9,15 % est donc calculé avant eux. En les remettant au dénominateur, l'opération coûte 407 668 €, le brut tombe à 8,64 % et le net à 7,29 %.07Quel est le principal risque d'un immeuble détenu en bloc ?
Le défaut commun, qui frappe les quatre logements en même temps et sans copropriétaire pour partager la facture. Sur ce bâtiment de deux niveaux, la toiture développe de l'ordre de 130 m² et non les 220 m² de plancher : une réfection de couverture y coûte 15 600 à 30 550 €, et jusqu'à 41 600 € si la charpente est à reprendre, soit cinq à quatorze mois de loyers de l'immeuble entier. Le second risque est la vacance corrélée : quatre logements semblables loués au même moment à des profils identiques se libèrent souvent ensemble, et deux lots vides deux mois font 2 935 € de loyers perdus.
04 · Reproduire l’opération
08Comment choisir la commune pour un immeuble de rapport ?
Trois indicateurs publics suffisent à écarter la plupart des candidates. L'indicateur de concentration d'emploi, qui dit si la commune attire des actifs ou les exporte — Bavilliers est à 126,5, soit 2 051 emplois pour 1 622 actifs résidents. La part des ménages d'une personne, qui détermine la taille des lots à créer : 37,8 % ici, d'où quatre logements de 55 m². Et le taux de vacance du parc, 8,4 %, qui borne l'excès d'offre.
Un rendement publié sans les honoraires n’est pas comparable au vôtre.
Hagnéré Investissement a conduit cette opération et perçoit des honoraires si vous faites appel à nous. Ce guide indique explicitement ce que le rendement affiché compte et ne compte pas, y compris notre propre rémunération.
Sources et date de contrôle
Un immeuble de 220 m² acheté 145 000 €, quatre appartements créés pour 220 000 € de travaux, 2 935 € de loyers mensuels. Le prix d’achat ne pèse que 37,7 % de l’opération. Voilà pourquoi une étude de cas d’immeuble qui commence par le prix d’achat regarde au mauvais endroit.
- Source 01
L'immeuble de Justine — Bavilliers (90) : détail de l'opération — Hagnéré Investissement. Prix d'achat 145 000 €, frais de notaire 12 800 €, budget travaux 220 000 €, ameublement 7 200 €, honoraires 22 668 €, opération globale 385 000 €, loyers 2 935 €/mois, taxe foncière 2 150 €, PNO 720 €, frais de gestion 2 642 €, rendement brut 9,15 %, net 7,72 %, régime LMNP Consulté le 2026-08-19.
- Source 02
Demandes de valeurs foncières géolocalisées — commune de Bavilliers (90008), millésimes 2021 à 2025 — data.gouv.fr / DGFiP. Fichiers annuels par commune, chemin csv/<année/communes/90/90008.csv, millésimes 2021 à 2025. 356 mutations, dont 103 ventes d'appartements de 20 à 120 m² retenues après filtrage (médiane 1 514 €/m², premier quartile 1 242 €, troisième quartile 1 980 €) et 6 ventes d'immeubles multi-lots de 150 m² et plus hors valeur aberrante (médiane 1 043 €/m²). Extraction et médianes recalculées le 19 août 2026, données conservées dans dvf-bavilliers-2021-2025.json Consulté le 2026-08-19.
- Source 03
Honoraires d'accompagnement — libre fixation et affichage obligatoire — service-public.gouv.fr. Aucun barème ne s'impose aux professionnels relevant de la loi Hoguet : les honoraires sont librement fixés et doivent être affichés, prix maximum toutes taxes comprises. La fourchette de 5 à 12 % citée ici est un relevé des grilles publiées en août 2026, non un tarif réglementé. Consulté le 2026-08-20.
- Source 04
BOI-BIC-AMT-10-40-10 — Amortissement des immeubles : méthode par composants et non-amortissabilité du terrain — BOFiP — Direction générale des finances publiques. Les terrains ne sont pas amortissables faute d'être susceptibles d'une dépréciation par l'usage ou le temps ; seule la fraction du coût correspondant à la construction s'amortit. Un plan d'amortissement distinct est établi pour chaque composant identifié et pour la structure Adresse dépinglée le 3 septembre 2026 : elle pointait une version figée, ce qui rendait toute péremption invisible au contrôle. Le verbatim ci-dessus reste celui relevé à la date de consultation indiquée ; il n'a pas été relu à l'occasion de ce dépinglage. Consulté le 2026-08-19.
- Source 05
Article 39 C du code général des impôts — limitation de l'amortissement des biens donnés en location — Légifrance. II-2 : l'amortissement ne peut excéder la différence entre le loyer et les autres charges ; l'excédent est reporté sans limitation de durée Consulté le 2026-08-19.
- Source 06
Article 150 VB du code général des impôts — réintégration des amortissements au calcul de la plus-value en location meublée — Légifrance. III : pour les cessions intervenant à compter du 15 février 2025, le prix d'acquisition est minoré des amortissements admis en déduction (loi de finances pour 2025 n° 2025-127) Consulté le 2026-08-19.
- Source 07
Dossier complet — commune de Bavilliers (90008) — INSEE. Millésime 2023 : 4 678 habitants, 2 087 logements, 1 893 résidences principales, 176 logements vacants soit 8,4 %, 40,7 % de locataires parmi les résidences principales, 37,8 % de ménages d'une personne, 2 051 emplois dans la zone, 1 622 actifs occupés résidents, indicateur de concentration d'emploi 126,5, 2,20 personnes par ménage Consulté le 2026-08-19.
- Source 08
« Carte des loyers » — indicateurs de loyers d'annonce par commune, millésime 2024 — Ministère de la Transition écologique / ANIL / data.gouv.fr. Fichier pred-app-mef-dhup.csv, ligne INSEEC 90008 Bavilliers : loyer prédit 11,10 €/m² charges comprises, intervalle de prédiction de 8,61 à 14,30 €/m², 437 observations communales, R² ajusté 0,796 Consulté le 2026-08-19.
- Source 09
Publicité des prix des prestations du bâtiment — arrêté du 24 janvier 2017 — Légifrance. Texte en vigueur depuis le 1er avril 2017, qui a abrogé l'arrêté du 2 mars 1990. Il impose la remise d'un devis détaillé et encadre l'affichage des prix, sans fixer aucun barème : le prix d'une réfection de couverture se négocie. Le coût au mètre carré retenu dans ce dossier est celui du devis effectivement signé, décrit à la source 1. Consulté le 2026-08-20.
Avertissement
Information éditoriale — pas un conseil personnalisé.
L’opération de Justine est l’une des nôtres, et Hagnéré Investissement a perçu 22 668 € d’honoraires dessus. Ce guide le dit, remet ces honoraires au dénominateur et publie le rendement qui en résulte — 8,64 % au lieu de 9,15 %. Les prix de marché cités proviennent des fichiers publics de mutation recalculés par nos soins sur cinq ans, et six ventes d’immeubles ne font pas une cote. Aucun rendement, délai ou prix de revente n’est garanti.